• CE1 : Mathématiques (3)

    Troisième fichier de mathématiques pour une classe de CE2. Comme pour les deux premiers, il contient le livre du maître et ses suggestions d'activités préparatoires à mener en grand groupe.

    Vous verrez qu'il va un peu plus loin que les recommandations faites dans les programmes de Cycle 2, ce qui permet de l'utiliser éventuellement dans une classe de CE2.

    Les bilans de quinzaine sont toujours à utiliser comme des moments de révision plutôt que des moments d'évaluation.

    Vous verrez que je déconseille l'utilisation d'un tableau pour les mesures afin d'éviter que les élèves se fabriquent un automatisme qui ne serait pas sous-tendu par une compréhension. Il vaut mieux les habituer à mémoriser les échanges (100 unités contre 1 centaine, comme100 pièces de 1 € contre 1 billet de 100 €, comme 100 m contre 1 hm ou 100 L contre 1 hL ou encore 100 g contre 1 hg).

    Vous verrez aussi que le signe x (multiplié par) est encore très peu employé et qu'on lui préfère pour le moment le terme « fois » écrit en toutes lettres. Cette convention d’expression est importante tant que la commutativité n’est pas installée. L'utilisation des unités dans les calculs aussi, car elle permet de rendre concret quelque chose qui resterait opaque pour certains élèves si on les plongeait immédiatement dans l'abstraction.

    Bon travail à tous.

    Télécharger « Mathématiques CE1 - période 3.pdf »

    Dans la même série :

    Français :

    Pour le CE1 :

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Ébauche de livre du maître : CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1)

    Pour le CE2 :

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Ébauche de livre du maître : CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1)

    Pour le CM1

    CM1 : Étude de la langue (1)

    Pour le CM2 :

     CM2 : Mathématiques et Étude de la Langue

    Mathématiques :

    Pour le CE1 :

    CE1 : Fichier de Mathématiques (1)

    CE1 : Fichier de Mathématiques (2)

    Pour le CE2 :

    CE2 : Fichier de Mathématiques (1)

    CE2 : Fichier de mathématiques (2)

    CE2 : Fichier de mathématiques (3)

    CE2 : Fichier de mathématiques (4)

    CE2 : Fichier de Mathématiques (5)

    Pour le CM1:

    CM1 : Mathématiques (1)

    CM1 : Mathématiques (2)

    Pour le CM2 :

     CM2 : Mathématiques et Étude de la Langue


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  • T'aimes les thèmes, toi ?
    Merci à Sophie Borgnet qui a illustré Pour une Maternelle du XXIe Siècle

    Et vous, de la maternelle au CM2, vous aimez les thèmes ? On dirait bien... Moi, pas trop. Un peu, en musique et expression corporelle, pour le spectacle de fin d'année, peut-être, oui...  Et un tout petit peu, en littérature, chez les grands du CE1 au CM2, à condition que ça dure d'une quinzaine de jours à un mois de classe, et jamais plus.

    Mais pour le reste, c'est non, résolument non. Pour que ce soit aussi catégorique, ça doit remonter à mon enfance, sans doute...

    De trop vieilles recettes

    Peut-être  à mon année de Moyenne Section, avec Mme M., qui nous a fait bouffer du Livre de la Jungle pendant un temps fou ?
    Enfin, il me semble... Je ne garde en fait comme souvenir que la massue de Mowgli en argile cuite au four, délicieusement peinte en gris souris mêlé de marron terre de la jungle, offerte à ma maman pour la fête des mères. Une massue qu'elle avait soigneusement remisée par-devers elle au fond de son armoire, paraît-il parce qu'elle était trop fragile pour être exposée sur le buffet de la salle à manger à côté du cadre en marqueterie réalisé par mon grand-frère avec son maître de CM1 pour la même occasion ! 

    Vous allez me dire : comment puis-je me souvenir de tout cela, si longtemps après et comment puis-je savoir que la maîtresse avait pris ce thème pour la durée de l'année scolaire ?
    C'est tout simple... Quand j'ai débuté, petite liste complémentaire sans formation, j'ai fouiné dans les placards des écoles maternelles dans lesquelles j'effectuais des remplacements et je les ai lus, ces fascicules des années 1950 à 1972, les La Classe Maternelle de l'époque en quelque sorte...
    J'ai même retrouvé la suggestion de la massue de Mowgli en argile au milieu de tout un fatras de piquages, collages, modelages, chants et poésies, livres pour enfants (c'était le nom qu'ils donnaient à la littérature de jeunesse, à l'époque), tous rattachés, parfois avec des ficelles grosses comme des cordes de marins, au thème du Livre de la Jungle !

