• PS/MS : 26 fois 26 (5)

    Et voici les dernières séries (n° 20 à 26) de la méthode « Au commencement était l'image », destinée à faire découvrir un code écrit à leur mesure aux enfants de Petites et Moyennes Sections.

    Ces dernières séries, je tiens à le préciser, sont plutôt réservées aux enfants de Moyenne Section, en fin d'année qui plus est. 

    Après une à deux années de Petite Section, selon que les enfants y seront entrés l'année de leurs deux ou de leurs trois ans, et cinq à sept mois de Moyenne Section, ils sont désormais certainement capables de commencer à décoder et coder par la photographie d'abord puis par le symbole simplifié : des mots de liaison (prépositions et adverbes de lieu) et des adjectifs précisant la couleur ou la forme mais aussi la taille, la contenance ou la masse d'un objet, d'une personne ou d'un animal.

    Ces séries, de par leurs thèmes, concernent tout autant le domaine du langage oral que celui du langage écrit.

    De plus elles enrichiront aussi les travaux pratiqués dans le domaine des activités artistiques (productions plastiques et visuelles ; univers sonores) tout comme dans celui de l'activité physique grâce aux repérages spatiaux qu'elles illustrent (coder et décoder un parcours, une consigne de jeux, etc.). 

    L'immuabilité de l'image et l'approche du symbole conventionnel que constituent les icônes simplifiées sont enfin des outils sûrs et fiables pour structurer la pensée, dans l'univers de la classe tout au moins. 
    Les séries n° 21, 23 et 24 (les positions - les formes - les grandeurs) pourront être inscrites dans la progression des périodes 4 et 5 des activités mathématiques pratiquées quotidiennement pour installer et travailler les domaines Représenter de l'Espace  et Nommer, reconnaître, comparer, classer des formes et des grandeurs
    La série n° 22 (les couleurs et leurs nuances) représentera un matériel de choix pour les activités de Tris, rangements, classements et comparaisons.

    Enfin, en tout dernier lieu, après quelques jours consacrés aux instruments de musique qui, je l'espère, seront pour certains déjà connus d'enfants inscrits dans la classe dans laquelle ils apprennent à être toute ouïe, les voilà plongés dans le codage d'autres sons.

    Et là, ça y est ! Ils touchent (enfin ou déjà ?...) du bout du doigt l'universalité du symbole. Ils quittent, provisoirement, les premiers essais d'écriture pictographique, pour rejoindre, encore très modestement, la communauté internationale des gens qui utilisent un alphabet pour communiquer par écrit...

    Juste du bout du doigt, parce qu'il n'est pas encore question de combiner – encore que, je connais une classe de MS où les enfants commencent à le faire, pour écrire un mot par ci, par là – mais juste de connaître le symbole simple correspondant à un son (personnage de la méthode des Alphas ou geste Borel Maisonny) et d'y associer « l'icône simplifiée », en l'occurrence les « symboles savants » en usage dans le monde dans lequel ils vivent : les lettres de l'alphabet romain, en minuscules scriptes.

    L'année scolaire touchera alors à sa fin et c'est sur ce petit avant-goût de Grande Section que les enfants quitteront la Moyenne Section.

    Objectifs

    En attendant, ces six dernières séries de matériel vont permettre aux enseignants de Moyenne Section de :

    • continuer à préparer les enfants au langage écrit en élargissant leur culture et leur lexique
    • leur permettre d'avancer dans tous les domaines en traduisant par des symboles visuels leurs facultés de discrimination sensorielle (vue, ouïe, ...) et leurs facultés de repérage dans l'espace (positions, formes, grandeurs)
    • leur faire approfondir le codage grâce aux phrases que ces mots de liaison et ces adjectifs permettent, comme un code secret, d'écrire et de déchiffrer :

    Le lion rouge poursuit la petite gazelle blanche dans la savane.

    Le facteur monte dans le gros camion jaune de la poste.

    Un grand verre d'eau est plus lourd qu'une petite goutte de lait.

    Etc.

    • découvrir le rôle le plus élémentaire attribué aux lettres de l'alphabet (traduire un phonème) de manière simple, ludique et attachante.

    L'année d'après, en Grande Section, ils pourront retrouver ces images (et les précédentes) et avancer, toujours à pas comptés et toujours en jouant, dans le domaine du codage universel savant : l'écriture et la lecture de lettres traduisant des sons, se combinant pour écrire des mots qu'on associe ensemble pour composer des phrases qui traduisent des idées, des sentiments, des savoirs,des raisonnements et permettent de créer, toujours plus, toujours plus loin, toujours plus large...

    En mathématiques, ils ajouteront aux symboles représentant une position, un déplacement, une forme ou une grandeur de nouveaux symboles mathématiques, universels cette fois et non plus réservés à leur classe : les chiffres et les signes opératoires.
    Ils découvriront comment on les utilise, seuls ou combinés, pour écrire des nombres et même de véritables phrases mathématiques qu'ils auront comprises et intégrées au préalable par le jeu, la résolution de problèmes, la manipulation d'objets concrets.

