• Pédagogie(s)

    Une rubrique pour parler « Pédagogie » de la maternelle, de la lecture, de l'écriture, des mathématiques, ..., pour un niveau parfois ou dans la continuité de la TPS au CM2, juste pour prouver que l'École Primaire, c'est un cursus réfléchi et construit pour éduquer en vue de pouvoir instruire avant d'instruire dans le but d'éduquer.

    Vous y trouverez des séries que je commence aujourd'hui à répertorier à commencer par les dernières en date encore en cours de rédaction :

    Pédagogie par l'exemple:

    1) Écriture-lecture au CP :

    Rentrée des classes :

    CP : Les débuts en écriture-lecture (1)CP : Les débuts en écriture-lecture (2) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (3) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (4)

    Un mois plus tard :

    CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (1) ; CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (2)

    Deux mois plus tard :

     CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (1) ; CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (2)

    Début janvier :

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1)CP : Écriture-lecture, début janvier (2)

    MS : Premiers outils mathématiques

    MS : Premiers outils mathématiques (1)MS : Premiers outils mathématiques (2) MS : Premiers outils mathématiques (3) MS : Premiers outils mathématiques (4) ; MS : Premiers outils mathématiques (5) 

    Racontamus, écoutatis, comprenunt :

    Un résumé du livre « Comment raconter des histoires à nos enfants » (Miss Sara Cone Bryant) :

    Racontamus, écoutatis, comprenunt (1)Racontamus, écoutatis, comprenunt (2) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (3)Racontamus, écoutatis, comprenunt (4)Racontamus, écoutatis, comprenunt (5)Racontamus, écoutatis, comprenunt (6) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (7)Racontamus, écoutatis, comprenunt (8) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (9)

    Préparer :

     Préparer sa classe en ÉlémentaireT'aimes les thèmes, toi ? ;  Vacances studieuses, vacances heureuses ?L'Amérique, la redécouvrir, ça a parfois du bon ;

    CP : Les débuts en écriture-lecture (1)CP : Les débuts en écriture-lecture (2)

    Pédagogie de l'écriture - lecture :

    CP : Lire, c'est entendre ou voir ? ; CP : La « syllabique » et la compréhension ; La dictature de la syllabeTout est dans tout, mais quand même ; CP : Que faire maintenant qu'ils savent lire ?S'approcher de l'écriture à petits pasMaternelle : Entrer dans l'écrit ; CE1 : Relation graphème/phonème, lecture ou orthographe ? ; MS à CP : Les méfaits de l'alphabet

    Pourquoi nos élèves écrivent-ils aussi mal ? (1) ; Pourquoi nos élèves écrivent-ils aussi mal ? (2)  La copie, ça s'apprend ; T'aurais pas un outil scripteur ?Apprendre à écrire pour apprendre à lire ; Apprendre à écrire pour savoir lire ; CE1 : Rédaction collective d'une phrase

    MS : La « phono » naturelle et familière (1) ; MS : La « phono » naturelle et familière (2) ;MS : La « phono » naturelle et familière (3) ; MS : La « phono » naturelle et familière (4)

    Ils n'entendent pas les sons ! ; L'alphabet des p'tits légumes ;

    Apprendre à lire, c'est vraiment simple (1) ! ; Apprendre à lire, c'est vraiment simple (2) Apprendre à lire, c'est vraiment simple (3) ! Apprendre à lire, c'est vraiment simple (4) ! ; Apprendre à lire, c'est vraiment simple (5) ! Apprendre à lire, c'est vraiment simple ! (6) Apprendre à lire au CE1

    Recette (pour "fabriquer" un enfant lecteur) ; Le projet de lecteur ; La compréhension, c'est pas automatique... ;

    Six ans pour apprendre à lire ; Six ans pour apprendre à lire (suite) ;

    Lecture : images, lettres, mots et phrases

    Pour une Maternelle du XXIe Siècle :

     ABCD de l'égalitéMusique et expression en maternelle ; Confiance, un mot trop oubliéColler des étiquettes et changer des couches !Oliver ou Rémi ?À la fois École et Maternelle...Ne pas déranger ! Ici on joue…Votre avis m'intéresse...La production d'écrits en PSQuand on veut tuer son chien…Mon plus grand regret

    Généralités sur l'école, les programmes, les enfants...

    Éduquer pour pouvoir instruireGestion du comportement : grands mots pour grands maux...Faudrait pas qu'ça grandisse ! Éloge du temps libre et de l'ennuiLes maximes, taille enfant ou adulteAnnées de retard 

    Évaluation :

     Méthode À Mimile : que valent mes CP, asteur ?Évaluer l'effet-maître ? Qui a eu cette idée folle, un jour, d’évaluer des Petitous ?L'Anticahier de RéussiteL'Archicahier de Réussite... professionnelle ! ; MS : Archi et Anti cahiers de réussite.  ; GS : Anti et Archi sont dans un bateau... ;

    Mathématiques :

    Se repérer, compter, calculer en GSDemandez l'programme ! Demandez la méthode !

    Compte-rendu d'une conférence d'Henri Canac sur l'apprentissage des nombres de 0 à 100 chez l'enfant de 5 à 7 ans :

    1. Après l'écriture, les nombres !  ; 2. Savoir compter jusqu'à 100  ; 3. Les cinq premiers nombres ; 4. Les  nombres de 6 à 10 ; 5. Le nombre 10, la dizaine ; 6. De 11 à 19, les irrégularités de langage ; 7. De 20 à 69, "Trop fass', maîtresse !" ; 8. Où l'on voit bien que 30 > 24 ; 9. Évaluation des acquis

    La querelle des méthodes :

    Le préceptorat du pauvre ;Freinet, canal historique ; Fichez-moi la paix avec Montessori ! ; Enseigner les stratégies pour... ; Tu apprendras dans la douleur ; Qu'importe le flacon !La ritualisation des rituels, quelle barbe !Marcher sur la tête, un projet interdisciplinaireQuerelles stériles et vieilles lunes... ;

    Quousque tandem... ? (c'est du latin) ; École mixte, couple mixte, méthode mixte...Plus précisément...  

    Mal parler pour bien comprendre ? (les Oralbums)

    Enseigner la conjugaison, l'orthographe :

     Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (1)Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (2) Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (3) ; Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (4) ; Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (5) Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (6)Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (7)

    Les mystères de l'orthographe

    Orthographe, la grande mal-aimée

    CE2-CM : « Rééducation » de l’orthographe.

    Culture humaniste et scientifique :

    Géographie au CP ;

    Rôle du dessin :

    Dessiner pour devenir intelligent. ; Dessiner pour s'exprimer

     

     

  • CP : Écriture-lecture, début janvier (2)

    Merci à Xavier Laroche, pour son illustration

    LUNDI APRÈS-MIDI

    13 h 20 - 13 h 30 / 13 h 30  - 13 h 40 : Accueil et Temps incompressible

    13 h 40 - 14 h 25 : Écriture-lecture 

    Relations aux programmes : Lire : Identifier des mots de manière de plus en plus aisée Écriture : Transcrire des mots avec les correspondances entre diverses écritures des lettres (scripte cursive) / Vérifier la conformité de la copie par comparaison avec le modèle / Acquérir quelques connaissances sur la langue : mémoire orthographique des mots / Connaître les correspondances graphophonologiques / Connaître la valeur sonore de certaines lettres (s) selon le contexte.

    Après avoir posé sur leur table leur cahier du jour ouvert à la bonne page et, par-dessus, leur livre de lecture, les enfants commencent par un moment de langage oral, exclusivement ciblé sur le contenu de la page 2 : le texte, les illustrations, la graphie du jour.

    Xénophon : C'est l'histoire d'un pirate qui s'appelle Rusé-Renard.

    Zéphyr : Il habite sur une île. C'est l'île de Rose. Mais pas Rose qu'on a dans la classe. Une autre Rose.

    Albert : Non, c'est la rose. La rose rouge. Une fleur, quoi.

    Zéphyr : Aaaaah ! Moi, je croyais que c'était une fille ou une dame qui s'appelait Rose ! Pfffff !

    Bilal : En fait, c'est pas son histoire. Enfin si. Mais pas vraiment. Paske, au début, ça nous parle de Malo.

    Coline : Oui, c'est une histoire que Malo nous lit.

    Dounia : De son préféré livre. Paske Malo, il aime que les histoires de pirates...

    Eddy : Et de trésors ! Des trésors avec des sous en or et des pierres précieuses qui coûtent très chères.

    Fatou : Dans Rose et dans trésor, on entend la lettre S qui fait [z].

    Gabrielle : C'est quand elle est entourée par des voyelles. Une voyelle avant et une voyelle après. Là, elle ne se prononce plus [s] mais [z].

    Hicham : Le trésor du pirate, il est bien planqué ! Personne y sait où il est. Que lui !

    Ilan : Le pirate, y fait peur sur le dessin. Il a l'air super méchant. Il a une épée en or et une grande barbe. Et des bottes. Et un chapeau. Et un truc rouge autour de sa tête.

    Joris : Ouais, un foulard. C'est comme dans Pirates des Caraïbes ! Ça fait peur ! Les pirates, y z'égorgent tout le monde, comme ça. Y mettent leur couteau entre les dents, y sautent sur les bateaux des autres, y font des gros yeux méchants et ziak ! ziak ! ziak ! Y leur passent leur poignard sur le cou en les tenant comme ça et y les égorgent, ça s'appelle. Y'a du sang partout, c'est dégueu... dég... dégoûtant. Voilà : c'est dégoûtant !

    Katia : On va pas lire ça, quand même, maîtresse ?Paske moi, ma mère, elle veut pas que je lise ça, hein...

    Enseignant : Qu'en pensez-vous ? Allons-nous lire les horreurs que nous raconte Joris ?

    Loan : Bah non. C'est un livre de CP, pas un film pour adultes. Moi, j'ai pas le droit de regarder des films violents ; mes parents, ils veulent pas.

    Maya : Moi non plus, j'ai pas le droit. Ni chez papa, ni chez maman. Que des dessins animés pour enfants chez papa et, chez maman, j'ai pas la télé...

    Joris : T'as pas la télé ? T'as pas de tablette, non plus ! Mais qu'est-ce que tu fais, alors ?

    Enseignant : Maya et Joris, vous continuerez cette conversation passionnante à la récréation. Pour le moment, nous revenons à la page de lecture. Nino ?

    Nino : Bah, je crois qu'on a presque tout dit, déjà. Sauf le trésor... Il y a des diamants, des é... d'argent, j'ai oublié le nom de ces pièces-là... Et puis... de l'or, des pierres précieuses rouges et d'autres jaunes mais pas des vertes.

    Enseignant : Très bien. Olympe ? Et puis après, nous lisons parce que là, nous pourrions continuer tout l'après-midi mais le temps nous est compté, vous le savez bien.

    Olympe : Les sous, c'est des écus. Les pierres rouges, des rubis, et les jaunes, des... topazes. C'est écrit là, en bas.

    Enseignant : Voilà. C'est parfait, Olympe. D'où l'importance d'apprendre à lire... Quand vous saurez bien lire, vos yeux iront tout seuls chercher les renseignements dans le texte... Vous ne pourrez même plus faire autrement. Alors, reprenons où nous en étions ce matin. Je l'ai noté pour ne pas oublier. Le premier lecteur sera Ulysse qui nous lira le titre et le premier paragraphe, puis Vanina nous lira le deuxième, Willy, le troisième, Xénophon, le quatrième et Albert, le cinquième. Les autres liront dans leur chuchoteur en essayant d'aller aussi vite que leurs camarades qui lisent à voix haute. Ensuite, nous ferons la dictée et l'exercice sur le cahier du jour.

    Peyo : Et après... le nouveau cahier d'exercices que la maîtresse va nous distribuer !

    Enseignant : Eh non... Je vous expliquerai tout à l'heure. Nous écoutons Ulysse qui va essayer de lire comme un papa ou un maître qui lit une histoire à des enfants.

    Ulysse : Le trésor... du pirate.... Le trésor du pirate... Malo adore... les livres qui parlent... de pirates et de... trésor... Malo adore les livres... qui parlent de pirates et de trésor.

    Vanina : À... la... b... i... bi... b...l... bl... bibl...i... bibliothèque ?... 

    Enseignant : Oui, c'est ça. Bravo Vanina. Continue. 

    Vanina : il... a.... p... non... t... r... tr... o... tro... u...

    Enseignant : O.U., quel son ?

    Vanina : ou ?... t... r... tr...o... non ou... t...rou... trou... trouvé ?...

    Enseignant : Oui. Ça avance, tu vas y arriver. Allez, je t'aide maintenant. Nous recommençons depuis le début : À... la... bi-bli-o-thè-que... il... a... trou-vé...

    Vanina (et l'enseignant) : un... li...vre... qu...il... lit... et... re... lit... tous... les... jou-rs...

    Enseignant : Très bien, Vanina ! Prenez votre micro, les autres, nous relisons tous la phrase avec Vanina : À la bibliothèque... il a trouvé... un livre... qu'il lit et relit... tous les jours. Tu continues, Willy ?

    Willy : Sur... l'î-le... de... la... Rose... Rou-ge... vit... le... p-lus... g-ra... non... g-rand... et... le... p-lus... mé-cha...chant... pi-rate... de... tous... les... te..temps... de tous les temps... Sur l'île... de la... Rose-Rouge... vit le... p-lus... plus gr... plus grand... et le p... plus... mé-chant pirate... de... tous... les temps ! Ouf !

    Enseignant : Bravo Willy ! Ce sont vraiment des progrès phénoménaux que tu nous montres là ! Tu vois, Vanina, toi aussi, bientôt, tu liras comme Willy !... Xénophon et Zéphyr, nous vous écoutons pour la fin... Ilan, ton chuchoteur et au travail. N'oublie pas que j'écoute tout... Je veux t'entendre. Allons-y !

    Xénophon : Son nom est Rusé-Renard ! Tout le monde s'écarte quand il passe !

    Zéphyr : Pour-tant... tout le monde... a en-vie de... sa-v... savoir où... Rusé-Renard a... ca-ché... son trésor ! Un trésor... é-norme... de l'or... des bi-joux... des é-cus d'ar... d'argent... des di-amants... des rubis... des to-pa-zes... topazes... Pourtant... tout le monde a envie... de sav... savoir où Rusé-Renard a caché son trésor ! Un trésor... énorme : de l'or, des bi...joux, des é...cus d'argent, des... di...diamants, des rubis, des to... topa... topazes...

    Enseignant : Très bien, fermez et rangez votre livre mais gardez  votre cahier du jour. Nous commencerons par la dictée.
    Aujourd'hui, ce sont des mots dans lesquels
    nous écrirons la lettre S quand nous prononcerons le son [z].
    Pour vous entraîner, nous allons d'abord relire les morceaux de mots que nous avons lus ce matin et nous les épellerons. Prenez votre micro. Prêts ? Allons-y ! 

    Toute la classe lit et épelle les logatomes qui sont restés affichés au tableau depuis le matin, puis chaque enfant prend son crayon à papier et s'apprête à écrire les mots dictés (la tisane ; une usine ; une église ; un vase ; le renard rusé ;
    une chemise grise ; des provisions ; une case ; le visage
    ).

    Pour chaque mot, l'enseignant fait rappeler par un élève différent comment il va écrire le son [z], puis il le dicte lentement, syllabe après syllabe : « la... plus loin... ti...sa...ne... la tisane... »

    Lorsque le mot comporte une difficulté lexicale (renard - visage) ou grammaticale (des provisions), il demande aux élèves s'ils connaissent la difficulté, les aide à exposer la règle (renard parce que renarde et renardeau ; visage parce que tous les mots qui se terminent par le son [ʒǝ] se terminent par -ge ; comme il y a plusieurs provisions, il faut terminer le nom par la marque du pluriel des noms s).

    Après chaque mot, un enfant différent l'épelle et l'enseignant écrit le mot correctement orthographié au tableau. Les élèves qui ont fait une erreur barre entièrement ce mot d'un trait horizontal tracé à la règle et recopie le mot juste au-dessous, en rouge, « pour que ça se voie bien et que leurs yeux puissent apprendre à leur cerveau l'écriture correcte de ce mot ».

    Une fois ce travail fini, le maître montre (ou projette au tableau) la page 3 qu'il commente.

    Enseignant : Désormais, vous n'aurez plus de cahier d'exercices photocopié car vous écrivez vite et bien. Tous les jours, avant ou après la dictée, vous ferez un ou deux des exercices qui se trouvent ici, après la lecture du jour et une dictée que nous lirons ensemble.
    Regardez : Exercices... C'est écrit là... En-dessous, vous voyez,
    en caractères gras, trois numéros et trois consignes. Ici, le numéro 1, là, le numéro 2 et là, le numéro 3.
    Aujourd'hui, nous allons faire le n° 2, c'est pourquoi j'ai écrit cela, en abrégé, c'est-à-dire avec des lettres, des chiffres et des signes qui permettent d'écrire plus vite. Je vous déchiffre ça : N et le petit rond, cela signifie numéro, nous allons donc faire l'exercice numéro 2, P signifie page, donc, c'est le numéro 2 de la page 3.

    Je vous ai écrit la consigne en rouge pour que nous la lisions tous ensemble, mais que vous compreniez qu'il en faut pas la recopier. Albert va nous la lire.

    Albert : Je ré-ta-blis... l'or-dre... de la... phrase... Je rétablis l'ordre de la phrase.

    Bilal : Il faut lire les étiquettes et chercher l'histoire que ça raconte.

    Coline : La phrase, elle commence par Rusé-Renard, parce que c'est le seul mot qui a une majuscule.

    Dounia : Et elle finit par... tré... sor, trésor parce que c'est le seul mot qui a un point après.

    Eddy : Après c'est fastoche... Y reste son et puis a caché.... Alors, c'est... chuuuut ! je le dis pas !

    Enseignant : Voilà, tu ne le dis pas. Tu as tout dit ou presque mais tu ne le dis pas... Vous commencez tous par Rusé-Renard et vous finirez par trésor après avoir placé son et a caché de manière à ce que votre phrase commence par une majuscule, finisse par un point et raconte une histoire que nous comprenons. Je vais aider ceux qui ont besoin de moi. Vous pourrez illustrer cette phrase après avoir tracé votre cadre à la règle comme nous l'avons appris.

    Les élèves terminent l'exercice chacun à son rythme puis illustrent la scène. Lorsqu'ils ont fini, ils apportent leur cahier à l'enseignant qui se tient près d'Ilan, Vanina et Willy qui, malgré sa nouvelle autonomie, a encore besoin d'aide pendant les exercices écrits.
    Ils vont ensuite s'installer aux coins-jeux (jeux de construction, modèles réduits de personnages, véhicules, objets divers...) ou prennent le matériel nécessaire à une activité ludique (feuilletage de livres, papier à dessin et feutres, colle, ciseaux et papiers de couleur, puzzles, pâte à modeler, jeux de société ou de mathématiques, ...) qu'ils pratiqueront à leur place, seuls ou avec un voisin de table.

    14 h 25 - 15 h 00 : Questionner le monde

    Relation aux programmes : Pratiquer, avec l’aide des professeurs, quelques moments d’une démarche d’investigation : questionnement, observation, expérience, description, raisonnement, conclusion / Quelques propriétés des solides / Observer et utiliser des outils et des objets techniques et identifier leur fonction / Identifier des activités de la vie quotidienne faisant appel à des outils et objets techniques / Interdisciplinarité : caractéristiques du développement de certains végétaux (Vivant)

    15 h 00 - 15 h 15 : Poésie

    Relation aux programmes : Écouter pour comprendre des textes lus par un adulte / Conserver une attention soutenue lors de situations d’écoute / Mémoriser des textes

    • L'enseignant annonce qu'il va interroger les élèves qui n'avaient pas encore récité la poésie apprise avant les vacances de Noël et que, pendant ce temps, leurs camarades pourront les écouter ou sortir leur cahier de rédaction dans lequel ils dessineront ce qu'ils raconteront par écrit après la récréation.
    • Pendant le quart d'heure suivant, les élèves à interroger se succèdent devant le tableau. Certains élèves les écoutent en les regardant, d'autres en dessinant.

    15 h 15 - 15 h 30 : Récréation

    15 h 30 - 15 h 45 : Temps incompressible

    15 h 45 - 16 h 20 : Production d'écrit

    Les élèves sont conviés à ouvrir leur cahier de brouillon et à écrire ce qu'ils veulent pour raconter une histoire qui leur est arrivée, une histoire qu'ils ont inventée ou une histoire qu'ils ont lue ou qu'on leur a lue.

    L'enseignant rappelle les consignes de base de cet exercice de production d'écrit :

    Enseignant : Vous vous souvenez que vous devez toujours essayer d'écrire les mots comme ils s'écrivent dans les livres et dans les dictionnaires et que vous pouvez regarder dans votre livre ou vos cahiers, si vous ne vous souvenez plus d'un mot. Vous pouvez aussi attendre que je vous appelle et je vous l'épellerai. Vous devez aussi vous rappeler que vous devez les mettre d'accord entre eux. Qui peut me donner un exemple de mots d'accord entre eux ?

