• Cinq ans et demi, c'est le bon âge !

    Cinq ans et demi, c'est le bon âge !
    Merci à Sophie Borgnet pour son illustration

    J'ai la joie, l'honneur et l'avantage de vous annoncer que mon petit bonhomme de cinq ans presque et demi réclame tous les jours à sa mère de lire sa page de lecture !
    Et comme il est encore un peu jeune pour Écrire et Lire au CP et que c'est un garçon très prudent, il a préféré lire d'abord le livret alphabétique qui peut le précéder, illustré lui aussi par Sophie Borgnet.

    Puisque, après tout, il y a sans doute quelques collègues ou parents d'enfants de GS qui suivent ce blog, je leur offre à eux aussi ce livret téléchargeable qui aidera les enfants à prendre confiance en eux avant d'entamer le CP, au mois de septembre.

    1) Version à consulter pour voir l'ordre des leçons :

    2) Version à télécharger pour impression recto-verso et reliure en format A5 :

    Télécharger « Manuel alphabétique paginé.pdf »

    3) Et voici même la version avec police spéciale pour dyslexique (sans pagination) :

    Et, pour ceux que ça intéresse, je me permets de signaler deux autres ouvrages utiles à ce niveau scolaire :

    Se repérer, compter, calculer en GS

    Pour une maternelle du XXIe siècle

    Bon travail avec vos petits presque grands !

     


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  • Commentaires

    1
    Sapotille
    Dimanche 17 Avril 2016 à 11:46

     

    Utilisé avec bonheur, même bien avant 5 ans avec des filles ...

    A consommer sans modération.

    2
    zoupinette
    Dimanche 17 Avril 2016 à 22:28

    Ma petite puce ( 4 ans et demi) encode avec les alphas des syllabes simples.

    Je cherchais une méthode de lecture pour elle. Je l'ai trouvée. Merci.

     

    3
    profecoles
    Lundi 18 Avril 2016 à 09:17

    Avec des Gs préparés comme ça, le CP va glisser tout seul ...!

    Bravo !

    4
    Lundi 18 Avril 2016 à 10:14

    Merci à vous trois pour vos commentaires.

    5
    Normandyx
    Mercredi 20 Avril 2016 à 17:12

    Le bon âge, c'est quand on est prêt, il est plus facile d'être prêt de bonne heure si on vit dans un milieu sollicitant, accordant une place à l'écrit et dans lequel la communication verbale n'est pas réduite à l'utilitaire "passe-moi le sel" "tiens toi bien", une communication dans laquelle il y a des échanges et des remises en forme et où l'on désigne les choses et les gens par leur nom, pas les diminutifs bêtifiants et encore moins les expressions familières ou grossières. (je suis encore choqué d'une petite de 4 ans et demi souhaitant aller aux toilettes qui me dit "je veux aller aux chiottes", j'ai pour habitude de ne pas comprendre les grossièretés, elle me l'a répété 2 fois, elle devait penser que la surdité allait avec les cheveux gris, quand je lui ai dit que je ne comprenais pas, elle m'a expliqué qu'elle voulait "aller chier"... )

    Je ne vivais pas dans un milieu favorisé, j'allais chez une nourrice qui n'était pas Bac plus je ne sais quoi, mais il fallait être poli, et pourtant, j'ai appris à lire tout seul, sans savoir comment, avant le CP, j'imagine que sa fille étant en CE1 quand j'étais en GS j'ai appris en l'entendant répéter et en jouant. Malgré les 5 enfants à la maison, je me souviens que tous les soirs après le goûter, elle nous lisait des histoires, y compris les malheurs de Sophie lus en épisodes quotidiens, il faut dire qu'à l'époque, il n'y avait qu'une seule chaine de télé et que les émissions commençaient vers 19 h ou  19h30 avec les premières actualités régionales... Mes parents faisaient de même le soir avant de dormir.

     

    Le plus difficile pour l'école, c'est de pallier les carences du milieu, surtout à 32 en grande section comme je l'ai vu cette semaine, surtout avec des petits "moi je" qui pensent que l'adulte est là pour eux seuls, l'idée des promoteurs de l'école de situer l'entrée au CP dans la 6ème année était bonne, parce que cela correspond à l'âge auquel tous sont à peu près prêts. Pourtant, dans les études internationales, dans la plupart des pays développés, le nombre d'élèves en échec a tendance à remonter, sans doute que l'abondance de sollicitations d'occupations faciles, une moindre exigence de travail  et un certain affaiblissement de la cellule familiale concourent à cette stagnation, voire à ce recul; nous avons aujourd'hui les enfants de la télé 24/24 et des consoles de jeux, on verra dans 5 ou 6 ans, si les enfants des tablettes auront progressé ou s'ils auront eux aussi fait marche arrière... 

      • Mercredi 20 Avril 2016 à 19:04

        Il s'agit aussi d'utiliser les bons outils. Avec De l'écoute des sons à la lecture, depuis le début de l'année scolaire, Thierry Venot amenait tous les GS de sa circonscription, quel que soit leur milieu d'origine, vers le déchiffrage de mots et de courtes phrases en fin de GS.

        Relis Les Ritals, de Cavanna, et ce qu'il dit des gamins d'immigrés qui étaient allés en maternelle, dans les années 1930, en pleine banlieue est, lorsqu'ils entraient à l'école qu'à l'époque on appelait primaire.

        Tant que l'école maternelle fera de l'écoute phonologique le préalable à l'apprentissage de la combinatoire alors de l'utiliser en même temps que la discrimination visuelle et l'écriture, elle bloquera "les gosses de pauvres". Quand elle leur donnera les outils, ils progresseront.

    6
    Normandyx
    Mercredi 20 Avril 2016 à 20:22

    Je suis plus jeune que Cavanna qui était un peu plus vieux que mon père, je doute qu'il ait été collé à la maternelle à 3 ans et encore moins avant, mon père est entré à l'école en classe enfantine l'année de ses 5 ans(et c'était dans les cités ouvrières)  en tout cas, ce n'était pas la maternelle des petits rois tout pleins d'eux mêmes, mais la maternelle et ensuite l'élémentaire où l'on respecte l'autorité de l'adulte et où l'on ne croit pas que l'on est le centre du monde... j'ai ressorti mes photos de classe, 38 en grande section de maternelle, 34 en CP, mais quand c'était bras croisés et lecture à la baguette au tableau, on aurait entendu une mouche voler, mais elles n'osaient pas... wink2

    Je n'ai jamais vu de parents venir donner des conseils pédagogiques à ma maîtresse et encore moins contester une sanction, et pourtant, il y en avait de contestables, de la fessée déculottée à l'obligation pour un "voleur" de maison limpidol de faire des tours de cour avec 2 ardoises reliées par des ficelles autour du cou avec écrit "je suis un voleur"......

    autres temps, autres moeurs, je n'ai pas particulièrement aimé l'école que j'ai connue, je m'y suis prodigieusement ennuyé parfois, mais je n'aime pas du tout l'école que je vois aujourd'hui, ni dans les yeux des parents, ni dans les yeux des élèves même pas dans les yeux de pas mal de collègues et évidemment pas dans les projets des ministres qui n'y connaissent rien et s'entourent de baratineurs coupés des réalités du terrain comme des réalités sociales.

    7
    Mercredi 20 Avril 2016 à 20:59

    Il faudrait le relire. Les enfants d'ouvriers y allaient dès qu'on les prenait donc entre 2 et 3 ans.

    Ce n'était pas forcément une école créative, et encore, Freinet, c'est 1923... J'ai les cahiers de mon père qui y est allé à 4 ans, le cahier en fait foi. En dernière année, à Joinville-le-Pont, on apprenait à lire, à écrire et à compter.

    L'école maternelle est en train de mourir, tuée par ceux qui ont voulu en faire une micro-école primaire (et un laboratoire de tout ce qui ne marche pas avec les moins de 7 ans) et un lieu convivial d'éducation à la parentalité.