    Quelques conseils :

    • penser à présenter les mots de liaison par séries de deux quand ils ont un contraire (sur/sous ; devant/derrière ; au-dessus/en-dessous ; etc.). Pour les autres, les présenter seuls, ou avec un mot de sens proche (contre et à côté ; entre et au milieu ; ...)
    • faire de même pour les adjectifs qualifiant des grandeurs (grand/petit ; épais/mince ; étroit/large ; ... )
    • reprendre la série de deux quand il s'agit d'ajouter des adjectifs relatifs à la même grandeur (grand/petit/minuscule/immense)
    • je ne sais pas ce que donneront les couleurs une fois imprimées ; on peut aisément remplacer cette série par les nuanciers de couleurs Montessori
    • les noms des instruments de musique seront retenus plus aisément si les enfants peuvent y associer un timbre et une histoire ; on pourra pour cela écouter Pierre et le Loup ou Piccolo, Saxo et Cie ou autres CD ou vidéos présentant des instruments...
    • présenter les Alphas avec ou sans le conte ; les personnages sont suffisamment attachants pour que les enfants les identifient rapidement.
    • Les enfants sont jeunes, penser à les présenter deux par deux pour les voyelles, jamais plus, en racontant la petite histoire qui leur est associée dans la méthode. 
    • Pour les consonnes, comme elles ont un nom (la limace, le monstre, le robinet, ... ), on peut aller un peu plus vite.
    • Penser à prolonger le son initial (chhhhhat ; lllllimace ; rrrrrrobinet) ou à le « bégayer » pour les consonnes courtes (la b...b...b...botte ; le c...c...c...cornichon)
    • Lorsqu'on présentera les lettres minuscules scriptes, on gardera le son de la lettre plutôt que le nom. Si les enfants connaissent le nom, l'accepter et bien faire la distinction entre nom et son : « Oui, tu as raison, le mmmmmonstre, c'est la lettre èmme. Et le son de la lettre èmme, c'est mmmmm. »
    • Il n'y a aucun inconvénient à ce qu'un enfant quitte la Moyenne Section (et même la Grande Section) en appelant la lettre L, la limace, ou la lettre C, le cornichon. C'est même beaucoup moins ennuyeux pour lui que d'être persuadé que ces deux symboles (L et C) se lisent elle et .

    Bon travail à tous et n'oubliez pas : un petit mot d'encouragement, un compte-rendu d'expérience, même très court, ça fait toujours plaisir !

    Télécharger « 26 fois 26 symboles (5).pdf »

    Télécharger « 26 x 26 icônes (5).pdf »

    Dans la même série :

     PS/MS : 26 fois 26 symboles (1)

    PS/MS : 26 fois 26 symboles (1bis)

    MS : 26 fois 26 icônes (1)

    PS/MS : 26 fois 26 (2)

    PS/MS : 26 fois 26 (3)

    PS/MS : 26 fois 26 (4)

    ...

    Bientôt l'époque des commandes :

    N'oubliez pas :

    Pour une maternelle du XXIe siècle

    Se repérer, compter, calculer en Grande Section

    Écrire et Lire au CP

    Lecture et expression au CE

    Questionner le monde au Cycle 2

    Fichiers et manuels de Mathématiques en élémentaire

    Fichiers et manuels d'Étude de la langue en élémentaire


    votre commentaire
  • CM2 : Mathématiques et Étude de la Langue
    Des CM2 encore en vie après avoir utilisé ces manuels. Salut Théo, Théo, Paul et Damien !

    Après un petit toilettage du manuel (essentiellement des coquilles et une pagination très très spéciale), je replace en « tête de gondole » ces outils qui pourront convenir dans un CM2 d'un bon niveau, de préférence après l'utilisation dans les niveaux précédents des fichiers et manuels dont vous trouverez la liste en fin d'article.
    Pour un CM2 moins à l'aise, choisir de préférence les manuels CM1 ou même, éventuellement, le fichier CE2, à faire alors en accéléré. 

    Mathématiques  

    Donc pas besoin d'un long discours, vous verrez bien vous même. Voici le manuel de mathématiques, directement inspiré du Calcul Quotidien, CM2, édition 196o, de G. Bodard et H. Bréjaud, édité chez Nathan.
    J'ai juste supprimé des leçons et taillé dans le nombre de problèmes parce que 36 semaines de 30 heures de classe, cela permet de faire beaucoup plus de réflexion, de calcul et de géométrie que 36 semaines de 24 heures, réadapté les prix, changé les prénoms et les situations trop désuètes parce que, déjà à l'époque, fille d'une mère très féministe et d'un père à fond pour l'égalité des sexes, du haut de mes neuf à dix ans, je râlais quand Marie-Andrée faisait la vaisselle pendant que Jacques et Henri jouaient aux billes dans la rue !

    Télécharger « Mathématiques CM2-1.pdf »

    Et la suite, juste en liens de téléchargement :

    Télécharger « Mathématiques CM2-2.pdf »

    Télécharger « Mathématiques CM2-3.pdf »

    Étude de la langue 

    Un manuel d'étude de la langue calqué sur celui de CM1, de manière à pouvoir l'utiliser dans les multi-niveaux et même, éventuellement, de piocher dans l'un ou dans l'autre, selon le niveau de chaque élève.
    Comme celui-ci, il comporte un programme de grammaire, de conjugaison et d'orthographe auquel il ajoute un programme de vocabulaire méthodique ainsi qu'un apprentissage progressif de la rédaction, partant d'un court paragraphe et amenant les élèves à rédiger différents types de textes (raconter, décrire, imaginer, ...).

