• Trucs et astuces

    Une rubrique pour les formats courts, les petits trucs tout simples qui n'ont pas besoin de longs commentaires, les astuces qui peuvent rendre service et que je donne, au fil des réseaux sociaux.

    J'essaierai, autant que faire se peut, de les copier ici afin que tout un chacun puisse en profiter, s'il le souhaite. Cela me permettra aussi de ne pas avoir à me répéter au fil des sujets qui fleurissent, tels les marronniers, au gré des saisons et des événements.

    Pour la maternelle :

    Maternelle : Le langage en groupe-classe

    TPS-PS-MS : Images, mots, phrases et lettres

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres

    Pour le CP :

    CP/CE1 : Les nombres entre 69 et 100

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres

    Pour le CE1:

    CE1 : Aborder la lecture d'écrits très spécialisés

    CP/CE1 : Les nombres entre 69 et 100

  • CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases

    L'image :

    ♥ L'image continue à apprendre à parler :

    L’image apporte des mots et des structures de phrases en quantité ; sa permanence aide à ce qu’ils soient retenus et utilisés couramment par tous, à tout instant.

    L'image ouvre à la Culture en donnant à voir des œuvres plastiques ou  littéraires, des contrées et des époques lointaines, des phénomènes naturels et scientifiques, des cartes de géographie, des graphiques, des frises chronologiques, ... 

    L'image reste, maintenant que les enfants savent lire et écrire avec fluidité,

    – un déclencheur d'intérêt,

    – un complément de compréhension,

    – un facilitateur d'accès.

    ♥ L'image continue à éduquer le sens de la vue :

    L'image éduque l’œil : sa permanence permet aux enfants d'affiner leurs capacités d'observation précise, structurée par des repères spatiaux et culturels conscients et automatisés.

    ♥ L'image accompagne et soutient les lecteurs-scripteurs :

    L'image fait partie intégrante des activités scolaires de lecture et d'écriture.

    On la trouve dans les manuels, les livres de bibliothèque et les cahiers des élèves :  

    ⇒ pour éclairer les explications techniques :

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases

    ⇒ pour donner à voir ce qui ne peut être expliqué par la lecture

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases

    ⇒ pour attirer l'intérêt,

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases

    ⇒ pour synthétiser une leçon

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases

    ⇒ pour déclencher et entraîner leur capacité à rédiger

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases

    Le dessin reste un moyen de représentation économique : il demande peu de matériau, mais aussi peu d'énergie pour aboutir à un résultat parfois impressionnant. Au cours de ces quatre années d'école élémentaire, il s'enrichit du schéma, de la carte de géographie, du graphique.

    Un plaidoyer pour le dessin à l'école :

    Dessiner pour devenir intelligent ; Dessiner pour s'exprimer

    Les lettres :

    ♥ Les lettres sont des amies proches, au statut bien défini :

    Normalement, si tout s'est bien passé lors de l'étape précédente,

    ⇒ ils savent les écrire (= geste d'écriture)

    ⇒ ils les lisent (= décodage)

    ⇒ ils ont automatisé le codage des sons qu'ils prononcent ( = encodage)

    ⇒ ils enrichissent année après année leur répertoire graphémique :

    ♥ en basant en priorité cette automatisation sur les régularités qu'ils étudient en classe (= règles d'orthographe lexicale),

    ♥ puis, dans un deuxième temps, en consolidant fréquemment leur connaissance des exceptions à ces règles

    ⇒  ils connaissent leur rôle de morphèmes grammaticaux et sont amenés quotidiennement à :

    automatiser ces connaissances par l'entraînement

    découvrir de nouvelles régularités ( = règles de grammaire, de conjugaison )

    ♥ avec l'aide de l'adulte, utiliser sans effort ces connaissances dans tous les écrits qu'ils produisent (transfert de l'explicite vers l'implicite)

    Du matériel pour lire et écrire au CE :

    Mes cahiers d'écriture CP-CE1 ;

    Lecture et Expression, un livre de lecture pour couvrir toute l'année de CE1 et son livre du maître :

    Quatorze thèmes pour l'année scolaire, de celui des Maisons à celui des Voyages Immobiles, pour finir d'apprendre à déchiffrer, conforter ses capacités à interpréter et analyser récits, contes, textes documentaires, extraits littéraires, poèmes, ainsi qu'un roman pour enfants.

    Apprendre à lire au CE1Module 1 ; Modules 2 et 3 ; Modules 4 et 5 ; Module 6 ; Modules 7 et 8 ; Module 9 ; Module 10 ; Module 11 ; Module 12 ; Module 14 ; Annexe 2 : Rédaction collective d'une phrase

    Des fichiers pour automatiser sa connaissance des règles de la langue écrite :

    Étude de la langue en Primaire

    Les phrases, les mots :

    ♥ Les mots et les phrases apportent la culture et les connaissances scolaires : 

    Pendant toute leur scolarité élémentaire, les élèves continuent à engranger chaque jour de nouveaux mots, de nouvelles structures syntaxiques :

    ⇒ par le truchement du langage oral 

    ⇒ par les nombreuses lectures autonomes qu'ils sont capables de faire, tant en groupe-classe que seuls

    ⇒par l'observation des régularités de formation des mots (préfixes, suffixes, règles de dérivation, de composition, ...)