    8
    Normandyx
    Dimanche 24 Avril 2016 à 10:20

    Dans ma région, ce n'était pas entre 2 et 3 dans les années 40 même pas 50, il fallait avoir 3 ans pour entrer à la maternelle, et on y entrait toute l'année après chaque vacances en fonction de sa date anniversaire, c'est comme cela que j'y suis entré à Pâques.  Tout le monde n'apprenait pas à lire au CP ou en maternelle (les tests des conscrits le montrent) , même à mon époque avec la méthode Boscher, il y avait dans la classe un élève qui en était à son 3ème CP et qui n'a jamais eu une lecture fluide.  Je me souviens d'interminables séances de lecture à voix haute pendant lesquelles j'allais lire les pages d'après tant je m'ennuyais à entendre des élèves ânonner en CM2, ceux qui n'iraient pas au collège et ne passeraient même pas l'examen d'entrée.

    Il y a des tas d'enfants qui ont appris à lire avec autre chose que la méthode de m Venot qui convient peut être à certains enseignants et à certains enfants mais pas à tous, franchement, le chat de maraba le robot sur le tapis, la moto de papa  et compagnie, je trouve qu'il y a dans le corpus de texte de quoi donner envie de ne pas lire... et je ne parle pas des illustrations, quant à l'enseignant qui devrait se taper cela tous les ans, il y a de quoi se pendre.

    En revanche, tous les jeux de préparation à la lecture sont très intéressants et j'avoue en utiliser à l'occasion quand je passe quelques jours en maternelle.

      • Dimanche 24 Avril 2016 à 10:28

        J'ai vécu la même chose avec la lecture au CP. Généralement, ils nous faisaient sauter le CE1.
        Les enfants qui n'apprenaient pas à lire existaient parce que le handicap existait, sans doute largement autant qu'aujourd'hui (les syndromes d'alcoolisme fœtal, par exemple).
        Quant à la maternelle, je sais que je ne te convaincrai pas. Lis Léon Frapié, La Maternelle, et tu verras que, au moins dans les très grandes villes, les enfants de deux ans y étaient accueillis.

        Tiens, je viens d'apprendre par ma jeune sœur qu'en Islande, les mères travaillent, il n'y a pas de nounous, alors c'est entre 18 et 24 mois que les enfants entrent à l'école maternelle ! Et ce sont bien des écoles, pas des crèches.
        Moi, ça ne me choque pas, il suffit que ce soit l'école qui s'adapte et non pas l'enfant.

    9
    Normandyx
    Lundi 25 Avril 2016 à 12:49

    Moi, cela me choque, je suis contre l'élevage en batterie, pour les poulets comme pour les gosses. Si on travaille, on paie une nourrice, mes parents l'ont fait, je l'ai fait et je n'ai jamais "profité" de la garderie ni de la cantine, très content d'avoir évité cela à mes enfants. Dans la vie, on fait aussi des choix, le dernier modèle de bagnole, canal machin, les sorties au resto  ou les enfants...

    On peut aussi avoir des poissons rouges, on n'est pas obligé d'avoir des enfants si on ne veut pas faire les sacrifices que cela impose.

    10
    Lundi 25 Avril 2016 à 13:31

    J'avais sauté la partie de ton message concernant le Venot. Il est sûr que le côté artisanal de l'ouvrage, et tout particulièrement des illustrations, choque, et que les petits textes de la fin qui sont un peu trop simplistes pour ceux d'entre nous qui veulent « élever le niveau » et dialoguer avec leurs élèves sur un pied d'égalité.
    L'édition étant elle-même réalisée par de simples amateurs, ce n'est pas étonnant que l'allure générale de l'ouvrage n'invite pas à l'enthousiasme ou à l'admiration.

    Une fois expliquées ces contingences matérielles, qui ont sans aucun doute leur importance, je continuerai cependant de défendre la partie sur les sorcières que les enfants apprécient énormément et qui les aide vraiment à pratiquer la fusion phonémique ; comme toi, j'apprécie les trois parties "Voyelles", "Consonnes" et "Lire et écrire des syllabes et des mots" dont l'utilisation est simple, sécurisante et très peu chronophage. Ce qui permet par ailleurs de dégager du temps pour faire lire et écrire d'autres choses, bien plus passionnantes que le vélo de Tom ou la jupe de Léa que les élèves adorent, mais qui défrisent leurs maîtres et maîtresses, pénétrés de l'importance de la fréquentation des «écrits vrais» pour la construction de tous ces futurs «lecteurs experts».