    Les deux progressions coïncident la plupart du temps. Les leçons sont les mêmes, basées sur l'observation d'un court texte pour éviter que l'attention se dilue. Quelques compléments ont parfois été ajoutés lorsqu'ils étaient nécessaires.

    Les exercices d'entraînement sont le plus souvent différents mais sollicitant comme ceux du manuel précédent les capacités des enfants à écrire, réfléchir et comprendre. Certains ont été conservés car ils présentaient un réel intérêt et méritaient d'être proposés à nouveau.

    Pour l'instant, seuls les deux premiers trimestres sont disponibles. Je fais tout mon possible pour vous permettre de télécharger la totalité de la progression annuelle rapidement.

    Ce manuel a été élaboré à partir de manuels anciens : essentiellement Grammaire et conjugaison au Cours Moyen et Le français par l'usage de J. Ageorges et J. Anscombres, chez MDI - Grammaire, Conjugaison, Orthographe, Vocabulaire méthodique de L. Rigaud et H. Vasconi, chez Sudel. Je remercie le blog Manuels anciens pour cette mise à disposition.

    Télécharger « Grammaire CM2 - 1.pdf »

    Télécharger « Grammaire CM2 - 2.pdf »

    Télécharger « Grammaire CM2 - 3.pdf »

    Dans la même série :

    Français :

    Pour le CE1 :

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Livre du maître :

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1) ;

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (3)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (4)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (5)

    Pour le CE2 :

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Livre du maître :

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1) ;

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (3)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (4)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (5)

    Pour le CM1

    CM1 : Étude de la langue (1)

    CM1 : Étude de la langue (2)

    CM1 : Étude de la langue (3)

    Mathématiques :

    Pour le CE1 :

    CE1 : Fichier de Mathématiques (1)

    CE1 : Fichier de Mathématiques (2)

    CE1 : Fichier de Mathématiques (3)

    CE1 : Fichier de Mathématiques (4)

    CE1 : Fichier de Mathématiques (5)

     Pour le CE2 :

    CE2 : Fichier de Mathématiques (1)

    CE2 : Fichier de mathématiques (2)

    CE2 : Fichier de mathématiques (3)

    CE2 : Fichier de mathématiques (4)

    CE2 : Fichier de Mathématiques (5)

    Pour le CM1:

    CM1 : Mathématiques (1)

    CM1 : Mathématiques (2)

    CM1 : Mathématiques (3)


    44 commentaires
  • C2 : Questionner le Monde (4)
    Merci à Musiflore pour cette illustration.

    Quatrième livret de l'année scolaire, pour la période qui va de la fin de l'hiver au début du printemps.

    Comme dans les trois premiers livrets, vous découvrirez trois thèmes pour chacun des quatre domaines grâce auxquels les enfants de six à neuf ans apprendront à questionner le monde et, nous l'espérons très fort, trouveront des réponses à leur niveau.
    Grâce à un appel constant à l'action, qui sert constamment de base à la réflexion, nous espérons qu'ils mémoriseront facilement les résultats obtenus et coordonnés en commun en classe et qu'ils les relieront aisément avec ce qu'ils observent dans le monde extérieur.

    Matière et objets techniques :

    - Matériaux : L'argile
    - Objets : Les bateaux
    - Objets : Moulins à eau - Force de l'eau

    Vivant :

    - Des animaux : Le chat
    - Des animaux : Un nid d'oiseau
    - Des animaux : Le poisson

    Espace :

    - En creusant la terre - Voyage de l'eau
    - Au fil de l'eau - Rivières et fleuves
    - Hautes et basses eaux - Printemps

    Temps :

    - Inventions et découvertes
    - Rois et châteaux
    - Révolution et Empire

    Chacune des séances, représentée par une double page, est idéalement prévue pour s'étaler sur deux jours, à raison d'une séance de 45 minutes par jour.

    L'utilisation prévue est linéaire afin de balayer de manière régulière les quatre domaines et d'avancer à petits pas dans chacun d'eux. À deux jours consacrés à l'étude de la Matière et des Objets Techniques doivent succéder deux jours pour le Vivant, puis deux jours pour l'Espace et enfin deux jours où l'on étudiera le Temps passé (pour le temps proche, prière de se reporter au programme de mathématiques et à celui de l'espace).

    Un livre du maître accompagne le manuel de l'élève. On y recense entre autres le matériel à récupérer pour les nombreuses expérimentations, constructions et observations. Les œuvres d'art reproduites dans le manuel y sont aussi répertoriées afin de permettre aux enseignants de les retrouver facilement sur internet pour, par exemple, les projeter en grand format en classe.

    J'ai tenté d'être précise, claire, exacte et non partisane. Si toutefois vous remarquez des inexactitudes ou même des erreurs, n'hésitez pas à me contacter pour que je rectifie.

    Bon travail à vous et à vos élèves.