    Heureusement d'ailleurs que j'ai pu trouver ces témoignages de l'école du milieu du XXe siècle... parce que, à part cette fameuse massue  planquée au fond d'une armoire à linge en raison de sa fragilité précieuse, je ne gardais aucun, mais alors aucun souvenir de ce qu'avait bien pu nous dire Mme M. au sujet du Livre de la Jungle. Selon moi, je n'ai découvert cette œuvre majeure de la littérature que bien plus tard, vers mes dix ans, quand j'ai pu voir au cinéma le dessin animé de Walt Disney.

    Comme j'étais fière, moi, jeune débutante des années 1970/1980 d'être sortie de cette sclérose de l'école maternelle, tombée dans le miroir aux alouettes du « Je vais tout prévoir à l'avance et habiller mon année scolaire d'une tonalité particulière qui ravira les enfants et les aidera à se structurer »... Alors, les thèmes, ces vieilleries dépassées, non merci !

    Le temps de l'enfant

    Une autre anecdote, plus récente celle-là puisqu'elle date de moins de 10 ans. Je recevais cette année dans ma classe de GS/CP/CE1 deux stagiaires de l'IUFM (ce n'était pas encore l'ESPÉ, mais ça n'allait pas tarder) qui devaient, sur leurs deux jours de présence par semaine, exploiter, pendant toute la durée du stage, un thème scientifique. Elles avaient choisi les dents. Alors, tous les lundis et mardis après-midis, nous causions dents, nous expérimentions dents, nous réfléchissions dents, nous tracécritions dents !
    Et leur stage a duré six semaines, me semble-t-il...

    Un matin, en arrivant à l'école, l'ATSEM de la classe des petits m'interpelle en riant :
    « Catherine, tu sais comment Angèle (sa fille) et ses copains appellent tes stagiaires ?... Les maîtresses des dents !... »
    Et elle a continué :  « Je me demandais pourquoi, depuis quelque temps, chaque matin, quand je la réveillais, elle me demandait quel jour nous étions ; et maintenant je le sais. Ce matin, quand je lui ai dit que nous étions lundi, elle a râlé :« Oh non, alors ! Il y a les maîtresses des dents ! » et elle m'a expliqué que ses copains et elle pestaient contre ces filles qui ne s'intéressaient qu'aux dents, ne parlaient que de dents et les obligeaient à s'y intéresser aussi. »
    Suite à cette réflexion, l'ATSEM avait continué à interroger sa fille (qui est depuis entrée en 6e avec une année d'avance) et celle-ci lui avait expliqué que les dents, ça allait un moment, mais que, bon, voilà, c'est comme tout, à force, ça lasse... Et la lassitude, chez les enfants, c'est un phénomène important de désamour !

    Observons les enfants de deux à onze ans dans un lieu libre, la cour de l'école, le terrain de jeux des vacances, la piscine, le bord de la plage ou la bibliothèque municipale, par exemple.

    Les plus petits, ceux de moins de 4 à 5 ans, papillonnent...

    Ils prennent un objet, un matériau, un livre, le manipulent quelques instants puis le lâchent, presque sans s'en rendre compte. Et quand ils s'approchent d'un congénère, c'est pareil : un sourire, une tête inclinée en terme d'invite et puis hop ! les voilà partis...
    Si nous intervenons ou s'ils nous sollicitent, cela va durer quelques secondes de plus mais, très vite, nous verrons leurs yeux partir à droite à gauche, leurs mains commencer à tripoter des trucs et des machins, leurs pieds s'agiter : ils en ont assez !

    Comme le premier petit cochon du conte bien connu, ils ont pris un ballot de paille, l'ont sommairement étalé au sol, s'y sont couchés un instant puis, vite, encore plus vite, ils ont vu autre chose qui leur a semblé tout à coup, et pour aussi peu de temps, bien plus attirant que ce vulgaire tas de paille inconfortable sur lequel ils s'encroûtaient depuis si longtemps !

    Leurs thèmes, ils les vivent à la vitesse de l'éclair, en exploitant 100 000 chaque jour et les abandonnant tous après quelques secondes d'exploitation !