    Fatou : Les provisions. On met un S à provisions parce qu'il y en a plusieurs. On le sait parce qu'on a dit les provisions : ça veut dire qu'il y en a plusieurs.

    Gabrielle : Des écus d'argent. Il y a plusieurs écus alors le nom écu est au pluriel, c'est pour ça qu'il faut mettre l'article des. Ils sont d'accord : « Je suis au pluriel, dit le nom, alors toi, l'article, tu te mets au pluriel pour que tout le monde comprenne. »

    Enseignant : Très bien. Les noms et les articles sont les seuls mots qui se mettent d'accord entre eux ? Hicham, qu'est-ce que tu en penses ?

    Hicham : Oui, je crois. Euh, peut-être pas... Je sais plus trop...

    Ilan : Moi, c'est comme Hicham. Je sais pas.

    Enseignant : Je vous aide... Des mots qui expliquent ce que nous faisons ou ce qui nous arrive.

    Hicham : Ah oui ! Les verbes !

    Ilan : Ah oui ! Les... verbres !

    Joris : Pfff ! Y le savait même pas ! Y  copie juste son copain adoré à lui...

    Enseignant : Et qu'est-ce que cela peut bien te faire, à toi ? Au moins, maintenant, il le sait un petit peu mieux. N'est-ce pas, Ilan ?... Les mots qui expliquent ce que nous faisons ou ce qui nous arrive, ce sont des... ? Ver...bes... des verbes. Alors, que font-ils, ces verbes ? Avec qui doivent-ils se mettre d'accord 

    Joris ; Avec les preunoms... Je... suis un horrible méchant pirate... Tu... es un horrible méchant pirate... Rusé-Renard est un horrible méchant pirate !...

    Enseignant : Des prOnoms, Joris... Mais, dis-moi, Rusé-Renard, c'est un prOnom ?

    Katia : C'est un nom, pas un preunom... euh, prOnom...

    Joris : Ouais, les noms ou les preunoms, c'est pareil. Ils font obéir le verbe. Je suis moi, alors tu t'écris comme ça... On a tous les modèles là, sur les feuilles, d'abord. Alors on ferait mieux d'écrire maintenant, non ? Paske sinon on va oublier ce qu'on voulait raconter. Moi, je veux raconter mes cadeaux de ...

    Enseignant : Stop, stop, stop ! Tu as raison, il faut s'y mettre maintenant, sinon, ce ne sera plus la peine de commencer. Je vous appellerai par deux à ma place, comme d'habitude, en commençant par Fatou et Gabrielle puisque c'est leur tour. Je vous rappelle que vous devez laisser une ligne vide entre deux lignes écrites pour que nous puissions corriger. N'oubliez pas, sinon je serai obligé d'effacer. Mettez-vous des points en début de ligne. Je mets le minuteur en route et dans 3 minutes, j'appelle Fatou et Gabrielle. Si vous avez fini, avant que ce ne soit votre tour, vous prendrez comme d'habitude votre cahier de rédaction et vous commencerez à illustrer votre phrase sur la page de dessin. Nous sommes d'accord ? Alors, allons-y !

    L'enseignant s'installe à côté de Vanina, Ilan et Willy et, comme prévu, met son minuteur en route. Pendant ces trois minutes, il va aider ses trois élèves à démarrer un projet à la mesure de leurs capacités d'écrivains : quelques mots qu'ils recopieront dans leur livre de lecture, une phrase très simple composée de mots vus et revus, etc. Lorsque le minuteur sonne, il fait venir Fatou et Gabrielle qui s'assoient l'une à sa droite et l'autre à sa gauche à la table commune où sont déjà installés leurs trois camarades.

    Il commence par le cahier de Fatou. Celle-ci a écrit :

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1)

    Enseignant : Je lis... défoi... le... S... il... fé... z... q... qu'est-ce que c'est que cette lettre, là, Fatou ?

    Fatou : C'est... A ? Quand, ça s'écrit bien Q.U.A.N.D, non ?

    Enseignant : Je veux bien te croire, mais ce n'est pas comme ça que je t'ai appris à l'écrire... Je t'entoure ce mot, tu le gommeras et tu me feras un joli A à la place de cette lettre qui ne ressemble pas à grand-chose. Continuons... défoi... Première chose, tu as oublié un détail : par quoi devons-nous commencer les phrases ?

    Fatou : Oups ! Une majuscule ! J'ai oublié... Attends, je vais le faire tout de suite...

    Enseignant : Non, pas tout de suite, il y a un autre souci. Ça ne s'écrit pas comme ça du tout. Enfin, si... pour les lettres D, F et OI... Alors, d'abord, ce sont deux mots : des... l'article que tu connais et qui s'écrit... ?

    Fatou : D.E.S.

    Enseignant : C'est ça... Sans oublier la majuscule... Et puis le nom fois que tu as bien écrit, bravo, parce que nous n'avions pas encore vu l'écriture du son [wa], mais qui finit par la lettre muette S. Je t'indique tout ça sur la ligne en-dessous... Regarde : 2 patates pour tes 2 mots ; un petit trait au début du premier pour que tu penses à la majuscule et S à la fin du deuxième pour que tu n'oublies pas cette lettre muette. Et tu gommes quand pour le réécrire avec un joli A !
    Ah ! Et puis que j'ai oublié. C'est le verbe faire avec une écriture du son [ɛ] que nous ne connaissons pas encore : F.A.I.T. Je te l'écris, c'est plus simple.

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1)

    Tu peux retourner à ta place. Hicham, tu viens t'installer à la place de Fatou, s'il te plaît. Pendant ce temps, je regarde le texte de Gabrielle.

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1)

    Ah mais, c'est déjà très bien tout ça... Alors.. Avec... c'est bon, mon... c'est bon, frère... aussi... et parfait... pui... ah, un petit oubli : il y a une lettre muette... Puis s'écrit P.U.I... ?

    Gabrielle : S ! P.U.I.S ! J'avais oublié. Tu me le marques ?

    Enseignant : Je t'entoure la ligne d'écriture, tu comprendras... mes... c'est ça... parents... ah, là, il y a un petit problème pour l'écriture du son [ã]... Si ce n'est pas l'un, c'est l'autre...

    Gabrielle : E.N ?

    Enseignant : Oui, et une lettre muette pour le féminin : un parent et une ... ?

    Gabrielle : parente ! E.N.T... C'est comme hurlement, alors ?

    Enseignant : Comme hurlement, c'est ça. Nous continuons, tes camarades attendent... je suis... parfait. allée... ah, là, en revanche, deux erreurs... Tu ne l'as encore jamais écrit ? Regardons un peu en arrière... Ah ! Voilà ! Tu peux m'épeler cela, s'il te plaît ?

    Gabrielle : A.2L... ah oui ! É. .. et puis E parce que je suis une fille !

    Enseignant : Très bien. Je t'ajoute deux petits traits pour que tu penses à ce que tu as oublié. Au ski... alors, au... nous ne l'avons pas encore appris, c'est A.U., nous allons le voir bientôt. Et ski, ce n'est pas la bonne lettre pour le son [k]. Tu te souviens, nous en avions parlé, les noms qui nous viennent des pays froids du nord de l'Europe... 

    Gabrielle : Ah oui, K ! Tu me l'entoures ? Je le gommerai.

    Enseignant : Oui, voilà, c'est tout prêt.

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1)

    Joris, tu viens ? Ça va bientôt être ton tour. Hicham, fais-moi voir ton œuvre.

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1)

    Rusé-Renard, c'est parfait... Et ? Rusé-Renard et puis qui donc ? Regardons la suite : et le plus méchant pirate qui existe. Tu es sûr que tu parles de deux personnes ?... Il y a Rusé-Renard, et puis il y a le plus méchant pirate qui existe ?... Du calme, les autres. Ceux qui ont fini leur phrase prennent leur cahier et dessinent, nous l'avons dit tout à l'heure : il n'y a donc aucune raison qu'il y ait ce brouhaha... Alors, Hicham ? Deux personnes ou une seule personne ?

    Hicham : Bah non. C'est lui, le plus méchant pirate. C'est Rusé-Renard. On l'a lu tout à l'heure.

    Enseignant : Alors ? C'est le mot et qui s'écrit E.T. ?

    Hicham : Haaaa ! Non, c'est E.S.T. Il peut être méchant.

    Enseignant : Bon. Ensuite : plus... tu as oublié une lettre, tu chercheras dans ton livre... méchant... même chose, tu mettras au féminin... pirate... c'est parfait... qui... ça ne s'écrit pas comme ça... tu as oublié ?... C'est Q.U.I... tu l'écriras tout seul. Répète : Q.U.I. Et enfin, existe, tu ne t'es pas mal débrouillé mais ce n'est pas comme ça qu'on l'écrit.
    Regarde, je t'écris le début : ex, E.X., i, I... et tu continueras sans rien oublier : exiSte... D'accord ? Allez, au boulot !

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1)

    Katia, tu nous rejoins et je regarde l’œuvre de Joris...

    Joris : Tu vas être contente, maîtresse, j'ai déjà fini, y'a pu qu'à recopier dans le cahier ! Et comme j'ai déjà fait le dessin tout à l'heure pendant « Noël, Noël », c'est moi le premier, plus vite que Gabrielle !

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1)

    Enseignant : Et tu as bien suivi toutes les recommandations, n'est-ce pas ?

    Joris : Bah oui. Je les ai sautées, les lignes ! Regarde : là et là, tu peux écrire si tu veux.

    Enseignant : Si je veux ou si je dois ? Parce que mon métier, ce n'est pas de faire comme j'ai envie, c'est de faire comme il faut que je fasse pour que le jeune Joris Maleau apprenne à écrire comme un véritable élève de CP...

    Joris : Ouais, c'est pareil. J'ai tout fait, t'as vu ? Regarde... Attends, donne-moi le cahier, je vois pas bien... zé... non... j'ai eu... u... ouais, j'ai eu... des...cadeaux super à Noël ! C'est ma mère, elle... t'as vu, je dis plus il... elle me les a a... attends, je voix pas bien... Ah ! ach'tés ! Voilà, c'est achetés, celui-là !

    Enseignant : Ce que je remarque surtout, c'est que même toi, tu te relis avec difficulté. Qu'est-ce que comprendraient les autres, à ton avis ?... Bon, qu'allons-nous faire de ça qui te ferait un peu progresser ?... Ah, je sais ! Tu vas aller chercher ton crayon à papier et ta gomme et tu viendras t'asseoir à la place de Willy qui est en train de dessiner puisqu'il a fini sa phrase.

    Joris : Oh non ! Tu vas me faire encore tout recommencer ? C'est pas juste, j'avais fini !

    Enseignant : Et moi, je considère que tu n'avais pas commencé puisque tu n'as respecté qu'une seule consigne, celle des lignes sautées. Donc, tu arrêtes tes simagrées de bébé jaloux et tu obtempères. Crayon à papier et gomme et tu reviens ! Hop là ! Pendant ce temps-là, je vais regarder le travail de Katia. Fais-nous voir ça, ma grande...  

    Katia apporte le texte suivant, parfaitement calligraphié en belle cursive appliquée :

    Malo adore les livres qui parlent de pirates et de trésor !

    L'enseignant s'étonne :

    Enseignant : Dis-donc, Katia, c'est une une histoire qui t'est arrivée, une histoire que tu as inventée, une histoire que tu as lue ou une histoire que quelqu'un t'a lue ?

    Katia : Bah, c'est une histoire que j'ai lue, tu le sais...

    Enseignant : Et tu l'as recopiée ?

    Katia : Bah oui. C'était dans mon livre. Tu as dit qu'on pouvait s'aider avec le livre.

    Enseignant : Oui... en effet... euh... mais ce n'est pas vraiment ce que j'attendais de toi. Tu m'as fait de la copie, là. Juste de la copie. Tu n'as pas appris à réfléchir toute seule à une phrase que tu saurais écrire et à l'écrire seule mot après mot, comme si tu te faisais une dictée à toi-même. Tu comprends la différence ?

    Katia : Euh... Un peu... Mais pas trop...

    Enseignant : Bon. Ce n'est pas très grave. Je te réexpliquerai ça une autre fois. Pour le moment, tu vas retourner à ta place et essayer d'inventer, sans ouvrir ton livre, une deuxième phrase qui expliquera la suite de l'histoire. Sans ouvrir le livre du tout, même pour savoir l'orthographe d'un mot. Si tu ne sais pas en écrire un, tu en cherches un autre que tu saurais écrire. Tu as compris ? Dis-moi quelle phrase tu pourrais écrire.

    Katia : Bah... euh... je sais pas... attends... ah oui ! Son livre préféré, c'est le trésor de Rusé-Renard ! C'est bien, ça ?

    Enseignant : Oui, c'est très bien. Eh bien vas-y. Et n'oublie pas, n'ouvre pas ton livre ! Je t'écris c'est sur ton cahier parce que c'est une expression dont l'orthographe est très difficile, tu pourras la recopier. Le reste est simple, tu devrais y arriver. Allez, au travail. Et Joris et moi, nous nous y remettons !
    Alors, mon cher Joris, comment allons-nous procéder ?... Ah oui, commençons par écrire J'ai eu. C'est le verbe avoir au passé composé... C'est un temps dont nous n'avons pas encore parlé. Je vais donc te l'épeler lettre par lettre. Écris j'ai : J.apostrophe.A.I ... et plus loin eu : E.U. Voilà, j'ai... eu... Des, en revanche, tu sais l'écrire. C'est le pluriel des articles un et une. Nous l'avons écrit des dizaines de fois. Alors ?

    Joris : Ah ouais ! J'avais pas fait attention que c'était lui. Je sais, c'est D.E.S.

    Enseignant : Eh bien voilà, écris. Dans les lignes, s'il te plaît... Très bien. Ensuite, cadeaux... Tu n'as pas choisi la lettre que nous prononçons [k] qui convient. Rappelle-toi : quand nous ne savons pas écrire un son, nous choisissons la lettre que nous avons apprise en premier car, généralement, c'est celle qui est la plus utilisée. Alors, le [k] que nous avons appris en premier, quelle lettre ?

    Joris : Le C ! Comme dans coucou et comme ! Alors, j'écris cadeau, C.A.D.O !

    Enseignant : Ah non, pas O. Ici, ma règle ne fonctionne pas. C'est un groupe de lettre que nous allons apprendre très bientôt : E.A.U. Le groupe de lettres EAU se prononce [o] et nous le trouverons très souvent en fin de nom : bateau, ciseau, couteau, râteau... tout ça, ça se termine par EAU. Et ici, cadeau : C.A.D.E.A.U. Écris. Toujours dans les lignes. Merci. Ah, combien de cadeaux ?

    Joris : Bah... euh, je sais plus... Attends, je compte...

    Enseignant : Non, non, ce n'est pas la peine. Je veux juste savoir s'il y en avait un ou plusieurs.

    Joris : Ben plusieurs ! Je te l'ai dit. Des cadeaux super, c'est bien qu'y en a plusieurs, alors ?

    Enseignant : Oui, alors ?... Nous n'avons rien appris à ce sujet ? Quand il y a plusieurs objets, plusieurs personnes, plusieurs animaux...

    Joris : Aaaaaaah ! On met un S ! Mer... mince, j'ai encore oublié !

    Enseignant : Tu as raison, habituellement, nous mettons S mais nous allons bientôt apprendre que lorsque le nom se termine par ce fameux EAU qui se prononce [o], c'est X qui marque le pluriel. Alors, écris cadeau : C.A.D.EAU.X. Parfait. La suite ? Ah oui, super... Tu l'as déjà vu écrit dans notre livre, ce mot ?...

    Joris : Non.

    Enseignant : Et dans les histoires que je vous lis ?

    Joris : Euh... non.

    Enseignant : Et tu sais pourquoi ?

    Joris : Euh... nnn... Ah si ! Paske c'est pas français. C'est un gros mot.

    Enseignant : Non, ce n'est pas un gros mot. Tu peux le dire, même à l'école. Tu peux même l'écrire dans une lettre à un copain ou à ta famille. Mais, c'est plutôt familier. Si tu veux écrire un beau texte pour l'école, tu dois chercher un autre mot... Tu as une idée ?

    Joris : Euh... Attends, je vais te dire ça... Tu vas voir... Tu vas être étonnée... Paske c'est super beau ce que je vais te dire... Comme dans les livres que tu nous lis... Même mieux !...

    Enseignant : Je suis tout ouïe... Dépêche-toi, tes camarades attendent mon aide... 

    Joris : Des cadeaux... attention, le voilà ! Tu vas voir comme c'est bien... Extraordinairement magnifiques ! 

    Enseignant : Ah oui, en effet, c'est presque trop recherché, cette fois... Les deux, ça fait beaucoup, tu sais. Si nous simplifiions un petit peu ? Que dis-tu de magnifiques ou de extraordinaires ?

    Joris : Pfff ! Chaque fois que j'ai une idée, elle est pas bonne, alors...

    Enseignant : Ce n'est pas qu'elle n'est pas bonne. C'est que c'est trop. Il y a deux très bonnes idées, mais, les deux ensemble, cela fait trop. C'est tout. Tu vas apprendre petit à petit, ne t'inquiète pas. Tu as déjà fait de gros progrès, tu sais. Alors ? Extraordinaires ou magnifiques ?

    OK. C'est moi qui choisis ?

    Enseignant : C'est toi qui choisi... ras... Regarde le minuteur, il va sonner d'une seconde à l'autre. Comme ça, tu auras une journée entière pour choisir. Tiens, qu'est-ce que je te disais ? Le voilà qui sonne.
    Tu vas donner ton cahier de brouillon aux ramasseurs. Vous avez entendu, les autres ? Tout le monde laisse son cahier de brouillon ouvert à la bonne page sur son bureau et les trois ramasseurs les relèvent et les posent sur mon bureau. Comme ça, je préparerai la correction des cahiers de ceux que je n'ai pas eu le temps de voir. Je note que nous en sommes à Loan, c'est par lui que je commencerai demain.
    Il nous reste tout juste 5 minutes pour finir de ranger et nous préparer à sortir. Rappelez-vous, il ne doit rien rester sur vos bureaux.

    La demi-journée se finit par quelques minutes d'agitation autour du rangement, des cartables et des vêtements à récupérer et de la séparation entre élèves qui restent à la garderie municipale et élèves qui rentrent chez eux. 

    Dans la même série :

    Rentrée des classes :

    CP : Les débuts en écriture-lecture (1)CP : Les débuts en écriture-lecture (2) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (3) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (4)

    Un mois plus tard :

    CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (1) ; CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (2)

    Deux mois plus tard :

     CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (1) ; CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (2)

    Début janvier :

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1) ; ... 


    6 commentaires
  • La maman d'une utilisatrice de 5 ans et demi, ayant entrepris l'apprentissage de la lecture dans le manuel Écrire et Lire au CP il y a deux semaines et demie, m'a envoyé la vidéo ci-dessus.

    Après deux semaines et demie et sept pages de Écrire et Lire au CP[1], elle a déjà derrière elle un acquis certain que nous allons analyser pas à pas.

    Où en est-elle réellement ?

    Le plus important, lorsqu'on écoute et regarde cette vidéo, c'est de constater le plaisir de cette petite fille éprouve à « lire toute seule » comme une grande. 
    Le fameux « déclic » dont nous parlaient nos formateurs pendant les trente à quarante dernières années a bien déjà eu lieu, et ça, c'est déjà un bon point sur lequel la personne qui lui enseigne la lecture peut s'appuyer.

    Même si elle est loin de tout décoder, et qu'elle fait encore beaucoup confiance à la reconnaissance visuelle de la plupart des 19 mots vus et revus au cours des pages précédentes, elle est déjà dans une démarche d'analyse et même parfois de décodage lettre à lettre.

    Enfin, elle se sert d'une connaissance intuitive de la syntaxe française pour analyser ce qu'elle lit et écarter ou douter de ce qu'elle considère comme n'étant pas du français. Son esprit analyse ensuite ces doutes, essaie de les dépasser et c'est alors qu'une certaine fluidité de lecture, encore toute relative, vient.

    Mais ce sera plus simple si nous visionnons à nouveau la vidéo[2].

    La vidéo

    Phrase 1 :

    Trois mots sur les cinq sont tout nouveaux. On constatera que les mots un et Lucas sont facilement reconnus visuellement et ne posent pas de problème à l'enfant.

    En revanche, le mot ami, pourtant écrit juste au-dessus dans la liste des mots nouvellement rencontrés, est difficile à reconnaître.

    Devant le défaut de sa mémoire visuelle, l'enfant adopte alors une attitude très importante qui va conditionner ses progrès à venir : elle cherche à le décoder, même si c'est avec difficulté.  Cet embarras est tout à fait normal puisque nous ne sommes qu'au tout début du processus, d'autant que, déroutée par la voyelle en début de mot, elle cherche à décoder au fil du mot au lieu de le scinder en syllabes. L'adulte l'aide, elle peut repartir.

    Petit conseil en plus :

    L'adulte pourra, si cela se reproduit au cours des pages 10 à 15 (puisque, ensuite, il n'y aura plus de mots à reconnaître visuellement), faire relire à l'enfant la phrase de base (en haut de page de gauche) et montrer où se trouve le mot qui a posé des problèmes de reconnaissance visuelle.

    Phrase 2 :

    Sur les cinq mots de la phrase, il n'y a qu'un mot vu récemment : un. En revanche, il y a un prénom, reconnu visuellement depuis longtemps, mais remis en jeu récemment : Marie.

    En effet, étant jusqu'à peu le seul mot commençant pas les lettre M et a, il était facile à repérer. Mais, plus récemment, un autre prénom est apparu, répondant aux mêmes caractéristiques, celui de Malo, vu beaucoup plus souvent que Marie au cours des 3 dernières pages (Malo : 13 occurrences ; Marie : 2 occurrences).

    L'enfant a alors un excellent réflexe : elle s'arrête après la syllabe commune et... décode ! Les lettres r et i ont déjà été vues, le travail est rapide, le prénom Marie est reconnu.

    Phrase 3 :

    La phrase contient deux mots vus récemment, déjà présents dans la Phrase 1 où nous avons pu constater que leur reconnaissance visuelle était bien acquise.

    Petite hésitation sur l'un d'entre eux, rythme de lecture rapide, c'est tout bon, l'enfant comprend ce qu'elle lit.

    Phrase 4 :

    Cette phrase est la grande sœur de la précédente : bâtie sur le même modèle mais présentant un complément de plus. Voyons si la reconnaissance du mot un se stabilise...

    Première remarque : Prudence fort à propos sur la lecture des prénoms Marie et Malo. Il est évident que nous ne sommes plus dans la reconnaissance visuelle mais bien dans la lecture, encore syllabe par syllabe, de mots qu'on déchiffre pour les comprendre.

    Deuxième remarque : Petite hésitation devant le deuxième comme de la phrase. L'enfant semble se dire : « Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?... Je l'ai déjà lu, celui-là. » puis elle se lance : « On verra bien... Après tout, ça doit être possible. » Puis elle lit Lucas, visiblement soulagée : « Ça marche, j'ai compris. On peut vivre la même chose que deux autres personnes, il y a alors deux fois le mot comme. »

    Phrase 5 :

    La phrase contient deux mots vus tout récemment, dont un reconnu déjà deux fois dans les lignes précédentes, Lucas, et l'autre tout nouveau pour cette séance de lecture : suit.

    Et ce mot suit ne passe pas... Il est d'abord très bien déchiffré mais il étonne beaucoup l'enfant : « Qu'est-ce qu'il fait là ? Ça ne veut rien dire ! Mais alors rien du tout »... 
    Elle en est tellement déroutée qu'elle se trompe de ligne et continue sur la phrase 6, sœur jumelle de la précédente. Et pourquoi donc ?, me direz-vous, Malo suit, c'est très simple pourtant.

    Eh non ! pas pour un illettré de 5 ans et demi...

    Réfléchissons un peu : quel mot se prononçant aussi [sɥi] l'enfant emploie-t-il à longueur de journée ?... Cherchons bien... Ah oui ! Je suis ! Le verbe être au présent à la première personne du singulier !

    Alors, tout devient clair : on ne dit pas Malo « suis », on dit Malo est ! Non mais oh !
    L'adulte a pourtant l'air d'accord, il ne dit pas de recommencer, il acquiesce même et répète, tranquille comme Baptiste, cette aberration grammaticale : Malo... « suis » et demande de continuer la lecture.

    Quand le mystère est trop grand, on obtempère. L'enfant continue donc. Malo... verbe être au présent à la 1re personne du singulier... Lucas. L'adulte a l'air content, la petite continue.

    Et voilà que ça recommence ! Il... (le) ! Décidément, l'auteur de ces phrases est une folle dangereuse, bonne à enfermer ! Où a-t-elle vu que le pronom il pouvait être suivi de l'article le ? Bon allez, puisque vous voulez que je dise des sottises, allons-y gaiement ! (Il)... le... ... ... C'est quoi, ça ?... ah oui : suit !

    Et là, le ton a changé. Ce suit a été intuitivement reconnu comme le verbe suivre au présent à la 3e personne du singulier. Il le suit ! Bon sang, mais c'est bien sûr ! « Ah la belle chose que de savoir quelque chose ! », se serait exclamé Monsieur Jourdain ! Malo suit, verbe suivre, Lucas, cela peut aussi se dire : il le suit ! C'est merveilleux ! 

    Phrase 6 :

    Tellement merveilleux que cette phrase 6 est oubliée ! C'était la sœur jumelle... Tant pis... Le livret 1 a encore 40 pages et le livret 2, 56. La petite fille aura d'autres occasions de travailler, travailler et encore travailler intuitivement les reprises pronominales en action. Sans parler de toutes les occasions qui naîtront de la vie quotidienne, tout au long de son enfance. Pas la peine d'en faire un critère d'évaluation de la capacité à apprendre à lire dès l'entrée au CP, quoi qu'en pensent les évaluateurs depuis une bonne quinzaine d'années !

    Petit conseil en plus :

    L'adulte pourra, si l'enfant se trouve à nouveau bloqué par la compréhension de ce qu'il vient de lire, jouer la scène à l'aide de petits personnages ou même tout simplement de ses doigts : l'index et le majeur de la main droite jouant Lucas qui marche, les mêmes doigts de la main gauche jouant Malo qui le suit... Et puis, on recommence, en les désignant du menton : « Il... le... suit » !

    Phrase 7 :

    Deux mots vus très récemment : Lucas, un prénom auquel visiblement l'enfant s'est déjà attachée, la facilité avec laquelle elle le reconnaît le prouve... et le fameux suit !

    Eh bien voilà ! Ça y est ! Quand on comprend, ça va tout de suite mieux... Prudence étant mère de sûreté, petite hésitation sur arrive, le temps de vérifier la deuxième syllabe, et c'est parti. Facile, l'enfant voit la scène dans sa tête, alors elle lit...

    Pendant ce temps, dans certaines classes, on s'escrime sur des tableaux de syllabes et on apprendra, globalement qui plus est, le mot suis en bas de page, avec un petit ♥ devant pour bien comprendre qu'il ne s'agit pas de comprendre mais d'apprendre par cœur, quand on arrivera à la page 27 de la célèbre méthode qui monte, qui monte, qui monte...

    CP : Des bienfaits de la compréhension
    Ici bien malin sera celui qui me dira s'il s'agit d'être ou de suivre.
    « Je suis... je suis... mais qui suis-je donc ? »
     

    Phrase 8 :

    Tiens, revoilà le pronom le et le verbe suivre. Comment va se comporter notre petite apprentie-lectrice ?

    Tout va bien. Elle déchiffre le pour s'assurer un peu, puis lit le reste de la phrase avec une fluidité remarquable pour une enfant qui n'a que quelques heures de lecture derrière elle (les séances, quotidiennes ou presque, ne durent qu'une dizaine de minutes chaque fois).

    Phrase 9 :

    Une phrase composée de mots déjà vus et revus à de nombreuses reprises. Remarquons la présence du mot arrive qui a été décodé syllabe après syllabe tout à l'heure.

    Ah ! La fluidité du déchiffrage est meilleure. Petite remarque : le mot va, décodé juste au-dessus, l'est à nouveau.
    Là aussi, on sent qu'il s'agit de volonté délibérée de s'assurer par le décodage du bien-fondé de son intuition. Il faut savoir que le mot vu fait partie des mots de la première phrase de base, le mot va, qui lui ressemble étonnamment, est nouveau. Quand on sait que, de plus, la petite connaît aussi les mots vélo et vite qu'elle affectionne tout particulièrement (elle n'hésite jamais avant de les lire alors que la rencontre est toute récente), on comprend pourquoi va est soigneusement déchiffré.

    Phrase 10 :

    Un mot nouveau, vite, qui a d'emblée été adopté comme une vieille connaissance, et toujours notre verbe arrive et le prénom Marie...

    Et toujours la même prudence. L'enfant a réellement compris ce qu'elle fait : elle décode des mots pour comprendre une histoire et la restituer au plus près de l'intention de l'auteur :

    → décodage de Marie pour ne pas le confondre avec Malo

    décodage de vu pour ne pas le confondre avec va

     reconnaissance rapide de Mimi, le chat chéri de tous les enfants qui utilisent la méthode

    → et enfin, reconnaissance rapide des trois mots de la fin de l'histoire, la fillette connaissant bien ce Mimi, elle sait que, depuis la page 4, il arrive, arrive et encore arrive !

    Quelques conclusions rapides :

    L'appétence fait beaucoup dans l'envie d'apprendre à lire. Les enfants liront avec plus de facilité les mots qu'ils apprécient : noms de personnages qu'ils  prennent pour leurs propres amis, noms d'animaux et d'objets familiers, actions qu'ils pratiquent avec bonheur, adjectifs et adverbes qui résonnent au plus profond d'eux-mêmes... 

    La compréhension aide au décodage et le décodage aide à la compréhension. Renvoyons dos à dos ceux qui sont persuadés qu'on ne peut pas comprendre quand on déchiffre (si, si, il y en a encore) et ceux qui affirment haut et fort qu'il faut d'abord savoir tout déchiffrer pour avoir le droit de commencer à comprendre. 
    La voie moyenne, qu'elle parte du mot[3] ou qu'elle parte de la lettre, du moment où elle associe décodage et compréhension est la voie à la fois la plus appétente et la plus efficace pour l'enfant.

    Les enfants ont une connaissance intuitive de la grammaire de la langue qu'ils pratiquent au quotidien à l'école et ils s'en servent pour comprendre ce qu'ils décodent.
    Plus ils auront été familiarisés avec cette grammaire et plus ils décoderont avec facilité des phrases écrites dans cette langue.
    Présentons-leur très vite des phrases riches de sens, même si elles sont encore pauvres en mots, et cette connaissance intuitive se précisera, se complètera et fera de plus en plus sens dans leur esprit.
    Si, dès les petites classes de maternelle, nous y ajoutons de nombreuses lectures magistrales d'histoires au vocabulaire riche et précis, des apprentissages de comptines, de chants (le grand oublié des programmes actuels de maternelle trop concentrés sur l'écrit) et des poèmes, ils n'auront pas l'impression de découvrir une langue étrangère lorsqu'un jour ils liront :

    « Quelqu'un aurait-il jamais cru

    Qu'un Lion d'un Rat eût affaire ? »

    Appuyons-nous aussi très vite sur cette connaissance intuitive de la grammaire pour en faire quelque chose de sûr, de concret, de gravé dans le marbre.
    Les méthodes de grammaire qui, avec des élèves de CE1, tournent en rond pendant plus d'un trimestre avant d'aborder le présent de l'indicatif raisonnent comme si elles avaient affaire à des enfants non-francophones.
    On peut dès le CP (le dernier exercice de la page, celui que la petite fille n'a pas envie de faire tout de suite, le prouve) commencer à repérer un nom, le reconnaître ensuite en tant que nom commun ou nom propre, à en repérer les « accompagnants », articles et adjectifs, à repérer et conjuguer un verbe, à remarquer les mots qui remplacent des noms, les mots dont l'orthographe ne change jamais, etc.
    Et comme cela aide les élèves à mieux comprendre ce qu'ils lisent, à découvrir une véritable intelligence du texte, y compris dans de petites phrases sans grand intérêt comme celles qui nous venons d'entendre, il ne faut surtout pas s'en priver. 

    Quelques mots reconnus quelque temps dans leur ensemble, au sein d'un tout petit corpus de mots n'empêchent pas le décodage de s'installer. Ils sont là pour rendre appétent l'exercice, ce qui est fondamental avec de jeunes enfants encore pas si éloignés de l'époque où le principe de plaisir régissait toutes les actions. Ils sont là aussi pour que les jeunes lecteurs apprennent à se poser les bonnes questions, celles qui leur permettront de distinguer Marie de Malo, va de vu, chat de chasse ou, bientôt, suit de suis. 
    Il faut juste prendre garde à ce qu'ils ne soient pas trop nombreux (ici, on voit que 19 mots en 2 semaines et demie, c'est largement suffisant), à ce qu'ils reviennent très régulièrement et tout au long de la phase où ils sont indispensables (ici, 16 pages exactement), à ce qu'ils ne soient pas présentés comme des mots indéchiffrables longtemps (éviter les rien, aussi ou mais) et les mots qui prouvent que ce que nous apprenons alors comme une règle comporte des exceptions (ce, c'est ou encore pire cet, le jour-même où l'on étudie la graphie c = [k]).

    Notes :

    [1] Vous pouvez feuilleter ces sept pages ici : Écrire et Lire au CP (Livret 1, 1re partie).

    [2] Pour ceux qui ne l’ont pas fait, je vous encourage à lire les pages précédentes de la méthode (référence ci-dessus). Vous saurez alors quels mots sont présentés régulièrement depuis 2 semaines et demie (tu – as – vu – le – chat – il – chasse), environ 2 semaines ( Marie – crie – Mimi – arrive), environ 1 semaine et demie (un – vélo – Malo – comme), moins d’1 semaine (Lucas – vite – ami – suit) et à quelle fréquence. 

    [3] Je peux vous envoyer les deux livrets de cette méthode au prix de 6,50 € chacun, plus 5,28 € de frais de timbres. Si vous êtes intéressés, vous pouvez me joindre en cliquant ici : Contact


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  • CP : Écriture-lecture, début janvier (1)

    Merci à Xavier Laroche, pour son illustration

    LUNDI MATIN

    C'est la rentrée. Les élèves reviennent de deux semaines de vacances. Les temps d'accueil et d'installation étant désormais bien rodés, nous ne les détaillerons pas. En revanche, les activités d'écriture-lecture prenant de l'ampleur, cet article ne détaille que la matinée de classe. L'après-midi suivra dans les jours qui viennent.

    8 h 50 / 9 h : Accueil

    9 h / 9 h 15 : Temps incompressible

    • Distribution et collage des leçons du soir sur les carnets, agendas ou cahiers de texte par les élèves eux-mêmes.
    • Découverte du nouveau manuel de lecture, feuilletage.

    9 h 15 - 9 h 55 : Langage oral / langage écrit

    Comprendre et s’exprimer à l’oral : Écouter pour comprendre des messages oraux / Dire pour être entendu et compris / Participer à des échanges dans des situations diverses / Adopter une distance critique par rapport au langage produit. Comprendre le fonctionnement de la langue : Passer de l’écrit à l’oral / Construire le lexique / Identifier des mots de manière de plus en plus aisée / Mémorisation de formes orthographiques

     L'enseignant souhaite désormais privilégier le langage écrit : il passera moins de temps sur l'oral qu'il réservera à la fin de chaque paragraphe. Il annonce aux élèves que, désormais, le fonctionnement sera un peu différent.

    Enseignant : Vous avez dû remarquer en feuilletant ce livre que certaines choses ont changé. Ouvrez-le aux pages 2 et 3. Qu'y a-t-il sur la page 2 ?

    Albert : Une histoire, on dirait...

    Enseignant : Oui, c'est une histoire. Et une histoire à épisodes, en plus. Bilal, tourne la page et dis-nous ce que tu vois page 4.

    Bilal : Je vois le même pirate que derrière. C'est la suite de l'histoire.

    Enseignant : Oui, c'est le deuxième épisode. Coline, tourne encore et dis-nous combien l'histoire comporte d'épisodes.

    Coline : Page 2, page 4, page 6, page 8, page 10, page 12 et... ah non, là , c'est la neige. Alors, ça fait six épisodes !

    Enseignant : Oui, c'est ça. Revenez tous à la page 2. Dounia, tu peux me dire ce que tu vois dans le cadre bleu, en haut à gauche ?

    Dounia : La lettre S avec un point rouge de chaque côté. En-dessous, il y a écrit en...tre... entre... 2... vo...

    Enseignant : O.Y, ça se prononce [waj].

    Dounia : voy...elles... entre 2 voyelles.

    Rose : Le S, quand il est entre deux voyelles, il se prononce [z], comme dans Rose...

    Ysolde : Et dans Ysolde !

    Ulysse : Oui, c'est vrai. Si on veut que ça fasse [s], on en met deux comme dans Ulysse. Sinon, je m'appellerais Ulyzzze !

    Enseignant : Très bien. Tout le monde a entendu ? Nous allons nous entraîner un peu. Qui peut me lire ceci ?... Albert ?...

    L'enseignant écrit au tableau les logatomes qu'il recopie en haut de la page 3, l'une après l'autre, en écrivant en rouge les voyelles. Les élèves désignés en lisent chacun une.

    éso - ose - usé - isa - asou - oson - ésan - asen - asui

    Enseignant : Parfait. Revenons au premier épisode de cette histoire qui semble parler d'un pirate.

    Fatou : C'est même sûr parce que c'est écrit sur le livre : Le... tré...sor... trésor du pirate... Le trésor du pirate. Et puis c'est écrit au-dessus : Le trésor du pirate.

    Enseignant : Très bien. Vous allez essayer de lire comme des grands, une phrase après l'autre. De temps en temps, je vous arrêterai pour voir si tout le monde a compris. Tu continues Fatou, jusqu'au point d'exclamation de la deuxième ligne, puis Gabrielle prendra le relais. Allons-y.

    Fatou : Malo... adore... les li...vres qui par...lent... qui parlent de pi...rates et de... tré... trésor... Malo adore les livres qui parlent de pirates et de trésor !

    Gabrielle : À la bibli...othèque... À la bibliothèque... il a... trou... trouvé un livre... qu'il lit et re...lit... et relit... tous les jours... À la bibliothèque, il a trouvé un livre qu'il lit et relit tous les jours : 

     Enseignant : Parfait. Hicham, tu nous résumes tout ça. Tu nous le racontes rapidement avec tes mots.

    Hicham : Y disent que Malo, il aime les livres de pirates. Il les trouve à la bibliothèque.

    Enseignant : Il en a trouvé plusieurs ?

    Hicham : Attends... Non... qu'un... mais il le lit souvent... tous les jours...

    Enseignant : Très bien, Hicham... Tu nous relis ces deux phrases puis tu continues avec la suite.

    Hicham : Malo... a...dore... Malo adore... les li...vres... les livres... qui... par...lent de pirates... qui parlent de pirates et de... t...ré... trésor... À la bi... bibliothèque, il a t... r... tr... trouvé un li...livre... qu... qu... il... qu'il lit... te... non et... re...lit... tous les jours !
    « Sur... l'î...le... de la Ro...sse...

    Enseignant : Non, Rose... comme Rose, ta camarade...

    Hicham : Ah oui ! On l'a dit tout à l'heure, ça fait [z]. Alors, attends... Sur... l'île... de la Rose... Rou...ge... de la Rose Rouge vit le... p...lus... le plus g...ra... g...ran... grand et le p... lus... plus mé...chant... plus méchant... pi...rate de tous... les jours... Ah non... t...em... c'est muet après ?

    Enseignant : C'est muet.

    Hicham : tous les temps... Hein ? J'y comprends rien.

    Enseignant : Relis la phrase un peu plus vite, si tu peux, et tu verras que c'est simple, finalement.

    Hicham : Sur l'île... de la... Rose Rouge... vit le... p...lus... plus... g...gr...grand... le plus grand et le... p...lus... plus mé...chant... et le plus méchant pirate... de tous les... t...temps... de tous les temps... Non, je comprends pas...

    Enseignant : Quelqu'un pour expliquer l'expression de tous les temps ?

    Albert : Depuis toujours ! C'est le plus grand et le plus méchant pirate depuis toujours... De tous les temps qui sont déjà passés...

    Enseignant : Très bien Albert. Tout le monde a compris ? De tous les temps, cela signifie depuis toujours. Tu nous relis ce paragraphe, Ilan ? Ah, tu l'as perdu. Nous allons tout reprendre depuis le début. Joris et Katia vont nous relire les deux premiers paragraphes et toi, tu enchaîneras avec le troisième et le quatrième, d'accord ? Ne te perds pas, lis dans ton chuchoteur pendant que Joris et Katia lisent et suis bien avec ton doigt. Nous t'écoutons, Joris. 

    Joris : Je lis le titre d'abord ?... OK ! C'est tout bon ! Le trésor du pirate... Le trésor du pirate... C'est écrit  en haut et sur le livre, alors je le lis deux fois... Attendez la suite, vous allez voir... Malo adore.. les livres qui.. parlent de pirates et de.. trésor ! Vous avez vu, ça ? Superjoris, c'est moi ! 

    Enseignant : En effet, c'est très bien. À Katia, maintenant.

    Katia : À la bi... bliothèque il a tr... trouvé un li...vre qui... qu'il lit et re... lit... tous...les jours... tous les jours... À la bibliothèque, il a trou..trouvé un livre qui...grrrr !... qu'il lit et relit tous les jours.

    Enseignant : Ne te précipite pas, Katia, tu as tout ton temps... Allez, Ilan, cette fois, tu sais où nous en sommes. À toi. Pensez à lire dans vos chuchoteurs, les autres, comme ça, plus moyen de s'ennuyer puisque vous vous racontez l'histoire.

    Ilan : Sur... l'î...le... de... la... Ro... sse... Rou... gue...

    Enseignant : Du calme, tout le monde. Vous croyez que c'est en soufflant et soupirant que vous allez l'aider ? Nous allons recommencer ensemble, Ilan. Sur... l'île... de... la... Regarde, le prénom de ta camarade, ici... Ro... ?

    Ilan : Rose... Sur l'île de la Rose... rou...rouge ! Sur l'île de la Rose Rouge... vite... non... vit le... p...pelus... plus... j..r... j...

    Enseignant : Regarde l'affiche du Gulu, Ilan... Quand il est avant le Robinet, est-ce qu'il imite le Jet d'eau ?...

    Ilan : Ah non... g...r... gr... grand... et... le... p...pelus... plus... mé... cha... n... chant... méchant... pi...ra... pirate... de... depuis toujours...

    Enseignant : Ah non ! Là, tu inventes... Les yeux sur la feuille, une lettre après l'autre, s'il te plaît...

    Ilan : de... to... tous... le... les... te...m... temps... de tous... les... t... temps...

    Enseignant : Très bien. Nous allons relire avec toi... Attention, je reste tout près pour t'entendre lire... Allons-y les autres, pas trop vite pour qu'Ilan puisse suivre... Oui, Hicham, toi aussi. Si tu veux lire de mieux en mieux, tu dois t'entraîner comme les autres. Prenez votre micro, tout le monde. Et commençons bien tous ensemble. 

    La classe : Sur l'île... de la Rose Rouge... vit le... plus grand et... le plus méchant pirate... de tous... les temps.

    Enseignant : Très bien. Tu continues, Ilan ?... Comment ? Tu as déjà lu ?... Non, ça, c'était de la RE-lecture, normalement... Si tu avais écouté Hicham, ça n'aurait pas été aussi laborieux... Allez, hop, tu nous retardes, là !

    Ilan : So... son... no...mme...

    Enseignant : O.M., ici, ça se prononce [õ]...

    Ilan : n... nom... est... r... ru... ssé... russé...

    Enseignant : Non. Comme dans Rose... La lettre S qui se prononce [z].

    Ilan : Ru...sé... Re... ren... a...

    Enseignant : N se marie toujours avec la voyelle suivante, Ilan. Nous l'avons déjà dit... re... nnnaaa... Recommence ce mot, là, sous mon doigt...

    Ilan : Re... na... r... renard...

    Enseignant : Parfait. Allez, tu nous relis ces quatre mots et je te libère. Mais je te surveille pour la suite : tant que tu n'écouteras pas et que tu ne regarderas pas les mots dans ton livre quand les autres lisent, tu traîneras comme ça pour lire. C'est normal : puisque tu lis 25 fois moins que les autres, tu vas 25 fois moins vite ! Allez, nous t'écoutons. O.M, ça se prononce [õ] et N se marie toujours avec la voyelle suivante.

    Ilan : Son... n... nom... est... Ru...sé...Re...nard... Son nom est... Rusé...Renard... Rusé-Renard. Y s'appelle Rusé-Renard, comme le renard qui est rusé dans les contes ?

    Enseignant : Oui, c'est un nom de pirates. Ils se choisissaient toujours des noms comme ça : Barbe Noire, Rusé-Renard, Terreur des mers, etc. Tu relis cette petite phrase et tu continues le paragraphe,... qui donc ?... Joris a déjà relu... Katia aussi... Alors, Loan.

    Loan : Son nom est... Rena... ah non... Rusé-Renard... je croyais Renard-Rusé... Tout... le... monde... s'é...car...te... s'écarte... quand... il... pa...sse... quand il passe... Tout le monde s'écarte quand il passe... Ah oui, pask'y fait très peur ! Il est grand, il est méchant, y s'appelle Renard-Rusé... euh non... Rusé-Renard... Alors tout le monde a peur...

    Enseignant : C'est tout à fait ça... À Maya qui nous relit ces deux lignes et continue avec la phrase suivante...

    Maya : Son nom est... Rusé... Renard... Son nom est Rusé-Renard... Tout le... monde... tout le monde... s'é...car... s'écarte... quand il pa... passe... Tout le monde s'écarte quand il passe...
    Pour... tant... pourtant... tout... le... monde... Pourtant, tout le monde a en...vie... a envie de ... sav... 

    Enseignant : O.I. Quelqu'un sait ?

    Loan : Ça fait [wa]. On l'avait vu quand Marie et Lila, elles pêchaient des poi-ssons.

    Maya : Ah oui, c'est vrai ! Alors... Pourtant... tout... le monde... a envie... de savoi... savoir... où... Ru...sé... Renard a ca... ché... a caché... son... trésor... Je relis ?

    Enseignant : Oui, depuis Pourtant. Ilan, mets ton doigt ici et je veux t'entendre lire en même temps que Maya... Vas-y Maya, pas trop vite...

    Maya : Pourtant... tout... le... monde... a... envie... de... sav... savoir... où... Rusé-Renard... a... caché... son... trésor...

     Enseignant : Très bien. À toi, Nino... Tu nous relis cette phrase exclamative encore mieux que Maya et tu continues...

    Nino : Pourtant... tout le monde... a envie... de... savoir... où Rusé-Renard a... caché son trésor !... Un... tré... trésor... é...nor...me ... énorme. Un trésor énorme... de... l'or... de l'or... des... bi...joux... des bijoux... des é...cus... écus... Je ne sais pas ce que c'est, des écus...

    Enseignant : Personne ne sait ?... Ce sont des pièces d'autrefois... Aujourd'hui, nous payons avec des euros ; autrefois, dans certains pays, les gens payaient avec des écus en métal précieux... Lis-nous la suite, tu verras.

    Nino : des écus... d'ar...guent... non... d'argent... des écus d'argent ! C'est précieux, l'argent. C'est blanc et ça brille... Je continue ?

    Enseignant : Oui. Ah ! Avant que tu ne commences. Attention, Nino va vous lire trois noms de pierres précieuses pour faire des colliers, des bagues ou pour mettre sur des couronnes ou des diadèmes. Je vous dirais la couleur de chacune de ces pierres, ensuite.

    Nino : di...a...mants... des diamants... des... ru...di...

    Enseignant : Regarde au tableau : la dame ou la botte ?...

    Nino : Ah, la botte !... des ru...bis... des rubis... comme le rugby ?...

    Enseignant : Nino, nous aimerions bien savoir le nom de la dernière sorte de pierres... Dépêche-toi.

    Nino : des... to...pa...zes... des... topa...zes... des topazes ! Ah ça, je l'avais jamais entendu, ce mot-là...

    Enseignant : C'est normal. C'est une pierre jaune, le topaze... Pas vraiment précieuse d'ailleurs... Enfin, moins que les deux autres. Qui me rappelle leurs noms ? Olympe ?

    Olympe : Des diamants, c'est transparent, le diamant... Et des rubis, je crois que c'est rouge... ou alors vert...

    Peyo : C'est rouge ! Vert, c'est pour l'émeraude. C'est écrit sur les tubes de peinture : vert émeraude.

    Enseignant : Très bien. Olympe, relis-nous tout le dernier paragraphe, s'il te plaît. Pas trop vite. Les autres, vous essayez de suivre avec votre doigt et votre chuchoteur. Ilan, je me mets à côté de toi et je veux entendre tous les mots. Les yeux sur la feuille, jeune homme !

    Olympe : Pourtant... tout le monde... a envie... de... savoir où Rusé-Renard... a caché son trésor ! Un trésor... énorme ! De l'or,... des bijoux,... des écus d'argent,... des diamants,... des rubis,... des... topazes...

     Enseignant : Très bien. Ah, quelle heure est-il ? Oui, c'est ça Peyo : presque 9 h 45. Cela veut dire qu'il nous reste plus de 15 minutes avant que la professeur de musique arrive. Nous avons donc le temps de tout relire, assez vite maintenant et, peut-être même, de faire au moins l'écriture. Chacun va lire un paragraphe. Regardez ici : je vous montre sur mon livre. Peyo lira le premier paragraphe, Quentin, le deuxième, Rose, le troisième, Salima, le quatrième, et Théo, le cinquième. Allons-y, Peyo. Toi qui lis déjà bien, essaie de mettre l'intonation : tu sais, comme si tu étais un papa, ou un maître, qui lit l'histoire à son enfant, ou à ses élèves. Même chose pour vous, Quentin et Rose...Salima et Théo, ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas obligés d'aller aussi vite qu'eux ; l'important, c'est que vous compreniez ce que vous lisez. Écoutez bien, tout le monde, parce que cet après-midi avant de commencer, vous devrez me raconter cette histoire. Tout le monde est prêt, avec son chuchoteur ? Allez, top départ !

    Peyo : Le trésor du pirate.... Malo adore les livres... qui parlent de pirates... et de trésor !  

    Quentin : À la bibliothèque, ... il a trouvé un livre... qu'il lit et relit... tous les jours.

    Rose : Ah tiens, j'avais pas vu les guillemets... C'est bizarre, pourtant, personne ne parle...

    Enseignant : Personne ne parle ? Tu es sûre ?... Pour moi, quelqu'un parle... Qui saurait nous dire qui parle ?...

    Rose : Prrrt !... Aaah ! C'est Malo ?... Il nous lit le livre qu'il lit et relit tous les jours ?

    Enseignant : Qu'est-ce que tu en penses ? C'est possible ou pas ?... 

    Rose : C'est possible...

    Enseignant : Alors, si c'est possible, allons-y. Fais-nous Malo qui nous lit son livre préféré. Tu reprends ton chuchoteur, Hicham ? Et tu suis... Troisième paragraphe, là où nous voyons des guillemets en début de ligne.

    Rose : Sur l'île de la Rose Rouge... vit le... plus grand... et le plus méchant pirate... de tous les... temps. Ah non... de tous les temps !

    Salima : Son... nom... est... Ru-sé... Re-nard ! Tout... le... monde... s'é...car...te... s'écarte... quand... il... pa...sse... quand y passe. Tout le monde y s'écarte quand c’est y passe. 

    Enseignant : Regarde bien les mots, Salima. Tu ne vas pas très vite mais au moins tu n'inventes pas. Recommence.

    Salima : Son... nom... est... Rusé... Renard... Tout... le... monde... s'écar...te... s'écarte... quand... il... pa-sse... passe.

    Enseignant : Voilà, c'est très bien comme ça. Ne t'inquiète pas, bientôt, tu iras aussi vite que les copains. Allez, Théo. Sans inventer. À ta vitesse. Ilan, chuchoteur et yeux sur la feuille ! Dernier paragraphe. Ici. 

    Théo : Pour... tant... pourtant... tout... le... mon-de... monde... a... en-vie... envie... de... sa-vo...

    Enseignant : O.I., ça se prononce [wa].

    Théo : de... sa-voi-r... de savoir... où... Ru-sé... Rusé-Renard... a... ca-ché... son... tré-sor... trésor ! Un... tré-sor... trésor... é-no-r-me... énorme : de l'or... des bi-joux... des bijoux... des é-cus... écus... d'ar-guent... d'arguent... euh... d'argent... des écus d'argent... des... di...an...

    Enseignant : Attention, après M, il y a une voyelle... M choisit toujours la voyelle d'après... 

    Théo : di-a... dia... mants... des diamants... des ru-bis... rubis... des... to-pa-zes... des topazes.  

    Enseignant : Très bien, Théo. Très bien, Théo et Salima ! Vous progressez tous les jours. Vous verrez que bientôt, vos yeux sauront attraper tout le mot d'un coup et que vous lirez beaucoup plus facilement. Il faut juste s'entraîner, s'entraîner et encore s'entraîner. Quelle heure est-il ? Ah, bientôt 9 h 50. Encore 10 minutes... Si vous êtes assez rapides, nous allons pouvoir préparer le cahier du jour avant l'arrivée du professeur de musique. 
    Je vous montre le modèle et Ulysse, Vanina et Willy nous expliqueront tout ça. 

    9 h 50 - 10 h : Écriture

    Relations aux programmes : Écriture : Maîtriser des gestes de l’écriture cursive exécutés avec une vitesse et une sûreté croissantes / S'initier à l'orthographe lexicale 

    Les élèves ouvrent leur cahier du jour et regardent le tableau pour savoir quel va être leur travail.

    CP : Écriture-lecture, début janvier (1)

    Ulysse : D'abord, on écrit la date et les titres : Lundi 7 janvier, Écriture, Dictée, Exercice... et puis on souligne en rouge.

    Enseignant : Très bien. Ensuite, Vanina ?

    Vanina : On recopie les mots dessous le modèle...

    Enseignant : Oui, c'est ça. Tu peux nous lire le premier mot ? Attention, tu te souviens ?... Ce sont des mots avec S qui se prononce [z] parce qu'il est entouré par deux voyelles : une avant lui et une après lui. Vas-y.

    Vanina : un... t...r...é... t...ré... tré... [s]... non... [z]... [zo]...r... [zor]... un... t...ré...so...r... un tré... sor... un tré-sor...

    Enseignant : Un trésor... Oui, c'est ça. Tu sais ce que c'est.

    Vanina : Oui, c'est beaucoup de sous. De l'or... dans une boîte en bois. Comme Picsou.

    Enseignant : Lis-nous le suivant. Et Willy nous lira les deux autres.

    Vanina : il... est... r...u...ru...s...é... ssé... il est... ru...sé... ru-sé. Comme le renard qui est rusé.

    Willy : u-ne...une... ro-se... rose... une rose... u-ne...une... va-li-se... valise... Je les ai eus, mes Alphas, pour Noël ! Avec un jeu ! Et des livres ! Alors maintenant, je sais tout lire !

    Enseignant : Ah, très bien, Willy. Je suis vraiment content pour toi.

    Willy : C'est la or...tho...phoniste, elle les a commandés et après mon papa, y lui a donné les sous, et après on les a eus pour nous à ma maison, et après j'y ai joué avec la dame qui vient pour le ménage et...

    Enseignant : Et après, nous prenons notre crayon et nous commençons !... La date, les titres, nous soulignons et, si nous avons le temps : un trésor, il est rusé, une rose et une valise...

    10 h - 10 h 45 : Chant  / Musique

    Avec l'intervenant.

    10 h 45 - 11 h : Récréation

    11 h  - 11 h 10 : Temps incompressible

    11 h 10 - 12 h : Mathématiques

    Relations aux programmes : Compter : Comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer / Nommer, lire, écrire, représenter les nombres

    Dans la même série :

    Rentrée des classes :

    CP : Les débuts en écriture-lecture (1)CP : Les débuts en écriture-lecture (2) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (3) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (4)

    Un mois plus tard :

    CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (1) ; CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (2)

    Deux mois plus tard :

     CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (1) ; CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (2)

    Début janvier :

    ... ; CP : Écriture-lecture, début janvier (2)


    7 commentaires
  • CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (2)
    Merci à Xavier Laroche, l'illustrateur d'Écrire et Lire au CP

    VENDREDI

    8 h 50 / 9 h : Accueil

    • Accueil dans la cour.

    9 h / 9 h 15 : Temps incompressible

    Éducation morale et civique : Se sentir membre d’une collectivité / Respecter les règles communes / Avoir le sens de l’intérêt général / Être responsable de ses propres engagements / S’engager et assumer des responsabilités dans l’école / Prendre en charge des aspects de la vie collective et de l’environnement et développer une conscience civique

    • La cloche sonne. Le rang se forme. Montée en classe, dépôt des vêtements au vestiaire, reconstitution du rang, rangement des cartables après qu'ils ont été vidés.
    • Distribution et collage des leçons du soir sur les carnets, agendas ou cahiers de texte par les élèves eux-mêmes..
    • Les élèves sortent leur livre de lecture, l'ouvrent à la page 37 et commencent à décrypter cette page et la suivante (illustrations et parties écrites).

    9 h 15 - 9 h 55 : Langage oral / langage écrit

    Comprendre et s’exprimer à l’oral : Écouter pour comprendre des messages oraux / Dire pour être entendu et compris / Participer à des échanges dans des situations diverses / Adopter une distance critique par rapport au langage produit. Comprendre le fonctionnement de la langue : Passer de l’oral à l’écrit / Construire le lexique / Identifier des mots de manière de plus en plus aisée / Mémorisation de formes orthographiques / Identifier et nommer : noms, articles, verbes / Manipuler et catégoriser pour percevoir les propriétés des classes grammaticales / Lire et comprendre des textes variés, adaptés à la maturité et à la culture scolaire des élèves / Lire à voix haute avec fluidité, après préparation, un texte [d'environ 600 signes] / Savoir lire en visant différents objectifs : lire pour découvrir ou valider des informations sur… [un animal].

    La séance peut commencer.

    Enseignant : Qui peut me parler de ce texte ? Willy ?

    Willy : C'est des loups et des bêtes. Y'a une souris en bas. Et des biches.

    Xénophon : Non, pas des biches. Le premier, c'est un élan, et le deuxième, c'est un renne, je crois.

    Ysolde : Oui, c'est un renne. Ça se reconnaît à ses bois.

    Zéphyr : C'est pas une histoire. Ça explique les loups. Comment ça vit, les loups. Et ça mange des rennes et des souris, alors, c'est pour ça qu'y zont dessiné un renne et une souris.

    Albert : Et des élans... À la première image, on voit un loup qui hurle. La nuit, les loups, ça hurle.

    Bilal : Et à la deuxième, on voit plusieurs loups. Devant, y'a le chef des loups. Et les autres, y le suivent partout. Parce que c'est le chef.

    Coline : Et à côté, il y a sa femme. Elle commande un peu aussi, la femme du chef.

    Dounia : La maîtresse, elle a dit que pour les animaux, on dit pas la femme, on dit la femelle. Et pas les bébés, les petits. On dit pas des bébés loups, on dit des petits loups.

    Eddy : Ça s'appelle des louveteaux, les petits loups. Et la femelle, c'est la louve.

    Fatou : Derrière, on voit un loup tout seul, la nuit, dans la neige.

    Gabrielle : Et en bas, une image affreuse, qui fait peur ! La dame, elle est terrorisée.

    Hicham : Oh ! La chochotte ! Au secours, j'ai peur ! Ça serait pas la grand-mère du Chaperon Rouge, des fois, cette dame ? Avec le loup qui la mange ?

    Ilan : Ouais, c'est la grand-mère ! Après, y va se coucher dans le lit, avec le chapeau de la grand-mère sur la tête, pour pas qu'on le reconnaisse, et puis y va attendre la petite fille pour la manger aussi. Et puis y'aura le chasseur qui va venir et y va les délivrer en tuant le loup !

    Joris : Ouais. La grand-mère et la petite fille ! Dévorées, tuées par le loup ! Y va lui faire un coup à la petite fille. Y va lui dire : « Tu passes par là et moi par là ! » et y va prendre le chemin méga court et lui laisser le chemin méga long comme ça elle sera en retard et y pourra bouffer la vieille... Manger la vi... la mère-grand.  Et puis ça sera marrant paske la petite elle dira : « Mère-grand, que vous avez des grands bras, des grandes oreilles, des grands truc-machin-choses...» Et quand elle dira « des grandes dents », il lui sautera dessus et hop, dévorée ! Trop cool ! Gnak ! Comme ça, d'un coup !...

    Katia : Oui, mais le Chaperon Rouge, c'est demain. Aujourd'hui, c'est le loup... Le loup en vrai, pas celui des contes.

    Loan : Enfin, tu penses que c'est le loup en vrai, mais c'est pas vraiment sûr. Il faut lire pour savoir. Hein, maîtresse ?

    Maya : Oui, moi, je suis d'accord avec Loan, il faut lire pour savoir.

    Nino : Je peux lire le titre, s'il te plaît, maîtresse ?...

    Enseignant : Oui, vas-y, Nino, je pense que les images ont été suffisamment commentées, maintenant.

    Nino : Le loup... un... ani...mal... un animal... é...to...nant... étonnant... Le loup, un animal étonnant. Ils vont nous expliquer que le loup, c'est un animal étonnant.Ça veut dire qu'il nous étonne, nous, les humains.

    Olympe : En dessous, il y a écrit un truc entre parenthèses. Il faut le lire, sans doute ?...

    Enseignant : Oui, bien sûr, il faut le lire... et l'expliquer, si possible. Vas-y, Olympe.

    Olympe : Mu...ri...el... Muriel, comme ma nounou. Ma nounou, quand j'étais petite, elle s'appelait Muriel... Gui...tton... Muriel Guitton ?... Ah ça y est, je sais, c'est la dame qui a fait les dessins ! Ou le texte ?... Les dessins ou le texte ?...

    Enseignant : Le texte. Les illustrations sont toutes, ou presque, de Xavier Laroche, c'est écrit ici, à la première page. Et les textes sont d'habitude de Catherine Huby, sauf quelques-uns. Dans ce cas, c'est indiqué entre parenthèses. Celui-ci est d'une dame qui s'appelle Muriel Guitton. Tout le monde a compris ?... Alors nous pouvons continuer. À toi, Peyo.

    Peyo : Le loup... gla... pit... glapit ?... Je ne sais pas ce que c'est, ça, glapit...

    Enseignant : Finis la phrase, nous expliquerons ensuite.

    Peyo : Le loup gla...pit, glapit, ja...ppe... Hein ? Eh, il est dur, ce texte. Il y a déjà deux mots difficiles, juste quand on commence !

    Enseignant : Finis, je te dis, nous expliquerons plus facilement ensuite.

    Peyo : et... hur...le... et hurle. Ah, ça y est, j'ai compris ! Ça dit ce qu'il sait faire comme bruits : il sait hurler... il sait... gla...pi... « glapier » et il sait... ja...ppe... japper !

    Quentin : On ne dit pas « glapier », on dit « glapir ». C'est comme les renards. Les renards, ça glapit. C'est « hii ! hii ! », comme ça.

    Rose : Et japper, c'est un peu pareil. Les chiens, ça jappe aussi : « yep ! yep ! »

    Enseignant : Eh bien voilà, tout est dit. Bravo à vous trois. Tu reprends ta phrase un peu plus vite, Peyo ?

    Peyo : Le loup...gla-pit... ja-ppe et hurle. Le loup glapit, jappe et hurle. Sur l'image, il hurle, ça se voit.

    Enseignant : Oui, tu as raison. Il donne bien l'impression de hurler à la lune, ce loup. Nous continuons, Quentin.

    Quentin : Il... vit... sou...vent... Il vit souvent... en... ban...de... en bande, en groupe, quoi... Il vit souvent en bande... et...

    Enseignant : La phrase est longue, alors nous allons demander à Rose de continuer. D'accord, Quentin ? Pour que tout le monde puisse lire une partie du texte...Rose, tu relis le début et tu continues, s'il te plaît. 

    Rose : Il... vit... souv...souvent en... bande... Il vit souvent en bande... et... su...it... suit... a...lors... et suit alors... le... mâ...le... le mâle, comme la femelle, tout à l'heure... le mâle, c'est le papa... do...mi...nant... domi...nant... dominant ?... Ça, je ne sais pas.

    Salima : Moi non plus. Domino, peut-être. Y s'appelle Domino, le papa ?

    Théo : Mais non ! Il est sauvage, il a pas de nom. C'est les gens qui donnent des noms aux animaux. Les animaux, y peuvent pas se donner de noms puisqu'ils savent pas parler...

    Ulysse : Le mâle dominant, c'est le chef de la meute... C'est lui qu'on voit là, devant, comme on a dit tout à l'heure. D'ailleurs, c'est écrit dessous. Juste en dessous, c'est expliqué.

    Enseignant : Oui, très bien, Ulysse. Tu nous le lis, s'il te plaît, Salima.

    Salima : Le... mâ...le... le mâle... do... mino... non... mi... nant... dominant... co...mman...de... y commande... le... g...r...gr...grou...pe... groupe ! Mettez-vous en groupe ! Le mâle domino... domi...nant... y... non... commande le... groupe. Y commande, le chef... C'est lui y commande...Y commande les autres loups...

    Enseignant : Parfait, Salima. À toi, Théo.

    Théo : Le loup... a... sou-vent... a souvent... é-té... été... cha-ssé... chassé... le loup a souvent été chassé... pour... sa... fourrure... C'est ses poils, Salima. Il a des poils chauds, le loup. Ils faisaient des couvertures et des manteaux avec des peaux de loups avec leurs poils. Les hommes préhistoriques...

    Ulysse : Et les Gaulois, les Romains et les... comment déjà, ceux d'hier, là ?...

    Vanina : Les chefs d'hier ?... Ceux qui lui mettent de l'eau sur la tête ?...

    Ulysse : Oui. Voilà ! Ils étaient arrivés après les Romains. Je sais plus. On continuera cet après-midi.

    Willy : C'est les Français, y s'appelaient. Y s'appelaient les Français !

    Xénophon : Y s'appelaient pas les Français. Les Francs. On a dit que c'était presque comme France et Français, mais pas tout à fait.

    Enseignant : Dites donc, vous ne seriez pas en train de vous éloigner un peu du sujet du jour, là ? D'accord, les Francs chassaient très certainement le loup pour sa fourrure, mais je trouve que ça suffit, maintenant. Tu reprends ta phrase, s'il te plaît, Théo, et Ulysse enchaînera avec la phrase suivante.

    Théo : Le loup... a souvent... été chassé... pour sa... fourrure... Le loup a souvent été chassé... pour sa fourrure...

    Ulysse : On... le... tue... on le tue... de temps... en... temps... de temps en temps... on le tue de temps en temps... car... il... atta...pu... Hein ?... Attapu ?...

    Enseignant : Ah oui, c'est vrai, j'ai oublié de vous dire quelque chose : à partir de maintenant, lorsqu'il y aura une syllabe en rouge, c'est parce que vous n'avez pas encore appris une de ses lettres mais que vous pouvez comprendre quand même... Ici, c'est une lettre qui ressemble à P, en effet, mais ce n'est pas tout à fait la même. Qui sait dire pourquoi ?...

    Vanina : Pas moi, hein !

    Willy : Moi, oui ! Je l'ai fait avec la thophoniste ! C'est la Quille ! La quille, elle dit [k], comme le cornichon et le kangourou. Et après, quand y'a la quille, le U, il est muet. Alors, ça fait que... il... a...tta... que... il attaque...

    Enseignant : Bravo, Willy ! Tu peux reprendre, Ulysse.

    Ulysse : On le tue de... temps en temps... car il... attaque... les mou-tons... les moutons. On le tue de temps en temps car il attaque les moutons ! Oui, c'est vrai, ça. Ils l'ont fait voir à la télé. Des moutons avec le ventre ouvert et c'étaient des loups qui avaient fait ça.

    Vanina : C'est pask'y zont faim, aussi. Si y trouvent pas des souris, y mangent des moutons.

    Enseignant : Oui, c'est ça, les loups tuent des animaux pour se nourrir. C'est bien, Vanina. Tu vas nous lire le début de la phrase suivante, maintenant. Je t'aiderai si tu en as besoin.

    Vanina : Le... l...loup... est... une...

    Enseignant : Tu es sûre ?... Regarde bien les lettres : est-ce qu'il y a E à la fin ?... une finit par E, tu te souviens ?

    Vanina : Non... un... Le... loup... est... un... c...a...ca...r...n...r...n...

    Enseignant : Attends, regarde, je te mets le cache... Lis-nous d'abord ces trois-là... c...a...r...

    Vanina : ca...car... car ?...

    Enseignant : Oui... car... continue avec ces deux-là...

    Vanina : n...i... ni...

    Enseignant : Parfait... Ce qui fait ?... car... ni...

    Vanina : car-ni... carni ?...

    Enseignant : Très bien. Tu continues : ces deux-là... puis ces deux-là...

    Vanina : v...vo... re... vo...re... c... ca...r... car... n...i...ni...vo... re... car-ni... v... vo...re...vore...

    Enseignant : car-ni-vo-re, carnivore. Bravo Vanina ! Est-ce que tu sais ce que c'est un carnivore ?...

    Vanina : Nan. Chaipas...

    Enseignant : Hop ! hop ! hop ! Silence, la meute ! Willy va nous lire la suite et comme ça, Vanina saura aussi ce qu'est un animal carnivore. Lis-nous donc ça, Willy. Tu recommences au début de la phrase, c'est plus simple.

    Willy : Le loup... est un... car-ni-vo-re... carnivore... car... il... se... n...o...u...non...nou...rri... nourrit de...vi...na...

    Enseignant : Tu es sûr que N est premier ?...

    Willy : Ah non, d'abord le A... an... vi...an...de...vi-an-de...viande ! car il se nourrit de viande ! Je le savais... On l'avait fait à la maternelle, les carnivores. Y mangent de la viande... Le loup, le lion, le tigre, tout ça...

    Enseignant : Très bien. Tu nous relis tout et Xénophon nous lira ce qu'il y a entre les parenthèses.

    Willy : Le loup... est... un... car...nivore... carnivore...car... il se nou...rrit... il se nourrit de...vina... non ! que je suis bête !... viande ! Je le sais que c'est viande, alors... car il se nourrit de viande !

    Xénophon : des... élans... il est là... des rè... ah zut, non... ca...ri...bous... caribous... Eh ben, ça ressemble drôlement au renne, le caribou !... des sou... rhôôôô... encore trompé !... des rats ! C'est un rat, pas une souris... Et l'autre, là, c'est un quoi déjà ? des... ca...ri...bous... c'est un caribou.

    Ysolde : Je crois que c'est la même chose, le caribou et le renne, non, maîtresse ?... C'est pas le même continent, peut-être ?...

    Enseignant : Attends, je prends le dictionnaire et nous allons voir ça. Alors... A, B, C, Ca, Car, ah le voilà : « caribou : nom canadien du renne » ! Tu avais raison, Ysolde, c'est bien le même animal, mais pas le même continent. Ici, en Europe, nous parlons de rennes, et au Canada, en Amérique du Nord, ils parlent de caribous. Nous pouvons continuer. C'est ton tour, Ysolde. Reprends au début du paragraphe et finis la lecture de la page. Pas trop vite pour que tes camarades puissent suivre.

    Ysolde : Le loup a souvent été chassé pour sa fourrure. On le tue de temps en temps car il attaque les moutons. Le loup est un carnivore car il se nourrit de viande (des élans, des caribous, des rats...). Il chasse souvent en groupe. Il chasse souvent en groupe ; on dit aussi « en meute ». Mais là, ils ont dit « groupe ».

    Enseignant : Très bien, nous tournons. Zéphyr, à toi.

    Zéphyr : Il... se... nou-rrit... il se nourrit de... fru-its... de fruits... s'il... ne... trou...ve... trouve pas... les... a...li...ments... les aliments... c'est quoi déjà, Willy, la lettre qui ressemble au P ?

    Willy : La quille, elle fait [k] et on dit pas le U... Là, c'est...

    Zéphyr : Attends, je sais... Qu...il... qu'il... préfère... Ah tiens, il est là, celui-là. Il y a longtemps qu'on le connaît, le verbe préférer... c'était...attends, je cherche dans les pages...

    Enseignant : Non, ne cherche pas, ce n'est pas la peine. C'était... c'était... avant... et maintenant tout le monde sait le lire, c'est ce qui est important ! Alors, restons à aujourd'hui, s'il te plaît. Relis-nous cette phrase,et n'oublie pas d'écouter ce qu'elle te raconte.

    Zéphyr : Il se nou-rrit... il se nourrit... J'écoute... miam... miam... de... fruits... il se nourrit de fruits... pommes, bananes, oranges, mandarines...

    Joris : Alors ça, ça m'étonnerait !

    Enseignant : Joris, silence ! Et Zéphyr arrête de faire l'âne, n'est-ce pas ? Je t'ai dit d'écouter ce que ça racontait, pas de faire le zouave... Hicham, Ilan, assis en silence. Allez, Zéphyr, tu reprends sans faire rire toute la classe avec tes bêtises.

    Zéphyr : Il se nourrit de fruits... s'il ne trouve pas... les... ali...ments... les aliments... ... ah oui !... les aliments qu'il... préfère... Ça veut dire qu'il mange aussi des fruits... quand... il trouve pas... je sais pas... les aliments qu'il préfère... je sais pas lesquels c'est...

    Albert : Bah c'est facile pourtant... T'as qu'à regarder derrière... T'as même pas besoin de lire, ils sont dessinés...

    Zéphyr : Aaaaaaah !... La viande !... c'est la viande de rat et d'élan et de renne qu'il préfère ?... Y préfère manger du rat que des bananes ? Berk !

    Enseignant : Eh là ! Du calme... Et arrêtez de faire vos tout-petits... Est-ce que nous sommes des loups ?... Et les loups, est-ce que ce sont des êtres humains ?... Alors, pouvons-nous comparer ?... Eh non, voilà... Ce sont les tout-petits qui voient le monde à partir de leur cerveau à eux et qui croient que tout le monde leur ressemble. Des grands garçons et des grandes filles comme vous savent très bien que chaque espèce est différente et que ce qui est bon pour les uns ne l'est pas pour les autres. Nous continuons, Albert. 

    Albert : La vue... l'o-do-rat... et l'ou...les deux points sur le I, ça compte ? 

    Enseignant : Ça ne change pas le son de la lettre I, c'est juste pour l'empêcher de se lire en même temps que celle qui est juste avant elle. Tu lis O.U. et puis I.

    Albert : et l'ou...ïe... l'ouïe... La vue, l'odorat et l'ou... ïe... du loup... sont t...r...ès... très... dé-ve-lo-ppés... et...

    Enseignant : Arrête-toi, Albert. Explique-nous déjà ce que tu viens de lire et Bilal continuera après...

    Albert : Ça dit que le loup, il voit très bien, il a une bonne vue... Après, je sais pas trop. L'odorat, c'est les odeurs, non ? Il sent bien les parfums ?

    Bilal : O-deur... O-do...rat. Ça peut, hein ? Ça se peut que les loups, ça aime les odeurs...

    Coline : Peut-être, il aime quand ça sent bon ?...

    Dounia : Oui mais quand même pour un loup, aimer les fleurs, quand même... C'est bizarre...

    Eddy : Mais non ! Qu'ils sont bêtes ! C'est pas les fleurs... c'est la viande qu'il aime, lui. Il sent les traces d'un rat ou d'un élan et après, il sait suivre ces traces avec son nez et ses yeux et son... ou...ïe... et hop, il les attrape et il les mange...

    Fatou : Son ouïe, je sais ce que c'est... parce que mon petit frère, il a souvent des otites et le docteur, il a dit qu'il fallait le mener à l'hôpital chez un spécialiste pour contrôler son ouïe... ça veut dire qu'on entend mal parce qu'on a trop eu des otites quand on était petit...

    Gabrielle : Tu veux dire le contraire. Ton petit frère, il a une mauvaise ouïe...

    Fatou : T'en sais rien, d'abord, si elle est mauvaise, son ouïe, on n'y est pas encore allés, chez le spécialiste, d'abord... On va y aller bientôt... Alors tu traites pas mon frère, hein !

    Gabrielle : Je ne traite pas ton frère... Pardon... C'était un exemple... C'est juste pour dire que l'ouïe, c'est ce qu'on entend. Et l'ouïe du loup, c'est comme sa vue et son odorat, c'est très développé, c'est-à-dire très bon. Il a une excellente ouïe, le loup.

    Hicham : Alors, c'est pour ça qu'il attrape toutes sortes d'animaux. Il sent leur odeur, après il voit leurs traces et il entend leurs cris... Par exemple, s'il entend « Bêêêê bêêêê ! », il renifle l'air qui sent l'odeur des moutons, et il sait qu'il y a des moutons et il y va.

    Enseignant : C'est tout à fait ça. Tu reprends Albert et Bilal finira la phrase.

    Albert : La vue... l'o...dorat... et l'ou...ïe... du loup... sont... tr...très... dé-ve-lo-ppés... très développés...

    Bilal : et... il... po...ssè...de... il... possè...de... des... dents... pu...i...ssan...tes... et il « a » des dents puissantes !

    Enseignant : Montre-moi où tu as vu écrit a... Ah ! Pas de a... Relis les mots que tu vois écrits, pas ceux que tu penses avoir compris...

    Bilal : et... il... po...ssè...de ... il possè... de... Je le connais pas, ce mot-là.

    Enseignant : Et pourtant, tu l'as très bien compris. Tu m'as dit que le loup A des dents puissantes... alors qu'il y a écrit qu'il POSSÈDE des dents puissantes... Tu peux m'expliquer ce que signifie le verbe posséder ?

    Bilal : Ça veut dire qu'on en a ?... C'est pareil que a ?...

    Enseignant : Voilà, c'est ça. Tu possèdes, tu as, c'est pareil. Le verbe posséder remplace le verbe avoir. Ce sont deux mots de même sens. Reprends toute la phrase depuis le début.

    Bilal : La vue, ... l'odo...rat, l'odorat... et l'ou...ïe... du loup... sont... très... déve...loppés... et il possè...de... et il possède... des dents pui... puissantes. Et il possède des dents puissantes.

    Coline : Il est ca-pa-ble... capable... de cou-rir trrrès vi-te... de courir très vite... et trrès... longue... temps... Ah ! Il est muet, le G ?... Alors, c'est longtemps... Il est ca-pable... de courir très vite...et très... longtemps.

    Dounia : il... par...court... il court... Non ? Ah oui... il... par...court... un parcours ! Il fait un parcours...

    Enseignant : Il parcourt... C'est le verbe parcourir... Avancer sur une distance qu'on nous donne, comme un parcours, par exemple, c'est parcourir la distance... Lis-nous la suite, tu verras.

    Dounia : il parcourt... 100... ki, avec le K de Katia,...lo...mètres, 100 kilomètres... en... une... jou... jour...née... journée... Il parcourt... 100 kilomètres... en une journée... En une journée, 100 kilomètres, c'est beaucoup...Paske les kilomètres, c'est pour les voitures, pas quand on marche.

    Enseignant : Oui, c'est beaucoup. Tu as raison. Les êtres humains adultes, très entraînés, en font entre vingt, en marchant, et quarante, en courant... Mais pas plus... Tu continues, Eddy ?

    Eddy : Pour... tant... pourtant... dans... les... con...tes... dans les contes... le... G...gr... grand... mé...chant... loup... le Grand Méchant Loup... n'est... pas... très... ça fait quoi le rouge, Willy ?

    Willy : Hein ?... Ah non... Ça, je sais pas, c'est pas un Alpha... A m'a pas dit, la thophoniste. Se ou euss', peut-être ? Demande à Gabrielle ou à Ysolde... ou à Quentin...

    Gabrielle : Ça fait ess', comme dans maîtresse...

    Eddy : es-ti-mé... estimé... Je ne sais pas ce que ça signifie, maîtresse.

    Enseignant : C'est normal, c'est un mot très rare. Relis-nous tout depuis le début de ta phrase et Fatou, Gabrielle, Hicham et Ilan continueront chacun un tronçon de phrase après estimé et tu verras que tu comprendras beaucoup mieux.

    Eddy : Pour... tant... pourtant... dans les... con...tes, dans les contes, le gr...grand... mé...chant... loup, le grand méchant loup... n'est... pas... tr...très... es...ti...mé... estimé...

    Fatou : car... il... dé...vore... il dévore les... petits... co... chons... il dévore les petits cochons... 

    Gabrielle : car il dévore les petits cochons, le Chaperon rouge...

    Hicham : et... même... les mè-res... grands... et même la, non, les... mères-grands.

    Ilan : P... pou... ah... pouah ! Ah oui, pouah, moi je mangerais pas des grands-mères... et des cochons... et des chaperons rouges... C'est trop pouah !

    Enseignant : Oui, très bien, vous avez fini, mais qui nous relit tout ce paragraphe pour que nous le comprenions bien ? Joris ?

    Joris : Pour...tant... pourtant dans les contes... le... grand méchant loup... n'est pas très... c'est quoi déjà ?... es... ess'... ti... mé... estimé... car il dévore... les pe... petits cochons, le cha... chaperon rouge... Tiens, G et E, ça fait [ʒǝ] ?... et même la... non, les mères-grands ! Beurk ! Quoi, non ? C'est pas beur... ah non... pou...ah ! Pouah !

    Enseignant : Alors ? Qui me définit estimé. Dans les contes, le loup n'est pas très estimé...

    Katia : Il est pas très estimé parce qu'il mange tout le monde... même ce qui est pas bon...

    Loan : Alors, personne ne l'aime... Personne ne veut être son ami... Il n'est pas aimé... peut-être ?... c'est ça ?

    Maya : Bah oui, c'est ça... On le voit bien que ça veut dire que personne ne l'aime... à cause de tout ce qu'il fait aux autres... Estimé, c'est quand on t'aime pas.

    Nino : Le loup N'EST PAS estimé. Estimé, c'est quand on t'aime. Quand on t'aime pas, tu N'ES PAS estimé.

    Enseignant : Tout à fait. La phrase est négative donc être estimé, c'est être apprécié ou aimé, et ne pas être estimé, c'est ne pas être apprécié ou aimé. Sur ce, nous finissons juste à l'heure, donc nous en reparlerons cet après-midi, de ce texte. Pour le moment, il est l'heure de passer à l'écriture.

    9 h 55 - 10 h 45 : Écriture - Exercice d'entraînement - Dictée

    Relations aux programmes : Écriture : Maîtriser des gestes de l’écriture cursive exécutés avec une vitesse et une sûreté croissantes / S'initier à l'orthographe lexicale / Orthographier les mots les plus fréquents en situation scolaire et les mots invariables mémorisé / Raisonner pour réaliser les accords dans le groupe nominal d’une part (déterminant, nom, adjectif), entre le verbe et son sujet d’autre part (cas simples : sujet placé avant le verbe et proche de lui ; sujet composé d’un groupe nominal comportant au plus un adjectif)

    Les élèves ouvrent leur cahier du jour et regardent le tableau pour savoir quel va être leur travail.

    CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (2)

    Enseignant : Que devez-vous faire ?

    Olympe : Écrire la date et Dictée, et puis souligner. On est vendredi... 9... no...vembre... Vendredi 9 novembre.

    Peyo : Pour souligner, c'est avec le crayon rouge. Sur la ligne bleu clair en-dessous de la violette.

    Enseignant : Très bien. Allez-y. Je vais aider Vanina et Eddy...

    Quentin : Si on a fini, on peut écrire Écriture et Exercices ?

    Enseignant : Oui... comme d'habitude... Si tout le monde est prêt, nous pouvons commencer la dictée ? Ilan, si tu ne passais pas ton temps à chercher ton matériel et à regarder où en sont tes voisins, tu avancerais plus vite. Commencez l'écriture, les autres, je l'accompagne. Tu écris, Ilan : Ven... avec [ã] qui s'écrit E.N... d...re... di... Non, pas le nez en l'air, nous continuons, tes camarades s'ennuient... 9... no... vem... E.M. cette fois... b...re... Parfait ! Tu vois que tu peux être aussi rapide que les autres. Ramasse ta règle... Nous continuons... Di...c...tée... n'oublie pas E muet à la fin... Parfait... Ta règle, ton crayon rouge... Ah, je te le taille... Tiens, il est prêt... Non, sur la ligne bleu clair, la règle... Voilà... Maintiens-là bien avec ta main gauche... Vérifie que tes doigts ne dépassent pas... Très bien... Allez, tu commences sous V majuscule et tu t'arrêtes juste après la fin de novembre... Parfait. Dictée, maintenant. La ligne bleu clair... les doigts... le crayon sous D majuscule et tu t'arrêtes juste après E muet.
    Nous pouvons commencer, tout le monde, Ilan est prêt. Je vous lis la dictée une fois, c'est une phrase, écoutez bien : Un... homme... se... promène... lentement... dans... la... forêt... virgule... il... écoute... le... hibou... et... le... loup... point.
    Nous commençons : Un... Attention, c'est le début de la phrase, comment sera la première lettre, Quentin ?

    Quentin : Majuscule...

    Enseignant : Parfait. Tout le monde a écrit Un ? Rose va l'épeler, alors. Vas-y, Rose.

    Rose : U majuscule... N...

    Enseignant : Tout le monde a juste ? Alors, nous continuons... Un... homme... Ah ! C'est un mot que nous n'avons pas encore beaucoup vu... Quelqu'un s'en souvient...

    Salima : Y commence avec H muet...

    Théo : Il a deux M.

    Ulysse : Et E presque muet à la fin. Ho... mme...

    Enseignant : Très bien. Tu nous récapitules tout ça, Vanina ?... H et puis ?... 

    Vanina : E à la fin.

    Enseignant : Tu as oublié un détail. Celui que Théo nous a signalé...

    Vanina : Chaipu... Nan...

    Willy : C'est les monstres, y'en a deux.

    Enseignant : C'est ça, tu récapitules toutes les difficultés, Xénophon ? 

    Xénophon : H. muet. O. deux M. E presque muet.

    Enseignant : Eh bien là, si je ne m'abuse, personne ne peut faire de faute : Xénophon vous a tout dit, même la lettre O que nous entendions très bien... Écrivez ho... avec H muet... mme... avec deux M... C'est bon, tu peux épeler Ysolde ? 

    Ysolde : H. O. M. M. E.

    Enseignant : Tout le monde a écrit comme ça ?... Pas toi, Ilan ?... Ni Maya ? Bah... que s'est-il passé ? 

    Maya : Je pensais tellement aux deux M que j'ai oublié O !

    Ilan : Moi aussi. 

    Enseignant : Vous avez voulu aller trop vite... J'ai bien dicté ho... d'abord et puis mme... après. Vous écrivez le mot entier en-dessous. Sans tout gribouiller, Ilan. Juste un trait horizontal qui va du début à la fin du mot, ça suffit... Allez, écris : H... O... M... M... E... Très bien. Reprends ton crayon à papier... Nous écrivons la suite : Un... homme... se... Écrivez se... C'est Zéphyr qui épelle. 

    Zéphyr : S. E.

    Enseignant : C'est bien. Je l'écris moi aussi. Un... homme... se... Tout le monde a juste ? Parfait... Je continue... Un... homme... se... p...ro...mè...ne... Un homme se promène... p...ro...mè... avec l'accent grave, comme la flèche... regardez bien l'affiche... ne... p...ro...mè...ne... C'est bon. Albert, épelle, s'il te plaît. 

    Albert : P.R.O.M.È.N...

    Enseignant : Tu as oublié de nous donner le nom de l'accent, Albert. 

    Albert : Ah oui ! È avec un accent grave... Celui qui part en haut à gauche et qui va en bas à droite.

    Enseignant : Très bien. Tu termines ? 

    Albert : È, accent grave, N...E...

    Enseignant : Tout le monde a juste ?... Oh ! Bravo ! C'est très bien... Nous continuons : Un... homme... se... promène...lentement... Attention, c'est long... Écrivez déjà len..., avec [ã] qui s'écrit E.N... Maintenant te... facile... Et enfin ment... avec [ã] qui s'écrit...

    Bilal : E.N.T ! Il est écrit là, dans notre cahier !...

    Enseignant : Ah oui, c'était le modèle d'écriture de mardi... Tu as une meilleure mémoire que moi, Bilal... Bravo. Alors, allez-y, vous pouvez vérifier tout seuls. Tu l'épelles, Bilal ? 

    Bilal : L.E.N.T.E.M.E.N.T.

    Enseignant : Très bien, nous continuons : dans... dans la forêt... Comment s'écrit le mot dans lorsqu'on dit : dans la forêt ?... Tout le monde sait ?... Vous êtes sûrs ?... Très bien, nous essayons, alors. Écrivez-le... Juste dans... la forêt, nous l'écrirons après... C'est bon ? Vous avez fini ? Coline épelle. 

    Coline : D. A. N. S... C'est facile, on l'a déjà écrit plein de fois ! Et il est affiché sur le mur...

    Enseignant : Bravo ! Vous avez une très bonne mémoire... Nous continuons avec l'article la : dans... la... Tu épelles, Dounia. 

    Dounia : L.A.

    Enseignant : C'est ça. Continuons : dans... la... forêt... fo... facile... rêt... Attention, c'est Ê avec l'accent circonflexe, comme ici : le... chapeau... sur...la... tête... Et, il y a T muet à la fin pour dire « foresTier »... fo... rêt... Eddy, c'est bon ? Tu peux épeler ? 

    Eddy : F.O.R.Ê, avec le chapeau sur la tête, et T muet.

    Enseignant : Chapeau sur la tête ? Il n'y a pas une autre façon de dire ?... 

    Eddy : Si mais... le début j'arrive, mais pas la fin... Cir... con... fl... flè... flesque.. Circon...flesque...

    Fatou : Flexe ! Comme excité... Cir... con...flêêê...xcité ! Circonflexe ! Facile...

    Enseignant : Pas bête, Fatou, merci... Ton idée va aider tes camarades. Dites tous : ex...ci...té... maintenant: ex... ... Et puis, cir...con...flê...xcité... circon...flex... circonflexe... Voilà !
    Nous continuons : Un... homme... se... promène... lentement... dans... la... forêt... virgule... il... Écrivez... Gabrielle va épeler le pronom il...

    Gabrielle : I.L.

    Enseignant : Ah... Vanina... iii...llll, tu entends [i] en premier, tu écris i en premier... Attends, je vais faire plus attention à toi... La suite : il... é...cou...te... Tout le monde connaît l'écriture du son [u] maintenant ?... Parfait... é...c...ou...t...t...t...e, Vanina. Très bien... Hicham, à toi. 

    Hicham : É, avec un accent aigu, comme épée, C, le cornichon, O.U.T.E.

    Enseignant : Très bien. Nous continuons. Il... écoute... le... Écrivez l'article le... Ilan nous l'épelle. 

    Ilan : L.E. Je pourrai épeler hibou aussi parce que je sais l'écrire. C'est H muet I.B...

    Enseignant : Oui, d'accord, mais tu l'épelleras après. Quand tout le monde l'aura écrit. Allez-y, tous. H muet au début... Ah... Katia, Eddy, Bbbb, la botte, en lettre cursive, c'est ?... 

    Eddy : La grande boucle avec le petit plateau.

    Enseignant : Ah ! Très bien ! Ça y est, Eddy, tu t'en souviens bien, maintenant... Nous essaierons « sans filet » la prochaine fois, d'accord ? Sans filet, cela signifie sans aucune aide. Tu crois que tu sauras ?... Eh bien, nous essaierons, alors. Allez, tout le monde écrit hibou... Ça y est ? Très bien ! Et Ilan nous l'épelle... Ne t'inquiète pas Joris, il n'y a pas d'injustice, il y en a aussi pour toi, des mots...

    Ilan : H.I.B.O.U. Voilà !

    Enseignant : C'est ça. Nous continuons... Comment, Gabrielle ?

    Gabrielle : J'ai cru qu'il y avait une lettre muette à la fin. Un T. Parce qu'on dit embouteillage...

    Enseignant : Parce que tu penses qu'un hibou, ça a un rapport de signification avec un embouteillage ?...  

    Gabrielle : Non, mais... On entendait pareil alors...

    Enseignant : Oui, nous entendons pareil, c'est vrai, mais ça ne suffit pas. Fais attention la prochaine fois, ou alors demande. Il vaut toujours mieux demander quand nous ne sommes pas sûrs : les autres sont là pour nous aider, ne l'oublie pas. Corrige en réécrivant tout le mot : hibou, c'est H.I.B.O.U.
    Tout le monde est prêt ? Alors, allons-y : il... écoute... le... hibou... et... le loup. Nous allons écrire et. Joris, tu vois lequel il faut prendre ?...

    Joris : Hein ? Le hibou et le le loup ? Je dirai que et ? C'est pas juste paske Ilan, il a dit...

    Enseignant : Qui t'a dit que tu n'épellerais que et ?... Pour l'instant, je te demande si tu sais quel mot se prononçant [E] nous devons prendre. C'est une question difficile parce que nous employons très souvent l'un et l'autre, celui qui s'écrit E.T. et celui qui s'écrit E.S.T. Je te fais confiance pour y répondre alors qu'il y a une forêt de doigts levés et toi, tu ne trouves rien de mieux à faire que râler parce que, avant même d'avoir la part de gâteau dans l'assiette, tu te préoccupes de savoir si tu en auras une autre. C'est pénible, à la fin. Donc, je réitère ma question : quand nous disons le hibou ET le loup, quel est l'orthographe du mot que nous prononçons [E] ? 

    Joris : le hibou ET le loup ? C'est... euh... être le loup... le hibou ne peut pas être le loup... alors c'est pas E.S.T parce qu'il est là, sur l'affiche de ÊTRE. Alors, c'est... euh... Bah E.T. forcément !

    Katia : Oui, c'est E.T. parce qu'on parle de deux animaux : le hibou ET puis... le loup.

    Enseignant : Très bien. Écrivez et, E.T., parce que nous pouvons dire le hibou ET puis le loup et vous continuez... le... loup... Sans oublier la lettre muette à la fin de loup. Tu la connais, Katia ?

    Katia : Oui, c'est P. Pour dire loupe...

    Gabrielle : Ah non ! Parce que les loups et les loupes, ça n'a rien à voir. Ce n'est pas la même signification... Mais alors... pourquoi y a-t-il un P à la fin de loup, maîtresse ?

    Enseignant : Ça vient du mot latin que les Romains ont appris aux Gaulois : lupus. Pour se souvenir de ce mot, quand les dictionnaires ont été inventés, le mot loup s'est écrit avec P muet à la fin, comme lupus en latin. Vous avez écrit et... le... loup ? Non, pas tous ? Alors allez-y, trois mots : et... E.T. pour dire et puis... le, l'article masculin, et enfin loup, sans oublier P muet à la fin.
    Tout le monde a fini ? Oui ? Alors, Joris, aux yeux plus grands que le ventre, tu épelles les trois, s'il te plaît.

    Joris : et... E.T... le... L.E... loup... L.O.U.P... Point final ! Et voilà ! Tout juste ! Je me mets une étoile ! J'ai encore tout juste !... Superjoris !

    Enseignant : Bon, eh bien, puisque Superjoris, il y a, continue donc en méritant aussi une étoile en écriture, puis une étoile aux deux exercices de français. Et avant de commencer, lis-nous donc le premier mot à recopier et épelle-le. Tes voisins continueront un mot chacun.

    Joris : un... U.N... homme... H.O.M.M.E. Facile, on vient de l'écrire dans la dictée.

    Katia : l'hu...i...le... l'huile... L apostrophe.H.U.I.L.E.

    Loan : un hé... risson... un hérisson... un... U.N... hérisson... H.É accent aigu.R.I.deux S.O.N

    Maya : le hibou... Facile, on vient de l'écrire... le... L.E... hibou... H.I.B.O.U

    Nino : le ha... ri... cot... LE haricot ?... C'est drôle. D'habitude, on dit LES haricots. On a le droit de dire LE haricot ?

    Olympe : Oui, bien sûr. Si tu manges des haricots et que tu en fais tomber un par terre, ta maman te dit : « Nino, ramasse LE haricot que tu as fait tomber », non ?

    Nino : Ah oui, c'est vrai. Bon. Alors, le... L.E... haricot... H.A.R.I.C.O.T.

    Enseignant : Très bien, vous pouvez commencer. Vous continuerez seuls pour les exercices, pendant que je m'occuperai de vos camarades. Si vous avez une difficulté pour comprendre seuls la consigne, vous me demanderez.

    Joris : Ouais, et on perdra l'étoile, c'est ça. Moi, j'appelle plus, hein. Je regarde et j'essaie de comprendre. Là, c'est facile, c'est UN et UNE avec les mots et puis là...

    Enseignant : Et là, tes camarades trouveront tout seuls. Merci Joris. Au travail et applique-toi à rester dans les lignes du cahier, ça reposera ta langue !

    Pendant la demi-heure qui suit, les élèves écrivent, au crayon à papier sur leur cahier. L'enseignant, qui aide plus particulièrement Vanina, Willy et Ilan, très dispersé aujourd'hui, est disponible pour tous. Sabrina s'occupe plus particulièrement de Joris mais peut éventuellement, aider les enfants en gommant une lettre mal faite, taillant un crayon, recentrant un rêveur qui a arrêté d'écrire.

    Quand un enfant a fini, il peut aller au fond de la classe choisir un livre ou un jeu, prendre de la pâte à modeler, une feuille à dessin et des crayons feutres, du papier de couleur, des ciseaux et de la colle, etc. Il s'installe alors à sa place ou sur l'un des tapis de jeu prêts à servir.

    10 h 45 - 11 h : Récréation

    • Dans la cour, les élèves responsables rappellent à leurs camarades d'aller boire et de passer aux toilettes.

    11 h - 11 h 15 : EPS / Mathématiques

    Relations aux programmes : Compter : Comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer – Calculer : Résoudre des problèmes en utilisant des nombres entiers et le calcul – Éducation physique et sportive : Prendre conscience des différentes ressources à mobiliser pour agir avec son corps /  connaitre le but du jeu / reconnaitre ses partenaires

    - Doubles et moitiés

    - Rythmes frappés jusqu'à 30

    11 h 15 - 11 h 25 : Temps incompressible

    • Mise en rang, retour au calme, entrée en classe sur la pointe des pieds en chuchotant.

    11 h 25 - 12 h : Mathématiques

    Relations aux programmes : Compter Calculer : Comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer / Nommer, lire, écrire, représenter les nombres/ Résoudre des problèmes en utilisant des nombres entiers et le calcul

    • Avant de sortir, les élèves ouvrent leur cahier d'exercices d'écriture-lecture à la page 37, et posent par-dessus leur livret de lecture ouvert à la page 37 également.

    13 h 20 - 13 h 30 / 13 h 30  - 13 h 40 : Accueil et Temps incompressible

    • Accueil dans la cour.
    • Mise en rang, exercices respiratoires de retour au calme, retour en classe, arrêt au vestiaire au besoin, entrée en classe sur la pointe des pieds en chuchotant.

    13 h 40 - 14 h 10 : Écriture-lecture 

    Relations aux programmes : Lire : Identifier des mots de manière de plus en plus aisée / Écriture : Maîtriser des gestes de l’écriture cursive exécutés avec une vitesse et une sûreté croissantes / Transcrire des mots avec les correspondances entre diverses écritures des lettres (scripte cursive) / Vérifier la conformité de la copie par comparaison avec le modèle / Acquérir quelques connaissances sur la langue : mémoire orthographique des mots / Connaître les correspondances graphophonologiques

    En début de séance, l'enseignant montre l'exercice de la page 37 du cahier d'exercices de lecture. Les enfants expliquent qu'ils vont devoir remettre trois phrases en ordre et les illustrer. L'enseignant les informe que ces trois phrases sont tirées du texte qu'ils vont relire et les encourage à la vigilance. 

    Les enfants relisent chacun au moins une phrase des pages 37 et 38. L'enseignant prend garde que les élèves n'aient pas à relire une phrase qu'ils ont déjà déchiffrée le matin. Il s'attache à ce que, chacun selon ses moyens, la fluidité de la lecture soit un peu plus assurée que lors des lectures précédentes. Il freine un peu les enfants-lecteurs afin d'assurer la lecture de ceux qui hésitent encore beaucoup.

    Puis, chacun prend son cahier d'exercices et effectue le travail en autonomie. L'enseignant en profite pour reprendre en lecture Vanina, Willy et Ilan à qui il fait décrire l'illustration et déchiffrer la phrase de la page 39. Lorsqu'ils ont fini cette tâche, il leur écrit lui-même, sous leur dictée, les trois phrases qu'ils devaient remettre en ordre et les laisse s'occuper des illustrations.

    14 h 15 - 14 h 45   : Éducation Physique et Sportive

    Séance endurance dans la cour de l'école.

    Mise en train : Maman canard. Chaque groupe, en file indienne derrière le meneur, le suit dans tous ses gestes et toutes ses allures.

    Entraînement : Les élèves, tous en file indienne, se suivent les uns les autres sans avoir le droit de se doubler. Ils alternent les tours de cour courus et marchés : 1 tour couru, un tour marché ; deux tours courus, un tour marché ; trois tours courus, un tour marché ; etc.

    Endurance : Les élèves doivent courir le plus de tours de cour possible, sans jamais marcher. Ils auront le droit de se doubler après le cinquième tour. Lorsqu'un élève marche, ou qu'il n'y arrive plus, il abandonne après avoir fait un tour marché pour reprendre son souffle.

    Retour au calme : Les élèves qui ont fini jouent calmement dans la cour, pas de retour au calme spécifique.

    14 h 45 - 15 h 15 : Questionner le Monde

    Relation aux programmes : Pratiquer, avec l’aide des professeurs, quelques moments d’une démarche d’investigation : questionnement, observation, expérience, description, raisonnement, conclusion / Communiquer en français, à l’oral et à l’écrit, en cultivant précision, syntaxe et richesse du vocabulaire / Lire et comprendre des textes documentaires illustrés / Extraire d’un texte ou d’une ressource documentaire une information qui répond à un besoin, une question /Construire des repères temporels : ordonner des événements ; mémoriser quelques repères chronologiques

    15 h 15 - 15 h 30 : Récréation

    • Dans la cour, les élèves responsables rappellent à leurs camarades d'aller boire et de passer aux toilettes.

    15 h 30 - 15 h 40 : Temps incompressible

    • Mise en rang, montée en classe 

    15 h 45 - 16 h 30 : Littérature

    Les élèves devant lire la semaine suivante une version adaptée du conte du Petit Chaperon Rouge, dont ils ont déjà entendu quelques versions adaptées ou détournées en Maternelle, l'enseignant a choisi de leur lire la version de Charles Perrault.

    Il les avertit que ce conte, âgé de 320 ans, comporte des tournures de phrases désormais inusitées et qu'il les leur expliquera au fur et à mesure. Les enfants se souviennent de la mère-grand, qu'on appelle maintenant la grand-mère. L'enseignant, grâce à l'illustration, leur fait définir le mot chaperon qu'ils traduisent par le mot moderne de capuche.

    L'enseignant commence sa lecture, lentement, s'arrêtant pour définir les mots et expressions lorsqu'il sait que personne dans la classe n'en peut comprendre le sens. Lorsqu'il sait qu'un ou une de ses élèves va pouvoir expliquer lui-même le sens, il fait appel à eux.

    La fin du conte de Perrault, sans sauvetage de la fillette et de sa mère-grand par le bûcheron provoque l'ire de Joris qui n'aime pas qu'on bouscule ses certitudes, littéraires ou autres... L'enseignant le rassure, lui expliquant que, dans la version qu'ils liront ensemble en classe très bientôt, il y a bien sauvetage et que fillette comme mère-grand pourront sortir du conte sur leurs deux jambes alors que le méchant loup sera quant à lui puni de ses méfaits.

    Les enfants quittent la classe, impatients d'y revenir pour découvrir ensemble ce conte qu'on leur a remis en mémoire...

    Dans la même série :

    Rentrée des classes :

    CP : Les débuts en écriture-lecture (1)CP : Les débuts en écriture-lecture (2) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (3) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (4)

    Un mois plus tard :

    CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (1) ; CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (2)  

    Deux mois plus tard :

     CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (1)  ; ...

    Début janvier :

     CP : Écriture-lecture, début janvier (1) ; CP : Écriture-lecture, début janvier (2)

    Et pour vos cadeaux de Nouvel An :

    N'oubliez pas :

    Y aura-t-il de la pédagogie pour Noël ?

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    CP : Ateliers Mathématiques (4)


    6 commentaires
  • CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (1)
    Merci à Xavier Laroche, l'illustrateur d'Écrire et Lire au CP

    Afin de varier un peu, nous verrons cette fois un jeudi et un vendredi après 8 semaines et demie de classe. Les élèves sachant désormais tous déchiffrer au moins lentement, même si deux d'entre eux ont besoin du soutien appuyé de leur enseignant, l'emploi du temps a subi quelques modifications que vous constaterez en cours de lecture.

    JEUDI

    8 h 50 / 9 h : Accueil

    • Accueil dans la cour.

    9 h / 9 h 15 : Temps incompressible

    Éducation morale et civique : Se sentir membre d’une collectivité / Respecter les règles communes / Avoir le sens de l’intérêt général / Être responsable de ses propres engagements / S’engager et assumer des responsabilités dans l’école / Prendre en charge des aspects de la vie collective et de l’environnement et développer une conscience civique

    • La cloche sonne. Le rang se forme. Montée en classe, dépôt des vêtements au vestiaire, reconstitution du rang, rangement des cartables après qu'ils ont été vidés.
    • Distribution et collage des leçons du soir sur les carnets, agendas ou cahiers de texte par les élèves eux-mêmes..
    • Les élèves sortent leur livre de lecture, l'ouvrent à la page 36 et commencent à décrypter la double page (illustrations et parties écrites).

    9 h 15 - 9 h 55 : Langage oral / langage écrit

    Comprendre et s’exprimer à l’oral : Écouter pour comprendre des messages oraux / Dire pour être entendu et compris / Participer à des échanges dans des situations diverses / Adopter une distance critique par rapport au langage produit. Comprendre le fonctionnement de la langue : Passer de l’oral à l’écrit / Construire le lexique / Identifier des mots de manière de plus en plus aisée / Mémorisation de formes orthographiques / Identifier et nommer : noms, articles, verbes / Manipuler et catégoriser pour percevoir les propriétés des classes grammaticales

    La séance peut commencer.

    Enseignant : Tout le monde a eu le temps de regarder l'image ? Des commentaires ? Oui, Salima ?

    Salima : C'est l'histoire de mardi. Y sont au zoo. Les enfants, y z'avaient vu les chinges. Après les loups.

    Théo : Oui, ils approchaient des loups et Alban, il faisait son malin et il criait comme les loups.

    Ulysse : Même que Madame Sylvie, elle l'avait grondé parce que ça fait peur aux animaux, les bruits trop forts.

    Enseignant : Parfait. Regardons les lettres, maintenant. Quelqu'un peut nous dire le nom et le son de la lettre que nous voyons en haut à gauche de la page ? Vanina ?

    Vanina : C'est ch ?

    Enseignant : Regarde bien, Vanina. Je t'écris ch au tableau... Est-ce que tu vois la même chose. Regarde, je recopie le cadre bleu d'aujourd'hui juste en-dessous. Est-ce exactement pareil ?

    Vanina : Nan. C'est pas pareil.

    Enseignant : Oui, très bien. Qu'est-ce qui change, Vanina ?

    Vanina : C'est pas pareil. C'est pas comme l'autre.

    Enseignant : Oui, ça, c'est ce que nous venons de dire tous les deux. Mais explique-nous mieux : dis-nous ce qui change. Tiens, viens ici. Montre-nous exactement ce qui change.

    Vanina : C'est là. C'est pas pareil, lui... et lui. [Elle montre successivement ch... puis h]

    Enseignant : Pas pareil du tout ? Ou seulement juste un peu différent.

    Vanina : ... Prrrt... [Elle hausse les épaules en signe d'incompréhension.] 

    Enseignant : Bon... Willy va venir t'aider. Willy, viens là et montre-nous ce que tu vois.

    Willy : Là, je vois le chat qui dit « chhhh » et là, c'est pas ça. Paske il en manque un bout. Y manque sa queue. Y'a que le chat. Pas sa queue comme ça. Elle est là sa queue. [Il montre la lettre C] 

    Enseignant : Oui, très bien. Je te sors les Alphas, Vanina. Regarde bien ce que Willy nous explique. Ici, c'est le ccchhhat, sa queue... son corps. Et là, il n'y a pas la queue, qui est comme le Cornichon, il y a juste la deuxième lettre. Sais-tu son nom, Willy ?

    Willy : C'est la hutte. Al' est muette. A parle pas. Jamais. Que quand a fait le chat.

    Enseignant : Oh mais dis donc, c'est très très bien tout ça ! Bravo Willy ! Qui t'a appris ça ?

    Willy : C'est la thophoniste. Paske ça m'aide en lecture. Al' a dit à papa de me faire faire les Alphas mais il a pas le temps. Peut-être le Père Noël, y va me les apporter, mais c'est pas sûr. Mais chez la thophoniste, j'y joue avec.

    Enseignant : En tout cas, c'est très bien. Regarde Vanina, ça, c'est la hutte, la lettre H et son bruit, c'est... rien du tout. Elle est muette, on ne la lit pas. On l'écrit, c'est tout.

    Xénophon : Oui, c'est l'orthographe. On l'écrit. Sauf dans mon prénom. Là, elle est avec le P alors c'est comme avec le C. Un C et un H, ça fait ccchhh et un P et un H, ça fait fffff. Xé... no... fffffon ! Voilà. C'est grec. Enfin... ça vient du grec.

    Enseignant : Oui, c'est ça. Très bien, Xénophon. Passons à la lecture maintenant. Ensuite, nous verrons ce qui correspond à l'image. Vanina, c'est toi qui commence, je viens près de toi. Allons-y tranquillement. Je te rappelle que lorsque les lettres O et U sont « mariées », elles font le son [u]...

    Vanina et enseignant : T... T... T... ouuu. Tout... à... c... c... c...o... non... coup... T... t... Tout... à... c... c... coup.

    Enseignant : Très bien. Tout... à... coup... O et N, tu te souviens ? Non ? Tu es sûre ? Regarde là. [Il montre l'affichette du son]

    Vanina : on ! C'est on ?

    Enseignant : Oui, c'est on. Très bien. Et E et N, nous l'avons vu lundi et mardi, tu te souviens ? 

    Vanina : Oui. C'est en.

    Enseignant : Alors, nous pouvons continuer. Allons-y. Nous relisons depuis le début. Joris, calme-toi. C'est bientôt fini. Vanina fait aussi vite qu'elle peut. Au boulot, Vanina ! Tes camarades s'impatientent. Nous reprenons au début.  Tout... à... coup... on... 

    Vanina et enseignant : en... t... t... ten... On entend ? Oui... Tout à coup, on entend... Continue... un... ch... Non, Vanina, la lettre H, c'est la Hutte, une hutte, c'est une cabane, et une cabane, ça ne parle pas... la Hutte est muette... Nous lisons directement la lettre U... Tout à coup, on entend un... uuuu... À toi. Un hu....r.... hur...le...m... me... Non, Vanina, E et N, ça fait ?... en... ment... Oui, très bien, je relis... Tu m'aides ?.... Tout... à... coup... on... en...tend... un... hur...le... ment... Un hurlement ? Oh là là ! Quel hurlement, dis-nous ? Lis-nous ce qu'il y a entre les guillemets ! Tu te souviens, la Hutte est muette, elle ne dit rien. Tu lis les lettres O et U. Qu'est-ce que ça fait, comme son, déjà ? Ouuuu ! Oui, ou ! Relis-nous ce hurlement. Hou ! hou !

    Enseignant : Parfait. Tu nous relis tout ça, s'il te plaît, Willy ?

    Willy : T... tout... à coup... on... euh... euh... Ah oui, c'est en ! Tout... à... coup... on... en..t... entend... un... hurlement ! Hou ! Hou !

    Enseignant : Très bien. Tu continues avec la deuxième phrase ? 

    Willy : Les... e... non... en... enfants... c'est enfants... Les enfants... ssse... se... rrra... p... rrrro... chen... non che... c'est les enfants... Il est muet...

    Enseignant : Très bien. C'est ça. Tu te souviens bien. Quand le sujet est au pluriel, le verbe se termine par E.N.T, mais ça ne fait pas le son [ã]. Reprends-nous cette deuxième phrase maintenant. 

    Willy : Les... enfants... ssse... se... rrra... p... p... prrrro... che... Les enfants se rapprochent... t... t... to... non ! tou... rrra...

    Enseignant : Attention, ici, la lettre S n'est pas muette. Les enfants se rapprochent tou..., ça ne veut rien dire... On dit : « Les enfants se rapprochent ?... tou... ? » Oui ! Tousss ! Très bien... Allez, tu reprends Willy.

    Willy : Les... enfants... se... rrr... rapprochent... tous... rrraaa... ra... pppiii... rapi... de... ment ! Rapidement ! de... ma...d... madame Sylvie !

    Joris : Je sais pourquoi, moi ! Pask'y z'ont la trou... la... y z'ont peur ! Y z'ont entendu « Houuuuuu ! Houuuuu ! » et là, on voit des loups. Et y'a écrit « Le... loup... un... a...ni...mal... é...to...nnant » ! À tous les coups, y vont arriver aux loups ! Et ça leur fout la tr... et ça leur fait peur... Moi, j'ai même pas peur...

    Enseignant : Voilà. Monsieur Joris nous a fait encore une fois son petit numéro, malgré notre pauvre Sabrina qui essaie vainement de lui faire respecter les règles... C'est tout pour aujourd'hui, n'est-ce pas, Joris ? Nous sommes bien d'accord, tu as utilisé ton « ticket de parole »  ?... Encore une prise de parole intempestive et tu iras faire la lecture avec Sabrina dans ton petit coin ? D'accord ? Nous continuons. Que pensez-vous de ce que Joris nous a dit, mis à part le fait que ce n'était pas son tour de parole ? Willy ?

    Willy : Oui, peut-être... Paske les loups, ça fait Houuuuu ! Houuuuu ! Et en plus ça fait peur. Alors, y viennent voir la maîtresse. Les enfants, je veux dire... Les enfants, y viennent voir la maîtresse.

    Enseignant : Très bien. C'est très clair, Willy. Xénophon, avant de continuer à lire ?... Tu as une autre idée ?...

    Xénophon : Bah euh... c'est que j'ai déjà lu en-dessous. La troisième phrase... Et puis... Voilà, quoi. Je le sais déjà, qui est-ce qui a fait « Hou ! Hou ! » et c'est pas les loups... Je ne dis rien mais il faut regarder l'image de cette page... pas celles de la page d'à côté...

    Joris : Ouais, eh ben, si tu triches, c'est trop fff...

    Enseignant : Joris, tu prends tes cliques et tes claques, et tu files sans rouspéter. Tu as pris ton cachet, ce matin ? Bon, très bien. Si tu as pris ton cachet, tu dois te comporter comme tout le monde. Et si tu ne respectes pas les règles, c'est que tu as besoin d'une aide de plus. Merci, Sabrina. Vous lui faites relire tout le début et finir la page. À tout à l'heure. Merci pour lui, merci encore.
    Donc, nous passons à Xénophon. Tu nous relis les deux premières phrases et tu enchaînes avec la troisième, mon grand.

    Xénophon : Tout... à... coup... on... entend... un... hurlement : ... « Hou ! hou !» Les... enfants... se... rapprochent... tou... non... toussss... ra...pi...dement... de... madame Sylvie...
    Elle... les... ra...ssur... Elle les rassure... Je continue ?

    Enseignant : Hmmm... Oui... Ysolde, comme ça tu nous reliras le tout. Tu es d'accord ?

    Ysolde : Oui. D'accord. Je relis tout de suite ?

    Enseignant : Eh non, puisque Xénophon n'a pas fini. Tu reprends au début de la ligne, Xénophon ?

    Xénophon : Elle... les... rassure. Elle les rassure. « Ah !... Ah ! Ah ! »... C'est là que c'est rigolo... Attendez, vous allez voir... « Ah ! Ah ! Ah ! Nous... a...rrivons... Nous arrivons... à la... vo...li...è...re... à la volière... C'est une cage, une grande cage. Une volière, c'est une grande cage. On la voit là, sur l'image... Y'en a même deux. Là, c'est la volière des perroquets. Au fond... À côté des deux dames avec le petit enfant... La volière des perroquets... Et l'autre devant, c'est celle des... chut ! Je le dis pas, vous allez voir, c'est rigolo !

    Enseignant : Oui, c'est bon, on a compris. Je te suggère de nous le lire, ce que tu trouves rigolo, comme tu dis. Reprends aux guillemets, sinon nous ne comprendrons plus rien. Hop ! Au travail, grand bavard !

    Xénophon : « Ah ! Ah ! Ah ! Nous a...rrivons... nous arrivons... à la... volière... des... hiboux !... C'étaient pas des loups, c'étaient des hiboux ! C'est ça qui était...

    Enseignant : Amusant ! Nous avons compris... La suite, bonhomme !

    Xénophon : il... me... se... non... sem...ble... Il me semble... Nous arrivons à la volière des hiboux, il me semble... Ça veut dire qu'elle se moque un peu d'eux. Paske elle, elle le savait que c'étaient des hiboux et pas des loups. Elle leur a fait la surprise... Une blague, quoi... Comme si elle croyait que c'étaient les loups, mais en fait, elle le savait que c'étaient les hiboux.

    Enseignant : C'est ça. Tout le monde est d'accord ? Nous continuons parce que sinon, nous allons finir en retard. Ysolde, tu nous relis le tout, pas trop vite pour que tes camarades puissent suivre dans leurs chuchoteurs et nous enchaînerons tout de suite la ligne en-dessous, Zéphyr, d'accord ? Mettez tous votre double décimètre sous la première ligne et votre index sous la première syllabe du premier mot... qui n'a qu'une syllabe, d'ailleurs... Ysolde, à toi.

    Ysolde lit lentement les cinq lignes du texte, pendant que l'enseignant suit des yeux les mouvements d'index de ses élèves. De temps en temps, il la ralentit ou l'arrête pour aider un élève à retrouver le rythme. Puis Zéphyr continue :

    Zéphyr : un... hur...lement... un hurlement... hou ! hou !... ah ! ah !... les... hi...hiboux. C'est tous les mots du texte qui ont la Hutte en première lettre.

    Enseignant : C'est tout à fait ça. Tout le monde pose son chuchoteur et prend son « micro », nous allons lire ces quatre expressions ensemble. 

    Les enfants lisent en chœur les quatre expressions. Puis, de la même manière, la classe lit la ligne de syllabes commençant par la lettre h : tout d'abord une syllabe chacun (Albert, Bilal, Coline, Dounia, Eddy, Fatou, Gabrielle, Hicham et Ilan) puis toute la classe ensemble, chacun dans son « micro ».  

    Enseignant : Bien. Nous passons aux mots maintenant. Katia, tu nous lis le premier et tu nous l'expliques.

    Katia : Une... hy...è...ne. Une hyène. C'est un animal. C'est méchant.

    Loan : C'est dangereux. Pas méchant. On l'a dit. Les animaux, c'est dangereux ou alors i...no...ffen...sif... inoffensif. Pas gentil ou méchant.

    Maya : Les hyènes, ça vit en Afrique, dans la savane. Ça mange des bêtes mortes... Je veux dire, ça les tue pas, ça les mange quand ça les trouve morts...

    Nino : Ça s'appelle des chacrognes, je crois. Ou un truc comme ça.

    Olympe : Des charognes. Les hyènes se nourrissent de charognes. Comme les vautours, par exemple.

    Enseignant : Impeccable. Les mots suivants sont plus simples. Vas-y, Nino. Salima, tu nous dis ce que tu ne connais pas.

    Nino : De... l'hu...ile... de l'huile,  pour mettre dans la salade.

    Olympe : Il hurle... le verbe hurler... crier très fort... parfois, Joris, il hurle...

    Enseignant : Tu nous laisses Joris où il est, s'il te plaît, Olympe. Merci pour lui... et pour nous...

    Peyo : Du thé... du thé pour boire... ma mère, elle achète du thé dans le magasin du papa de Hicham...

    Enseignant : La suite, Quentin. Et tu n'expliques que si nous ne connaissons pas. Si quelqu'un lève le doigt.

    Quentin : Théo ! Nous connaissons Théo ! Bonjour Théo !

    Rose : un... hi... bou... un hibou... là... dans la cage... la... comment ils disent déjà ?... Ah ! Ah ! Ah ! Nous... arrivons... à la... vo...li...è...re... la volière, voilà ! La volière des hiboux ! Une grande cage, c'est une volière... Sur l'image, il y en a deux... Une avec des ...

    Enseignant : Et pendant ce temps, l'aiguille rouge tourne, tourne, tourne... Et le temps passe, passe, passe...

    Rose : Pardon... Je suis désolée mais...

    Enseignant : Pardon, je suis désolé moi aussi, mais qui sera malheureux parce que nous avons pris du retard ?... Allez, à Salima. 

    Salima : Une... ho... tte... une... hôteu ? Je ne sais pas ce que cela signifie, s'il vous plaît, maîtresse.

    Théo : Le père Noël, avec sa hotte sur le dos ! Comme dans la chanson, tu te rappelles, Salima ?

    Salima : Ah oui ! Une hotte... avec les jouets dedans... je sais !

    Théo : Une... hu... tte... Une hutte, c'est une cabane... Comme la hutte des Alphas.

    Ulysse : Un... hom..me... Un homme. C'est facile.

    Vanina : Chhhhoooo... c'est chaud ?

    Enseignant : Vanina, regarde bien. Ce n'est pas le Chat, c'est la Hutte. La Hutte est muette. Tu ne dois prononcer que la lettre qui vient après. Recommence... Juste cette lettre-là. [Il montre la lettre O avec la pointe d'un crayon.]

    Vanina : Ho... Il faut crier ?

    Enseignant : Oui, très bien, Vanina, tu as remarqué le point d'exclamation. Il faut « crier », tu as raison. On dit « s'exclamer ». Il faut s'exclamer. Vas-y.

    Vanina : Oh !

    Enseignant : Très bien, Vanina. À Willy.

    Willy : Le... r... la Hutte est muette... u... rrrruuu... me... Le... rhu... me... le rhume ? Quand on a le nez qui coule ?

    Enseignant : Oui. Un rhume, c'est une maladie pas très grave pendant laquelle nous toussons et nous avons le nez qui coule. La suite est pour Xénophon.

    Xénophon : Na... tha... non... than ! Nathan ! C'est comme le frère de Maya...

    Ysolde : Des haricots... On dit des haricots, pas des zzzaricots... C'est ma grand-mère qui me l'a dit.

    Enseignant : Oui, très bien Ysolde. On appelle ça un H aspiré avec lequel on ne fait jamais de liaison. Vous apprendrez ça au CE1 ou après. Le suivant a aussi un H aspiré. À toi, Zéphyr. 

    Zéphyr : Un... hê... t...tr...tre... Un hêtre... Un être humain ?

    Enseignant : Eh non ! Là, avec la lettre H aspirée au début, c'est le nom d'un arbre. Lorsqu'on parle d'un être humain, il n'y a pas de H juste E,accent circonflexe.T.R.E. Là, avec  H aspiré, c'est un arbre. Nous le redirons. Nous continuons. Ah. Voilà Joris ! Vous avez été plus rapides que nous. Il a tout lu, Sabrina ?... D'accord. Et vous avez expliqué les mots ?... Ah zut... Bon, ce n'est pas grave, nous les relirons cet après-midi de toute façon. Nous, il nous reste la dernière ligne, Joris. Tu vas nous aider... Reprends ton livre. Oui, Loan et Maya ?

    Loan et Maya : Maîtresse, tu nous as oubliés, tout à l'heure. On avait parlé avec Katia pour expliquer ce que c'est une hyène et après, on n'a pas lu. Tu as fait lire Nino.

    Enseignant : Vous êtes sûrs ? Nino, c'est vrai ?

    Nino : Oui, c'est moi qui ai lu de l'huile.

    Enseignant : Bon, eh bien, nous allons corriger ça tout de suite. Joris nous lira le premier mot de la ligne, puis Loan, le deuxième, Maya, le troisième et le quatrième sera pour... Albert, puisque c'est Zéphyr qui nous a lu le nom de l'arbre qui s'appelle un... ? Qui se souvient ?... Tu nous le relis, s'il te plaît, Zéphyr ? 

    Zéphyr : Un... hêtre... Un hêtre, comme un être humain, mais avec un H 

    Enseignant : À Joris. Et tu n'oublies pas d'expliquer le sens du mot, si tu le sais, Joris. 

    Joris : Bah, je l'avais déjà lu, mais bon... Tant pis, hein, sinon je vais encore me faire... Je le dis pas... Un... ho...mard... Un homard. Omar, c'est le père de Hicham qui a le magasin... On dit toujours qu'on va chez Omar... mais je suis sûr que c'est pas ça, paske on dit pas chez UN Omar...on dit CHEZ Omar... C'est comme UN Joris... Ou alors, c'est paske il est arabe... alors on dit UN Omar, peut-être ? 

    Enseignant : Hicham, du calme. Ne t'inquiète pas, je vais tout expliquer à Joris. Tu as raison, Joris, on ne dit pas UN Joris, UN Omar, UN Théo ou UNE Maya, UNE Salima, UNE Rose... Un homard, avec encore une fois H aspiré, c'est un animal marin, un crustacé. Je vous ai apporté une photo parce que je pensais bien que certains d'entre vous ne connaissaient pas encore cet animal. Le voici, un homard. C'est un crustacé, comme les crabes ou les écrevisses. Ils ont six pattes, dont deux avec des pinces, et une carapace articulée. Voilà, nous répétons ? Un... homard... Parfait, un homard. Tu continues, Loan.  

    Loan : Des huîtres... Ça aussi, c'est un animal qui vit dans la mer. Tu as la photo, maîtresse ? Parce que sinon il y a un livre là-bas dans la bibliothèque où on voit des parcs à huîtres. Ça a une coquille comme un caillou et dedans...

    Joris : Dedans, y'a un truc dégueulasse... dégoûtant... que les gens mangent... on dirait un... Bon, j'arrête... D'accord. Mais Sabrina, elle le sait paske je lui ai dit, tout à l'heure. Ma mère, elle en avait acheté pour qu'on en mange mais mon frère, il a dit que jamais y goûterait ça.

    Enseignant : Bien. Le voici, cet animal qui a tant dégoûté Joris et son frère. Une huître, un mollusque marin, avec un corps mou et une coquille dure. La suite, Maya ? Ah... encore un mot difficile... Facile à lire, mais pas courant...

    Maya : Il... se... hâ... te... Il se hâte ?... Non, je ne sais pas...

    Nino : Attends... je crois que... On ne l'avait pas déjà vu, ce mot ? Ou alors entendu ?... Oui, si, je sais ! C'est dans Le Lièvre et La Tortue ! Quand elle commence la course ! Quand on avait fait le spectacle pour les petits de Grande Section... Attends, je sais plus comment ça disait... Avec lenteur... Attends ! Je suis sûr qu'Olympe, elle sait... Ou toi, maîtresse ?

    Olympe : Elle part, elle s'évertue, elle se hâte avec lenteur !

    Maya : Ah oui ! Et le lièvre, il traîne... Et elle, elle se dépêche... Elle se hâte, quoi...

    Enseignant : Ah bravo, tous les trois ! Je ne m'attendais pas à ce que vous vous souveniez si bien de ça... Les autres, tout va bien ? Vous vous rappeliez aussi ?... Mmm oui... bien vrai ? Bon, d'accord. Alors bravo tout le monde ! Allons-y pour le dernier groupe de mots, Albert.

    Albert : Un... ch... ah non, zut !... un... hé...ro... un héros ! Un héros de bande dessinée... un héros de film... un héros de livre... Comme l'autre jour, dans l'histoire du lapin, c'était Tawots, le héros.

    Bilal : Superman, c'est un super-héros, c'est encore mieux qu'un héros. T'as les héros normal,... euh normaux ?... bon d'accord. T'as les héros normaux, comme Tawots ou le Petit Poucet, et puis tu as les super-héros, comme Superman... ou Batman... ou Spiderman... Tout ça... Ils sont plus forts... Y z'ont des super-pouvoirs...

    Coline : Et quand c'est des filles, on dit des héroïnes... Un héros, une héroïne... Dans Blanche-Neige, l'héroïne, c'est Blanche-Neige, justement.

    Enseignant : Bon, tout cela est très bien, mais il va peut-être falloir penser à avancer un peu, sinon notre planning de la journée risque d'être bousculé. Après la lecture, vous vous souvenez ce que nous faisons maintenant ?

    La classe : L'écriture et les exercices ! Et la dictée après, quand tout le monde a fini. On range le livre et on sort le cahier du jour, puis on regarde le tableau...

    Enseignant : Parfait. Dont acte.... Notre record, c'est 15 secondes. Top départ. Sans parler, ça va plus vite.

    9 h 55 - 10 h 45 : Écriture - Exercice d'entraînement - Dictée

    Relations aux programmes : Écriture : Maîtriser des gestes de l’écriture cursive exécutés avec une vitesse et une sûreté croissantes / S'initier à l'orthographe lexicale / Orthographier les mots les plus fréquents en situation scolaire et les mots invariables mémorisés

     Les élèves ouvrent leur cahier du jour et regardent l'exercice d'écriture. Ils peuvent le comparer avec celui écrit au tableau.

    CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (1)

    L'enseignant fait expliquer le travail à faire par les élèves eux-mêmes :

    Bilal : D'abord, on copie la date : Jeudi... 15... novembre.

    Coline : Et puis, on écrit Écriture.

    Dounia : Après, on fait la ligne de h. C'est facile, on l'a déjà fait quand on écrit ch.

    Enseignant : Oui, c'est facile, mais justement, comme nous avons déjà écrit ch, il ne faut pas se tromper. Ici, nous n'écrivons pas la lettre C, nous commençons sur la ligne d'écriture et nous montons comme pour faire la lettre L. Nous redescendons bien droit, jusqu'à la ligne d'écriture. Puis nous rebondissons et nous finissons comme pour la lettre N. [Il montre à plusieurs reprises les gestes à enchaîner, en expliquant ce qu'il fait au fur et à mesure. Puis, pour la dernière lettre à écrire au tableau : ]
    À vous de me guider, maintenant. Eddy ?

    Eddy : Tu commences comme pour le L. Tu redescends tout droit jusqu'à la ligne d'écriture. Après tu remontes, bien collé. Et tu fais un pont et la queue, comme pour le N.

    Enseignant : Ensuite, que devrez-vous faire ? Fatou ?

    Fatou : On écrit quatre fois Théo.

    Gabrielle : Et puis trois fois Nathan.

    Hicham : Et puis trois fois... Tho... maSSS... Thomass ?

    Enseignant : Non. Thomas. La lettre S est muette. Ilan, tu peux me lire la consigne de l’exercice[1] que j'ai écrite en rouge au tableau ?

    Ilan : Je... me... non mets... les... mots. Il faudra mettre les mots à la bonne place. On l'a déjà fait, ça. Je lis les autres couleurs ?

    Enseignant : Non. Joris va nous lire le mot écrit en bleu, Katia nous lira celui en orange et Loan, que je n'oublie pas cette fois-ci, celui en rose. Allez-y.

    Joris : hotte... comme la hotte du Père Noël.

    Katia : hêtre... c'est pas être humain, mais je ne me rappelle plus ce que c'est... un animal qui vit dans la mer ?

    Loan : Non. Un arbre ! Un hêtre, c'est un arbre...

    Enseignant : Voilà, un hêtre, c'est un arbre. Un grand arbre qui pousse dans les forêts.

    Loan : Et le rose, c'est homard, l'animal. Pas Omar, le papa de Hicham.

    Enseignant : Et quel sera votre travail ? Ilan ?

    Ilan : À côté du I majuscule, on écrit ce que tu as écrit toi et là où tu as fait le trait, on écrit le mot qui va bien. Par exemple, là, c'est Il... pou...sse... Il pousse... dans... la... fo...rêt... Il pousse dans la forêt, alors c'est le orange qu'elle a dit Katia. C'est l'arbre.

    Enseignant : Tu nous relis le nom de cet arbre, Ilan ?

    Ilan : hê... tre... Ah oui, hêtre, comme être humain.

    Enseignant : Tout le monde saura faire la suite seul ? Oui, oui, n'aie pas peur, Vanina, je viens t'aider. Et Willy aussi. Allez, au travail tout le monde... Avant d'aller jouer au fond de la classe, vous penserez à compléter le mot Dictée qui est sur la page suivante.

    Pendant la demi-heure qui suit, les élèves écrivent, au crayon à papier sur leur cahier. L'enseignant, qui aide plus particulièrement Vanina et Willy, est disponible pour tous. Sabrina s'occupe plus particulièrement de Joris mais peut éventuellement, aider les enfants en gommant une lettre mal faite, taillant un crayon, recentrant un rêveur qui a arrêté d'écrire.

    Quand un enfant a fini, il peut aller au fond de la classe choisir un livre ou un jeu, prendre de la pâte à modeler, une feuille à dessin et des crayons feutres, du papier de couleur, des ciseaux et de la colle, etc. Il s'installe alors à sa place ou sur l'un des tapis de jeu prêts à servir. Il sait que la consigne est de trois enfants par tapis et qu'il est indispensable de chuchoter si on ne veut pas se retrouver à sa place jusqu'à l'heure de la dictée.

    À 10 h 45, les élèves reprennent leurs places, leurs cahiers et leurs crayons. Et l'enseignant, placé près de Vanina et Willy, commence à dicter.

    Enseignant : Attention, il y aura la lettre H, en début de mot, très souvent... Je vous la signalerai. Nous commençons : un... hibou... Un... écrivez... hi...bou... avec H au début. Qui rappelle à Willy comment s'écrit le son [u] ? Vanina ?

    Vanina : O et U ?

    Enseignant : Oui, très bien. Comment ?... Non, il n'y a pas de lettre muette à la fin de hibou. Qui nous épelle ce qu'il a écrit ? Joris, tiens !

    Joris : un... U...N... hibou... H...I...B...O...U.

    L'enseignant écrit au tableau ce que Joris lui dicte.

    Enseignant : Parfait. Tout le monde l'avait bien écrit ? Oh, très bien ! Nous pouvons continuer. Un tiret... une... hu...î...tre... une huître. Écrivez une et maintenant hu... avec h au début...i... accent circonflexe sur le i... oui, à la place du point... ttt...rrrreee... huître... Attention, avant de corriger, tout le monde a pensé à l'accent circonflexe sur la lettre I ?... Bien, alors, c'est à Katia de nous l'épeler. Vérifiez bien que vous n'avez rien oublié. 

    Katia épelle le mot. L'exercice continue avec les six autres mots prévus. L'enseignant annonce aux élèves toutes les petites difficultés (la lettre h au début de chacun, les lettres muettes de héros et homard, l'accent circonflexe de hâte, les doubles consonnes de hotte, hutte et homme), il les rappelle avant la correction, aide éventuellement un élève étourdi à vérifier et corriger son erreur. Connaissant bien ses élèves, il sait lesquels d'entre eux ont encore un peu de peine à retrouver le tracé de la lettre B en cursive, à distinguer auditivement la lettre T de la lettre D et il leur rappelle avant qu'ils aient à les écrire le petit travail mental qu'ils doivent faire :

    Enseignant : Maya et Peyo, attention, dans hibou, il y a la lettre b. Il faut l'écrire en « attaché », pas en script. Comme la lettre l mais avec le petit plateau devant...
    Attention, Eddy, j'ai dit la hâTe comme dans t...t...tapis, T...T... Théo, tu te souviens comment on l'écrit ? Oui, c'est ça... 

    Une fois la dictée finie, les élèves responsables des cahiers empilent ceux-ci ouverts sur le bureau de l'enseignant, et rejoignent la classe qui sort en récréation.

    10 h 45 - 11 h : Récréation

    • Dans la cour, les élèves responsables rappellent à leurs camarades d'aller boire et de passer aux toilettes.

    11 h - 11 h 15 : EPS / Mathématiques

    Relations aux programmes : Compter : Comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer – Éducation physique et sportive : Prendre conscience des différentes ressources à mobiliser pour agir avec son corps /  connaitre le but du jeu / reconnaitre ses partenaires

    - Groupes de 2, groupes de 3

    - Compter de 2 en 2.

    11 h 15 - 11 h 25 : Temps incompressible

    • Mise en rang, retour au calme, entrée en classe sur la pointe des pieds en chuchotant.

    11 h 25 - 12 h : Mathématiques

    Relations aux programmes : Compter : Comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer / Nommer, lire, écrire, représenter les nombres

    • Avant de sortir, les élèves ouvrent leur cahier d'exercices d'écriture-lecture à la page 36, et posent par-dessus leur livret de lecture ouvert à la page 36 également.

    13 h 20 - 13 h 30 / 13 h 30  - 13 h 40 : Accueil et Temps incompressible

    • Accueil dans la cour.
    • Mise en rang, exercices respiratoires de retour au calme, retour en classe, arrêt au vestiaire au besoin, entrée en classe sur la pointe des pieds en chuchotant.

    13 h 40 - 14 h 10 : Écriture-lecture 

    Relations aux programmes : Lire : Identifier des mots de manière de plus en plus aisée / Écriture : Maîtriser des gestes de l’écriture cursive exécutés avec une vitesse et une sûreté croissantes / Transcrire des mots avec les correspondances entre diverses écritures des lettres (scripte cursive) / Vérifier la conformité de la copie par comparaison avec le modèle / Acquérir quelques connaissances sur la langue : mémoire orthographique des mots / Connaître les correspondances graphophonologiques / Connaître la valeur sonore de certaines lettres (h) selon le contexte.

    Les enfants relisent un à un une partie de la page 36 : une phrase du texte de base ; la liste des mots du texte servant de référence à la lettre h ; une des syllabes commençant par cette lettre ; un des groupes de mots de la liste, qui sont à nouveau expliqués très succinctement.
    Avant la lecture de cette dernière partie, l'enseignant les met en garde :

    Enseignant : Soyez très attentifs pendant cette partie de la lecture car vous aurez besoin de certains de ces mots pour les écrire sur le cahier d'exercices. Bien sûr, vous pourrez les recopier dans le livre, je sais que vous n'êtes pas magiciens et que vous ne les connaissez pas encore par cœur. Mais si vous êtes attentifs maintenant, votre tâche sera deux fois plus simple tout à l'heure.

    Puis les enfants prennent leur cahier d'exercices et l'un d'entre eux lit la première consigne.

    CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (1)

    Hicham : Écris... les... mots... qui... co...mmencent... par... h. Écris les mots qui commencent par un h.

    Enseignant : Oui, par h... Il n'y a pas l'article un. Mais tu as compris. Que devrez-vous écrire en premier.

    Ilan : hache... Ah tiens ! Il était pas dans le livre, celui-là.

    Enseignant : Tu as raison. Saurez-vous l'écrire quand même ? Qui pourrait me l'épeler ? Joris ?

    Joris : H... A... H... ah non... le Chat... C... H... et E.

    Enseignant : Oui, très bien. Tu nous le redis, Katia, puis chacun l'écrira avant de continuer. Comme ça, nous sommes sûrs que personne ne se trompera.

    Katia épelle à nouveau le mot hache, l'enseignant l'écrit au tableau sous sa dictée, puis toute la classe le copie sur son cahier d'exercices.  Le travail continue avec les mots suivants dont les élèves vérifient l'orthographe sur leur livre (haricot, hibou) ou pour lesquels ils s'aident des indications du cahier (hérisson, dont les deux S sont signalés).
    Les enfants sont aidés, assistés même parfois, lorsqu'ils ont de très grosses difficultés.

    Au deuxième exercice, l'enseignant rappelle la différence entre le graphème CH et la lettre H, à l'aide des personnages des Alphas. Il montre à nouveau les gestes d'écriture permettant l'écriture de l'un comme de l'autre. Dans le mot horloge, la graphie ge n'a pas encore été étudiée (elle le sera deux jours plus tard), l'enseignant explique :

    Enseignant : Dans horloge, le Gulu  fait des blagues. Quand il rencontre la lettre E ou la lettre I il joue au Jet d'eau et se prononce Jjjjj. Hor...lo... (jjje). Si vous pouvez le retenir, tant mieux, car nous l'apprendrons très bientôt. Et nous en aurons besoin demain quand nous lirons le texte documentaire sur le loup.

    Le mot cloche contient deux graphies très proches l'une de l'autre : cl et ch. L'enseignant le signale et écrit au tableau les deux graphies tout en les prononçant.

    Le mot chat a déjà été écrit à de nombreuses reprises ; il demande néanmoins aux élèves de lui rappeler quelle est la lettre muette qui le termine et la raison pour laquelle cette lettre est présente.

    Il rappelle que le mot hyène est écrit dans le livre et que c'est un mot très difficile à mémoriser car il contient plusieurs pièges. Il conseille aux élèves de le recopier lettre à lettre pour ne pas se tromper, puis de vérifier une fois le mot fini qu'ils n'ont rien oublié.

    Le dernier exercice ne présente pas de difficulté, les deux premiers mots ont déjà été écrits sur la page, et lus deux fois au préalable sur le cahier. Le dernier mot (huile) est plus difficile à trouver. L'enseignant guide les enfants qui ne trouvent pas en leur parlant d'ingrédient qu'on met dans la salade...

    Il a corrigé les exercices en cours de travail, en passant derrière les enfants avec son stylo à la main. Il récupère les cahiers pour une dernière vérification puis fait préparer les cartables aux enfants avant de passer à la dernière partie de la journée.

    14 h 15 - 14 h 45   : Éducation Physique et Sportive

    Séance endurance dans la cour de l'école.

    Mise en train : Maman canard. Chaque groupe, en file indienne derrière le meneur, le suit dans tous ses gestes et toutes ses allures.

    Entraînement : Les élèves, tous en file indienne, se suivent les uns les autres sans avoir le droit de se doubler. Ils alternent les tours de cour courus et marchés : 1 tour couru, un tour marché ; deux tours courus, un tour marché ; trois tours courus, un tour marché ; etc.

    Endurance : Les élèves doivent courir le plus de tours de cour possible, sans jamais marcher. Ils auront le droit de se doubler après le cinquième tour. Lorsqu'un élève marche, ou qu'il n'y arrive plus, il abandonne après avoir fait un tour marché pour reprendre son souffle.

    Retour au calme : Les élèves qui ont fini jouent calmement dans la cour, pas de retour au calme spécifique.

    14 h 45 - 15 h 15 : Questionner le Monde

    Relation aux programmes : Pratiquer, avec l’aide des professeurs, quelques moments d’une démarche d’investigation : questionnement, observation, expérience, description, raisonnement, conclusion / Communiquer en français, à l’oral et à l’écrit, en cultivant précision, syntaxe et richesse du vocabulaire / Lire et comprendre des textes documentaires illustrés / Extraire d’un texte ou d’une ressource documentaire une information qui répond à un besoin, une question /Construire des repères temporels : ordonner des événements ; mémoriser quelques repères chronologiques

    15 h 15 - 15 h 30 : Récréation

    • Dans la cour, les élèves responsables rappellent à leurs camarades d'aller boire et de passer aux toilettes.

    15 h 30 - 15 h 40 : Temps incompressible

    • Mise en rang, montée en classe 

    15 h 45 - 16 h 30 : Arts visuels 

    Relation aux programmes : Utiliser des techniques traditionnelles / Utiliser le dessin dans toute sa diversité comme moyen d’expression / Connaitre diverses formes artistiques de représentation du monde : œuvres contemporaines et du passé, occidentales et extra occidentales / Exprimer sa sensibilité et son imagination en s’emparant des éléments du langage plastique / Exprimer ses émotions et sa sensibilité en confrontant sa perception à celle d’autres élèves

    Voir : v séquence 2 : Réaliser un portrait (1 séance)

    Notes :

    [1] On trouvera le texte de l’exercice à la page 67 du Guide pédagogique.

    Dans la même série :

    Rentrée des classes :

    CP : Les débuts en écriture-lecture (1)CP : Les débuts en écriture-lecture (2) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (3) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (4)

    Un mois plus tard :

    CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (1) ; CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (2)

    Deux mois plus tard :

    ... ; CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (2)

    Début janvier :

     CP : Écriture-lecture, début janvier (1) ; CP : Écriture-lecture, début janvier (2)

    Et pour vos cadeaux de Noël ou de Nouvel An :

    N'oubliez pas :

    Y aura-t-il de la pédagogie pour Noël ?

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    CP : Ateliers Mathématiques (4)


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