    Télécharger « Mars-Avril.pdf »

    Télécharger « Guide pédagogique 4.pdf »

    Dans la même série :

    C2 : Questionner le Monde (1) C2 : Questionner le Monde (2) ; C2 : Questionner le Monde (3) ; C2 : Questionner le Monde (4)C2 : Questionner le Monde (5)


    votre commentaire
  • PS/MS : 26 fois 26 (4)

    Dernières séries d'images concrètes

    Ceux des lecteurs qui suivent cette série depuis le début savent désormais de quoi il s'agit. J'encourage les autres à se servir des liens en bas de page pour comprendre le but recherché et la manière de procéder pour l'atteindre.

    Ici, quatre nouvelles séries d'images :

    Deux dont le thème est souvent évoqué en maternelle : Animaux des pays chauds et Insectes et petites bêtes

    Ces thèmes sont tellement en vogue que je les ai volontairement laissés de côté dans un premier temps, juste pour permettre aux enfants de connaître aussi bien le nom du moineau qu'ils font  fuir en riant dans tous les jardins publics de nos contrées que celui du boa qu'ils auront plus de peine à rencontrer lors de leurs promenades en famille.

    Aucune difficulté a priori, il s'agit juste de continuer à proposer deux ou trois images par jour, sans chercher à ce qu'ils retiennent tout, sans évaluer formellement leurs taux de réussite initiaux, intermédiaires et finaux.

    Le but, en accord avec les programmes de maternelle et les résultats des recherches en neurosciences – qui renouent pour l'occasion avec Pauline Kergomard[1] – est toujours très simplement de solliciter leur mémoire de travail, exercer leur contrôle inhibiteur et entraîner leur flexibilité cognitive, ce que P. Kergomard traduisait en son temps par « aider au développement des diverses facultés de l'enfant [...] en [...] se préoccupant beaucoup moins de livrer à l'école primaire des enfants déjà fort avancés dans leur instruction que des enfants bien préparés à s'instruire ».

    On cherchera avant tout à :

    → les laisser s'exprimer entre eux, s'écouter les uns les autres, apprendre à rebondir sur les propos d'un camarade, rester dans le thème de la discussion,

    → les pousser à comparer les images proches entre elles pour les distinguer grâce à des indices : « Le gorille est noir alors que l'orang-outan est marron ; le gibbon a de très longs bras ; le chimpanzé a la figure plate alors que le babouin a un long museau, ...» 

    → leur faire tisser des liens entre ce qu'ils ont déjà vu avant et qu'ils revoient maintenant, exactement semblable (ce qui est surtout très important lorsqu'il s'agit des icônes, prédécesseurs directs des mots écrits en lettres)

    Une troisième série qui sera d'emblée adoptée par environ 50 % de l'effectif, dès ses premières images :

    C'est celle des « Moyens de transports », qui risque de faire moins rêver les PE, à l'exception peut-être de certains de nos collègues masculins , hélas trop peu présents dans les classes maternelles.

    Cette série me permet de faire une toute petite digression sur l'intérêt de l'enfant versus celui de l'enseignant.
    Souvent, on lit ou entend qu'un collègue ne fait pas faire telle ou telle activité parce qu'elle ne l'intéresse pas. Certains cherchent à savoir pourquoi ils seraient obligés de faire apprendre des poèmes, de faire écouter de la musique classique, de parler des animaux d'élevage ou de la chasse alors qu'eux-mêmes n'ont aucun intérêt pour la poésie ou la grande musique ou qu'ils militent pour l'abandon de ces activités vieilles comme le monde des humains.
    On lit aussi qu'un collègue souhaite changer de méthode de lecture, d'écriture ou de mathématiques, parce que, s'il reconnaît que les résultats sont là, nettement supérieurs à ceux qu'il atteignait avant, il s'ennuie à refaire chaque année la même chose.
    Notre  mission est de transmettre à nos élèves des contenus, des savoirs, dans tous les domaines relevant de notre compétence.
    À eux de décider ensuite ce qu'ils feront de ces savoirs. Plus ils en maîtriseront et plus nous pouvons penser que leurs choix seront réfléchis et pertinents.
    L'important pour nous n'est  pas l'intérêt que nous portons à l'activité mise en place, mais de soulever tous les leviers qui leur permettront d'accrocher à cette instruction sans tenir compte des leviers qui nous font avancer, nous, adultes. Nous devons donc nous saisir de tout ce qui leur permettra d'apprendre à trouver du plaisir dans l'effort.
    Quant à notre intérêt personnel, il ne devrait pas être dans notre appétence par rapport à tel ou tel thème, telle ou telle activité, tel ou tel domaine mais dans l'intérêt que nous portons à leurs réactions, leurs « mots d'enfants », leurs émerveillements, leurs enthousiasmes. Oui, bien sûr, cela fait cinq ans, dix ans, vingt ans... ou plus ! que nous serinons chaque année La Souris Verte, Roule Galette ou Le Petit Poucet mais pour eux, c'est la première fois et, comme leurs aînés qui l'entendirent à l'époque où, pour nous aussi, c'était tout nouveau, ils ont droit à notre enthousiasme, notre gaieté, notre émerveillement à recommencer, inlassablement, notre travail de fourmi.