    Enfin, puisque nous parlons des enseignants, je pense qu'au contraire, en l'utilisant plusieurs années de suite, on comprend de mieux en mieux comment cela fonctionne, ce qui permet de se détacher de ce qui ne marche pas mieux qu'autre chose et de ne conserver que ce qui est efficace avec la très grande majorité de ses élèves.
    Et si, malgré cela, on continue à s'ennuyer parce qu'une fois sortis des motos, des tapis, des rats et des chats, nos élèves n'arrivent pas à lire grand-chose, on passe le CAPES de philosophie et on postule pour des classes de Terminale L, dans des lycées de centre-ville !... intello

      • Normandyx
        Jeudi 28 Avril 2016 à 18:38

        Grands dieux, non! j'ai eu l'occasion cette année de lire des copies de philo et d'histoire d'élèves de terminales L, c'est désespérant, je ne sais pas dans certains cas, comment les correcteurs font pour mettre autre chose que 0 ou 1...

        Je ne cherche pas à dialoguer sur un pied d'égalité avec des élèves, c'est même le contraire de ma pensée, pour autant, je trouve qu'on doit donner à lire des histoires qui donnent envie de lire, sinon, c'est un peu comme la méthode rose au piano, à force de faire des gammes et de jouer des choses sans aucun attrait, les 3/4 des élèves abandonnent par désintérêt ce qui est dommage quand il s'agit du piano, mais un peu catastrophique quand il s'agit de lecture...

    11
    Jeudi 28 Avril 2016 à 19:46

    Alors, ça tombe bien, que penses-tu de l'allure que prend le petit dernier : Lire et s'exprimer, module 6 ?

    Ceux qui ont lu "papa a dérapé, il a cassé sa moto" deux ans plus tôt, en comprenant et en se passionnant pour ce qu'ils lisaient, liront des contes de Grimm, du Hector Malot et bien d'autres encore.

      • Normandyx
        Jeudi 5 Mai 2016 à 00:55

        j'avoue que n'étant plus vraiment concerné et le temps étant clément, j'ai un peu déserté le net et encore plus la pédagogie. Je n'avais rien dit et je l'avoue pas trop lu, n'ayant pas été attiré par l'illustration sur le thème de la mer.  La question m'étant posée, j'ai donc lu, avec appréhension au début car l'histoire de pinpin et mimi avait tout ce qu'il fallait pour me faire fuir.

        La suite a été une bonne surprise, les illustrations d'abord et l'ouverture sur les arts,  le regroupement thématique des textes correspond à ce que je faisais dans mes lectures quand je n'avais pas de manuel, j'apprécie que des textes documentaires soient inclus pour en donner les clés et permettre à certains de trouver un type de lecture qui leur convienne, (des textes genre lire pour faire auraient aussi leur place) j'aime bien les textes tirés d'auteurs, surtout ceux qu'on ne lit plus, du coup, j'espère que pour la mer un bon coup de Nautilus en proie aux Krakens ou autres aventures pourra donner l'idée de lire Jules Verne à des gamins.

         

        En tout cas, je salue le boulot, il faudrait que je sois enfermé dans un donjon sans fenêtre pour en faire autant, ma future classe est sur les chemins à pied ou à VTT avec un appareil photo et mon chien, qui ne s'appellera pas pinpin wink2...

    12
    Jeudi 5 Mai 2016 à 10:33

    Le texte de départ est prévu pour appâter les "petits lecteurs". Il m'a été demandé par des utilisateurs du Écrire et Lire au CP qui regrettent que leurs élèves perdent de vue les héros du premier livret. Il est sans doute simple, trop simple pour certains mais d'autres, que nous connaissons tous, s'y retrouveront, même dans le nom du petit chien.

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