    ⇒ par les  lectures offertes par l'enseignant

    ♥ Ils sont le vecteur de la compréhension :

    L'écrit décodé à haute voix  comme silencieusement, observé attentivement lors de séances ritualisées quotidiennes, permet aux élèves d'enrichir :

    ⇒ leur lexique 

    ⇒  leur environnement culturel

    ⇒ leur compréhension du système orthographique de leur langue, basé sur des règles graphémiques précises qu'ils ont apprises une à une

    ⇒ leur compréhension du système grammatical de leur langue, basé sur des règles  précises qu'ils ont apprises une à une

    ♥ Les mots et les phrases soutiennent l'effort du scripteur :

    C'est par la compréhension de ces phrases et de ces mots que les élèves désormais scripteurs habiles automatisent les règles qui régissent l'écriture de leur langue. 

    ⇒ les règles d'orthographe lexicale :

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases
    extrait de Fichier d'Étude de la Langue, CE1

    ⇒ les accords grammaticaux au sein du groupe du nom

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases
    Extrait de Fichier d'Étude de la langue, CE2

    ⇒ les accords verbaux, selon le groupe, le temps et la personne

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases
    Extrait de Manuel d'Étude de la langue, CM1

    ⇒ quelques accords « rares » lorsqu'ils sont soutenus par l'ouïe et la compréhension

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases
    Extrait de Manuel d'Étude de la langue, CM2

    Ils exercent pour cela différentes fonctions exécutives : jugement, abstraction, flexibilité, autodiscipline, raisonnement qui viennent appuyer ces apprentissages et les rendre efficaces et immédiatement mobilisables.

    Du matériel pour enrichir le langage grâce aux œuvres littéraires :

    • Des contes à lire ou à dire :

    Contes à dire, contes à lire - 1Contes à dire, contes à lire - 2 ; Contes à dire, contes à lire - 3Contes à dire, contes à lire - 4Contes à dire, contes à lire - 5Contes à dire, contes à lire - 6Contes à dire, contes à lire - 7Contes à dire, contes à lire - 8Contes à dire, contes à lire - 9 ;

    • Une méthode pour apprendre à les raconter :

    Racontamus, écoutatis, comprenunt (1)Racontamus, écoutatis, comprenunt (2) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (3)Racontamus, écoutatis, comprenunt (4) Racontamus, écoutatis, comprenunt (5)Racontamus, écoutatis, comprenunt (6) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (7)Racontamus, écoutatis, comprenunt (8) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (9)

    Du matériel pour enrichir le langage grâce à l'Étude de la langue écrite :

    Étude de la langue en Primaire  

    Du matériel pour enrichir le langage grâce à culture scientifique et humaniste :

    • Questionner le monde CE1 - CE2

    C2 : Questionner le Monde (1) ; C2 : Questionner le Monde (2) ; C2 : Questionner le Monde (3)C2 : Questionner le Monde (4) ;  C2 : Questionner le Monde (5)

    • Sciences et Technologie CE2 - CM1 - CM2

    1. L'air  ; 2. L'eau et la glace  ; 3. La vapeur d'eau  ; 4. Les propriétés dissolvantes de l'eau ; 5. Notre corps ; 6. Les os ; 7. Notre squelette et nos muscles  ; 8. Le système nerveux

    Du matériel pour enrichir le langage grâce aux Arts :

    Les arts à l'école élémentaire Une année au concert Cycle 2 ; Trois années au concert Cycle 2 ; Une année au concert Cycle 3 (d'occasion ?) 

    Dans la même série :

    TPS-PS-MS : Images, mots, phrases et lettres

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres

    ...

    Pour aller plus loin :

    Lecture : images, lettres, mots et phrases

     


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  • GS-CP : Images, mots, phrases et lettres
    Exercice de décodage en fin de Grande Section. Merci à J. (GS) pour sa participation amicale et à Thierry Venot pour l'exercice tiré de De l'écoute des sons à la lecture.

    L'image :

    ♥ L'image continue à apprendre à parler :

    L’image apporte des mots et des structures de phrases en quantité ; sa permanence aide à ce qu’ils soient retenus et utilisés couramment par tous, à tout instant.

    Elle ouvre à la Culture en donnant à voir des œuvres plastiques ou adaptées de la littérature, des contrées et des époques lointaines, des phénomènes naturels et scientifiques... 

    Elle est, et restera, même lorsque les enfants sauront lire et écrire avec fluidité,

    – un déclencheur d'intérêt,

    – un complément de compréhension,

    – un facilitateur d'accès.

    ♥ L'image continue à éduquer le sens de la vue :

    L'image aide à l’éducation de l’œil : sa permanence permet aux enfants de passer du regard qui effleure les choses et les gens, sans jamais se fixer, à une observation précise, structurée par des repères spatiaux  de plus en plus conscients et intellectualisés.

    ♥ L'image accompagne et soutient les apprentis-lecteurs sur le chemin de l'écriture-lecture

    Le dessin est, avec le langage, un des premiers moyens de représenter le monde.

    C'est un moyen de représentation économique : il demande peu de matériau, mais aussi peu d'énergie pour aboutir à un résultat parfois impressionnant.