    Tout cela pour dire que, si, si, je vous jure, on peut très bien se passionner en répertoriant les différences entre la fourgonnette et le camion, débattre avec fougue en comparant les performances de l'avion et de l'hélicoptère et s'émerveiller en découvrant la variété des modes de propulsion de tous ces véhicules !

    Une dernière série qui actuellement n'a ni les faveurs des chercheurs en sciences de l'éducation,

    ni celle de ceux qui s'appuient sur les neurosciences, si j'en crois la façon qu'a C. Alvarez de traiter la géographie, à base de cartes et de planisphères. Pourtant, les paysages, c'est motivant... et ça ouvre des horizons !

    Se repérer dans l'espace, c'est savoir le voir avec ses yeux, s'y déplacer avec ses jambes et le commenter avec ses mots, bien avant d'apprendre à le représenter par  des schémas aussi abscons et savantsque les cartes et mappemondes !

    Alors allons-y, les petits et les moyens ! Devisons gaiement en contemplant de beaux paysages, les uns tout proches, les autres plus lointains, et surtout, surtout, apprenons à les regarder « en vrai », comme disent les enfants, par les fenêtres de la classe, à travers la grille de la cour et, si on a de la chance, après quelques minutes de marche à pied, de car, d'autobus ou de métro !

    Cela nous préparera à la série suivante, celle où l'on quitte l'univers rassurant des noms de personnes, d'animaux ou de choses pour s'aventurer dans celui des verbes d'action.

    Première série d'images plus abstraites

     Un lion, ça se voit... une grotte, aussi... tout comme on voit le conducteur d'autobus, l'agent de police ou le boulanger...

    Mais une image immobile qui montre une action, c'est déjà plus difficile... D'autant que, lorsqu'on va désigner cette action, on pourra varier : « Elle marche... Elle va marcher... C'est courir... Il est en train de courir... Il court !... Il a couru... » et c'est toujours vrai.

    Alors on prend son temps. Et on fait confiance. Je serais curieuse de savoir ce qui a bien pu se passer dans la scolarité de certains élèves de CM2 quand je lis leurs enseignants dire qu'ils « ne reconnaissent pas les verbes » ! Comment peut-on ne pas reconnaître les verbes ?

    Essayez et vous verrez :

    → Dites aux enfants que la nouvelle série va leur présenter des verbes, c'est-à-dire des mots qui disent ce que les personnes, les animaux ou les choses font[2].

    → Montrez-leur les deux premières images et demandez : « Que fait-elle ? Que fait-il ? » Ils vous répondront qu'elle marche et qu'il court.

    → Vous les féliciterez et leur expliquerez que oui, il s'agit bien de marcher et de courir et que ces deux cartes illustrent la première le verbe marcher
    et la seconde le verbe courir. Et vous n'irez pas plus loin, ni plus avant dans la définition du verbe.

    → Mais le lendemain, quand vous ajouterez la troisième et la quatrième cartes, vous rappellerez ce que vous avez dit la veille au sujet des verbes et vous leur demanderez s'ils peuvent retrouver deux nouveaux verbes.

    → Si alors ils vous les donnent sous leur forme conjuguée, vous les mettrez à l'infinitif et vous leur parlerez ensuite du verbe danser, du verbe sauter, du verbe courir et du verbe marcher.

    → Et ainsi de suite jusqu'au vingt-sixième verbe de la série. Rien de plus.

    Je vous assure que, si vos collègues de GS, puis de CP, CE1, CE2 et CM1 continuent ainsi à faire vivre le mot « verbe » dans des phrases qui en illustrent le sens, ces petits enfants de quatre ans et demi à cinq ans et quelques à qui vous apprenez ce mot aujourd'hui sauront sans aucun doute reconnaître les verbes dans les phrases ! 
    Surtout si en plus de l'employer vous-mêmes, vous le leur faites vivre intuitivement par le jeu, en cultivant leur mémoire de travail, leur contrôle inhibiteur et leur flexibilité cognitive, grâce à la découverte, avant de savoir lire, d'un pouvoir magique des mots écrits. 

    Chez les MS : Du mot vers la phrase

    Car grâce à cette série de verbes, nos jeunes pré-lecteurs vont pouvoir accéder à la phrase, lue et comprise puis comprise et écrite. Tout simplement, sans autres efforts que ceux de faire appel à ce qu'ils viennent d'apprendre, être attentifs, se plier à une consigne écrite et jouer à combiner ensemble des éléments pour en faire un tout.

    → Le premier jeu est un jeu sportif que tout le monde connaît : Jacques a dit ! Sauf que l'enseignant ne parle pas, il donne à lire. Pas des lettres bien sûr, nous n'en sommes pas encore là ; pour le moment, nos élèves ne savent lire que les images et les icônes simplifiées qui en tiennent lieu. 
    - Il montre une image ; les élèves la lisent ; il font l'action demandée. Il en montre une autre ; les élèves la lisent ; ils l'exécutent. Etc. C'est simple, efficace, et ça exerce ces fameuses fonctions exécutives. 