    Les moyens, de 5 à 8 ou 9 ans, jettent leur dévolu sur une bande de camarades, un matériau, un jeu, une collection et...

    ... ça dure ce que ça dure ! Cinq minutes, deux heures, quelques jours, rarement plus. Puis ça disparaît, remplacé par une autre bande, un autre jeu, un autre intérêt.

    Et si, pour leur faire plaisir, quelqu'un leur apporte alors de nouvelles eaux pour leurs anciens moulins, ils le regardent, l'air étonné, semblant ne même plus se souvenir qu'il y a quelques jours, autant dire « à l'époque », sous-entendu « quand ils étaient encore très jeunes », ils s'étaient passionnés pour cette cause !

    Ce sont des deuxièmes petits cochons, ceux qui aménagent, provisoirement, une cabane de bois pas très solide parce que vite faite, dans l'urgence d'une envie qui les taraude, puis qu'ils abandonnent, parfois même avant qu'elle ne s'écroule d'elle-même, ne laissant aucune trace de sa construction à ceux qui arriveraient ensuite.

    Quant aux grands, ceux qui dépassent les 9 à 10 ans, ils ont leurs thèmes personnels...

    ... qui parfois leur occupent l'esprit plus qu'il ne serait nécessaire, à plein temps.

    Pour les uns, et l'école le réprouve, c'est le football, les top models, tel chanteur bêlant son sirop, tel héros de bande dessinée minable, tel réseau d'amis avec lesquels ils tchatent on ne sait trop quoi pendant des heures... ou même pire parfois !

    Pour d'autres, et l'école en est fière, ce sera le système solaire (souvent parce qu'on leur a collé une trouille bleue en leur parlant des météorites qui parfois s'écrasent sur la Terre mais ça, c'est un autre débat), les héros de la mythologie égyptienne ou grecque, la Première Guerre Mondiale, la série Harry Potter, la danse classique ou l'étude de la flûte traversière, sur lesquels ils sont incollables. 
    Leur « maison de briques » personnelle est parfaitement aménagée, regorge de documentation et ils sont à l'affût de la moindre nouveauté qui donnera à la pièce unique qui la compose une touche supplémentaire en direction de la perfection...

    Seulement voilà, la maison n'a qu'une pièce et ce thème de prédilection qu'ils y cultivent avec amour, qu'il soit culturellement correct ou pas, a tendance à tout envahir et à ne pas laisser de place pour le reste. 
    Le reste, ces dépendances sans intérêt jamais visitées ni organisées, c'est tout ce qu'il y a autour et qu'il est nécessaire de maîtriser mais qu'ils négligent, tout accaparés qu'ils sont par ce monument qu'ils construisent à la gloire de leur passion.

    Nous voyons bien que leur temps d'enfant, tout comme celui de leurs camarades plus jeunes n'est pas en phase avec une gestion adulte du temps et que, poussée à l'extrême, leur passion peut leur faire courir un très grand risque.

    Le risque de l'impasse

    L'impasse, dans sa définition bien connue de tous ceux qui ont révisé en vue de passer un examen ou un concours. « Tel sujet est sorti l'an dernier, il ne peut pas sortir cette année, alors je ne le travaille pas. »

    Hélas, ce qui est envisageable dans cette circonstance bien particulière de l'examen ne l'est pas lorsqu'on est un élève d'élémentaire, ou même de collège, et qu'on a tout à apprendre.
    Comment s'en sortir sans maîtriser le sens et la technique des quatre opérations, la règle d'accord du verbe avec son sujet, une idée à peu près convenable des différences entre le vivant et le non-vivant ou une vision relativement réaliste de la répartition des continents et des océans sur Terre ?
    Même si, en contrepartie, on est incollable sur les pyramides aztèques, les mangas japonais, l'armement de l'armée américaine lors du débarquement de Normandie ou les dieux de l'Olympe...

    Ce risque, que prennent déjà très bien ceux de nos élèves de CM qui ont tendance à vouloir aller au fond d'un sujet avant d'en traiter un autre, nous le courons nous aussi en programmant une année scolaire entière dédiée aux couleurs, aux cinq continents, aux émotions ou à la saga Harry Potter.

    Des thèmes, il faut en mener cent !

    Pour coller à la vie et ne pas faire de l'école un pensum tristounet où tout est prévu, mâché et prédigéré avant même que les élèves ne mettent un pied dans leur future classe.

    Pour ne pas lasser nos tout-petits, nos petits, nos moyens et nos grands qui, s'ils ne se passionnent pas longtemps pour les plus jeunes et pas pour tout pour les plus âgés, ont besoin de voir bouger le monde autour d'eux et doivent apprendre à se réjouir de la variété.

    Pour leur faire découvrir le monde partout et tout le temps grâce à leurs jeux, leurs expérimentations, les lectures, les sorties, les chants, les tableaux, les musiques que nous leur faisons découvrir chaque année, parce qu'ils grandissent et ont besoin de réactualiser sans cesse leurs connaissances en fonction de leurs nouvelles capacités.

    En restant à leur hauteur, pour qu'ils puissent avoir envie de s'y intéresser, même si, nous les enseignants, nous les avons déjà menées une, dix ou même quarante fois, lorsque nous arrivons en fin de carrière, ces fichus thèmes !
    Notre amusement est ailleurs : dans l'observation de leurs réactions, dans l'écoute de leur réflexion naissante, dans l'art que nous mettrons à leur faire « aimer leurs tâches, leurs jeux, leurs leçons de toute sorte » et l'application que nous aurons prise à ce « qu'ils n'aient pas pris en dégoût ces exercices scolaires qui seraient si vite rebutants, si [notre] patience, [notre] enjouement, [notre] affection ingénieuse ne trouvaient le moyen de les varier, de les égayer, d'en tirer ou d'y attacher quelque plaisir pour l'enfant. » (P. Kergomard, 1882, Objet de l'École maternelle)

    Des thèmes courts et collés à la vie quotidienne...

    ... chez les plus petits de nos élèves pour être sûrs de les capter tous.

    Ils ont bien le temps de faire le tour du monde, ou de distinguer l'utilisation des couleurs primaires de celle des mélanges dans l'œuvre de tel plasticien !
    Pour l'instant, ce que nous cherchons à faire, quotidiennement, c'est que leur botte de paille soit de plus en plus étendue et qu'ils explorent tout ce qui est physiquement à leur portée : les espaces proches, le temps qui s'écoule et se résume pour les plus jeunes d'entre eux à moins de 800 jours d'existence, les textures, les sons, les odeurs, la voix humaine même parfois, ses mots, ses expressions, les images qui font naître des paroles, les relations qui se nouent entre eux...

    Le tout sans ordre apparent, sans but défini, sans réalisation adulte dont on sait qu'elle ferait naître l'admiration des adultes qui passent et les tromperait sur les capacités des enfants qui vivent en ce lieu...
    Juste de l'attention, partout et tout le temps, pour le mot, le geste, l'intérêt qui point quelques secondes puis quelques minutes et qu'il convient d'attraper au vol pour en faire le micro-thème de cet instant d'école parce que, ajouté à tous les autres micro-thèmes, il construit le petit enfant et le relie aux autres homo sapiens sapiens qu'il découvre autour de lui et auxquels il s'acclimate jusqu'à se mettre à penser qu'avec eux, il pourrait peut-être bâtir...

    T'aimes les thèmes, toi ?

    ... un espace avec jardin et dépendances

    ... chez les 5 à 8 ans.

    Un jardin merveilleux où l'on explore méthodiquement et de manière structurée jusqu'à une première autonomie le monde de l'écrit . Et le monde des nombres, du calcul, des mesures, des formes et des figures ! Et encore l'espace proche et le plus lointain.... Et puis le temps qui passe. Et la matière. Et le vivant. Et la maîtrise corporelle, les cinq sens, la motricité. Et, pour faire bonne mesure, la construction du jugement et la connaissance de l'autre, de tous les autres !

    Alors un petit thème pour la fête de l'école parce qu'apprendre à chanter et à se mouvoir de manière déliée, ça se fait aussi bien grâce aux cinq continents que grâce aux droits de l'enfant, oui, pourquoi pas.
    Je concède aussi entre cinq et quinze thèmes en littérature, bien que mon goût personnel me pousse plus vers quinze petites touches insensibles, en veillant à ramener plusieurs fois les fondamentaux grâce à des biais différents, plutôt que vers les cinq gros pavés indigestes qu'on ingurgite d'un coup, à grandes dents de maîtresses des dents !