    En GS et au CP, le dessin est :

    • une activité quotidiennepratiquée de manière autonome qui permet d'exprimer tout ce que l'écriture ne peut pas encore traduire
    • une manière d'enrichir de détails un message écrit encore court et hésitant
    • une manière de montrer sa compréhension des messages écrits :

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres

    ♥ L'image permet l'accès à la symbolisation :

    L’image est le vecteur d’une première représentation symbolique.

    Maternelle : Images, lettres, mots et phrases
    Merci à Thierry Venot, pour cette illustration tirée de De l'écoute des sons à la lecture.

    De cette représentation symbolique naît le désir de découvrir et comprendre le mode de fonctionnement de ces symboles qu'ils voient sans les comprendre : les lettres.

    Lecture : images, lettres, mots et phrases
    Les Alphas, diffusés en France par Récréalire

    Cette représentation symbolique par l'image peut désormais aller plus loin et se diriger vers l'écriture et la lecture de mots grâce à ces petits personnages-lettres qui chantent chacun leur phonème, les uns sonnant seuls avec leur voix (les Voyelles), les autres ayant besoin des premiers pour sonner (les Consonnes) :

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres

    Un plaidoyer pour le dessin à l'école :

    Dessiner pour devenir intelligent ; Dessiner pour s'exprimer

    Les lettres :

    ♥ Les lettres deviennent des amies proches :

    Les enfants continuent à les voir, manipulées avec aisance par l'adulte qui les écrit et les lit à de nombreuses occasions de la vie de la classe :

    dictées à l'adulte, individuelles et collectives

    lecture offerte d'albums, de contes, de lettres, de recettes, de calendrier, etc.

    Au bout de quelques semaines en GS, et dès le premier jour de classe au CP, ils les manipulent au cours d'activités où geste, vue et ouïe sont systématiquement mis à contribution :

    ⇒ ils apprennent à les écrire (= geste d'écriture)

    ⇒ ils les lisent (= décodage)

    ⇒ ils s'en servent pour coder les sons qu'ils prononcent ( = encodage)

    ♥ Les lettres acquièrent un véritable statut :

    Ils apprennent à :

    coder par l'écriture des messages ou des parties de messages :

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres
    Extrait de De l'écoute des sons à la lecture

    décoder des messages écrits

    Lecture : images, lettres, mots et phrases
    Extrait de De l'écoute des sons à la lecture
     

    À l'issue de ces deux années, en fin de CP, ils ont si bien automatisé leur reconnaissance visuelle et auditive qu'ils peuvent :

    Lire de manière fluide un texte adapté à leurs capacités de compréhension

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres
    Extrait de Écrire et Lire au CP, livret 2

    Écrire en respectant les normes de l'écriture cursive et quelques règles d'orthographe des mots et phrases simples :

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres

    Du matériel pour passer de l'oral à l'écrit en Grande Section :

     Lecture GS : Avec les Alphas ; De l'écoute des sons à la lecture ; GS/CP : Apprendre à écrire

    Du matériel pour apprendre à lire et à écrire au CP :

    GS/CP : Apprendre à écrire  

    Méthode de lecture :

    Pour compléter une méthode de lecture insuffisamment graphémique :

    Rituel d'imprégnation graphémique : (en cours de rédaction)

    A) Lecture

    CP : Rituel d'imprégnation graphémique (1) ; CP : Rituel d'imprégnation graphémique (2) ;

    B) Écriture :

    CP : Écriture graphémique (1)CP : Écriture graphémique (2) 

    Écriture : GS/CP : Apprendre à écrire

    Les phrases, les mots :

    ♥ Les mots et les phrases apportent la culture et les connaissances scolaires : 

    Dans la Grande Classe, les élèves continuent à engranger chaque jour de nouveaux mots, de nouvelles structures syntaxiques :

    ⇒ par le truchement du langage oral 

    ⇒ par les nombreuses lectures offertes par l'enseignant

    ⇒ par les lectures autonomes qu'ils sont vite capables de faire, d'abord en groupe-classe, soutenu par l'adulte, puis seuls :

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres
    Merci à Laurence Pierson pour ses ouvrages dans la collection Vive... chez Samir Éditeur

    ♥ Les mots et les phrases éduquent le sens de l'ouïe :

    Ils savent écouter les mots et les phrases que ces mots composent mais aussi les bruits, les sons, par le biais de la musique, des instruments et des jeux de langage (comptines, virelangues, ...).

    Ils discriminent précisément les mots proches et leur articulation en est précise.

    Cela les rend attentifs aux phonèmes qu'ils prononcent et qu'ils apprennent à associer aux graphèmes qu'ils voient et écrivent : 

    Leurs systèmes auditif, visuel et moteur sont entraînés quotidiennement à conjuguer leurs efforts pour découvrir et maîtriser progressivement le mode de fonctionnement de l'écriture-lecture graphémique

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres
    Écrire et Lire au CP, première analyse auditive et visuelle de mots

    ♥ Les mots et les phrases soutiennent l'effort de l'apprenti-lecteur :

    Pour réussir, l'esprit a besoin du soutien la motivation : lire des mots et des phrases qui font sens est une activité plaisante qui l'aide à soutenir son effort de décodage des lettres, permettant d'accéder ainsi plus rapidement et de manière plus solide à l'automatisation du décodage

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres
    Écrire et Lire au CP, automatisation de la lecture du graphème ou

    Pour peu que le niveau ne dépasse que de très peu celui de leurs connaissances lexicales, l'oralisation de ces mots et phrases, lors de la lecture à haute voix, ,leur permet d'établir très rapidement un retour d'information immédiat sur les erreurs commises.