    → Le deuxième jeu, le mime, fait encore plus appel à la mémoire, puisqu'un seul élève est lecteur et que les autres doivent deviner ce qu'il a lu.
    - Un élève tire une carte, il la lit silencieusement, il exécute l'action puis il désigne un camarade qui doit donner le verbe qu'il a mimé.
    - Si ce camarade réussit, il vient le remplacer. S'il échoue, il désigne un autre camarade qui, à son tour, doit donner le verbe qui a été mimé (à l'infinitif, au présent ou au passé composé, comme il veut).
    C'est tout aussi simple, facile à mettre en place et très bénéfique pour l'attention visuelle, l'attention auditive et la capacité de déduction.

    → Lorsque tout cela est en place et que tous les élèves savent plus ou moins lire une phrase injonctive composée d'un mot et d'un seul, nous allons pouvoir corser le tout et passer à deux images, juste pour le plaisir de lire et d'écrire des histoires composées d'une seule phrase :
    - Il suffit en effet de reprendre une série de noms d'animaux ou de personnes et de faire tirer une image au hasard dans le paquet à un enfant.
    - Il place cette image face à ses camarades à droite d'un point vert qui marque la place du premier mot (ou plutôt groupe de mots, puisqu'il faudra dire « Le lion » ou « La mouche », par exemple).
    - Un deuxième enfant tirera alors une image dans le paquet des verbes et la placera à droite de la première.
    - Un troisième enfant viendra alors placer un point rouge après le verbe, signalant ainsi que la phrase est finie et que tous peuvent la lire.
    - Ensuite, toutes les variantes sont possibles :

    ♥ lire à voix haute la phrase écrite ;
    ♥ la mimer à l'aide de jouets représentant les personnages ;
    ♥ dessiner l'histoire écrite ;
    ♥ la lire silencieusement et dire si elle est vraie ou fausse : La mouche dessine ? Non, c'est faux ! Le lion marche ? Oui, c'est vrai !

    Ensuite, il n'y aura plus qu'à déposer la série des cartes « verbes » avec les autres séries déjà rangées, d'ouvrir ce coin-jeu tous les jours, de venir l'animer soi-même lorsqu'il perd un peu d'attrait, et, le plus souvent de laisser faire les enfants et de les regarder...

    Télécharger « 26 fois 26 symboles (4).pdf »

    Télécharger « 26 x 26 icônes (4).pdf »

    Dans la même série :

     PS/MS : 26 fois 26 symboles (1)

    PS/MS : 26 fois 26 symboles (1bis)

    MS : 26 fois 26 icônes (1)

    PS/MS : 26 fois 26 (2)

    PS/MS : 26 fois 26 (3)

    ...

    PS/MS : 26 fois 26 (5)

    Notes :

    [1] Comme le pressentait cette grande dame de la pédagogie, il y a bientôt 140 ans, les travaux récents soulignent l’importance de l’acquisition de compétences au niveau des fonctions exécutives (mémoire de travail,  contrôle inhibiteur, flexibilité cognitive) avant l’acquisition de compétences académiques. Les chercheurs en neurosciences remettent ainsi à l’honneur le bon sens des fondateurs de l’éducation maternelle dans l’école (Pape-Carpantier, Kergomard mais aussi Montessori et Freinet) en démontrant scientifiquement qu’entrer à l’école élémentaire avec de bonnes bases au niveau de ces fonctions exécutives est plus important que de connaître l’alphabet et les chiffres.

    [2] Oui, je sais, c’est incomplet ! Et alors ? La scolarité ne s’arrête pas en fin de Petite ou de Moyenne Sections... Et c’est nous faire un bien trop grand honneur que de croire que ce que nous leur aurons dit un matin de mars, quand ils avaient quatre ans, va rester imprimé à jamais dans leur cerveau. Ils apprennent cela cette année, le reverront autrement les années suivantes et, une fois adultes, ils s’en serviront comme ils voudront.

    Bientôt l'époque des commandes :

    N'oubliez pas :

    Pour une maternelle du XXIe siècle

    Se repérer, compter, calculer en Grande Section

    Écrire et Lire au CP

    Lecture et expression au CE

    Questionner le monde au Cycle 2

    Fichiers et manuels de Mathématiques en élémentaire

    Fichiers et manuels d'Étude de la langue en élémentaire


    6 commentaires
  • GS/CP : Apprendre à écrire
    Merci à Écriture Paris pour cette illustration tirée du cahier Écriture CP

    J'avais décidé d'arrêter d'écrire un article par jour ou presque, histoire de ne pas lasser les abonnés qui doivent bien se demander ce qui m'arrive cette semaine. Et puis voilà que je reçois lundi un très joli petit cahier, à la couverture toute douce, aussi bien à la vue qu'au toucher. Et que ça me donne envie d'en parler.