    Mais je resterai intraitable : ce sera sans négliger tout le reste et surtout pas ce que j'ai coutume d'appeler la culture générale et que je ne trouve déjà pas assez riche et variée du fait du nombre ridicule d'heures que nous ont laissées Messieurs Darcos et Sarkozy lorsqu'ils nous ont imposé de la réunionnite en plus en lieu et place des heures de classe que nous faisions volontiers.

    30 courts thèmes d'histoire, 30 de géographie et 40 de sciences, cela fait exactement 100 par an ! 

    Et cela ouvrira tant nos moyens que nos plus grands à la diversité d'une culture dont ils ont besoin d'avoir commencé l'exploration avant d'entrer au collège.
    En reprenant chaque année nos cohortes exactement avec les mêmes thèmes bassement scolaires, en aménageant chaque année un peu plus tous les chemins déjà fréquentés, pour être sûrs que tous ont bien retenu quelques bribes, même ceux qui se contenteraient volontiers du thème de la Coupe du Monde de football ou du look de la starlette dont ils sont fous...

    Abandonnons l'idée du thème unique sur lequel bâtir une année scolaire entière

    Par ce qu'il nous faudrait cent années d'école primaire pour nous permettre de consacrer toute une année scolaire à un item du programme d'Éducation Morale et Civique ou à une seule époque parmi les plusieurs dizaines de milliers d'années de l'histoire des hommes !

    Et parce que ce sont des ordinateurs que nous devrions greffer dans les têtes de nos élèves à la place de ces imparfaits cerveaux humains capables de préférer se souvenir de la massue de Mowgli au lieu d'avoir mémorisé à jamais l'œuvre impérissable de Sir Joseph Rudyard Kipling !

     


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  • CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1)

    Merci à Sophie Borgnet pour son illustration.

    J'ai remarqué que la plupart de nos collègues recherchent des méthodes qui exposent méthodiquement l'étude des points d'un programme depuis la découverte collective à partir d'un matériau de départ jusqu'à la phase en autonomie, en passant par l'entraînement collectif préalable et la conception d'un affichage ou d'une trace écrite.

    Par ailleurs, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la manière de mener une seule séance d'étude de la langue, commune aux deux niveaux présents dans leur classe, sans imposer « du trop difficile » aux élèves du niveau inférieur ni empêcher ceux du niveau supérieur de satisfaire aux exigences de leur programme.

    J'ai donc tenté d'élaborer la première semaine d'un Livre du Maître afin de proposer une méthode « clé en main » adaptée aux deux fichiers présents sur ce blog  :

    En voici la première semaine, juste pour voir si cela intéresse quelqu'un et si ce dernier souhaite que j'aille plus avant dans cette entreprise.
    Vous y reconnaîtrez mes nombreux dadas : des contenus très progressifs, repris jour après jour - pas d'évaluation systématique qui coupe les enfants dans leur élan en les obligeant sans arrêt à descendre de vélo pour se regarder pédaler - un démarrage dès le premier jour de classe parce que « l'école, on y vient pour apprendre », pas pour se préparer à se préparer à voir si éventuellement, un jour, sur un malentendu, on pourrait peut-être y apprendre quelque chose.

    Peu habituée à ce genre de travail, j'ai fait du dense, très dense. Dites-moi si vous souhaitez un format plus aéré ou plus coloré.
    J'attends vos questions, critiques et souhaits pour continuer... ou pas.

    Télécharger « Livre du maître CE1 CE2.pdf »

    Fichiers d'Étude de la Langue :

    Pour le CE1 :

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Pour le CE2 :

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (5)


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  • III. 2. A. Mise en route - PS/MS/GS (1)

    2. Mise en route

    La cohésion du groupe et l’autonomie matérielle de chaque individu, c’est ce que l’enseignant installera et cultivera dès les premiers jours dans sa classe à trois niveaux. Comme il a tout intérêt à ce que ses élèves profitent rapidement des avantages que cela leur procurera, il sait que ce n’est pas en attendant que les élèves décident d’eux-mêmes des règles de vie ou de l’organisation du travail à mettre en place qu’il gagnera du temps. Dès avant la rentrée, il a réfléchi à l’organisation générale de sa classe et c’est dans un monde organisé qu’il a installé ses élèves.