    Ils peuvent alors s'auto-corriger immédiatement, ce qui rend cette action corrective plus efficace et plus durable.

    ♥ Ils sont le vecteur de la compréhension :

    L'écrit décodé à haute voix  pendant les deux années de ce cycle d'initiation à l'écrit, puis à mi-voix, en fin de CP, permet aux élèves d'enrichir :

    ⇒ leur lexique 

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres
    Écrire et Lire au CP, livret 2,
    automatisation du décodage, imprégnation lexicale, découverte du patrimoine littéraire

    ⇒  leur environnement culturel

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres
    Écrire et Lire au CP, livret 1,
    automation du décodage, élargissement des connaissances au niveau du Vivant

    ⇒ leur compréhension du système orthographique de leur langue, basé sur des règles graphémiques précises qu'ils ont apprises une à une

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres
    Écrire et Lire au CP, livret 2,
    entraînement visant à automatiser les connaissances par le biais de la répétition

    ⇒ leurs fonctions exécutives (jugement, raisonnement, créativité, abstraction, organisation, planification)

    Du matériel pour enrichir le langage grâce aux œuvres littéraires :

    • Des contes à lire ou à dire :

    Contes à dire, contes à lire - 1Contes à dire, contes à lire - 2 ; Contes à dire, contes à lire - 3Contes à dire, contes à lire - 4Contes à dire, contes à lire - 5Contes à dire, contes à lire - 6Contes à dire, contes à lire - 7Contes à dire, contes à lire - 8Contes à dire, contes à lire - 9 ;

    • Une méthode pour apprendre à les raconter :

    Racontamus, écoutatis, comprenunt (1)Racontamus, écoutatis, comprenunt (2) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (3)Racontamus, écoutatis, comprenunt (4) Racontamus, écoutatis, comprenunt (5)Racontamus, écoutatis, comprenunt (6) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (7)Racontamus, écoutatis, comprenunt (8) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (9)

    Du matériel pour enrichir le langage grâce aux Questions sur le Monde :

    C2 : Questionner le Monde (1) ; C2 : Questionner le Monde (2) ; C2 : Questionner le Monde (3)C2 : Questionner le Monde (4) ;  C2 : Questionner le Monde (5)

    Du matériel pour enrichir le langage grâce aux Arts :

    Les arts à l'école élémentaire Une année au concert Cycle 2Trois années au concert Cycle 2 

    Et, pour une vue d'ensemble de la méthode :

    Pour une Maternelle du XXIe Siècle

    Dans la même série :

    TPS-PS-MS : Images, mots, phrases et lettres

    ...

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases

    Pour aller plus loin :

    Lecture : images, lettres, mots et phrases


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  • Maternelle : Images, lettres, mots et phrases
    Merci à Bambou pour cette illustration.

    Version courte et limitée à la Petite Classe (TPS-PS-MS) de l'article Lecture : images, lettres, mots et phrases paru récemment. 

    L'image :

    ♥ Elle apprend à parler :

    L’image apporte des mots et des structures de phrases en quantité ; sa permanence aide à ce qu’ils soient retenus et utilisés couramment par tous, à tout instant.

     

    ♥ Elle éduque le sens de la vue :

    L'image aide à l’éducation de l’œil : sa permanence permet aux enfants de passer du regard qui effleure les choses et les gens, sans jamais se fixer, à une observation précise, structurée par des repères spatiaux d’abord intuitifs puis, progressivement, de plus en plus conscients et intellectualisés.

    ♥ Elle est LE moyen d'expression et de compréhension privilégié des non-lecteurs :

    Le dessin est, avec le langage, un des premiers moyens de représenter le monde.

    En dessinant, on peut tout représenter : les textures, le relief, les bâtiments, les objets naturels, les êtres vivants, les paysages, etc.

    En outre, le dessin est un moyen de représentation économique : il demande peu de matériau, mais aussi peu d'énergie pour aboutir à un résultat parfois impressionnant.

    Dans la Petite Classe, le dessin est une activité quotidienne, et susceptible d'être très rapidement pratiquée de manière autonome.

    ♥ Elle permet l'accès à la symbolisation :

    L’image est le vecteur d’une première représentation symbolique.

    Maternelle : Images, lettres, mots et phrases
    Merci à Thierry Venot, pour cette illustration tirée de De l'écoute des sons à la lecture.

    C'est de cette représentation symbolique que naîtra le désir de découvrir et comprendre le mode de fonctionnement de ces symboles qu'ils voient sans les comprendre : les lettres.

    Du matériel pour enrichir le langage grâce à l'image :

    • Méthode « Au commencement était l'image... », pour découvrir pas à pas la symbolisation :

     PS/MS : 26 fois 26 symboles (1) ; PS/MS : 26 fois 26 symboles (1bis)MS : 26 fois 26 icônes (1)PS/MS : 26 fois 26 (2)PS/MS : 26 fois 26 (3)PS/MS : 26 fois 26 (4) ; PS/MS : 26 fois 26 (5)

    Un plaidoyer pour le dessin à l'école :

    Dessiner pour devenir intelligent ; Dessiner pour s'exprimer

    Les phrases, les mots :

    ♥ Ils apprennent à parler : 

    Les enfants qui sortent de la Petite Classe ont appris à parler grâce à la parole des autres :

    ⇒ qu'elle soit issue du langage oral 

    ⇒ qu'elle soit lue d'après ces pages absconses couvertes de petits signes noirs mais qui semblent parler aux « grands »...

    ♥ Ils éduquent le sens de l'ouïe :

    Ils savent écouter non seulement les mots et les phrases que ces mots composent, mais aussi les bruits, les sons, par le biais de la musique, des instruments et des jeux de langage (comptines, virelangues, ...).

    Ils discriminent de plus en plus précisément les mots proches et leur articulation en devient de plus en plus précise.

    Leurs systèmes auditif et visuel sont prêts à conjuguer leurs efforts pour découvrir et commencer à maîtriser le mode de fonctionnement de l'écriture-lecture graphémique. 

    ♥ Ils sont le vecteur de la compréhension :

    En intéressant nos élèves à l'écrit lu et transcrit par tous les moyens, en jouant le rôle de conteur, de lecteur, de secrétaire, nous mettons tout en œuvre pour qu'ils comprennent ce que nous leur lisons.

    Grâce à des moments réguliers d'observation dialoguée collective autour d'objets concrets, d'œuvres littéraires, plastiques et musicales
    Grâce la variété des activités que nous leur proposons, ils enrichissent :

    ⇒ leur lexique 

    ⇒  leur environnement culturel

    ⇒ leurs fonctions exécutives (jugement, raisonnement, créativité)

    Du matériel pour enrichir le langage grâce aux œuvres littéraires :

    • Des contes à lire ou à dire :

    Contes à dire, contes à lire - 1Contes à dire, contes à lire - 2 ; Contes à dire, contes à lire - 3Contes à dire, contes à lire - 4Contes à dire, contes à lire - 5Contes à dire, contes à lire - 6Contes à dire, contes à lire - 7Contes à dire, contes à lire - 8Contes à dire, contes à lire - 9 ;

    • Une méthode pour apprendre à les raconter :

    Racontamus, écoutatis, comprenunt (1)Racontamus, écoutatis, comprenunt (2) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (3)Racontamus, écoutatis, comprenunt (4) Racontamus, écoutatis, comprenunt (5)Racontamus, écoutatis, comprenunt (6) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (7)Racontamus, écoutatis, comprenunt (8) ; Racontamus, écoutatis, comprenunt (9)

    • Une méthode pour exercer l'ouïe :

    MS : La « phono » naturelle et familière (1) ; MS : La « phono » naturelle et familière (2) ;MS : La « phono » naturelle et familière (3) ; MS : La « phono » naturelle et familière (4) 

    • Une façon de faire avancer tous les élèves sur le chemin du langage oral et de l'écoute attentive :

    Maternelle : Le langage en groupe-classe

    Les lettres :

    ♥ Elles sont des amies encore lointaines :

    Les enfants les voient, manipulées avec aisance par l'adulte qui les écrit et les lit à de nombreuses occasions de la vie de la classe :

    ⇒ marquage des travaux d'élèves

    ⇒ dictées à l'adulte, individuelles et collectives

    ⇒ lecture d'albums, de contes, de lettres, de recettes, de calendrier, etc.

    ♥ Elles commencent à acquérir un vague statut :

    Ils savent

    ⇒ qu'elles servent à coder des messages

    ⇒ qu'elles servent à savoir ce que disent les messages écrits

    Il arrive que certains sachent :

    ⇒ qu'elles ont un nom et, dans ce cas-là, nous devons en être conscients pour pouvoir les rétablir dans leur rôle de codeuses de phonèmes.

    ♠ Elles ne sont pas le « cœur de cible » des apprentissages :

    ∅ parce que nos élèves sont en pleine période sensible d'acquisition lexicale orale et que nous ne devons pas rater le coche

    ∅ parce que, pour le moment, ils découvrent la symbolisation par l'image et qu'il convient d'asseoir cette compétence avant d'en introduire une nouvelle, plus compliquée

    ∅ parce que le codage graphémique est bien trop compliqué pour qu'ils puissent y accéder et que nous resterions à la reconnaissance mécanique, soutenue par aucune compréhension, d'images bien trop abstraites pour être retenues aisément par tous.

    ∅ parce qu'à part, de loin en loin, deux ou trois d'entre eux qui n'ont d'ailleurs pas besoin de nous pour avancer, aucun n'est en période sensible pour l'écriture-lecture et que cet apprentissage ne leur servira donc à rien

    Du matériel pour avancer en douceur vers la connaissance des lettres :

    PS/MS : 26 fois 26 (4) ; PS/MS : 26 fois 26 (5)

    Un plaidoyer contre l'apprentissage mécanique du nom des lettres :

     PS/MS : Alphabet et Écriture

    Et, pour une vue d'ensemble de la méthode :

    Pour une Maternelle du XXIe Siècle

    Dans la même série :

    ...

    GS-CP : Images, mots, phrases et lettres

    CE1 à CM2 : Images, lettres, mots et phrases

    Pour aller plus loin :

    Lecture : images, lettres, mots et phrases


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  • CP/CE1 : Les nombres entre 60 et 99

    Si, lorsqu'on a dépassé les deux premières dizaines (de 1 à 10, puis de 11 à 20), les élèves enregistrent facilement le nom des nombres, il en va différemment pour les nombres compris entre 69 et 100.
    Certains « bloquent » carrément et ne savent ni les lire, ni les écrire, et rares sont ceux qui, sachant les écrire, savent aussi les lire, alors que tous savent pourtant la plupart du temps les réciter à l'oral.

    Quelques idées en vrac pour les aider à mémoriser ces nombres aux noms bizarres issus des procédures de comptage de nos ancêtres.

    Observation du Château des Nombres :

    1. Construction

    Sur une feuille format raisin (50 x 65), construire un grand tableau de 10 fois 10 cases, et le remplir case par case, avec l'aide des enfants, en commençant à 1 et en terminant à 100.Chaque enfant dicte un nombre :

    Abel : Un... Béryl : Deux... Camelia : Trois... etc. jusqu'à Jacinthe qui dit : Dix, un Un et un Zéro (ou Une dizaine et zéro unité), puis Kader : Onze, un Un et un Un (ou Une dizaine et une unité), etc.
    Ne pas accepter de nombres décomposés ainsi : "Soixante-sept, c'est six et sept» pour éviter la confusion entre les chiffres et leur valeur (six et sept, c'est treize et non soixante-sept).

    Au CP, on le complètera peu à peu, au fur et à mesure de l'apprentissage. Au CE1, on le complètera, selon les fichiers ou manuels employés, en une à quatre séances (les nombres de 0 à 10 ; les nombres de 10 à 20 ; les nombres de 20 à 69 ; les nombres de 70 à 100).

    2. Pour mémoriser les nombres de 70 à 100 :

    On y lit les nombres, dans l'ordre, et on remarque que les nombres dont le chiffre des dizaines est 1, 7 et 9 emploient les mêmes mots.

    Pour aider à la mémorisation de ces mots, on colorie les cases de la même couleur (par exemple cases jaunes pour les nombres de 10 à 19, 70 à 79, 90 à 99).

    CP/CE1 : Les nombres entre 69 et 100

    3. Jeu du château des géants

    On peut parfaire la mémorisation en jouant régulièrement au jeu des volets fermés : 100 géants sont venus dormir dans le château, certains dorment encore.

    • Avec des "post it", on cache en secret certains nombres du tableau, pendant que les enfants mettent leur tête dans leurs mains. 
    • Les enfants qui savent dire et écrire le nombre qui est caché derrière gagnent le "post it".
    • Bien sûr, on choisit un maximum de volets fermés dans les lignes de 60 à 99.

    Lier Numération, Calcul, Mesures et Monnaie :

    On peut aussi assurer la connaissance lexicale par la connaissance mathématique : 80 s'appelle quatre - vingts parce qu'on l'obtient en comptant 4 fois 20 ; 70, c'est 60+10, 71, 60+11, etc.

    En assurant le calcul par des :

    • jeux de monnaie :

    → marchande: payer 63 €, payer 73 € ; payer 82 €, payer 92 € ; ...

    → distributions : « Je vais donner 4 pièces de 2 € à chacun, combien aurez-vous ?... et avec 4 billets de 20 € ?... et avec 4 pièces de 2 € et une pièce de 1 € ?... et avec 4 billets de 20 € et un billet de 10 € ?... etc.) 

    → partages : « J'ai 6 € en pièces de 2 €, à combien d'enfants puis-je en donner une ?... J'ai 60 € en billets de 10 €, combien d'euros puis-je donner à chacun des enfants d'un groupe de trois enfants ?... Si j'ai 70 € en billets de 10 €, combien puis-je en donner au même groupe, combien restera-t-il de billets ?

    • mesures en cm

    → dans la cour ou sur de grands objets

    → lecture de la règle du tableau et repérage de nombres 

    → nombres de réglettes Cuisenaire de 10 cm dans 60 cm ?... dans 70 cm ?... etc.

    • calculs avec des bûchettes par paquets de 10 et bûchettes à l'unité

    → 60 + 5 et 60 + 15 ; 80 + 6 et 80 + 16 ; etc.

    → 98 - 8 ; 98 - 10 ; 98 - 18 ... 77 - 7 ; 77 - 10 ; 77 - 17 ; etc.

    La commande de doigts 

    • Je demande par exemple : 

    une commande de 60 doigts (donc 6 enfants qui constituent le groupe A),

    → une de 80 doigts (donc 8 enfants qui constituent le groupe B),

    → une de 13 doigts (1 enfant qui montre 10 doigts et 1 qui ne lève que 3 doigts qui constituent le groupe C)

    → et une de 16 doigts (1 enfant qui montre 10 doigts et 1 qui ne lève que 6 doigts qui constituent le groupe D).

    • On réunit les groupes A et D (60 et 16) d'une part et les groupes B et C (80 et 13) d'autre part.
    • Les élèves doivent écrire en chiffres et en "mots" le nombre de doigts levés de leur groupe.

    Fréquence des activités :

    Ces activités sont à mener de manière très régulière jusqu'à ce que tous les élèves arrivent, après réflexion, à lire et écrire un nombre compris entre 60 et 99.

    La commande de doigts

    Elle peut être utilisée en échauffement au début de la séance quotidienne d'EPS (ne me dites pas que vous ne faites pas EPS tous les jours ou je vous fais les gros yeux !).

    Le jeu du château

    Il demande d'abord d'utiliser de une séance à quatre séances de mathématiques étalées dans le temps ou consécutives  à sa construction.

    Quand il est construit, même partiellement, sa lecture dans l'ordre doit être quotidienne, en établissant un tour de rôle pour la lecture (l'élève 1 lit le premier nombre, l'élève 2 le deuxième, etc.). On peut choisir de faire uniquement lire les nombres, ou de demander que chacun lise ainsi : « Un, c'est une unité... Deux, c'est deux unités... etc. Dix, c'est une dizaine et zéro unité... Onze, c'est une dizaine et une unité... »

    Quand les élèves commencent à ne plus trop hésiter sur la lecture des nombres de 60 à 99, le jeu des volets fermés pourra servir de rituel au début de la séance quotidienne de mathématiques.

    On pourra ressortir et corriger ce château des nombres lorsqu'on étudiera les nombres de 101 à 200. Les élèves comprendront ainsi intuitivement les règles de la numération décimale au lieu d'être dans un « par cœur » qui les bloque dans leur compréhension mathématique de ce système.

    Lier Numération, Calcul, Mesures et Monnaie

    C'est un état d'esprit à acquérir. Cela se fait au quotidien, lors de chaque séance de mathématiques. On tisse des liens entre les sous-domaines pour que la « toile » se renforce et devienne de plus en plus dense, et que les connaissances d'un sous-domaine servent à construire les connaissances des autres.

    Je n'ai pas inclus le domaine Résolution de problèmes car, dans mon esprit, il est mis en œuvre lors de chaque séance quotidienne de mathématiques.


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  • Maternelle : Le langage en grand groupe

    À l'école maternelle, selon les sections, au cours d'une même journée, on alternera les moments de langage en groupe-classe, ceux où les enfants, en cours d'activité, échangent entre eux et avec l'adulte en petits groupes et enfin de ceux en relation duelle.

    Plus les enfants seront grands et plus le langage en groupe-classe présentera pour eux d'intérêt, à condition bien sûr qu'ils aient été accoutumés à cette pratique, à doses de moins en moins homéopathiques, depuis la TPS/PS. Petit à petit, ils y découvriront la richesse des connaissances de leurs pairs, leur capacité à rebondir sur des propos de manière à approfondir la recherche, l'observation, la découverte concrète ou abstraite (lexicale, motrice, sensorielle, culturelle, conceptuelle) et à dégager, à plusieurs, une conclusion qui convient à tous.

    De manière à ce que ces moments collectifs deviennent « la marque de fabrique de l'école », on les situera de préférence aux moments-charnières de la journée de classe : début et fin de demi-journées. Cela nécessite de déplacer le temps de jeux libres, placés actuellement en début de matinée, vers un moment moins fort symboliquement (par exemple, avant les récréations du matin et de l'après-midi).

    En TPS/PS et même début de MS, ces moments seront très courts et axés sur :

    •  la « connaissance de soi et des autres » (Quoi de neuf au regroupement collectif d'entrée en classe du matin),
    • la « découverte d'un objet concret » – animal, plante, objet du quotidien,matériel scolaire ou sportif dont on s'est servi, se sert ou se servira, ... – petit à petit, parfois en remplacement du Quoi de neuf, parfois en début ou en fin de séance d'ateliers sensoriels ou d'éducation physique, parfois pendant un temps dédié de l'après-midi consacré à Explorer le Monde (surtout valable en MS)
    • le « contact avec une œuvre » qu'elle soit littéraire (conte, album, comptine, poésie), musicale (chant, morceau instrumental), plastique (reproduction de tableau, sculpture, arrangements, ...), là aussi par toutes petites touches, à divers moments de la journée, quotidiennement pour certains (littérature, chant) ou de manière hebdomadaire pour d'autres (morceaux instrumentaux, œuvres plastiques).

    En GS, ces moments seront clairement balisés dans le temps :

    • Quoi de neuf les lundis et jeudis matin
    • Découverte d'un objet concret : séances quotidiennes d'Explorer le Monde (matière, vivant, temps, espace), de Structuration de la Pensée, d'Écriture-lecture (réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique + découvrir le principe alphabétique + geste d'écriture), de Compréhension de l'activité physique et des activités artistiques
    • Contacts avec une œuvre selon les mêmes modalités que pour les enfants plus jeunes + regroupement du matin les mardis et vendredis (+ mercredis)

    Le Quoi de neuf  

    L'important est d'obtenir qu'il s'agisse vraiment d'un moment collectif. Les enfants sont invités à écouter l'orateur et poussés à rebondir sur ses propos. Les interventions de l'adulte vont toujours dans ce sens et donnent aux élèves la conduite à tenir par imprégnation. Il s'efforce de « se passionner » pour le bébé de la Tata de Sarah ou le caillou qu'a ramassé Paulo sur le chemin, en s'exclamant, en prenant à témoin les autres enfants, en réclamant de Paulo ou de Sarah des précisions et en prenant à nouveau les autres à témoin de toutes ces petites péripéties qui font le quotidien de ces tout-petits.

    On peut instaurer un tour de parole, symbolisé par le passage d'un « bâton de parole » ou d'un « micro ». La durée de l'intervention de chacun dépend de l'intérêt qu'elle suscite chez les enfants.