    C'est un cahier 17x22, aux coins arrondis. Exactement le petit cahier qui fait grand  pour les enfants de cinq à six ans et petit pour les adultes qui les instruisent et les éduquent.
    Le titre de la collection est écrit en haut, en cursive (police Belle Allure), accompagné du nom de l'auteur. Il est simple, clair et illustré d'un crayon.
    En dessous, en script, le titre du cahier, gros et rouge. Je vois déjà les jeunes enfants de 5 à 7 ans le suivre du doigt en disant : « Il y a écrit É...cri... ture ! C'est mon cahier d'écriture ! »

    GS/CP : Apprendre à écrire

    Plus bas, illustré d'un petit animal ailé en forme de bulle et d'une indication du niveau, toujours pour que les petits qui se veulent grands s'y repèrent, une étiquette pour les vieillards qui savent lire, ceux de 7 à 107 ans :

    GS/CP : Apprendre à écrire

    On sent bien que ça, c'est pour l'Inspecteur, pour qu'il comprenne ce qu'on fait en classe. Pas pour les enfants.

    Pour eux, en-dessous, il y a une belle illustration qui raconte exactement la même chose : « Dans ce cahier, les petits garçons et les petites filles (aidés par un bon génie à l'allure de bestiole ailée bleu ciel) vont apprendre à écrire en attaché tout petit sur des lignes ! »

    GS/CP : Apprendre à écrire
    Vous avez le nom de l'éditeur en prime, comme ça vous savez où vous adresser pour l'acheter.

    Je l'ouvre... Tiens, la deuxième de couverture est occupée... Ce sont des conseils pour les enfants qui écrivent de la main gauche. Un petit mémo pour eux (et pour l'adulte qui aura charge de l'enseignement ; merci Laurence !)
    Allons donc jeter un petit coup d'œil à la troisième de couverture... Eh oui, comme vous vous en doutiez, c'est un mémo pour ceux qui écrivent de la main droite (et pour l'adulte, n'est-ce pas, on peut être droitier, écrire à peu près correctement et ne pas savoir du tout comment s'y prendre pour donner la bonne impulsion pour le départ à un enfant qui sait à peine tenir son crayon);

    Puisque nous y sommes, observons la quatrième. Elle est résolument « pour les grands ». Sauf deux ou trois petits clins d'œil aux enfants, sous forme d'illustrations représentant les personnages de la méthode qui se baladent sur la page, pour bien montrer qu'ils restent là, avec leurs amis, les enfants de CP.

    La page de titre reprend les éléments de la couverture, mais l'illustration est remplacée par une étiquette à personnaliser.
    Ah ! C'est vrai, ça... dans une classe, il va falloir mettre une étiquette pour les distribuer après consultation par l'enseignant, chaque soir, après l'école (quand il n'y a pas « animation pédagogique », ou « conseil des maîtres », ou « conseil d'école », tous ces trucs qui détournent les enseignants de leur véritable mission, grrrrr)... Il n'y a pas beaucoup de place... Ah voilà, j'ai trouvé ! Sur les renseignements pour l'Inspecteur ! Bien au milieu pour ne pas cacher la bestiole...

    Ensuite, pages 2 et 3, c'est la présentation... Page résolument pour les adultes. Passionnante pour tous ceux qui veulent comprendre comment enseigner l'écriture aux enfants. Un petit résumé ?

    • Méthode d'apprentissage de l'écriture :
      mise au point par Laurence Pierson, rééducatrice en écriture, formatrice sur l'écriture-lecture, professeur des écoles, membre fondatrice de l'association 5E.
    • Deux cahiers pour une progression spiralaire :
      Dédiés à l'apprentissage des minuscules cursives.
      Objectif : acquérir progressivement une écriture lisible, fluide et indolore.
    • Une préparation systématique avant l'écriture :
      pour maîtriser les fondamentaux et découvrir les bons gestes.
    • Un format adapté aux enfants de CP, droitiers ou gauchers :
      format cahier d'écolier, lignage Seyès 3 mm.
    • Des modèles de lettres conformes aux programmes :
      forme des lettres normalisée.
    • Progression liée au geste d'écriture :
      elle part de la forme la plus élémentaire, la boucle, et avance pas à pas en s'appuyant sur l'acquis.
    • Un lien facilité avec la lecture :
      Forcément différente et plus rapide que la progression de lecture, la progression d'écriture peut néanmoins aider l'élève en ne présentant les lettres qu'avec leur valeur la plus fréquente et dans des mots entièrement déchiffrables.
    • Un rythme de travail quotidien :
      utilisation quotidienne recommandée : 20 à 30 minutes.

    Et là, c'est moi qui insiste : la dame a dit « Une utilisation quotidienne de 20 à 30 minutes », c'est important ! Très important !
    Pourquoi certains élèves sortent du CP avec une écriture de GS en début d'apprentissage ? Pourquoi certains souffrent le martyr et se retrouvent classés dys-quelque-chose ? Parce qu'ils n'ont pas assez écrit, tout simplement. C'est comme les CE1 qu'on ne fait plus lire en classe, ça... pas étonnant qu'ils ne progressent pas, les pauvres choux...

    • Des rubriques régulières
      qui aident l'élève de CP à prendre ses repères : « Je m'entraîne », « J'écris des mots »
      (et toc, les syllabistes enragés), « Je complète », « Je copie et je dessine », « Je continue la frise ».

    Parce que la routine est indispensable à l'enfant pour se sentir stable et compris. Le ludico-époustouflo-distrayant, ce sont les adultes aux sens émoussés qui en ont besoin pour se sentir vivants, pas les enfants.

