• Matériel

    Matériel

    Actuellement disponible :

    Pour tous les niveaux

    • Des contes à lire ou à dire :

    Contes à lire, Contes à dire (0) (Sommaire) ; Contes à dire, contes à lire - 1Contes à dire, contes à lire - 2 ; Contes à dire, contes à lire - 3Contes à dire, contes à lire - 4Contes à dire, contes à lire - 5Contes à dire, contes à lire - 6Contes à dire, contes à lire - 7Contes à dire, contes à lire - 8Contes à dire, contes à lire - 9Contes à dire, contes à lire (10)  ; Contes à dire, contes à lire (11) Contes à dire, contes à lire (12) ;  

    Pour la maternelle

    • Un livre :

             Pour une Maternelle du XXIe Siècle : Sommaire

    PS : Emploi du tempsMS/GS : Emploi du temps

    • Progressions de cycle :

    Progression de cycle : le rond

    • Pour apprendre à reconnaître les prénoms :

    Le Jeu du Facteur

    • Méthode « Au commencement était l'image... », pour découvrir pas à pas la symbolisation :

     PS/MS : 26 fois 26 symboles (1) ; PS/MS : 26 fois 26 symboles (1bis)MS : 26 fois 26 icônes (1)PS/MS : 26 fois 26 (2)PS/MS : 26 fois 26 (3)PS/MS : 26 fois 26 (4) ; PS/MS : 26 fois 26 (5)

    • « Construire les premiers outils pour structurer sa pensée » en GS : Méthode « Se repérer, compter, calculer en GS »

    GS : Se repérer, compter, calculer - Progression actualisée

    Du matériel : GS : Le calendrier de la semaine ; Juste des images séquentielles ; Décorons notre sapinJeu des maçons

    La partie « Jeux sportifs » de la méthode : GS : Jeux sportifs et « Mathématiques » (1) ; GS : Jeux sportifs et « Mathématiques » (2) ; GS : Jeux sportifs et « Mathématiques » (3)GS : Jeux sportifs et « Mathématiques » (4)

    • Écriture et Lecture GS

    Lecture GS : Avec les Alphas ;  GS/CP : Apprendre à écrire ; GS/CP/CE1 : Jeux de lecture (1)

    • GS : Littérature et motricité fine

    GS : Littérature et motricité fine 1GS : Littérature et motricité fine 2 ; GS : Littérature et motricité fine 3 ; GS : Littérature et motricité fine 4 ; GS : Littérature et motricité fine (5)

    • Première journée en GS/CP

    GS-CP : Première journée

    Pour le CP :

    • Lecture : Écrire et Lire au CP

    Feuilletage en ligne : Écrire et Lire au CP (Livret 1, 1re partie) ; Écrire et Lire au CP, 1er Livret, 2e partie ; Écrire et Lire au CP: 1er Livret, 3e Partie ; Écrire et Lire au CP, Livret 2.

    Graphies en images : Écrire et Lire au CP - Graphies en images ; Écrire et Lire au CP - Graphies en images (2)

    Matériel prêt à l'emploi : Écrire et Lire au CP 1er Livret : Pour jouer « Une bonne soupe » ; CP/CE1 : Le gulu qui veut se prononcer "g"  Marque-page "d ou b ?" ;   Cinq ans et demi, c'est le bon âge !

    Progression : Écrire et Lire au CP : Progression et programmation

    La progression en grammaire : Écrire et Lire au CP : Grammaire

    Progression d'orthographe : Écrire et Lire au CP : apprendre l'orthographe

    Guide pédagogique du petit manuel alphabétique : Écrire et Lire au CP : pré-livret - Guide pédagogique

    • Rituel d'imprégnation graphémique

    A) Lecture

    CP : Rituel d'imprégnation graphémique (1) ; CP : Rituel d'imprégnation graphémique (2) ; CP : Rituel d'imprégnation graphémique (3) ; CP : Rituel d'imprégnation graphémique (4) ; CP : Rituel d'imprégnation graphémique (5)

    B) Écriture

    CP : Écriture graphémique (1) ; CP : Écriture graphémique (2) CP : Écriture graphémique (3)CP : Écriture graphémique (4) ; CP : Écriture graphémique (5)

    C) L'ensemble du travail, compilé en méthode de lecture :

    CP : Méthode de lecture "Nino et Ana"CP : Méthode Nino et Ana : cahier 2 ; CP : Méthode Nino et Ana : cahier 3 ; CP : Méthode Nino et Ana : cahier 4

    • Soutien lecture :

    GS/CP/CE1 : Jeux de lecture (1) ;

    • Écriture :

    GS/CP : Apprendre à écrire ; Écriture : Les majusculesCycle 2 (ou 3 ?) : Arts visuels et écriture

    • Étude de la langue :

    Grammaire au CP ; Écrire et Lire au CP : Cahier de rédaction ;   Écrire et Lire au CP : Expression orale ; Écrire et Lire au CP : apprendre l'orthographe

    • Ateliers Mathématiques :

    CP : Ateliers mathématiques - 1  - CP : Ateliers mathématiques - 1bisCP : Ateliers Mathématiques (2)CP : Ateliers Mathématiques (2bis)CP : Ateliers Mathématiques (3)CP : Ateliers Mathématiques (3 bis)CP : Ateliers Mathématiques (4)CP : Ateliers Mathématiques (4bis)  ;  CP : Ateliers Mathématiques (5) ; CP : Ateliers Mathématiques (5bis)

    • Mathématiques : 

    Tout nouveau, tout beau ! ; Mathématiques CP (1) Mathématiques CP (2)Réglettes Cuisenaire 

    Un fichier de 100 pages de problèmes en images :

    CP : Problèmes en images

    Un cahier de mathématiques 

    CP : Cahier de mathématiques (1) ; CP : Cahiers de mathématiques (2-3) ; CP : Cahiers de Mathématiques (4 - 5)

    et son guide pédagogique (en cours de rédaction) :  CP : Guide Pédagogique Maths (1) ; CP : Guides Pédagogiques Maths (2 - 3) ; CP : Guides Pédagogiques (4 - 5)

    Des fiches pour la fin de l'année, quand le programme est bouclé :

    Fin d'année 1 ; Fin d'année 2 ; Fin d'année 3 ; Fin d'année 4 ; Fin d'année 5 ; Fin d'année 6 ; Fin d'année 7 ; Fin d'année 8

    • Questionner le monde :

    des documents : Géographie au CP ; Le cycle de l'eau, de la GS au CE1  ; Cycle 2 : QLM - La glace

    Une méthode complète : C2 : Questionner le Monde (1) ; C2 : Questionner le Monde (2) ; C2 : Questionner le Monde (3) ; C2 : Questionner le Monde (4)C2 : Questionner le Monde (5)

    Du CE1 au CM2 :

    Élémentaire : Homophones grammaticaux ; Élémentaire : Homophones grammaticaux (2)

    Pour le CE1 :

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)CE1 : Du mot vers la phrase (1) ; CE1 : Du mot vers la phrase (2)CE : Du mot vers la phrase (3)CE : Du mot vers la phrase (4)CE : Du mot vers la phrase (5)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (1)  ; CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (2) CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (3) ; CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (4) ; CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (5).

    Livre du maître : CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1) ; CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (3) ; CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (4) ;  CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (5)

    des révisions de fin d'année : CE1 : révisions grammaire et conjugaison

    Ici, les leçons correspondant à la méthode : Périodes 1 et 2 :  CE1 : Leçons étude de la langue 1 ; Périodes 3 et 4 : CE1 : Leçons étude de la langue 2 ; Période 5 : CE1 : Leçons étude de la langue (3)

    • Dictées :

    A) Dictées avec L'Oiseau-Lyre

    Dictées CE1 avec L'Oiseau-Lyre : Périodes 1 et 2 ; Dictées CE1 avec l'Oiseau-Lyre : Période 3 ; Dictées CE1 avec l'Oiseau-Lyre : Période 4

    B) Dictées avec Lecture et Expression (en cours de rédaction)

    CE1-CE2 : Dictées Lecture et Expression (1) ;CE1-CE2 : Dictées Lecture et Expression (2) ;

    • Écriture :

    Écriture : Les majuscules ;  Cycle 2 (ou 3 ?) : Arts visuels et écriture

    • Mathématiques :

    CE1 : Fichier de Mathématiques (1) ; CE1 : Fichier de Mathématiques (2) ; CE1 : Fichier de Mathématiques (3) ; CE1 : Fichier de Mathématiques (4) ; CE1 : Fichier de Mathématiques (5)

    Des leçons de mathématiques correspondant à la progression Compter, Calculer au CE1 (un manuel de mathématiques que j'ai conçu dans une autre vie et qui est toujours édité) : Leçons de maths, CE1 Leçons de maths CE1 (2) ; CE1 : Leçons de maths, janvier-févrierCompter Calculer CE1 en mars et avril ; CE1 : Leçons de mathématiques P5

    Un cahier de Calcul Mental à imprimer : Calcul Mental CE1  

    Remédiations : CE1 : Numération et capacitésCE1 : Numération et monnaie ; Soutien problèmes : CE1-CE2 ;  La soustraction par cassage adaptée

    • Questionner le monde :

      • Quelques documents :

     Le cycle de l'eau, de la GS au CE1  ; Cycle 2 : QLM - La glace

    • Une méthode complète :

    C2 : Questionner le Monde (1)C2 : Questionner le Monde (2) ; C2 : Questionner le Monde (3)C2 : Questionner le Monde (4) ; C2 : Questionner le Monde (5)

    Pour le CE2 :

    Lecture :

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (1) ; CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (2) ; CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (3) ; CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (4) ; CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Livre du maître : CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1) ; CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (3) ; CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (4) ;  CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (5)

    Leçons : CE2 : Leçons étude de la langue 1 ;

    ou

    • Orthographe Graphémique :

    La partie commune avec le CE1 :

    CE1 : Orthographe graphémique (1) ; CE1 : Orthographe graphémique (1-bis)CE1 : Orthographe graphémique (AjoutP1) ; CE1 : Orthographe graphémique (2) ; CE1 : Orthographe graphémique (3)CE1 : Orthographe graphémique (4) ; CE1 : Orthographe graphémique (5) ; CE1 : Orthographe graphémique (6) ; CE1 : Orthographe graphémique (6bis)

    Les compléments pour le CE2 :

    CE2 : Orthographe graphémique (1) ; CE2 : Orthographe graphémique (1bis)  ; CE2 : Orthographe graphémique (2)CE2 : Orthographe graphémique (3) ; CE2 : Orthographe graphémique (4)CE2 : Orthographe graphémique (5)

    • Du mot vers la phrase :

    CE1-CE2 : Du mot vers la phrase CE1CE2 - CE2 (1)CE1-CE2 : Du mot vers la phrase (2)CE : Du mot vers la phrase (3)CE : Du mot vers la phrase (4) ; CE : Du mot vers la phrase (5)

    • Écriture :

    Écriture : Les majuscules ;  Cycle 2 (ou 3 ?) : Arts visuels et écriture

    • Mathématiques :

    CE2 : Fichier de Mathématiques (1) ; CE2 : Fichier de mathématiques (2) ; CE2 : Fichier de mathématiques (3) ; CE2 : Fichier de mathématiques (4) ; CE2 : Fichier de Mathématiques (5)

    Méthodologie : La soustraction par cassage adaptée ;

    • Questionner le monde :

    Des documents : Cycle 2 : QLM - La glace

    Une méthode à suivre sur l'année entière :

    C2 : Questionner le Monde (1)C2 : Questionner le Monde (2) ; C2 : Questionner le Monde (3) ; C2 : Questionner le Monde (4) ; C2 : Questionner le Monde (5)

    Pour le CM1 :

    CM1 : Mathématiques (1) ; CM1 : Mathématiques (2) ; CM1 : Mathématiques (3)

    Des cahiers progressifs par notions : 

    CM : Fractions

    CM : Les aires

    Pour le CM2 :

    CM2 : Corrigés Mathématiques (1) ; CM2 : Corrigés Mathématiques (2) ; CM2 : Corrigés Mathématiques (3) ; CM2 : Corrigés Mathématiques (4)

    CM2 : Corrigés Étude de la Langue (1) ;

    • Des cahiers progressifs par notions :

    CM : Fractions

    CM : Les aires

    Pour le CE2/CM1/CM2 :

    • Sciences et Technologie :

    1. L'air  ; 2. L'eau et la glace  ; 3. La vapeur d'eau  ; 4. Les propriétés dissolvantes de l'eau ; 5. Notre corps ; 6. Les os ; 7. Notre squelette et nos muscles  ; 8. Le système nerveux

    Pour le Cycle 2 (ou 3)

    • Arts Visuels et écriture :

    Arts Visuels et écritureCroix péruviennes

    Pour les enseignants :

    Poser une division

    Carnets de bilan

  • Écrire et Lire au CP : GP 2 (2)

    Comme promis récemment, voici le Guide Pédagogique du Livret 2. Et comme d'habitude, c'est du « très copieux », très détaillé qui peut faire peur... parce que ça paraît très chronophage et très exigeant.

    Alors, déjà, pour le chronophage, une règle d'or !

    La journée de classe doit comporter peu ou prou 2 h 30 de français, ni plus, ni moins.

    Dans ce domaine, on prend en compte :

    Langage oral :

    ♥ Écouter pour comprendre des messages oraux (adressés par un adulte ou par des pairs) ou des textes lus par un adulte En lien avec la lecture

    ♥ Dire pour être entendu et compris, en situation d’adresse à un auditoire ou de présentation de textes En lien avec la lecture

    ♥ Participer à des échanges dans des situations diverses (séances d’apprentissage, régulation de la vie de la classe)

    ♥ Adopter une distance critique par rapport au langage produit

    Lecture et compréhension de l'écrit :

    ♥ Identifier des mots de manière de plus en plus aisée En lien avec l’écriture : décodage associé à l’encodage, l’analyse de la langue et le vocabulaire.

    ♥ Comprendre un texte et contrôler sa compréhension En lien avec l’écriture

    ♥ Pratiquer différentes formes de lecture : lire pour réaliser quelque chose ; lire pour découvrir ou valider des informations sur… ; lire une histoire pour la comprendre et la raconter à son tour ; lire pour enrichir son vocabulaire ; lire pour le plaisir de lire.

    ♥ Lire à voix haute En lien avec le langage oral

    Écriture :

    ♥ Copier

    ♥ Écrire des textes en commençant à s’approprier une démarche En lien avec la lecture, le langage oral et l’étude de la langue

    ♥ Réviser et améliorer l'écrit qu'on a produit En lien avec l’étude de la langue

    Étude de la langue :

    ♥ Passer de l'oral à l'écrit

    ♥ Construire le lexique

    ♥ S’initier à l’orthographe lexicale

    ♥ Se repérer dans la phrase simple

    ♥ Maîtriser l’orthographe grammaticale de base

    Tout ceci, sans sauter une ligne, est pris en compte par ce manuel.

    En effet, chaque jour, les enfants, suite à leur lecture du texte de la page de gauche, au cours de laquelle ils ont travaillé l'identification des mots de manière de plus en plus aisée, relu éventuellement par l'adulte si le besoin s'en fait sentir, s'expriment à l'oral, exercent leur compréhension de l'écrit. 

    Ils travaillent leur lexique, améliorent les textes produits, copient, s'initient à l'orthographe lexicale, se repèrent dans la phrase simple et maîtrisent peu à peu l'orthographe grammaticale de base.

    Donc en effet, c'est chronophage, mais normal

    car tout le français est pris en charge. C'est une méthode au sens propre du terme et comme toute méthode, elle se suffit à elle-même. Et si on dépasse les 2 h 30, c'est que nous délayons trop et que nous voulons trop faire de la journée en cours la dernière de l'existence de ces enfants, celle où tout ce qu'ils n'auront pas appris sera définitivement et irrémédiablement perdu.

    Après, bien sûr, si on veut travailler à côté des « rallye lecture », des exploitations d'album, des projets d'expression écrite, ou même des « ateliers de sons », ça fait trop et on est déçu parce que rien n'est bien fait. Dans ce cas, je vous conseille fortement de passer votre chemin et de construire une méthode personnelle à base de tout ce que vous voulez quitte à, de temps en temps, fouiner dans votre exemplaire de Écrire et Lire au CP, livret 2 pour trouver l'inspiration d'un texte, d'un exercice, d'une dictée, d'un tableau de son...

    Mais pas plus, vous seriez déçus et donneriez à l'extérieur une mauvaise image de la méthode.

    Une méthode pour « vrais paresseux »

    Car, si je peux me permettre, en réalité, c'est une méthode pour « vrais paresseux », c'est-à-dire personne qui cherche à être efficace à moindre coût. Le genre de méthode qui permet de sortir de classe le soir en ayant la conscience claire pour ce qui s'est passé le jour même et ce qui se passera le lendemain et... rien d'autre à faire.

    Aujourd'hui, au cours des quatre séances de la journée (2 h à 2 h 30 en tout), nous avons « fait » la page 18, Pinocchio est furieux.

    Les élèves ont lu le texte et dialogué autour de ce qu'ils ont compris. Ils ont, comme d'habitude, adopté une distance critique par rapport au langage lu et produit.

    Ils ont été confrontés à un lexique ambitieux qu'ils ont associé à des mots plus connus : l’aube (le lever du soleil), s’instruire (apprendre), sot (stupide, bête), agir (faire), la barbe (expression familière, zut), faire pitié (rendre triste pour lui), s’emparer (prendre, attraper), à toute volée (le plus fort possible).

    Ils ont découvert puis appris à décoder et encoder les graphies eu et œu. À cette occasion, ils se sont initiés à l'orthographe lexicale et à ses chausse-trapes que nous leur avons signalées (le feu, un jeu, jeudi, il va mieux, le chiffre deux, une fleur, le docteur, un œuf, le cœur, ma sœur).

    Ils ont copié des phrases et remarqué par la même occasion à la fois une règle de fabrication de l'adjectif à partir du nom et la règle d'orthographe correspondante (Pinocchio est furieux. - Le chemin est boueux. - Le grillon est vieux. - Le lion est dangereux.).

    Ils ont encore approfondi leur capacité à reconnaître automatiquement la graphie eu en travaillant tous ensemble au tableau la règle d'écriture des noms en eur au masculin correspondant à des noms féminins en euse (un voleur, une voleuse ; un patineur, une patineuse ; un joueur, une joueuse ; un menteur, une menteuse).

    Enfin, en fin de journée, pour récapituler le travail fait, nous avons repris nos élèves les plus lents avec nous pour leur faire relire le grand texte, pendant que les autres copiaient une phrase qu'ils ont illustrée ensuite, travaillant à nouveau, copie, compréhension, imprégnation lexicale et grammaticale.

    Et nous sommes d'autant plus tranquilles que le programme de demain est déjà tout tracé et que nous n'avons que quelques modèles d'écriture à faire sur les cahiers, quelques tableaux tout simples à préparer, juste en recopiant le livre, et quelques exercices à corriger sur les cahiers (la dictée a été corrigée en direct, pendant la séance elle-même).

    Une vraie méthode de paresseux, je vous dis ! Une qui se pratique en classe devant les enfants et laisse l'enseignant libre de faire autre chose de ses soirées, une fois cahiers et tableaux prêts (environ 45 minutes en s'appliquant vraiment, mais on peut en avoir déjà fait la moitié ou plus pendant la pause méridienne).

    Et pour l'exigence, maintenant...

    L'exigence est réelle, incontestablement, mais elle est pour l'enseignant, pas pour les enfants.

    L'enseignant doit faire feu de tout bois, tout le temps, quand il est devant sa classe.

    Il fait lire un texte souvent difficile, plein de mots rares, inconnus des enfants.

    Les enfants, eux, se contentent de déchiffrer des logatomes d'un genre un peu spécial puisque, même s'ils ne peuvent s'appuyer sur leur lexique mental pour « deviner » au lieu de lire, ils comprennent que lire, c'est chercher à comprendre du signifiant et non « faire du bruit avec sa bouche ».

    Ils savent qu'ensuite, avec l'aide de leurs camarades de classe et de leur enseignent, ils vont tout décrypté, tout comprendre, tout simplifier. Et que si certains points restent obscurs, eh bien, ce n'est pas grave, ils comprendront mieux demain, ou plus tard, quand ils seront grands.

    Il mène de nombreux débats en cherchant la participation de tous

    Les enfants, eux, se passionnent juste pour « une histoire », chacun à son niveau.

    Là où Abel ne saura dire que : « Eh ben, Pinioko, eh ben, il a tué la 'tite bête. Schratch !  Avec son truc, là, le machin en bois... », Baptistine dira : « Pinocchio était très fâché parce qu'il savait que le Grillon-qui-parle avait raison. C'est pour ça qu'il l'a tué. Il était trop vexé. »

    Pourtant Abel comme Baptistine auront joué leur rôle d'élève, pour ce jour, cette heure et cette histoire.

    Un autre jour, puis un autre, puis encore un autre, avec une autre histoire, puis une autre, puis encore une autre, aideront Abel comme Baptistine à

    participer spontanément à des échanges en restant dans le sujet du propos (interroger, montrer de la curiosité, demander des explications, apporter des réponses à des questions posées) et en respectant les règles de prise de parole instaurées en classe, adapter son registre de langue à son ou ses interlocuteurs, proposer des arguments pour justifier son point de vue, rapporter clairement un événement ou une information simple en utilisant des organisateurs du discours tels que « parce que…, alors…., ensuite…. », décrire des images en utilisant un vocabulaire précis, réagir aux propos d’un pair ou du professeur en réinvestissant des expressions telles que : « je partage l’opinion de… », « je souhaiterais compléter… » et relater un événement vécu en utilisant des temps du passé (passé composé, imparfait) (ATTENDUS DE FIN D'ANNÉE DE CP - 2019).

    Il cherche à obtenir l'automatisation des correspondances grapho-phonémiques à tout moment

    Et il est là, sans arrêt, pour empêcher les élèves de les oublier. Il les rappelle inlassablement pendant la lecture des logatomes et mots les contenant mais aussi pendant la lecture du texte, la dictée, la lecture et l'écriture des exercices écrits. Il persévère même pendant les autres activités de la journée et ne perd pas une occasion de montrer que dans le texte de QLM, dans l'énoncé du problème de mathématiques, la poésie qu'on lit ensemble le soir, il y a un eu ou un œu qu'ils savent maintenant déchiffrer.

    Les élèves savent qu'il ne les laissera jamais « en panne » devant un mot indéchiffrable et qu'il se contraindra, même s'il trouve que, décidément, Corentin a une mémoire de poisson rouge, à lui re-re-re-re-dire que O et N, ça se prononce [õ] ou que la lettre H ne se prononce [ʃ] que lorsqu'elle est « mariée avec la lettre c ».

    Il s'efforce de leur donner des repères dans la langue orale et écrite

    C'est à lui que revient l'immense responsabilité de savoir jusqu'où il doit aller dans l'explication d'un texte, d'un mot, d'une notion, d'un concept, pour nourrir Delya, férue de littérature, sans perdre pour autant définitivement Elton qui ne parle français qu'à l'école.

    Les enfants, eux, vivent l'histoire qu'on leur raconte à leur niveau, perçoivent parfois juste le temps de l'explication le sens du mot rare qu'ils viennent de déchiffrer, entendent même juste d'une oreille que nage, nageur, nageuse et que danse, danseur, danseuse... et ce n'est pas grave.

    Leur vie ne s'arrête pas au CP et nos collègues de CE1, CE2, CM1, CM2 puis leurs professeurs de collège puis de lycée continueront le travail, année après année, avec exigence, pour eux, et tolérance, pour leurs élèves qui méritent le meilleur mais ont la vie devant eux pour l'aborder.

    Il combat le « bruit avec la bouche » et le « pilote automatique »

    et se casse réellement la tête à le combattre seconde après seconde en classe, en lecture comme en écriture ou en langage oral, en français comme en mathématiques, en QLM, en Arts, en Langue étrangère et en EMC parce que son métier, son rôle, sa mission sont de donner à tous ses élèves tout ce qu'il pourra leur donner pour qu'un jour, ils puissent devenir tout ce qu'ils voudront devenir.

    Et ça, c'est la seule exigence qu'il réclame à ses élèves aussi, ne les laissant jamais faire sans comprendre, même a minima, ce qu'il leur demande de faire.

    Il brave l'ennui d'une re-re-relecture d'un texte qu'il connaît par cœur

    Parce qu'il sait qu'on ne pratique bien une méthode que lorsqu'on la connaît par cœur et que changer tous les deux ans, c'est se priver de la maîtrise de son outil de travail. 

    Il est conscient que c'est de cette connaissance des textes qui composent la méthode qu' on sait où les élèves buteront (ils ont buté chaque année), où on se fera un petit plaisir (toutes les années, on a eu une ou plusieurs pépites grâce à ce texte, à ce mot, à cette idée), où il convient de préparer son public en amont (la chèvre de Monsieur Seguin, c'est trop triste, maîtresse, plus jamais je ne veux lire une histoire aussi triste), où au contraire, il faut tenir sa langue et faire tenir leur langue aux « initiés » qui connaissaient déjà l'histoire.

    Alors il supporte de relire Pinocchio qu'il connaît depuis qu'il a sept ans, la Chèvre et les Sept Chevreaux que sa maîtresse de Moyenne Section lui avait déjà lu en 1994/1995 ou encore Le trésor du pirate qu'il ne connaissait pas avant (et pour cause) mais qu'il a déjà fait lire à ses élèves de 2019/2020, ses élèves de 2020/2021 et qu'il s'apprête à faire relire pour la troisième fois cette année, alors qu'il n'a plus rien à y découvrir !

    Ses élèves, eux, se régalent parce qu'ils découvrent des histoires qu'ils ne connaissaient pas mais aussi parce qu'ils se rendent compte que lire soi-même, ce n'est pas pareil qu'entendre quelqu'un nous lire une histoire.

    PS : Pour se consoler, l'enseignant frustré, contraint à relire éternellement en classe l'histoire de Géraldine, la girafe, et de Jojo, le singe savant, peut :

    ♥ fréquenter les librairies de son quartier,

    ♥ s'acheter une liseuse,

    ♥ télécharger des livres sur internet

    ♥ s'inscrire à la médiathèque municipale ou départementale,

    ♥ s'abonner à une revue littéraire,

    ♥ fouiller le rayon livre de son supermarché ou les boîtes à lire qui fleurissent dans les villes et les villages...

    Il peut même sans être ridicule n'y choisir que des œuvres de la littérature de jeunesse et les feuilleter le soir à la veillée puisqu'en utilisant Écrire et Lire au CP, il n'aura pas 36 000 trucs à préparer, imprimer, découper, plastifier, ranger dans des boîtes Ikéa de tel format qu'il aura payé de sa poche pour faire de sa classe un modèle pour sa page Pinterest...

    Le guide pédagogique complet :

    Télécharger « GP Livret 2.pdf »

    Pour consulter le reste de la méthode :

    Écrire et Lire au CP (Livret 1, 1re partie)

    Écrire et Lire au CP, 1er Livret, 2e Partie

    Livret 1, 3e partie

    Livret 2, 1re partie

    Pour afficher :

    Écrire et Lire au CP - Graphies en images

    Écrire et Lire au CP - Graphies en images (2)

    Et le guide pédagogique :

    CP : Écrire et Lire au CP - Guide pédagogique

    Écrire et Lire au CP : GP 2 (2)


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  • CE : Du mot vers la phrase (5)
    Merci à Sophie Borgnet pour son aide tout au long de ce projet.

    Et voilà ! « È finita la commedia. », comme disent nos voisins transalpins.

    Rien de plus à ajouter, sauf peut-être que la vie ne s'arrête pas en fin de CE1, ni de CE2, et que nos élèves, s'ils ont beaucoup progressé, ont encore un long chemin à faire avant de passer leur agrégation de grammaire française.

    Ce que j'espère juste, grâce à ces quelques exercices, suivis de ceux-ci, puis de ceux-là, c'est que jamais, au grand jamais, lorsqu'ils seront devenus PE, ils ne se demandent si, dans la phrase « Je vais à Paris. » ou « Je marche de travers », les GN prépositionnels « à Paris » ou « de travers » ne seraient pas, j'en frémis d'indignation rien qu'à l'écrire... des compléments d'objet indirect !!!

    Tout seuls, sans leurs enseignants pour coordonner les recherches, ils en savent peu, très peu. Mais le peu qu'ils savent, ils le savent bien, avec une tête bien faite, une tête qui réfléchit et qui cherche à comprendre. Une tête qui ne se contente pas d'appliquer à tort et à travers des « trucs pédagogiques » qui mènent beaucoup plus facilement au pire – Un COI après les verbes aller ou marcher ! Et pourquoi pas un attribut du complément du sujet inversé de la conjonction prépositionnelle, pendant qu'on y est ? – qu'au meilleur.

    Bonne fin d'année scolaire à tous !

    Pour le CE1 :

    La méthode :

    Télécharger « Du mot vers la phrase P5.pdf »

    Le cahier de l'élève CE1 :

    À imprimer format Livret

    Télécharger « GrammConj - Cahier 5.pdf »

    Pour le CE1/CE2 ou le CE2 :

    La méthode :

    Télécharger « Du mot vers la phrase CE1CE2-CE2 P5.pdf »

    Le cahier de l'élève CE2 :

    À imprimer format Livret

    Télécharger « GrammConj2 Cahier 5.pdf »

    Pour télécharger les personnages grammaticaux

    C'est ici, Chez Phi  : Ce que je fabrique à l'école : grammaire

    Si vous avez le temps, regardez aussi la progression d'Arts Plastiques, elle est « clé en main » et vraiment intéressante, sans matériel de folie à collectionner (et payer de sa poche parfois).

    Et puis le matériel :

    J'espère qu'il est complet. Je n'ai pas vérifié. S'il manque quelque chose, dites-le moi, je complèterai.

    CE1 :

    Télécharger « Matériel Du mot vers la phrase CE1.pdf »

    CE2 :

    Télécharger « Matériel Du mot vers la phrase CE1CE2.pdf »

    Dans la même série :

    CE1 : Du mot vers la phrase (0) ; CE1 : Du mot vers la phrase (1) ; CE1 : Du mot vers la phrase (2) ;  CE : Du mot vers la phrase (3) ; CE : Du mot vers la phrase (4) ; ...

    CE1-CE2 : Du mot vers la phrase CE1CE2 - CE2 (1)CE1-CE2 : Du mot vers la phrase (2) ;  CE : Du mot vers la phrase (3) ; CE : Du mot vers la phrase (4) ; ...

    Avertissement :

    Modifiée et/ou élaguée ou non, cette méthode n'a rien à faire sur internet ailleurs que sur mon blog. Merci d'avance !

    Une version en un seul document des Guides Pédagogiques (CE1 ou CE1/CE2, CE2) est disponible en .pdf. Pour l'obtenir, prière d'utiliser cet onglet : Contact


    6 commentaires
  • Écrire et Lire au CP : GP 2 (1)
    Illustration de Xavier Laroche, livret 2

    Longtemps après la rédaction, puis la remise en page du guide pédagogique correspondant au livret 1 (CP : Écrire et Lire au CP - Guide pédagogique ), voici le début d'un guide pédagogique pour le livret 2.

    Il est copieux, surtout au début, comme tout ce que j'écris. Je vous demande dès les premières lignes de cette publication de ne pas diffuser sur internet les versions courtes que certaines et certains ne manqueront pas de préparer pour leur utilisation personnelle.

    En effet, si pour les "initiés", ces versions courtes peuvent suffire, elles risquent de dérouter ceux qui les téléchargeraient d'emblée sans avoir d'abord perçu les fondements de la méthode. Et qui dit déroutage dit souvent détournement et parfois même égarement, ce que je tiens avant tout à éviter. 

    Le CP est une classe bien trop importante pour qu'on y perde des élèves en mode Petit Poucet laissé dans la forêt avec quelques miettes de pain au lieu d'une provision de beaux cailloux blancs qui, en brillant sous la lune, éclairent la piste à suivre.

    Explorons le guide pédagogique

    Il commence par un avant-propos

    qu'il convient de lire avant de se lancer dans ce deuxième livret. Sa seule lecture suffira à remplacer tout ce que je vais dire ci-dessous, surtout pour des personnes qui ont déjà travaillé avec le livret 1 depuis quelques mois.

    Pour les autres, il convient de feuilleter ceci : Chapitre 4 : Premier roman, pour comprendre comment s'organisent ces doubles pages, autour desquelles tourneront toutes les activités de lecture et d'écriture de deux à trois jours de classe.

    Puis il précise l'emploi des 8 temps de lecture et d'écriture à organiser sur 2 ou 3 jours de classe. Cet emploi du temps s'articule autour du livret qui est l'outil central de la méthode.

    Le contenu des doubles pages du livret

    ♥ La page de gauche

    C'est la page du texte de lecture, donc celle du décodage grapho-phonémique, de la littérature, de la compréhension, de la fluence, du lexique et du langage oral.

    Peut-être que la longueur du texte proposé dès la première page affolera les nouveaux lecteurs.

    Les autres, ceux qui ont utilisé le livret 1, savent déjà qu'une classe peut lire et comprendre un texte de cette longueur en une vingtaine de minutes, trente tout au plus, qu'elle soit composée d'une douzaine d'élèves de REP ou d'une grosse vingtaine, voire une petite trentaine, ailleurs.
     

    Et si cette classe y arrive, c'est parce que, contrairement à certaines autres méthodes, ici, on prend le pari du collectif et de la confiance en l'avenir.

    Peut-être que, au milieu d'une grande majorité d'élèves lisant déjà mot à mot, voire groupe de souffle par groupe de souffle, certains élèves , en première lecture, lisent encore en effet syllabe après syllabe, et que leur rythme n'est pas bien rapide pour ce faire. 

    Pour les fanas du comptage de mots, ça peut donner, sur 1 minute :

    « Lllleee... ttt... rrrrééé... tt... ttré... ssssooo... rrrr... tt... ttrréSSSoooo.... rrr... le tré-Sor... le trésor.... bbbb... (« Non, dame au gros derrière »)... dddduuu... du... ppp...iii... pi... rrrrraaa... ra... pi-ra... ttteee... pi-ra-te... pirate... Llle tttrrésor... le trésor... ddduuu... du... pppi... pirate... Mmmaaa.... llllloooo... Malo... aaaa.... bbb. (« Non, dame au gros derrière »)... ddddooo...Malo... a-do...rrrreeee... Malo adore...lllle;..(« Non, e-s, ça fait [E] »)... llllesss... les... lllliiii...vvvv...rrrreeee... les livres... »

    Mais le CP, c'est long. En janvier, février ou mars, on a encore du temps devant soi. À une condition cependant : la pratique quotidienne de nombreuses et multiples occasions de lire à voix haute !

    Une collègue m'expliquait l'autre jour qu'étant à mi-temps sur une classe bilingue, elle n'avait pas ce temps. Je ne lui ai pas répondu pour ne pas la vexer. Mais je l'ai pensé très fort : « Si on a les enfants 3 heures par jour, 1 h 30 à 1 h 45 de ces 3 heures doivent absolument être consacrées à la lecture à voix haute, le temps restant se partageant en 1/3 pour l'écriture, 1/3 pour les mathématiques et 1/3 pour l'EPS. C'est du pis-aller, mais c'est comme ça. »

    Si l'élève cité ci-dessus lit trop peu en cette deuxième partie d'année, il n'automatisera jamais la reconnaissance des graphies. C'est uniquement par la lecture, lente et patiente, qu'il va progresser. 

    Jusqu'à arriver en fin d'année à lire à peu près comme ceci (toujours en une minute) : 

    « Gé-o-gra-p... (« Non, p-h, ça fait [f] »)...phhie... Gé-o-gra-phie... Géographie... Malo... et... Marie... ont... re-ku... reçu... un... li-vre... un livre... pour... leuur...a-nni-ver...anniversaire... Malo et Marie... ont reçu... un livre... pour leur anniversaire... Ke (« Non, c.e, ça fait [se] »)... Ce... nnn'est... pas... ce n'est pas... un... livre de... con-tes... ou de lé... guen... (« Non, avec le e, g se prononce [ʒ] »)... lé-gen-des... légendes. Ce n'est pas un... livre de contes ou de lé-gen-des... légendes... C'est... un livre... de géo-gra-p... non... phie... de géographie. »

    soit 26 mots minute, ce qui est suffisant pour comprendre ce qu'on lit.

    La lecture du texte ne s'arrêtera donc pas à cette première lecture, laborieuse pour deux ou trois élèves de la classe, plus rapide pour la plupart, et déjà fluide pour deux ou trois Speedy Gonzales de la lecture !

    Le texte sera relu en entier en Séance 4 (premier jour, soir), puis en Séance 5 (deuxième jour, matin) et, pour certains, dont nos 3 ou 4 petites tortues, en Séance 8.

    Et ce ne sera pas la seule occasion de lire, loin de là !

    ♥ La page de droite

    ◊ La nouvelle graphie

    a) Découvrir

    Elle commence par la relecture des mots du texte contenant la nouvelle graphie.

    On ne s'embarrasse par d'un quart d'heure de « phono » visant à chercher dans les tréfonds de sa mémoire des mots dans lesquels « on entend » le son du jour, on lit des mots du texte dans lequel ce son se prononce et on isole les lettres qui permettent de le transcrire.

    a) Utiliser

    Puis on « marie » cette nouvelle graphie avec des consonnes si c'est un son vocalique, avec quelques sons-voyelles si c'est un son consonantique.

    On en profite au passage pour réviser quelques sons découverts récemment, histoire de continuer à les mémoriser. Ce qui n'est pas le cas dans toutes les méthodes récentes, hélas...

    Cela constitue la partie « gammes » de la méthode. Dans le livre orange de MM. Blanquer et Dehaene, c'est ce qui s'appelle étude des correspondances graphèmes-phonèmes

    c) S'exercer

    Tous les musiciens savent que ces gammes, si on veut qu'elles fassent progresser l'élève, doivent être réutilisées dans des exercices gradués.

    Ici, ce travail d'exercice donne à écrire d'abord (dictée du Jour 1), puis à lire à voix haute, en groupe-classe, une liste de mots et expressions. Il vise à la mémorisation active de la nouvelle graphie, celle qui sera réutilisée pour lire mieux chaque jour.

    C'est un travail associant à nouveau de nombreuses compétences, encodage puis décodage grapho-phonémique, compréhension, lexique, étude de la langue et langage oral parce que c'est de la maîtrise conjointe de toutes ces compétences que naît la véritable lecture, celle qui nous permet en ce moment de lire ce texte et d'en tirer du sens immédiatement sans avoir programmé avant une séance de compréhension.

    ◊ L'orthographe

    Nos élèves sachant désormais « presque lire », il est temps qu'ils s'intéressent à l'orthographe, c'est-à-dire aux signes écrits qui permettent à une personne lisant le français de repérer de quoi il s'agit exactement (une dent ou la préposition dans ? un chant ou un champ ? la conjonction et ou le verbe être au présent de l'indicatif, à la 3e personne du singulier ? le verbe aimer à la première personne du singulier au futur de l'indicatif ou au conditionnel présent ?...), et, selon les mots, de leur genre, leur nombre, leur temps, leur personne et leur mode.

    Et ce travail, nos élèves vont bien entendu, selon les principes de la méthode, le faire en collectif, en classe, par l'activité, et à petits pas. Pas question de leçon à coller dans un cahier, c'est juste de l'imprégnation. Et encore moins question d'évaluation normative, c'est de l'apprentissage, pas de l'examen de passage.

    Mais pas question non plus de travailler « à la petite semaine », c'est-à-dire pour cette dictée, à cet instant, sans chercher à ce que les lièvres qu'elle soulève servent un jour à en reconnaître la silhouette dans d'autres phrases et à d'autres moments.

    C'est pourquoi les mots observés reviennent fréquemment, les règles de grammaire aussi, tout comme les temps verbaux.

    C'est pourquoi aussi la dictée se fait le jour où elle a été observée, sans qu'il y ait eu d'apprentissage ou pseudo-apprentissage à la maison,

    avec une famille bien intentionnée qui dira le matin avant d'arriver à l'école :

    « Tu te souviens ? [bwa], ça s'écrit b.o.i.t ! »

    sans penser que l'enfant discipliné pourra garder cette pseudo-règle lorsqu'il écrira « Le bûcheron coupe du [bwa] dans la forêt ».

    ou encore :

    « Tu te rappelles ? Il y a un s muet à la fin de [trEzɔR] ! Tu ne l'oublieras pas ? »

    provoquant parfois une épidémie de trésor écrit avec un s au singulier (un peu comme l'épidémie actuelle qui sévit actuellement chez les adultes lettrés et affuble le mot souci d'un s, ou d'un d muet le nom tort)

    Sans parler des autres familles, encore plus nombreuses, qui auront cru que faire lire la dictée une fois en entier – ou même pas du tout puisqu'ils l'ont lu en classe et qu'on n'a pas que ça à faire – cela suffit pour que Bébé-d'amour ou Tu-nous-ennuies-avec-ton-école retiennent tout jusqu'à demain, 10 h, heure de la dictée.

    C'est pourquoi enfin, c'est selon le principe de la « dictée réussie » que cette dictée décortiquée au plus quelques heures avant sera écrite sur le cahier du jour et, en très léger différé (pour l'effet feedback), sur le tableau : 

    ⇒ Une dictée « à la parlante » où l'enseignant, parce qu'il sait qu'après la découverte et l'observation, vient le temps de l'entraînement et de la mémorisation active.

    ⇒ Une dictée où il apprend aux élèves à mobiliser leur mémoire en s'appuyant sur les régularités qu'ils voient chaque jour avec lui.

    ⇒ Une dictée où on se sert de l'effet feedback positif pour aider les élèves à progresser. 

    ◊ Lire pour faire

    Nos élèves savent lire, ou presque, « des histoires », comme ils disent. Mais est-ce pour cela qu'ils savent se servir de la lecture pour d'autres tâches : la compréhension de consignes, l'expression écrite, la mémorisation du lexique, la différenciation des homophones, l'automatisation des réflexes grammaticaux, etc. ? Pas forcément, n'est-ce pas ?

    C'est à automatiser cette lecture que s'emploie la dernière partie de la page de droite, grâce à des exercices destinés à être, progressivement, recopiés et complétés en autonomie sur un cahier du jour.

    Le guide pédagogique recense pour chaque série d'exercices, l'objectif notionnel et la façon d'installer l'autonomie réelle.

    Une autonomie qui marche sur ses quatre pattes :

    ⇒ la lecture à mi-voix immédiatement compréhensive,

    ⇒ la copie sans faute,

    ⇒ la recherche des notions à mobiliser,

    ⇒ le soin de l'écriture et de la présentation.

    Ici aussi, certains collègues s'affoleront peut-être de la quantité d'écriture à produire.

    Je tenterai de les rassurer en leur disant que :

    S'ils ont commencé par le commencement, c'est-à-dire faire 1 h 30 à 2 h par jour de lecture à voix haute et compréhension[1],

    leurs élèves liront vite et auront automatisé certaines capacités qui leur permettront d'écrire plus vite :

    ⇒ l'observation attentive des régularités du mot, ce qui permet que l'irrégularité ponctuelle saute aux yeux

    ⇒ l'épellation graphémique à mi-voix, c'est-à-dire l'oralisation, son à son, sans oublier les e presque muets, de ce qu'on écrit

    S'ils ont optimisé cela par un apprentissage patient mais exigeant de l'écriture cursive :

    ⇒ bannissement total de l'écriture en capitales d'imprimerie en usage en maternelle

    ⇒ exercice de l'agilité manuelle (gym des doigts, tenue et direction du crayon)

    ⇒ exercice de la vue (repérage sur le cahier)

    ⇒ automatisation des gestes d'écriture selon un ordre logique

    ⇒ entraînement régulier à écrire de plus en plus et de plus en plus vite

    Et s'ils prennent le temps d'avancer pas à pas, en suivant les conseils donnés dans le guide pédagogique,

    leurs élèves avanceront régulièrement et chaque jour marquera une petite prise d'autonomie supplémentaire... qui les mènera pas à pas à cette autonomie réelle bien avant la date fatidique du premier ou deuxième vendredi soir du mois de juillet.

    Le début du guide

    Si ceux qui auront le courage d'en entamer la lecture pouvaient me dire si une suite les intéresse et s'ils voient des améliorations à apporter au projet, ils me rendraient bien service.

    Télécharger « GP Livret 2.pdf »

    Et, pour découvrir la méthode :

    ... que j'envoie au prix que me consent l'éditeur (6,50 € le livret), auquel il faut ajouter les frais de port (à l'heure à laquelle j'écris, au tarif lettre verte : 5,91 €) en France Métropolitaine. Il suffit de me contacter grâce à cet onglet : Contact, je vous indiquerai la marche à suivre et vous enverrai du matériel en pdf. 

    Écrire et Lire au CP, méthode de lecture graphémique :

     Note :

    [1] Attention, cette fourchette horaire est valable pour les classes de CP seuls. Dans une classe à double ou triple niveau, ou plus, le nombre plus faible d’élèves de CP, l’habitude prise dès le début de l’année de travailler seuls, réduit d’autant le temps passé à la lecture du texte car les élèves le lisent et le comprennent plus vite et les interactions sont moins nombreuses.


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  • CE : Du mot vers la phrase (4)
    Merci à Phi, pour ce chien démonstratif qui sera utile, en fin de période, aux élèves de CE2

    Comme pour la Période 3, je mets dans le même article les documents de la Période 4 concernant les classes de CE1 et celles de CE1/CE2 ou CE2. Dans l'article, les précisions en vert sont pour le CE2.

    ♥ La grammaire

    Si nous regardons la progression annuelle, dans sa partie Grammaire, nous voyons que cette période 4 n'apporte qu'une nouvelle nature pour les CE1 : l'adverbe et deux pour les CE2 : l'adverbe et le déterminant démonstratif. Cette (ces) nouvelle(s) classe(s) de mots permet(tent) de :

    Compléter et préciser la notion de variabilité ou d'invariabilité des mots

    Ce qui offre à nouveau la possibilité de renforcer, implicitement pour les plus jeunes, la notion de groupe du nom et de travailler les accords, en rappelant qu'ils se font depuis le nom, chef du groupe, en direction de ses « compagnons », les déterminants et les adjectifs.

    CE2 : Nous ajouterons un petit focus sur l'adjectif :

    « Oh, vous avez vu ? Parfois l'adjectif est collé au nom et parfois il en est séparé par un verbe, très souvent le verbe être, celui qui dit dans quel état on se trouve :

    Ce petit lapin blanc est craintif.

    Intéressant non ? Et ce qui est encore plus intéressant, c'est de savoir que c'est toujours le nom qui fait obéir ces adjectifs, qu'ils soient tout près de lui, ça s'appelle alors un adjectif "épithète", ou qu'ils lui soient attribués par l'intermédiaire du verbe être, ça s'appelle "attribut".

    La preuve ? Eh bien, la voilà :

    Ces petites lapines blanches sont  craintives.

    Fastoche !

    En revanche, toujours en grammaire, les choses se précisent beaucoup au niveau de l'analyse de :

    La fonction des noms de la phrase.

    La relation sujet-verbe est encore revue (elle le sera jusqu'au CM2 et ce ne sera pas de trop), les compléments apparaissent ou se précisent pour les élèves de CE2.

    « Mais c'est une sortie de route caractérisée ! », allez-vous me répondre...

    Eh oui, je vous l'avais dit : si nous partons du mot pour aller vers la phrase, cela nous permettra d'aller beaucoup plus loin dans la réflexion que ce que l'imposent les programmes ! Mais pas pour le plaisir de dire aux collègues : « Ah mais allô, quoi ! T'as pas vu les compléments ? Trop la honte... Les miens, ils jonglent avec ça comme des pros ! »

    Non, pas du tout.

    C'est juste pour éviter que les enfants confondent la notion de nom avec celle de sujet !

    Comment voulez-vous avoir compris réellement ce qu'est la fonction de sujet du verbe si vous ne connaissez que cette fonction-là pour le nom ? C'est comme si vous ne connaissiez que le mot « rouge » pour désigner la couleur d'un objet. Dans ce cas, il y a de fortes chances que, pour certains, tous les objets soient de couleur rouge, n'est-ce pas, puisque « couleur » et « rouge » semblent synonymes ?

    Donc, on apprend, toujours par la réflexion orale et collective et donc par la compréhension de texte, que :

    Dans la phrase :

    Dans la prairie, à l'aube, à petits pas, Renart cherche une proie.

    il y a un verbe conjugué (cherche) et cinq noms (prairie, aube, pas, Renart, proie) avec leurs compagnons. 

    Un seul de ces noms est au cœur de l'action, c'est le sujet principal de notre intérêt. Celui dont nous suivons l'aventure. Celui qui cherche. À partir de là, tout devient simple pour peu qu'on comprenne le français : c'est Renart qui cherche (attention, je ne donne pas la formule magique « C'est ... qui » comme cœur de la leçon, vous savez, le fameux : « Pour trouver le sujet, on doit l'encadrer par C'est ... qui ». Je préfère travailler la compréhension, vous le savez). Le nom Renart est le sujet du verbe chercher.

    Oui mais alors, s'il n'y a qu'un nom qui est le sujet principal de notre intérêt, à quoi servent tous les autres ? Eh bien, c'est simple : à préciser un peu tout ça, à compléter le décor de l'action ! Les quatre fameuses questions qu'on se pose quand on écrit un texte au tableau, tous ensemble : « quand ? où ? comment ? quoi ? » (on laisse les « pourquoi ? » et « pour quoi ? » aux CM...)

    Ces noms qui complètent le décor de l'action sont appelés des compléments, tout simplement, puisqu'ils complètent.

    Nota bene : Et là, on arrive à la pierre d'achoppement qui perd à la fois les enfants et leurs enseignants depuis des temps presque immémoriaux désormais : les compléments essentiels et non-essentiels ! Le truc flou par excellence... Est-ce essentiel de savoir si c'est plutôt le matin ou plutôt le soir que Renart cherche, s'il cherche dans la prairie ou ailleurs, s'il cherche une proie, un camembert coulant ou sa cousine, s'il cherche avec ardeur ou plutôt mollement, à petits pas ?

    À mon avis, si l'auteur (moi) a choisi de dire qu'il cherchait à l'aube, dans la prairie, une proie, à petits pas, c'est qu'elle trouvait ces quatre renseignements tout aussi essentiels les uns que les autres, non ? Ou alors, elle est cinglée et écrit n'importe quoi pour le plaisir de rajouter des séries de lettres inutiles à l'essentiel de son propos : Renart cherche.

    Donc, pas de compléments essentiels et non-essentiels pour nos petits CE ! Juste de la grammaire pour bien comprendre ce que racontent les autres et pour se faire comprendre des autres quand on raconte quelque chose, à l'oral ou à l'écrit...

    Et là, tout devient clair :

    → J'aimerais (ais, s'il vous plaît : c'est une demande polie, pas un événement qui va se passer dans le futur) savoir le lieu où il cherche. 

    Dans la prairie ? Donc le nom prairie est complément de lieu

    → J'aimerais savoir le moment où il cherche, dans quel "temps". 

    À l'aube ? Donc le nom aube est complément de temps (je sais, ça, c'est un peu compliqué; ce serait mieux complément de moment, mais la conjugaison et ses « temps », qui arrivent justement pendant cette période, aide à mémoriser cette petite difficulté)

    → J'aimerais  savoir quelle sorte de chose, d'objet, il cherche.

    Une proie ? Donc le nom proie est complément d'objet.

    → J'aimerais  savoir comment, de quelle manière, il cherche.

    À petits pas ? Donc le nom pas est complément de manière.

    Et comme ce sera revu Période 5, pas la peine de s'affoler si Alphonse, Bételgeuse ou Carioca semblent ne rien retenir alors que lorsqu'on en parle ensemble, ils réagissent plutôt bien.

    D'ailleurs, même si en Période 5, ils ont encore tendance à oublier les termes complément, de temps, de manière, de lieu ou d'objet, il n'y aura pas de souci à se faire, l'important est que nous ayons planté la graine dans leur cerveau et qu'elle y commence doucement à gonfler et à développer quelques petites radicelles à peine perceptibles :

    « Bah, c'est fastoche, ils le disent que c'est dans la prairie, alors... c'est la prairie, le lieu où il cherche... ».

    ♥ La conjugaison

    Vous savez que, en grammaire comme en conjugaison, j'ai voulu suivre la progression d'OrthoGraph' (pour ceux qui ne le savaient pas, c'est ici : CE1 : Orthographe graphémique (1)  et ici : CE2 : Orthographe graphémique (1))

    Or, celle-ci n'introduit le futur, puis l'imparfait et enfin le passé composé, que très tard, histoire de bien fixer implicitement d'abord la notion de verbe, puis celle de personne, sans se préoccuper pour le moment de celle de temps.

    D'où le « tout au présent », parce que c'est au présent que l'accord sujet-verbe est le moins perceptible à l'oral et que cette particularité du présent correspond bien avec le travail, essentiel quand on se préoccupe d'enseigner l'orthographe française, sur les lettres muettes lexicales et grammaticales. Et comme c'est le temps que les enfants emploient le plus, c'était le plus raisonnable.

    Sauf que voilà, je suis bien d'accord avec certains d'entre vous, cela retarde d'autant la mémorisation des autres temps verbaux. D'autant que les programmes de 2008, corrigés 2015, ont chargé la barque des plus jeunes en ajoutant aux traditionnels « 1er groupe, être, avoir, aller » du CE1 en usage depuis 1945 au moins, des verbes dont le présent était jusqu'alors traditionnellement étudié au CE2 ou même au CM (faire, dire, venir) !

    Du coup, nous traînons sur ce présent jusqu'au milieu de l'année scolaire et même plus (je conseille à ceux que ça gêne trop, comme moi, d'aller voir la progression de ces deux fichiers : CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (1)  et CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (1) qui vont beaucoup plus vite. Cela peut être utile si on a des collègues qui ont déjà bien entamé le programme de grammaire-conjugaison au CP et au CE1)

    Et nous n'attaquons le futur que très tard...

    Mais cette fois, ça y est. Avec une petite avance pour les CE2 qui, normalement, ont déjà commencé au CP et au CE1 à apprendre à s'intéresser à la façon dont ils emploient les verbes à l'oral (Heureusement, « Moi prendre bottes en caoutchouc et sortir faire du sport dans la cour car ministre dire sport dedans être dangereux », ils ont passé l'âge depuis longtemps) !

    Ce sera toujours ça de pris pour les CE1 qui sont en double niveau : en laissant traîner un peu leur oreille du côté de leurs aînés, ils entendront les grands.

    Parler au futur simple, c'est fondamental !

    Observez-vous quelques instants en classe. Qui d'entre vous pense à dire « Nous sortirons en récréation quand vous serez rangés. » plutôt que « Vous allez vous ranger parce qu'on va sortir en récréation. » ? Allez, qui, honnêtement ?...

    Et comme tous nos collègues depuis la Petite Section ont fait la même chose (« On va lancer les balles dans le cerceau, tu vas venir sur le trampoline quand Pierre va en descendre, on va aller dans le vestiaire, vous allez ranger vos cahiers dans votre cartable, on va avoir musique avec Gilda ce matin, ... »), nos élèves qui, à la maison, n'ont pas maman, ou papa, ou grand-père, ou grand-mère pour employer des verbes au futur simple de l'indicatif tombent des nues quand, tout à coup, au CE1 (très, voire trop tard dans l'année), nous leur disons d'écrire des « j'aurai, tu seras, il chantera, nous chanterons, vous serez, elles auront » qu'ils ont l'impression d'entendre prononcer pour la première fois !

    Un projet « En route vers le futur ! »

    Alors, puisque la mode est aux « Projets », lancez donc dans votre classe, à la rentrée des vacances d'hiver un projet « En route vers le futur », grâce auquel, tous les jours, ils entendront, diront et liront des verbes au futur dans des textes littéraires, scientifiques et/ou géographiques !

    Et, quand arrivera la Semaine 3 de la Période 4, les élèves de CE1 trouveront (et non « vont trouver ») tout à fait normal de lire et dire :

    Je donnerai à manger au cochon d’Inde. – Elle jouera aux cartes avec moi. – Il sautera dans la flaque. – Vous aurez chaud. – Je nagerai jusqu’à la plage. – Tu écouteras les consignes avant de partir. »

     Il leur sera alors facile d'apprendre à écrire ce qu'ils savent déjà dire, surtout si vous continuez à vous contraindre à abandonner le plus souvent possible le futur proche et à le remplacer partout où c'est possible par le futur simple (et à les contraindre : « Non, non, pas « on va perdre si ça continue », il faut dire : « Nous perdrons. »).

    CE2 : Sur un rythme un peu plus soutenu, cet apprentissage du futur, qui débouche sur la constatation d'une règle transversale concernant les terminaisons, à laquelle s'ajoute des variations de radical déjà connues à l'oral.

    ♣ Petit a parte :

    À ce sujet, il faut absolument combattre avec vigueur le langage écrit utilisé dans ce pays qui s'appelle la « Conjugaisonnie » et qui consiste à monter un réflexe stupide chez les élèves, réflexe qui les conduira immanquablement à écrire : j'allerai, tu veniras, il êtrera, nous avoirons, etc.

    Et la seule manière de combattre cette tendance naturelle à « brancher le pilote automatique, le temps de faire une petite sieste », c'est d'imposer sans arrêt le « contrôle par l'oreille et par le cerveau (= la comprenette) » :

    1) Je dis la phrase au futur à voix haute ou à mi-voix

    2) J'écoute ce que je dis pour voir si je le comprends

    3) Si tout va bien, je peux l'écrire ! Sinon, c'est du « conjugaisonnien » et, en France et dans les pays francophones, personne ne me comprendra (ailleurs non plus, d'ailleurs) ! 

    Le passé : De l'observation orale à l'écriture des terminaisons de l'imparfait

    Cette avance prise dès le début de la Période 4 permet d'observer un peu avant les vacances de Printemps ce qui se passe au niveau des verbes au Passé, en France et dans les pays francophones.

    Nous commencerons par trier les verbes selon leur temps, grâce à notre capacité à comprendre la langue française et nos connaissances de la conjugaison orale et écrite des verbes aux temps présent et futur.

    Cela nous amènera à dégager quelques règles connues implicitement, puis, après une petite vérification orale, à mémoriser les terminaisons de l'imparfait, qui a la bonne idée d'être à ce niveau-là un temps très routinier et sans surprises.

    Cependant, comme le futur nous a mis en garde contre les facéties des verbes du 3e groupe, nous avancerons prudemment et ne nous occuperons dans un premier temps que des verbes réguliers, ceux du 1er et 2e groupes (d'où l'intérêt de continuer à parler du 2e groupe, Mmes et MM; les rédacteurs de programmes scolaires et autres collègues qui les suivent tête baissée sans réfléchir au pourquoi du comment, quoi que vous en pensiez du haut de votre chaire et de votre propre bagage de connaissances !).

    Et le reste ? En période 5 ! Avec le Passé Composé et quelques autres bricoles qui seront revues complètement l'année d'après, au CE2 pour les uns et au CM1 pour les autres !

    Et maintenant le matériel.

    Pour le CE1 :

    La méthode :

    Éditée le 07/02/2021 : Erreur de numérotation dans Exercices Grammaire 20 et mot en trop dans Conjugaison 20. Merci à Rémi A.

    Télécharger « Du mot vers la phrase P4.pdf »

    Le cahier de l'élève CE1 :

    À imprimer format Livret

    Édité le 07/02/2021 : Erreur de numérotation dans Exercices Grammaire 20 et mot en trop dans Conjugaison 20. Merci à Rémi A.

    Télécharger « GrammConj - Cahier 4.pdf »

    Pour le CE1/CE2 ou le CE2 :

    La méthode :

    Éditée le 07/02/2021 : Erreurs de numérotation dans Exercices Grammaire 20 et mot en trop dans Conjugaison 20. Merci à Rémi A.

    Télécharger « Du mot vers la phrase CE1CE2-CE2 P4.pdf »

    Le cahier de l'élève CE2:

    À imprimer format Livret

    Édité le 07/02/2021 : Erreur de numérotation dans Exercices Grammaire 20

    Télécharger « GrammConj2 Cahier 4.pdf »

    Pour télécharger les personnages grammaticaux

    C'est ici, Chez Phi  : Ce que je fabrique à l'école : grammaire

    Si vous avez le temps, regardez aussi la progression d'Arts Plastiques, elle est « clé en main » et vraiment intéressante, sans matériel de folie à collectionner (et payer de sa poche parfois).

    Dans la même série :

    CE1 : Du mot vers la phrase (0) ; CE1 : Du mot vers la phrase (1) ; CE1 : Du mot vers la phrase (2) ;  CE : Du mot vers la phrase (3) ; ... ; CE : Du mot vers la phrase (5)

    CE1-CE2 : Du mot vers la phrase CE1CE2 - CE2 (1)CE1-CE2 : Du mot vers la phrase (2) ;  CE : Du mot vers la phrase (3) ; ... ; CE : Du mot vers la phrase (5)

    Avertissement :

    Modifiée et/ou élaguée ou non, cette méthode n'a rien à faire sur internet ailleurs que sur mon blog. Merci d'avance !

    Une version en un seul document des Guides Pédagogiques (CE1 ou CE1/CE2, CE2) est disponible en .pdf. Pour l'obtenir, prière d'utiliser cet onglet : Contact

     

     


    8 commentaires
  • CP : Combi français-maths
    Merci à Sophie B. pour cette production autonome
    d'élève de REP, en ce début novembre...
    (c'est-à-dire sans modèle ni répertoire donnés)

    Pour le dernière « livraison » des Cahiers d'écriture de Nino et Ana et des Guides pédagogiques de Mathématiques au CP, je tente une nouvelle stratégie de présentation.

    En effet, si OrthoGraph' CE1 et OrthoGraph' CE2 « cartonnent » autant que peuvent cartonner des petites productions bloguiennes hors de toute consigne institutionnelle (il y a même quelques CPC qui s'y intéressent et quelques PEMF qui les conseillent), si Du mot vers la Phrase CE1 et CE2, plus récente, prend le même chemin et enfin si Nino et Ana et même Écrire et Lire au CP, pourtant payant, attirent de plus en plus d'intérêt et conquièrent un public d'enseignants et de parents contents du résultat obtenu (ci-dessus, la méthode employée dans une classe dédoublée de REP est Écrire et Lire au CP), les méthodes de mathématiques proposées sur ce blog ne recueillent que très, très peu d'intérêt...