    La durée totale de ce moment ne doit pas excéder 4 à 5 minutes en début de TPS/PS et peut aller jusqu'à 10 à 15 minutes en début de MS (durées indicatives à adapter selon la physionomie de la classe). Cette durée doit augmenter insensiblement mais régulièrement tout au long de l'année scolaire.
    En fin de MS et GS, elle pourra s'étendre jusqu'à une vingtaine ou même une trentaine de minutes, lorsque le sujet évolue sur un « objet d'étude » commun qui passionne tout le monde (débat d'EMC, découverte scientifique, géographique, historique, par exemple).

    La découverte d'un objet concret

    L'objet, quel qu'il soit, est présenté en silence par l'enseignant qui procède ensuite à un tour de parole pendant lequel il tiendra le même rôle que pendant un Quoi de neuf (encouragements, prise à témoin des autres participants, questions éventuelles à l'orateur, renforcements positifs lorsqu'un dialogue s'établit entre enfants).

    Il ajoutera cependant une attitude supplémentaire : le recentrage sur l'objet d'étude... Autant le Quoi de neuf pouvait « partir dans tous les sens », à condition que tout le monde reste concentré, autant ici, il est important que la conversation ne dévie pas.

    Pour les durées, se reporter au Quoi de neuf.

    Lorsque l'objet est destiné à être utilisé ensuite par les enfants ou qu'ils viennent de l'utiliser pour la première fois, que ce soit lors d'ateliers d'expression ou de structuration de la pensée ou lors d'activités motrices, le débat peut être entrecoupé de démonstrations ou d'essais.

    On recherche avant tout les échanges langagiers et non la mémorisation d'informations (d'où l'inutilité des séances de 6 semaines sur le même domaine).

    Le contact avec une œuvre

    Nota bene : Par contact avec une œuvre, nous entendrons le contenu de l'œuvre et non pas son support (à part bien entendu, pour les œuvres plastiques dans lesquelles contenu et contenant sont indissociables). Pour toute étude de livres basée sur la forme (étude de la couverture, observation du graphisme, des illustrations ou des techniques d'illustrations, etc.), se reporter au paragraphe précédent (La découverte d'un objet concret).

    Le but recherché est là aussi que tout le monde s'exprime et que chacun s'intéresse à ce que dit l'autre. Ici, la particularité réside dans le fait qu'un « autre » venu de l'extérieur s'immisce dans le groupe constitué des enfants et de leur enseignant : l'auteur de l'œuvre qui livre ses propos et guide la conversation selon son bon vouloir.

    C'est cette prise de parole « étrangère » que l'enseignant doit valoriser et rendre audible et compréhensible aux enfants.

    En TPS/PS, pour l'œuvre littéraire de type « contes et récits », l'écrit est presque inutile alors qu'en GS, il doit devenir primordial. Le rôle de l'enseignant est de jouer les passeurs, à tout petits pas, pour qu'aucun élève ne se noie en route.

    Cela passe avant tout par la vue (sacs à conter, illustrations à décrire, marottes, marionnettes, jeux scéniques) et par la ritualisation de l'activité de compréhension d'œuvres littéraires nombreuses (une par semaine au minimum); variées, appartenant aux différents types connus (voir Racontamus, écoutatis, comprenunt - 2  et Racontamus, écoutatis , comprenunt - 3).

    Une excellente description de ce que doit être l'encouragement à la prise de parole des enfants, afin d'obtenir de véritables échanges langagiers, réunis en classe entière, après écoute d'une œuvre littéraire est donnée par Pierre Péroz dans sa conférence sur l'écoute et la prise de parole en maternelle.

    Cette description de l'étude des échanges langagiers autour d'une œuvre littéraire peut facilement être adaptée à l'étude des autres œuvres, qu'elles soient musicales ou plastiques.

    Pour chacun de ces types d'œuvres, l'activité physique réelle de l'enfant peut être dans un premier temps le gage de son intérêt. On procédera alors :

    • soit en valorisant le langage en situation, toujours en recherchant les échanges langagiers, selon les règles de la pédagogie de l'écoute (chez les plus jeunes surtout)
    • soit en faisant suivre les actions de temps d'échanges (MS et GS, surtout)
    • soit en programmant les actions au préalable, en groupe-classe, pour s'organiser, planifier, tenir un raisonnement cohérent (GS essentiellement)

    Le but sera néanmoins d'obtenir un intérêt pour l'œuvre lue, affichée ou donnée à l'écoute pour permettre à tous de passer du langage en situation au langage d'évocation.

    À ne pas perdre de vue

    • Ne pas lasser, fractionner dans la journée
    • Être ouvert à tout type de « matériau de départ » (la naissance du bébé de la tata de Sarah, le gros sanglier que le papa de Dylan a tué, la maman de Lilia qui a vomi, etc.)
    • Obtenir l'attention de tous, être intransigeant sur l'écoute de toutes les interventions
    • Programmer l'entrée de lanceurs d'intérêt pour des séances pendant lesquelles on visera le langage et non uniquement l'apprentissage de nouvelles notions ou éléments culturels (voir conférence de Pierre Péroz, particulièrement les 5 dernières vidéos, et encore plus précisément celles intitulées « Des choix pédagogiques différents »). 

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