    Et puis, on entre dans le vif du sujet.

    Quatre doubles pages « Avant d'écrire »

    Très claires, illustrées de photos et accompagnées de conseils si simples qu'on se demande pourquoi il faut en plus un guide pédagogique. Il y a même la petite touche « métacognition » de temps en temps ! C'est monsieur l'Inspecteur qui va être content... 

    Je conseille sincèrement aux jeunes collègues qui choisiront ce cahier d'éprouver eux-mêmes les exercices qui y sont proposés, en se comportant en droitiers comme en gauchers, pour comprendre ce que doivent intégrer les enfants. Cependant, attention à agrandir les distances pour l'exercice du yoyo, sinon ils risquent de ne pas visualiser et éprouver dans leurs muscles et articulations le mouvement du pouce.

    Je leur conseille aussi de ne pas se contenter de l'à-peu-près auquel sont parfois habitués certains enfants sortant de maternelle, surtout quand celle-ci, poussée par une hiérarchie peu au fait des capacités psychomotrices des tout-petits, a plongé ses élèves dans des exercices de « graphisme » ou d'« écriture » qu'ils ne pouvaient qu'échouer, prenant ainsi de très mauvaises habitudes :

    • Le tracé du fil du yoyo doit être un vrai fil qui va de la main au yoyo
    • les yeux doivent ressembler aux yeux du chat
    • les frises doivent être propres, bien coloriées et ne concerner que les points, lignes et intervalles proposés par l'auteur

    Peut-être faudra-t-il pour cela y passer un peu de temps et fournir du papier de brouillon ?... à voir.

    Dix-huit doubles pages « Apprendre les lettres »

     Elles sont simples, répétitives, routinières même, et font autant que faire se peut appel aux capacités de lecteurs des jeunes élèves qui entrent au CP.
    Les illustrations sont présentes, juste ce qu'il faut, pour ne pas perturber le nécessaire travail d'attention et de concentration de l'enfant, tout en lui rendant le travail appétent. 
    Se reporter au Guide Pédagogique pour bien s'imprégner des consignes et de la manière de les faire appliquer aux enfants.

    Dans le domaine de la lecture, la progression est nette, on passe d'aucune acquisition en première page où l'enfant est juste prié de croire son enseignant sur parole lorsqu'il désigne chaque illustration par une suite de lettres (élève - loup), au repérage auditif d'une lettre dans un mot, puis d'une syllabe lors des pages suivantes.
    À la page 23, donc, si on a respecté le rythme quotidien de 20 à 30 minutes, vers la cinquième semaine de classe, ça y est, l'enfant sait déchiffrer, seul, des mots signifiants en en comprenant le sens : il lit ! Et le prouve en illustrant ce qu'il a lu d'un dessin représentatif (d'où l'importance de renforcer le dessin représentatif pour tous les élèves qui arrivent de maternelle en n'y ayant que très très peu dessiné, par l'usage quotidien lui aussi).

    Que dire pour conclure ?

    Volontairement sérieux sans être pour cela tombé dans le piège de l'austérité obligatoire, ce petit cahier plaira aux enfants, j'en suis sûre. Il se révèlera sans doute très utile dans toute classe de CP, quelle que soit la méthode utilisée en lecture.
    Mais il pourra aussi être utile :

    • pour les jeunes ou futurs collègues qui ont conscience de ne pas écrire selon les normes et qui voudraient s'exercer avant d'être à leur tour des « maîtres d'écriture »
    • pour les jeunes ou futurs collègues qui, n'ayant reçu aucune formation à ce sujet pendant leur cursus universitaire, ont peur de ne pas savoir comment s'y prendre pour faire acquérir ces normes à leurs élèves, qu'ils soient en Grande Section ou au CP, ou pour les inculquer à des élèves qui auraient raté le coche et seraient en souffrance dans les classes supérieures de l'école élémentaire
    • pour les parents en IEF qui se posent le même type de questions que nos jeunes ou futurs collègues
    • pour les classes de Grande Section
                         → pendant tout le premier trimestre de l'année scolaire avec les pages « Avant d'écrire » : exercices quotidiens de 10 à 15 minutes, au rythme d'une page par semaine ou même par quinzaine pour les pages 9 et 11, en groupe classe
                        →  puis par la suite, toujours au rythme d'une page par semaine, la partie « L'écriture des lettres », en continuant la routine quotidienne de 10 à 15 minutes, toujours en groupe classe

    Pour tous ceux qui voudraient en savoir plus, je les encourage vivement à lire l'article de Laurence Pierson, sur son site « Écriture Paris » et à aller consulter le guide pédagogique sur le site de MDI.
    Vous pourrez même feuilleter le spécimen en ligne pour vous rendre compte par vous-mêmes. Le cahier y est en entier. 

    Par ailleurs, comme il n'est pas cher et que l'éditeur propose une offre spéciale ne pénalisant pas les petites écoles rurales qui n'ont pas forcément 25 élèves de CP chaque année, on peut se payer le luxe de ne pas passer par la photocopie, quitte à demander 3,60 € aux familles si vraiment les crédits alloués pour les fournitures scolaires sont trop ridiculement étriqués.


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique