• CP : Guide Pédagogique Maths (2 - 3)

    Suite du Guide pédagogique qui accompagne cette fois les Cahiers de mathématiques (2-3) pour le CP.

    On y trouvera comme dans le  CP : Guide Pédagogique Maths (1) les deux ou trois parties rituelles à égrener chaque jour :

    1) Le jeu sportif

    Quelquefois, il aura avantage à se dérouler la veille, pendant l'après-midi afin que les enfants puissent profiter longtemps de ce moment de détente et acquérir grâce à lui les réflexes mathématiques que nous souhaitons monter.

    C'est un moment indispensable car il rend concret, beaucoup plus qu'une manipulation d'objets rituels qu'on ne sort qu'au cours de la séance de mathématiques et qui, une fois sortis de l'attrait de la nouveauté, peuvent ronronner autant que les leçons frontales qui n'ont jamais existé à l'école élémentaire, même à l'époque reculée de Jules Ferry et qui pourtant sont présentées comme le repoussoir absolu.

    2) le jeu collectif au tableau

    Il peut avoir lieu tous les jours avant de passer au travail sur le cahier de mathématiques.

    Ce jeu collectif est très ritualisé :

    ⇒ l'enseignant dirige la séance, il sollicite la participation de tous les enfants, successivement, ne se laissant pas tenter par l'occasion de débattre avec les plus actifs, les plus intéressants, les plus rapides de ses élèves

    ⇒ les élèves sont tenus actifs, physiquement parlant mais aussi au point de vue cognitif : ils débattent, s'écoutent, cherchent à comprendre, se remémorent, etc.

    ⇒ Ils prennent vite l'habitude de participer puisque, depuis le début de l'année, leur enseignant les a pris à témoin régulièrement et ne les a pas laissés se reposer sur les plus actifs, les plus intéressants, les plus rapides de leurs camarades.

    Cependant, ce jeu n'est pas un but en soi. Le but, ce sont les connaissances mathématiques "abstraites", celles qui restent une fois l'habillage enlevé.

    C'est pourquoi j'ai commencé ce sous-chapitre par employer le verbe pouvoir et non devoir. Si l'on sait, en voyant le cahier de mathématiques que le sujet abordé sera dominé facilement par les élèves, pas la peine de sacrifier à ce rituel de la manipulation collective, d'autant que le premier exercice du cahier permettra très souvent de mettre le pied à l'étrier à tout le monde.

    3) la trace écrite

    Elle peut être affichée en classe et, si l'enseignant le juge utile, collectée dans un porte-vue, un cahier ou un classeur.

    Les exemples que je donne sont à observer, à comprendre et... à adapter, avec les élèves, au vécu commun.

    En effet, pour qu'une trace écrite soit efficaces, si tant est qu'au CP, elle soit réellement efficace, elle doit avoir été conçue avec les élèves et je dirais même par les élèves, savamment conduits par leur enseignant, cela va sans dire.

    4) Et puis, le plus important...

    En effet, le plus important, c'est l'exploitation en autonomie de la page du Cahier.

    C'est ce travail écrit, mûrement réfléchi, qui finit le nécessaire passage du concret à l'abstrait.

    Pourtant, il n'est pas dans le guide pédagogique... Et si je ne l'ai pas mise dans le guide pédagogique, c'est parce que c'est tous les jours la même chose :

    1) Tous les jours, on ouvre le cahier de mathématiques à la page suivant celle de la veille, tous les jours, sans jamais en sauter une seule...

    2) Tous les jours, on regarde ensemble le premier exercice et on dialogue, ensemble...  Si on a pu le projeter au tableau, ou à défaut le reproduire à la craie ou aux feutres, c'est encore mieux parce qu'on a un référent collectif.

    3) Tous les jours, l'enseignant lit le titre et la consigne de ce premier exercice, jusqu'à ce qu'un jour, les enfants puissent lire à sa place, et on dialogue, ensemble, pour expliquer ce qu'elle raconte, cette consigne.
    Parfois, c'est juste une illustration à observer, mais, même là, on trouve quelque chose à dire et à comprendre.