    A) En Classe Maternelle[1]

    • Organisation de l’espace[2]

    L’espace au sol de la salle de classe est dégagé pour que les enfants puissent y étaler du matériel de grande taille, un coin de regroupement est prévu, près d’un tableau d’affichage à hauteur d’enfant.

    Une ou deux tables ovales à six places sont installées près des étagères à matériel destiné à l’exercice de l’expérimentation et de la créativité plastique[3]. D’autres, individuelles ou collectives, sont placées près des placards ou sous des étagères contenant le matériel de jeux sensoriels[4]. Le nombre global de places assises correspond au nombre d’élèves scolarisés dans la classe[5]. Une ou plusieurs pistes graphiques pouvant servir de chevalets de peinture occupent 3 à 4 mètres de longueur, sur une hauteur d’un mètre environ.

    Pour les élèves de Grande Section, un coin d’écriture-lecture a été aménagé. Les élèves assis à une table doivent pouvoir faire face à un grand tableau destiné aussi bien à l’affichage qu’à l’écriture à la main. Ce coin peut être, comme en MS/GS[6], près du tableau de regroupement qui aura alors double usage. On peut aussi l'installer dans un espace réservé aux élèves de Grande Section, rejoints l’après-midi par ceux des enfants de Moyenne Section qui ne dorment pas.

    Enfin, au cours de l’année scolaire, plusieurs coins de jeux seront aménagés et clairement balisés. En cette rentrée, il en a choisi trois principaux et trois secondaires parmi la liste qu’il a établie à l’avance : cuisine équipée, chambre pour animaux en peluche et poupées, établi avec ses outils, garage et piste routière agrémentés de véhicules variés, ferme avec ses animaux, zoo, gare, gros jeux de construction qu’on peut installer silencieusement au sol grâce à des tapis individuels. Le tout est complété par une bibliothèque équipée de rayonnages, de bacs, de fauteuils et d’une table de lecture.

    Si le maître dispose d’une ATSEM à temps plein, ce qui doit être réclamé comme indispensable, il peut envisager d’installer une partie des coins de jeux dans une salle attenante communiquant directement avec la salle de classe.

    Pour l’organisation et l’utilisation de ces espaces réservés aux jeux d’imitation, activités motrices fines, jeux sensoriels et mathématiques, on se reportera aux chapitres II.2.A et II.2.B ou à l’ouvrage Pour une maternelle du XXIe siècle[7].

    • Emploi du temps

    La répartition horaire des parties collectives de l’école[8] ne pose généralement aucun problème, lors du conseil des maîtres de rentrée. En effet, l’enseignant de maternelle est souvent considéré comme prioritaire dans l’utilisation des lieux qui l’intéressent au premier chef en raison du besoin de mouvement et d’espace de ses élèves. Cela lui donne toute latitude pour établir un emploi du temps journalier simple[9], alternant les périodes d’activités selon un rythme immuable.

    La cohésion du groupe étant son premier objectif, c’est par des moments collectifs qu’il choisit de débuter chaque demi-journée. Il tient compte de la fatigabilité des enfants et prévoit pour chacun des quatre regroupements de la journée une durée et des objectifs compatibles avec les rythmes circadiens de ses futurs élèves, modulés selon leur âge.

    Ainsi, ses plus jeunes élèves passant une partie de l’après-midi au dortoir et étant peu disponibles pour des activités de réflexion juste après leur réveil, il leur réserve son attention une partie de la matinée. Les activités d’écriture, de lecture et de mathématiques des plus grands ne sont placées pendant la matinée que dans ce qu’elles ont de répétitif, alors que leur partie collective, qui requiert l'attention du maître, est intégrée aux activités de l’après-midi.

    • Progression

    Si les plus jeunes de la classe[10] en sont encore aux progressions individuelles en étoile qu’on ne peut pas mettre en cases[11], le maître sait que, souvent, ses élèves de GS ont suffisamment aménagé leur personnalité pour avoir désormais les moyens et l’envie de structurer leurs apprentissages. Des progressions au jour le jour deviennent indispensables dans le cadre des deux apprentissages à progression linéaire. Il prévoit donc d'utiliser des méthodes d'écriture-lecture et de numération-calcul-géométrie qu’il déroulera à heures fixes, quotidiennement, selon un ordre précis. Ces méthodes doivent être utilisables dès le début de l’année, grâce à de très courtes séances, variées, basées sur le jeu, les déplacements, les manipulations et la relation affective avec un matériel agréable qui parlera aux enfants[12]