    Alors, je me suis dit que si les utilisateurs de Nino et Ana, en cherchant le Cahier n° 4 de leur méthode préférée, tombaient par la même occasion sur les deux derniers Guides pédagogiques des Cahiers de Mathématiques au CP, peut-être s'intéresseraient-ils à l'article qui le présente. Peut-être même iraient-ils consulter le Cahier de mathématiques (1) ?.... et son  Guide Pédagogique  ?

    Peut-être enfin découvriraient-ils que, comme en lecture, avec Nino et Ana, on peut, en mathématiques, partir de l'archi-connu et de l'archi-simple pour faire tout de suite du sens et avancer ensuite à petits pas, toujours en soutenant l'effort d'abstraction par la compréhension de situations concrètes, jusqu'à... beaucoup plus loin que les méthodes traditionnelles ?

    C'est le pari que j'ai pris en présentant ci-dessous les documents de deux méthodes pour le prix d'une. Je suppose que les familles heureuses en profiteront pour souligner le bordel qui règne encore une fois sur ce blog mais, que voulez-vous, on ne se refait pas...

    Donc voilà, puisque Mathématiques au CP a autant de mal à convaincre que son grand frère Ateliers mathématiques au CP, commençons par lui ! 

    Mathématiques CP 

    Présentation

    C'est une méthode qui part de l'usage quotidien des mathématiques dans la vie courante d'un enfant de cinq à sept ans, inséré dans un groupe d'enfants de son âge – parce qu'à plusieurs, on est plus forts – et aboutit à la maîtrise en autonomie des attendus de fin de CP dans tous les domaines des mathématiques (Nombres et Calculs ; Grandeurs et Mesures ; Espace et Géométrie).

    Comme c'est un âge où les enfants ont encore énormément besoin de se mouvoir pour se sentir agir, et qu'ils savent désormais agir à plusieurs, cette base trouve toujours naissance dans le Jeu sportif, pratiqué dans un lieu quelconque : cour, préau, ou même salle de classe, une fois les tables poussées contre les murs... C'est au cours de ce jeu que le vocabulaire mathématiques prendra sa réalité, que les situations de recherche seront les plus fécondes, que les enfants s'engageront tous dans une démarche de conscientisation de leurs connaissances intuitives.

    Comme c'est aussi un âge où on commence à pouvoir analyser ce qu'on fait, grâce au langage partagé, cette base est reprise en classe, en Collectif, avec ou sans matériel, pour interagir à nouveau, mais sur un mode plus abstrait. Les idées se confrontent, les notions émergent, les concepts prennent corps, la mémoire implicite permet l'automatisation.

    [Cette interaction pourra déboucher, si on le souhaite, sur une synthèse écrite, sous forme d'Affichage, mais toujours après un temps d'entraînement collectif, destiné à stabiliser les découvertes réalisées lors de ces deux étapes.]

    Et comme enfin c'est un âge où l'on doit commencer, surtout si ça n'a pas été fait en maternelle, à réfléchir et agir seul (ou presque) et à garder une trace chronologique de son action et de sa réflexion pour continuer à stabiliser ces découvertes devenues connaissances, chaque séance de mathématiques débouche sur une page du Cahier de mathématiques, conçu comme un outil d'apprentissage à égalité avec le jeu sportif et le moment collectif de manipulations. 
    Pendant son utilisation quotidienne, l'enseignant, oubliant son envie d'évaluer, de noter, de classer et trier ses élèves, joue son rôle de guide, d'aide, de facilitateur et ne laisse jamais un enfant quitter la classe en n'ayant pas « tout juste » dans son cahier de mathématiques.

    Les guides n° 4 et 5

    La partie Jeux sportifs existe toujours, jusqu'à la fin de l'année. Ce serait celle que j'abandonnerais avec le plus de réticence car c'est elle qui permet à nos jeunes élèves de s'investir en mathématiques « pour de vrai » !

    Quelques petites différences ensuite avec les précédents. En effet, désormais, les élèves après trois périodes de manipulation intense ont pour la plupart commencé à pouvoir raisonner dès le départ dans le monde de l'abstrait.

    Par ailleurs, ils connaissent bien le mode de fonctionnement de leur fichier et s'y repèrent facilement.

    Enfin, ils savent tous déchiffrer et, à part quelques dernières petites subtilités graphémiques, ils sont souvent capables de comprendre seuls les consignes de leurs exercices écrits.

    La partie Collectif est donc suivie d'une partie intitulée Sur le fichier. Cette partie est divisée en deux paragraphes :

    ⇒ l'un présentant la leçon active 

    ⇒ l'autre le ou les exercices individuels.

    Ne le dites pas à votre IEN ou à votre CPC – qui tiennent absolument à voir les petits nenfants jouer avec des petites billes et des petits clous et des petites nétiquettes imprimées et plastifiées bien trop souvent à vos frais et avec votre matériel perso même s'ils savent faire « juste avec le cerveau, maîtresse » – mais, lorsque vous savez que toute la classe maîtrise bien la notion que vous allez aborder, vous pouvez très bien partager ainsi votre heure et quart de mathématiques quotidienne :

    I. Automatisation (présentée dans le guide grâce aux « rituels » Avec le boulier, Avec les bûchettes, Avec la monnaie qu'on peut pratiquer tous ou choisir selon le temps dont on dispose)

    II. Leçon active sur le fichier

    III. Exercices individuels

    sans sacrifier au rituel de la « phase manipulatoire » à base de matériel...

    Guide pédagogique n° 4

    À imprimer format livret.

    Télécharger « CP Mathématiques GP4.pdf »

    Guide pédagogique n° 5

    On persiste et on signe.

    Toujours les Jeux sportifs, mais de moins en moins "originaux". Les élèves ont compris, ils savent que c'est un rituel mathématiques avant tout et y sont attachés parce que c'est l'habitude de la classe. L'enseignant sait qu'en plus d'automatiser certaines connaissances, ces jeux sportifs aident au retour au calme, à l'attention, à la concentration. C'est pourquoi, tous les jours, pendant 5 à 10 minutes, les enfants comptent en chœur et en rythme en tapant dans les mains ou se rassemblent mains levées au-dessus de la tête pour la commande de doigts à moins qu'ils ne sautent de case en case pour écrire sur le sol en chantonnant : « S...E... I... Z... E ! »

    Une phase collective qui, souvent, se borne à proposer les rituels quotidiens d'automatisation de la numération décimale et du calcul et un petit exercice de découverte qui fait plus ou moins doublon avec la Leçon active du fichier.

    On l'utilisera quand on anticipera une difficulté à démarrer les exercices rapidement, on le laissera tomber les jours où l'on saura que tout va très bien se passe et qu'à condition de garder un œil sur le travail de Radegonde et de Chilpéric qui ont tendance à décrocher assez vite, les élèves vont se succéder au bureau les uns après les autres juste pour recueillir le petit trait oblique qui signale dans la classe un exercice juste.

    À imprimer format livret.

    Télécharger « CP Mathématiques GP5.pdf »

    Et pour le reste du matériel de Mathématiques CP :

    A. Cahiers de l'élève

    CP : Cahier de mathématiques (1) ; CP : Cahiers de mathématiques (2-3) ; CP : Cahiers de Mathématiques (4 - 5)

    B. Guide pédagogique 

    CP : Guide Pédagogique Maths (1) ; CP : Guide Pédagogique Maths (2 - 3) ; ...

    Méthode Nino et Ana :

    Très vite parce que ceux qui sont ici en train de me lire la connaissent sans doute déjà, le dernier Cahier d'écriture, avec sa présentation de plus en plus « grands du CE1 » qui savent écrire la date, souligner les titres, tirer des traits et écrire dans les lignes (2,5 mm).

    Attention, ce cahier va jusqu'à la fin de la méthode car je ne voyais pas l'utilité de faire un cahier n° 5 pour les 3 semaines, ou même moins, de la Période 5. 

     À imprimer format livret.

    Télécharger « Nino et Ana - Cahier d'écriture 4.pdf »

    Pour ceux qui découvriraient cette méthode aujourd'hui, l'ensemble de la méthode et son descriptif précis sont ici :

    CP : Méthode de lecture "Nino et Ana"CP : Méthode Nino et Ana : cahier 2 ; CP : Méthode Nino et Ana : cahier 3 ; ... ;  CP : "Nino et Ana", production d'écrits

    Avertissement d'usage :

    Je ne tiens pas à retrouver mon travail même remis en page sur le blog de Pierrette, Paulette ou Jacqueline. Si vous voulez m'aider, vous me contactez en privé ou en public, vous me proposez votre version et JE la mettrai en ligne avec votre nom, votre prénom et même votre adresse et votre numéro de téléphone si vous le souhaitez et les remerciements qui iront avec. Qu'on se le dise !

     


    2 commentaires


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