    4) Tous les jours, on fait cet exercice tous ensemble, au tableau et sur les cahiers en même temps.

    5) Puis c'est la consigne du premier exercice qui est lue et commentée, et les élèves l'exécutent seuls.

    6) L'enseignant profite de ce démarrage pour guider un peu plus ses petits "canards boiteux", ceux qui ont besoin d'être supplémentés, il les a assis autour de lui et il les guide pas à pas

    7) Quand ceux-ci aussi sont lancés, il commence à faire défiler près de lui, par groupes de deux, les autres élèves de la classe : il observe ce qu'ils ont déjà fait, les aide à réaliser leurs erreurs quand il y en a et les corrige avec eux, les aide à démarrer l'exercice suivant (la technique est expliquée ici : Élém. : Corrections par rotation).

    8) Au bout d'un quart d'heure tout au plus, la page est finie pour tous les élèves, et l'enseignant en a déjà corrigé les trois quarts, parfois même plus.
    Il lui reste du temps pour ses "canards boiteux" pendant que leurs camarades sont occupés ailleurs (jeux mathématiques inspirés de CP : Ateliers Mathématiques (2) et suivants ; jeux de construction à visée géométrique : attrimaths, polydron ; dessins sur quadrillage, usage des outils de géométrie ; jeux sur piste où l'on compte, jeux de cartes, etc.).

    Les guides pédagogiques :

    Cahier 2 :

    Impression format livret.

    Télécharger « CP Mathématiques GP2.pdf »

    Cahier 3 :

    Impression format livret.

    Télécharger « CP Mathématiques GP3.pdf »

    Dans la même série :

    A. Cahiers de l'élève :

    CP : Cahier de mathématiques (1) ; CP : Cahiers de mathématiques (2-3) ; CP : Cahiers de Mathématiques (4 - 5)

    B. Guides pédagogiques :

    (En cours de rédaction)  CP : Guide Pédagogique Maths (1) ; ... ;


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  • CE1 : Du mot vers la phrase (0)

    Juste un petit article pour collecter les personnages de Phi, que vous pouvez aussi retrouver sur son blog : Vous êtes chez Phi à  la rubrique Grammaire.

    Ceux qui avaient déjà regardé attentivement ces personnages avaient remarqué que le nom avait la "bouche cousue" et que ça pouvait impressionner les enfants sensibles.

    Phi, Sophie Borgnet pour l'état-civil, a donc gentiment cédé à ma demande et donner à ce nom une bouche plus agréable, qui donne envie de sympathiser avec lui.

    Le voici avec tous ses costumes, amis et connaissances :

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    Nom commun

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    Nom commun 2

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    chapeau majuscule

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    Nom propre

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)

    Mains destinées au sujet du verbe

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    Nom prêt à prendre le volant

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)

    volant sujet

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    Nom sujet

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    article

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    article et nom commun

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    adjectif

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    Nom et adjectif

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    pronom sujet

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    verbe

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    nom sujet + verbe

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    pronom sujet + verbe

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)
    nom sujet + verbe + complément

    D'autres images plutôt destinée au CE2 sur Vous êtes chez Phi à  la rubrique Grammaire (adverbe, adjectif attribut, préposition, pronom non-sujet).

    J'en profite pour vous dire que les documents déjà en ligne ont été "corrigés" et que les noms ont désormais un joli sourire !

    Dans la même série :

    Nota bene : Cette méthode est en cours de rédaction. Croyez bien que je ferai mon possible pour vous proposer les périodes suivantes avant leur échéance. Pour l'instant, ce n'est donc pas la peine de me réclamer la suite en privé, ou en public d'ailleurs, car elle n'existe pas encore. Votre message, auquel je me sens tenue de répondre, ne fait que retarder leur publication.