    Les élèves de MS qui le souhaiteront pourront, toujours en auditeurs libres, suivre tout ou partie de la séance collective. Le maître sait qu'ils se sentiront valorisés de jouer avec les grands mais il a bien conscience qu’à part exception, la plupart d'entre eux en restera au stade du jeu, se préparant à comprendre certaines notions sans pour cela suivre toute la progression. Son but n’est pas de pousser ses élèves à grandir de façon désordonnée en privilégiant l’acquisition de l’écrit au détriment des apprentissages moteurs et sensoriels. Il souhaite seulement permettre à tous de profiter des apprentissages moteurs et sensoriels pour jeter leurs premiers jalons vers l’apprentissage de l’écrit.

    Le temps dégagé par l'utilisation de méthodes « clé en main », tant en préparations qu'en temps scolaire, rendra par ailleurs le maître disponible pour ses plus jeunes élèves afin de les accompagner au plus près dans les progressions individuelles.

    • Rôle de l’ATSEM

    Après consultation du conseil des maîtres et de la charte des ATSEM décidée par la commune de rattachement[13]  de l’école, le maître dialogue avec la personne qui travaillera sous sa responsabilité. Il la met au courant des habitudes d’autonomie qu’il compte mettre en place. Il lui lit et commente l’emploi du temps et lui explique clairement ce qu’il attend d’elle à chaque moment :

    - aide matérielle aux élèves de manière à ce qu’ils apprennent à se passer rapidement de l’adulte et apprentissage des gestes d'hygiène et de vie pratique[14]  ;

    - aide à l’encadrement du groupe lors des moments collectifs et apprentissage des gestes techniques[15] ;

    - préparation des matériaux à utiliser pour les ateliers d’expression plastique et des documents ou objets utiles à l’affichage ou à l’exposition au coin de regroupement[16], photocopie d’exercices écrits à destination des plus grands ;

    - installation du matériel de jeux sensoriels et d’imitation accessible aux enfants ;

    - rangement et nettoyage de tout ce qui a été manipulé, utilisé lors de la journée de classe ;

    - classement des travaux d’élèves ; reliure ou collage dans un cahier communiqué aux familles ;

    - prise en charge ponctuelle d’un ou plusieurs élèves lors de l’exécution d’un atelier selon un « cahier des charges » établi à l’avance.

    • Annexes :

    Télécharger « EDT - PSMSGS.pdf »

    Télécharger « Plan MSGS ou PSMSGS.pdf »

    Télécharger « Programme d'acquistions GS.pdf »

    Dans la même série :

     Tous les chapitres déjà mis en ligne sont répertoriés dans la Table des matières   évolutive que vous trouverez dans la partie Sommaires.

    Pour la partie présente 

    I. Idées reçues  ; III.1. Trois niveaux dans la même classe ;

    Notes :

    [1] De la TPS/PS à la GS.

    [2] Voir Annexe III, B. Plans de classe.

    [3] Plus modestement définies, ces activités répondent au nom de Patouille et regroupent le dessin, la peinture, le découpage, le modelage, le collage mais aussi le tressage, le tissage, le piquage ou toute autre activité permettant d’exercer conjointement le sens du toucher et celui de la vue afin de mener l’enfant à affiner sa motricité et sa perception visuelle.

    [4] Jeux d’enfilages, de laçages, encastrements, mosaïques, puzzles, dominos, lotos grâce auxquels l’enfant exerce en même temps que ses doigts sa capacité à distinguer et marier les couleurs, à reconnaître formes et grandeurs, à concevoir des algorithmes et à les reproduire, à reconnaître et nommer figures, solides, relations spatiales, couleurs, tailles, …

    [5] Il serait d’une importance capitale que ce nombre n’excède jamais vingt, comme dans toute classe recevant des enfants de moins de cinq ans. On pourrait dans un premier temps tolérer entre vingt et vingt-cinq élèves dans un simple niveau mais, si l’on regroupe des enfants de deux ans à cinq ans neuf mois au début de l’année scolaire, il est important que cela se passe dans les conditions les meilleures : trois ou quatre « tout-petits », et trois groupes de cinq à six « petits », « moyens » et « grands ».

    [6] Voir Chapitre II.2.B (1)

    [7] Grip éditions (www.instruire.fr). Me consulter : Contact

    [8] Salles de motricité, bibliothèque, cuisine, cour, jardin… La salle de propreté, réservée à la classe maternelle y est souvent attenante dans ce type d’école. Elle ne fait pas l’objet d’un tour de rôle. De même, la salle informatique, quand elle existe, est le plus souvent attenante à la classe des grands (CE2/CM). Il conviendra de se mettre d’accord avec l’enseignant de cette classe si l’on souhaite en disposer régulièrement ou ponctuellement.

    [9] Voir suggestion d’emploi du temps en Annexe II.F.

    [10] De la TPS à la MS.

    [11] L’image de la boule de neige peut aussi être utilisée pour expliquer comment se constitue naturellement, sans ordre préétabli, l’agrégat de savoirs, d’habiletés et de savoir-faire d’un enfant de moins de cinq à six ans. 

    [12] Les personnages de la Planète des Alphas en sont un bon exemple. Associés à la méthode  De l’écoute des sons à la lecture (T. Venot, Grip éditions), ils emmèneront tous les enfants de Grande Section sans exception vers la maîtrise approfondie du principe alphabétique sans même qu’ils aient l’impression à un seul moment de fournir des efforts disproportionnés. 
    J’ai tenté, à l’aide de mon amie Sophie Borgnet-Wiktor, de fournir à mes collègues de maternelle l’équivalent de cette méthode de découverte de l’écriture-lecture en publiant, toujours chez Grip éditions, Se repérer, compter, calculer en GS qui propose des séances quotidiennes de mathématiques basée sur la  résolution de problèmes associant connaissance du nombre, calcul, repérage dans l’espace, découverte des formes et grandeurs.

    [13] La réclamer si elle n’existe pas. Souvent, dans les petites communes, on suggère de fonctionner « au feeling ». C’est très bien tant que tout se passe bien mais peut poser de très graves problèmes si l’ambiance se dégrade.

    [14] Se déshabiller, suspendre des vêtements, s'habiller, se boutonner, remonter une fermeture à glissière, nouer une écharpe, des lacets, attacher une boucle de ceinture ou de sandale, etc. 

    [15] Distribuer et ranger le matériel, trier les déchets, balayer, laver des pinceaux et une éponge, essuyer une table, remplir un pot de colle ou de peinture, …

    [16] Découpage, mise en page, plastification, réalisation de panneaux destinés à l’affichage…


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  • III.1. Trois niveaux dans la même classe

    1. Rentrée des classes

    Très courante dans le monde rural, cette organisation est exceptionnelle dans un cadre urbain où elle n’a cours que dans de très rares écoles. Née alors de la volonté d’une équipe pédagogique convaincue, désireuse de rassembler dans la même salle de classe des élèves d’un même cycle, elle ne suscite alors pas de rejet de la part des enseignants.

    Lorsque la mise en place d’une classe à triple niveau pose problème, c'est le plus souvent parce que, après une fermeture de classe dans l’école, les professeurs des écoles se voient condamnés à quitter un double niveau qui leur semble douillet pour réorganiser leur travail en fonction d’un triple niveau.

    Généralement, après quelques semaines de flottement, ces maîtres, déjà rompus au rythme particulier de la classe à plusieurs niveaux, se sont adaptés et partagent sans difficulté en trois ce qu’ils faisaient jusque-là pour deux.

    Les parents d’élèves, souvent un peu anxieux au départ, réalisent vite que, si leur enfant vit dans une classe où trois âges « entrent en concurrence », en revanche, au sein chacun des groupes, les élèves sont moins nombreux. Le maître passe donc finalement autant de temps en relation duelle avec leur enfant que lorsqu’il n’avait que deux groupes « concurrents » mais beaucoup plus d'élèves dans chacun des deux niveaux.

    La situation la plus délicate sera celle où, après une fermeture de classe, tout ou partie de l’équipe enseignante en place dans l’école aura sollicité son changement, laissant la classe à triple niveau à un nouveau venu n’ayant jamais exercé dans ce type de structure.

    C’est en pensant à lui que cet ouvrage a été écrit. Espérons qu’il l’aide et lui permette d’aborder sereinement cette rentrée un peu compliquée.

    Dans la même série :

    Tous les chapitres déjà mis en ligne sont répertoriés dans la Table des matières   évolutive que vous trouverez dans la partie Sommaires.


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