    ... ; CE1 : Du mot vers la phrase (1) ; CE1 : Du mot vers la phrase (2) ;

     

     


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  • CE1 : Du mot vers la phrase (2)

    Merci à Phi pour cette image grammaticale qui aidera nos élèves à se poser les bonnes questions.

    Suite du programme de

    grammaire et conjugaison CE1

    Nota bene : Cette méthode peut fonctionner en synergie avec CE1 : Orthographe graphémique (1) et avec Lecture et Expression au CE. Je dis bien elle peut, pas elle doit.

    Conclusion : vous faites comme vous voulez. La seule chose que je vous demande, c'est de ne pas dire que vous faites du Huby dans votre classe, si vous n'avez fait que vous inspirer de quelques idées pour créer quelque chose de différent.

    J'en profite pour vous dire que la progression s'est un peu précisée. Vous pouvez la retrouver, avec sa date de modification dans CE1 : Du mot vers la phrase (1).

    Grammaire

    En Période 2, nos élèves vont essentiellement travailler sur [Liberté] le groupe du nom réduit à un nom et son article, surtout dans le domaine des accords en nombre.

    Cela vous paraîtra peut-être trop mais, à 7 ans, on a besoin de voir et revoir les notions pour les prendre au sérieux et vous verrez que, malgré cela, livrés à eux-mêmes, beaucoup les oublieront encor, ce qui est normal. 

    Conjugaison

    Ils ne travailleront pour le moment que sur le présent des verbes du 1er groupe, aux personnes qu'ils ont déjà vues qui plus est.

    Cela nous permettra de creuser un peu la notion de personne [chérie] et celle de temps du verbe (toute première approche, nous laissons mûrir à bas bruit pour que tout le monde puisse rester en selle).

    Pour l'instant, seules les terminaisons homophones (-e, -es, -ent) sont traitées afin que cette difficulté qui a besoin de temps puisse être travaillée le plus longtemps possible avant [c'est] le passage au CE2.

    Petit conseil amical :

    Cependant, en "préventif",  dans la vie quotidienne de la classe, je ne saurais trop vous conseiller d'employer très fréquemment le pronom nous plutôt que le pronom on.

    Vous verrez, au début ça fait bizarre, et nous avons l'impression de jouer les Castafiore ou les Marie-Antoinette à Versailles mais finalement,  nous nous y faisons et nos élèves n'arrivent pas en [le] terrain inconnu quand, pendant la leçon de conjugaison, tout à coup, le maître ou la maîtresse leur explique qu'il ne faut pas dire "On mange" mais "Nous mangeons" !

    Articles ou déterminants

    Vous verrez aussi que je persiste et signe avec mon article à la place du déterminant [vrai] fourre-tout. Je pousse même le vice jusqu'à distinguer les articles définis des articles indéfinis.

    Les raisons en sont très simples, et ce sont toujours les deux mêmes.

    1) Tout d'abord, les petits pas !

    Comme les lettres, puis les syllabes, puis les mots au CP, ici, ce seront tout d'abord les articles, parce qu'ils obéissent aux noms et qu'ils sont quasiment toujours indispensables.

    Nous ne verrons qu'après [plus] les autres déterminants, ceux qui peuvent remplacer un article en y ajoutant une précision :

    - les déterminants numéraux qui précisent le nombre de personnes, d'animaux ou de choses désignées (première approche CE1, période 3)

    - les déterminants possessifs qui précisent par qui est possédé par la personne, l'animal ou la chose dont on parle (CE2)

    - les déterminants démonstratifs qui précisent que la personne, l'animal ou la chose est montré par la personne qui s'exprime [de]. (CE2)

    etc.

    2) Et puis, toujours, la compréhension !

    La grammaire que je propose n'est peut-être pas très rigoureuse sur les termes grammaticaux. Peut-être est-elle aussi trop utilitaire et pas assez en phase avec les travaux des grammairiens. C'est même bien possible.

    J'estime que ce n'est pas très grave car, bien heureusement, nos élèves de début d'Élémentaire qui, dans plus de dix ans, choisiront de consacrer leurs études supérieures à l'étude du français en général et de sa grammaire en particulier, auront oublié depuis belle lurette, qu'on leur avait parlé des articles avant de leur parler des déterminants. Quant aux autres, ils auront carrément tout oublié de ces catégories grammaticales. Ma seule ambition est qu'ils s'expriment clairement, écrivent sans faire de fautes et soient capables de comprendre une phrase un peu corsée en en analysant les constituants.

    La grammaire que vous trouves dans Du mot vers, la phrase, c'est une grammaire scolaire, destinée à aider l'enfant à comprendre ce qu'il dit, ce qu'il lit, ce qu'il veut écrire.

    Cette [cette] compréhension passe par une analyse de plus en plus fine de ce qu'il emploie intuitivement.

    Intuitivement, il dit à son voisin : « Passe-moi un crayon rouge ! » quand il veut un crayon rouge, n'importe lequel de ceux contenus dans le pot à crayons, alors qu'il lui dit : « Passe-moi le crayon rouge ! » quand ils n'en ont qu'un seul sur la table et qu'il en a besoin.

    D'où le petit moment passé, deux fois en 6 semaines de classe, à se demander pourquoi un, une et des ne s'emploient pas au même moment et pour dire la [méthode]  même chose que le, l',la et les.

    Avant de passer aux documents, par curiosité, un petit jeu

    J'ai parsemé ce texte de mots inutiles entre crochets. Qui les a lus ? Ils forment une phrase dont je pourrais faire ma devise si j'en avais besoin d'une. 

    Merci à la personne qui, sur Facebook, a ainsi qualifié mes méthodes. C'est le plus beau compliment qu'elle pouvait me faire. 

    La méthode, période 2 :

    Éditée le 03/07/2020 (personnages noms souriants) :

    Télécharger « Du mot vers la phrase P2.pdf »

    Le cahier de l'élève n° 2 :

    Demander une impression livret à son imprimante pour avoir du A5.

    Édité le 06/07/2020 suite à une erreur (les exercices de Conjugaison 10 et Conjugaison 11 étaient les mêmes).

    Télécharger « GrammConj - Cahier 2.pdf »

    Dans la même série :

    Nota bene : Cette méthode est en cours de rédaction. Croyez bien que je ferai mon possible pour vous proposer les périodes suivantes avant leur échéance. Pour l'instant, ce n'est donc pas la peine de me réclamer la suite en privé, ou en public d'ailleurs, car elle n'existe pas encore. Votre message, auquel je me sens tenue de répondre, ne fait que retarder leur publication.

    CE1 : Du mot vers la phrase (0) ; CE1 : Du mot vers la phrase (1) ; ... ;


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  • Écriture : LA méthode !
    Ces vilains photographes n'ont pas respecté les jolis coins arrondis de l'objet-livre ! Quel dommage !

    J'ai reçu l'autre jour l'excellent livre de Laurence Pierson, Bien écrire et aimer écrire et je ne peux que vous le recommander chaudement, que vous soyez parent, enseignant stagiaire ou enseignant plus confirmé.

    En effet, tous autant que nous sommes, nous n'avons jamais eu droit, au cours de notre formation initiale ou continue, à un quelconque cours d'enseignement de l'écriture manuscrite. Alors quand quelqu'un vous en offre un pour 18 €, on ne boude pas son plaisir. Surtout quand ce cours est attrayant, pratique et simple.

    C'est un livre assez court, abondamment illustré, et toujours par des éléments signifiants qui éclairent les propos de l'auteur. 

    Après un court chapitre expliquant pourquoi, malgré les claviers et les dictaphones, nous devons obligatoirement enseigner à nos élèves à écrire à la main, et en écriture cursive qui plus est, nous entamons la lecture d'un chapitre retraçant les grandes lignes de l'enseignement de l'écriture manuscrite dans notre pays depuis les débuts de l'école publique généralisée à tous et maintenant.

    Ce chapitre est essentiel non seulement pour bien comprendre comment nous en sommes arrivés là et quelles erreurs nous sommes encore nombreux à commettre jour après jour, mais aussi pour ne pas revenir aux erreurs et exagérations du passé (ce qui est en train d'arriver en CP et CE1 pour l'enseignement de la lecture).

    Les chapitres suivants répertorient un à un les principes à adopter, les conseils pour bien aménager sa classe et l'espace d'écriture de chaque enfant et la place à donner au dessin et au coloriage.

    Après tous ces pré-requis théoriques indispensables à la bonne compréhension du sujet, Laurence Pierson passe à la pédagogie pratique :

    → comment sont formées nos lettres (prenez un crayon et un cahier seyes pour lire ce chapitre, vous commencerez votre formation tout de suite, en pratique),

    → que faire dans chaque niveau de l'école maternelle (apprêtez-vous à changer radicalement de regard sur cette école, Laurence Pierson propose du très différent... et du très bon) ?

    → que faire au CP pour ne négliger ni geste, ni sens ?

    → que faire dans les autres classes de l'école élémentaire, quand l'écriture doit devenir un langage fluide, immédiatement compréhensible par toute personne ayant appris à lire le français précédemment (là aussi, préparez-vous à du nouveau, car nous nous éloignons résolument du « écris comme tu sais, on corrigera après...») ?

    Que vous dire d'autre ?... 

    Que tout est excellent et que je n'ai rien à contredire ni à ajouter aux propos de Laurence ?

    Qu'au cours de la lecture des 189 pages de ce livre, je n'ai eu à froncer le sourcil ou sursauter que quelques rares fois, celles où les mots coûteux, entraînement, maître ou  maîtresse sont remplacés par les horribles entrainement, couteux, maitre et maitresse, qui rendent le texte artificiel et faussement moderne (cet abandon des accents circonflexes sur les lettres u et i n'est plus du tout d'actualité dans les circulaires émanant du Ministère de l'Éducation Nationale, comme on le voit ici : Le petit livre rouge - 2) ?

    Qu'une autre fois encore, mes yeux ont envoyé une alerte rouge à mon cerveau de maîtresse d'école habituée à sursauter à chaque faute d'orthographe quand un verbe du type « céder » au futur s'est trouvé affublé d'un accent grave à la place de l'accent aigu que nous sommes habitués à lui voir dans n'importe quel écrit, que ce soit un roman classique ou moderne, un journal ou un magazine, un prospectus trouvé dans notre boîte aux lettres ou une annonce lue sur internet ?

    Ou encore, ce qui sera plus positif et plus respectueux pour l'auteur (ou autrice, comme elle préfère) que je veux conclure en disant que j'espère qu'un jour, après cet ouvrage indispensable qui nous apprend à tirer une marche à suivre des erreurs des 140 années d'enseignement obligatoire de l'écriture manuscrite, quelqu'un prendra son plus beau stylo, ou son plus beau clavier, pour expliquer de manière attrayante, pratique et simple, qu'il est largement temps de faire de même au sujet de l'enseignement obligatoire de l'orthographe, loin des abus dans les deux sens commis en 140 années d'instruction primaire obligatoire ?

    Merci Laurence Pierson pour ce travail.


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  • CE2 : Orthographe graphémique (5)

    Dernière période de la méthode OrthoGraph' CE2. Ceux qui ont suivi les quatre autres périodes connaissent et il n'est pas besoin de la présenter à nouveau.

    Pour les autres, je leur suggère d'aller lire le premier article de la série (CE2 : Orthographe graphémique 1) pour mieux comprendre l'esprit de cette méthode.

    Et pour tous, quelques questions qui reviennent souvent :

    Pourquoi y a-t-il des leçons « traditionnelles » à apprendre ?

    ... plutôt que des révisions (=  re - vision) de la séance du jour comme au CE1

    Peut-être parce que, l'an dernier, quand j'ai sorti de mon chapeau la méthode OrthoGraph' CE1, j'ai eu une année non-stop de questions sur l'absence de ces leçons traditionnelles (c'est d'ailleurs en train de recommencer avec les futures utilisateurs)...

    C'est aussi un peu quand même parce que, lorsqu'on a entre 8 ans et demi et 9 ans et demi, on n'est peut-être plus exactement dans l'état d'esprit de l'enfant de 7 ans et demi qui entre au CE1 et qui a besoin de beaucoup observer avant de pouvoir tirer des leçons de ce qu'il constate de visu.

    L'état d'esprit de l'élève de CE2, c'est justement de passer son temps à justifier tout (et n'importe quoi d'ailleurs) en énonçant des lois qu'il décrète intangibles, universelles et imprescriptibles ! 

    Donc allons-y : énonçons des lois en classe, chaque fois que cela est possible, avec nos mots à nous.

    Et puis recopions ou collectons ces lois sur une feuille que nous emporterons chaque soir à la maison pour faire exactement le même travail que l'année dernière quand nous étions au CE1 : 

    Re-viser (réviser) ce que nous avons observé en classe et – ce qui est nouveau et dû à notre grand âge et à nos immenses capacités –  conclu par une loi intangible, universelle et imprescriptible !

    Cela pourrait donner par exemple ce que nous allons citer ci-dessous (ce sont des extraits des fiches de leçons (P1, P2 et P5) proposées avec la méthode).

    J'ai bien conscience que ces leçons ne sont peut-être pas tout à fait ce qu'auraient dit vos élèves mais c'est ce quoi nous devons tendre (le fameux « On cherchera à obtenir à peu près → ... » qu'on trouve à toutes les leçons ou presque).

    Après, que nous variions d'un mot par ci ou par là a peu d'importance. On peut même décider, même si personnellement, je trouve cela trop chronophage, de ne pas se servir de ces fiches de leçons et de faire recopier la « vraie loi intangible, universelle et imprescriptible » énoncée par les élèves eux-mêmes.

    O3. Les lettres transcrivent des sons :

    Très souvent, une lettre suffit pour transcrire un son. Mais parfois, il faut deux lettres pour un seul son.

    Exemples* : un chat – il se lèche – il est couché – une cheminée – il marche – une branche.

    * J’épelle les mots suivants en prêtant beaucoup d’attention aux lettres en gras.

    ...

    O22. m avant b ou p (1) : Nous écrivons am, em, im, om lorsque nous prononçons « an », « in » et « on »  juste  avant les lettres b ou p : la pompe – la trompe – tomber – trembler – un timbre – une ambulance

    Il y a trois exceptions : un bonbon – une bonbonnière – de l'embonpoint

    ...

    O77. Les verbes en -guer

    Les verbes qui se terminent par guer à l’infinitif gardent toujours la lettre u même lorsque celle-ci est inutile.

    Exemples : Je naviguais, nous dialoguons comme je navigue, nous dialoguions.

    La seule chose importante à retenir, c'est que la leçon doit être rédigée avec les élèves et par les élèves et que notre rôle se « borne » – et c'est le plus important, le plus noble et le plus difficile dans notre métier – à les aider à ce que la leçon qu'ils sont persuadés d'avoir créée seuls soit claire, complète, concise et toujours exacte (d'où l'oubli volontaire de toute règle du type 'ompeupadiravê').

    Est-ce que ça fait beaucoup de photocopies ?

    La méthode

    La méthode fait 341 pages, rien que pour les ajouts CE2... C'est beaucoup, je le reconnais, mais elle regroupe tout : le guide pédagogique, les exercices, les leçons du soir et les dictées, ce qui permet d'avoir une vue d'ensemble.

    Peut-être peut-on la lire sur écran, si on n'est pas allergique à cette lecture (je sais que, personnellement, ça ne me gêne plus du tout) et se faire une fiche courte et rapide des points essentiels pour sa leçon du lendemain ?

    On peut peut-être aussi se dire que, si c'est une méthode qui nous convient, on aura imprimé 171 feuilles A4 recto-verso, on les aura reliées en livrets (un par période) et cela nous servira aussi longtemps que ce qu'on restera au CE2 (sans s'ennuyer parce que notre diversité à nous, ce sont les élèves, pas les livres et les méthodes). Si l'on reste dix années scolaires, on aura imprimé 17 feuilles recto-verso par an. Finalement, c'est très peu.

    Quant au prix, par rapport aux 30 € environ des méthodes du commerce, moins de 1,40 € de feuilles A4 en 80 g et environ 20 € d'encre pour son imprimante, ce n'est pas énorme... Vous me direz qu'il y a l'électricité aussi. C'est vrai, mais quand on va acheter sa méthode chez le libraire, ou qu'on la commande sur internet, on consomme aussi de l'électricité, non ?

    Les leçons

    La totalité de la méthode propose 35 pages de leçons, soit 18 feuilles A4 recto verso à relier ou mettre dans un porte-vue.

    Sachant qu'une fois ces 18 feuilles imprimées, elles resserviront année après année à nos nouveaux élèves (vous savez ce que font la plupart des familles des cahiers de leçons amoureusement conçus pour durer toute une vie et être ressortis à chaque occasion ? Non ? Eh bien cliquez ici et vous le saurez).

    Les dictées

    Il ne faut imprimer en format livret qu'un cahier de 43 pages A5, donc 11 feuilles A4. Une fois pour toute.

    Les exercices de l'élève

    Cinq cahiers à imprimer en format livret, 100 pages A5, soit 25 feuilles A4 par élève pour toute l'année scolaire.

    Réutilisables à l'infini puisque l'élève n'écrit pas dessus. On est très loin des cahiers du commerce à 5 € pièce.

    Comment fait-on dans un cours double ?

    Dans un cours double, on est dans la situation idéale pour cette méthode.

    Tous les jours à heure fixe, pour les écoles qui sont repassées à la semaine de 4 jours, ou 4 jours sur 5, pour ceux qui ont gardé les 4,5 jours par semaine, on rassemble tous nos élèves autour du tableau de la classe.

    Et on déroule avec eux les paragraphes A et B de la méthode OrthoGraph' CE1. Comme le contenu en est très simple, on peut souvent se servir des élèves de CE2 plutôt comme correcteurs ou facilitateurs des recherches de leurs camarades de CE1 (sauf si, parmi les enfants de CE2, quelques-uns ont besoin de renforcement).

    Évidemment, quand cette partie se conclut par l'énonciation d'une « loi intangible, universelle et imprescriptible », au lieu de la dire simplement, comme on le ferait avec des enfants plus jeunes, on l'écrit, avec les CE2 comme rédacteurs en chef, les CE1 dans le rôle du public ébaubi, et l'enseignant déguisé en secrétaire de séance (tâtillon et exigeant, le secrétaire) !

    Puis, les CE1 passent à leur paragraphe C, c'est-à-dire à l'exercice de travail individuel.

    Et les CE2 au leur, c'est-à-dire au complément et à l'approfondissement du travail entamé avec « les petits ». Tous les CE2, même ceux qui sont encore en délicatesse avec l'orthographe. Même s'ils ne retiennent pas tout, au moins, ils gardent leur honneur sauf.

    Toujours sur un rythme enlevé, et en faisant participer tout le monde, chacun son tour, le plus souvent possible, pour qu'aucun ne croie que « de toute façon, Pierre-Hippolyte et Anne-Garance, y z'adorent répondre et y sont les chouchous de la maîtresse ou du maître ! », chacun explique, épelle, regarde, lit, conclut, dicte, répète, etc.

    Une fois les tâches inscrites au paragraphe C finies, en gardant tous les affichages sous les yeux, les CE2 passent à leur paragraphe D, c'est-à-dire aux exercices écrits (les CE2 en délicatesse ont-ils les mêmes exercices que leurs camarades ?... c'est à voir, au cas par cas, selon leurs besoins les plus urgents).

    L'enseignant est libre, ou presque, pour aller corriger le travail des CE1, leur faire écrire la dictée du jour ou leur faire commencer la séance de .... inscrite à l'emploi du temps.

    La dictée des CE2, quant à elle, aura lieu alors que les CE1 sont occupés à un autre travail écrit, en rapport ou nom avec le programme de français.

    Comment fait-on dans un cours simple ?

    J'avoue que pour les cours simples, le matériel n'est pas pratique... Aller chercher les paragraphes A et B dans la méthode CE1, alors qu'on n'a pas de CE1 dans sa classe, passer à la méthode CE2 pour s'occuper des paragraphes C et D, ce n'est pas l'idéal.

    Oui mais, comment faire autrement ?Peut-être constituer un petit groupe de collègues et demander gentiment à Doublecasquette si elle peut nous envoyer les documents Word, reprendre les séances en remplaçant la mention « (voir OrthoGraph-CE1 - Semaine 25 Séance 1) » par un copié-collé des paragraphes A et B de la méthode CE1 ?...

    Cela fera un livre énorme, mais ça évitera sans doute de se perdre dans ces changements de dossiers en plein milieu de séance, quand tout le monde s'agite parce que Kenza, la petite dernière du CE1, a perdu son cahier, sa règle, ses stylos bleu et rouge et ne peut donc commencer le travail individuel sur son cahier, pendant que Léandre et Adhémar, les pénibles du CE2, sont en train d'énoncer chacun une loi intangible, universelle et imprescriptible différente prouvant à l'autre qu'il a tort alors qu'eux-mêmes ont raison !

    À voir... Je sais que moi, je n'ai définitivement pas le temps pour le moment de mettre ce nouveau chantier en route. Je sais aussi que le temps vous est compté et que plutôt que de tout récrire, comme l'ont fait certains l'an dernier, vous serez contents de pouvoir faire des copiés-collés. Alors avis aux amateurs !

    En attendant voici le matériel qui manquait à la méthode (je garde pour le moment le livre entier pour pouvoir au cours de l'année scolaire 2020/2021 procéder aux corrections de coquilles, erreurs et autres bévues qui ne manqueront pas d'apparaître lorsqu'elle sera utilisée par des collègues dans les classes).

    OrthoGraph' CE2 :

    La progression annuelle

    Beaucoup l'attendaient. La voilà. Chacune de ses pages a été ajoutée au cahier de la période à laquelle elle correspond pour plus de simplicité.

    En noir, ce qui est commun aux CE1 et CE2 ; en rouge, ce qui est réservé au CE2.

    Télécharger « OrthoGraphCE2-Progression.pdf »

    OrthoGraph' CE2 - Période 5

    La méthode :

    Télécharger « OrthoGraph CE2 - P5.pdf »

    Les leçons du soir :

    Télécharger « OrthoGraphCE2-Leçons P5.pdf »

    Le recueil de dictées :

    Attention, ce livret contient toutes les dictées depuis le début de l'année.

    À imprimer format "livret"

    Télécharger « OrthoGraphCE2-Dictées .pdf »

    Le recueil d'exercices de l'élève pour la période :

    À imprimer format "livret"

    Télécharger « OrthoGraphCE2-Exercices P5.pdf »

    Dans la même série : 

    Pour le CE1 (et le CE2) : 

    CE1 : Orthographe graphémique (1) ; CE1 : Orthographe graphémique (1-bis)CE1 : Orthographe graphémique (AjoutP1) ; CE1 : Orthographe graphémique (2) ; CE1 : Orthographe graphémique (3)CE1 : Orthographe graphémique (4) ; CE1 : Orthographe graphémique (5) ; CE1 : Orthographe graphémique (6) ; CE1 : Orthographe graphémique (6bis)

    Compléments pour le CE2 :

    CE2 : Orthographe graphémique (1)CE2 : Orthographe graphémique (1bis)CE2 : Orthographe graphémique (2) ; CE2 : Orthographe graphémique (3) ; CE2 : Orthographe graphémique (4) ; ...


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