• Foire Aux Questions

    Foire Aux Questions

    Bienvenue dans la Foire aux Questions.

    Une nouvelle rubrique pour permettre à chacun de lire les réponses aux questions posées ici ou là sur les méthodes que je propose.

    N'hésitez pas à poser votre question en commentaire ci-dessous, je ferai en sorte d'y répondre dans des délais assez brefs.

    Hélas, le jour même, ce n'est pas toujours possible, car, de temps en temps, j'ai d'autres obligations dans la vie, comme je l'expliquais à mes élèves encore tout empreints de vision magique des choses...

    Julien (3 ans) : « Les maîtresses, ça fait jamais pipi. »

    Hélène (6 ans) : « C'est peut-être parce que tu t'occupes de nous qu'on te donne des sous ? Non ?... Si ?... Bah alors, ça, c'est vraiment bizarre !!! »

    Camille (3 ans) : « Maîtresse ! Arrête le vent ! Y me pousse ! »

    Comme j'espère que peu à peu, cette rubrique s'étoffera, je vous propose déjà de toujours consulter la liste des questions avant de poser la vôtre. En effet, peut-être quelqu'un l'aura-t-il déjà posée et vous aurez ainsi votre réponse plus vite.

    Liste des questions :

    ♥ Lecture et Expression au CE

    CE1 : Lecture et Expression au quotidien

    CE : commencer Lecture et Expression en cours d'année ?

    LECE: Comment faire en CE1 CE2 ?

    ♥CE1/CE2 : Étude de la langue :

    CE : Fichiers EDL ou DMVLP+OrthoGraph' ?

    ♥ OrthoGraph CE1

    OrthoGraph' à temps partiel

    OrthoGraph CE1 : Leçons ; différenciation

    OrthoGraph' : Évaluer les dictées

    OrthoGraph' : Dictées ou chasses aux fautes ?

    OrthoGraph CE1 : Mots invariables

    ♥ OrthoGraph CE2

    OrthoGraph' à temps partiel

    OrthoGraph' : Évaluer les dictées

    OrthoGraphCE2 : Concordance des temps

    OrthoGraph' : Dictées ou chasses aux fautes ?

    OrthoGraph' CE2 : La dictée n° 1 S3

    ♥ Du mot vers la phrase CE1

    DMVLP CE1 : Et le GN ?

    ♥ Nino et Ana

    Nino et Ana : Compréhension

  • CE1 : Lecture et Expression au quotidien
    Illustration de Renart vole les anguilles, Module 7.

    Nouvelle petite série de questions :

    ◊ Doit-on prendre les textes de Lecture et Expression dans l'ordre ?

    ◊ Que doit-on faire en classe et que doit-on donner à faire à la maison ?

    Oui, on prend les textes un à un, dans l'ordre, car leur difficulté est graduée.

    Chaque jour, théoriquement, on travaille en classe les deux pages (durée 30 à 45 minutes) :

    ♥ le texte de la page de gauche

    ♥ l'exploitation qui en est faite sur la page de droite)

    À la maison :

    ♥ jusqu'en janvier ou février, on donne le texte à relire (pour les élèves très faibles dire aux parents de « lire à deux », un paragraphe ou deux si le rythme est trop lent (avec un minuteur, pas plus de 10 à 15 minutes de lecture chaque jour, mercredi, samedi et dimanche compris, si possible)

    ♥ ensuite, quand tout le monde lira au moins groupe de souffle par groupe de souffle, si on le souhaite et qu'on sait que les enfants pourront tous le faire dans de bonnes conditions chez eux ou dans la structure d'aide aux devoirs, on peut donner le texte à lire une première fois à la maison / à l'étude / au club Coup de Pouce avant de le faire lire en classe. Cela permettra aux enfants de gagner en fluidité et en expressivité.

    ◊ Quels sont les textes à sélectionner pour les CE1 quand on utilise Lecture et Expression ?

    ◊ Est-on obligé de faire un texte par jour ? 

    Pour les CE1, les textes que je suggère sont les bleus et les gris (voir à la fin de cet article la progression en couleur : Module 1)

    Si on n'a pas assez de temps pour tous les faire, ce n'est pas grave. Selon le niveau de la classe, on ne fait pas certains bleus ou certains gris.

    Ce qui est important, c'est que, tous les jours, ils lisent en cherchant à comprendre. Ce qu'il y a à comprendre, cela peut être :

    ⇒ un texte de littérature avec tout ce que ça implique

    ⇒ des définitions de mots, des questions de compréhension, des consignes d'exercices de vocabulaire ou de production d'écrit

    [En revanche, ça ne peut pas être et c'est  pourquoi vous n'en trouverez pas dans Lecture et Expression au CE :

    ♠ des listes de syllabes et de pseudo-mots

    ♠ des listes de mots sans autre consigne que « Lis ces mots qui contiennent la graphie .... »

    ♠ des phrases sans suite au sens abscons (exemple : « Le nain a la manie de marcher en kimono dans le noir en mâchant des mûres. »)]

    Cela permet, dans certaines classes ou pour certains textes, de passer un ou deux jours sur la même double page, en s'organisant comme on l'entend :

    ♥ les deux pages en entier, avec travail entièrement oral sur la page de droite

    ♥ juste la lecture du texte le 1er jour et l'exploitation le lendemain,

    ♥ la lecture du texte et le début de l'exploitation le 1er jour et le lendemain la fin de l'exploitation (intéressant surtout quand on veut traiter la production d'écrit "à fond")

    Dans ce cas, pour ne pas être en retard sur le calendrier en raison des modules 4, 5, 7, 9 et 11 qui seront plus féconds s'ils sont travaillés au moment où l'événement climatique ou social dont ils traitent se déroule, on peut à nouveau choisir l'une ou l'autre de ces deux options :

    ◊ on supprime les textes gris qui nous semblent trop difficiles

    ◊ de temps en temps, on saute un module (au CE1, de préférence, sauter les modules compliqués et en priorité Enfants qui travaillent, Voyages immobiles et, mais il est plus simple, Moyens de transport)

    On peut aussi combiner les deux selon les thèmes qui nous inspirent plus particulièrement.

    N'hésitez pas à poser vos questions ci-dessous, votre travail de recherche profitera aux autres. Merci d'avance.

     


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  • CE : Fichiers EDL ou DMVLP+OrthoGraph' ?
    Merci à Phi pour son illustration.

    Ma propension à proposer plusieurs "outils" pour un même domaine me vaut encore beaucoup de questions dont celle-ci :

    Les fichiers EDL sont-ils moins bien ou mieux

    que Du mot vers la phrase + OrthoGraph' ?

    ♥ Pour s'y retrouver : 

    EDL, c'est là :

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (1)  ; CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (2) CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (3) ; CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (4) ; CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (5).

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (1) ; CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (2) ; CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (3) ; CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (4) ; CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Livre du maître : CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1) ; CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (3) ; CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (4) ;  CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (5)

    DMVLP, c'est là :

    • Pour le CE1 :

    CE1 : Du mot vers la phrase (0)CE1 : Du mot vers la phrase (1) ; CE1 : Du mot vers la phrase (2)CE : Du mot vers la phrase (3)CE : Du mot vers la phrase (4)CE : Du mot vers la phrase (5)

    • Pour le CE1/CE2 ou le CE2 :

    CE1-CE2 : Du mot vers la phrase CE1CE2 - CE2 (1)CE1-CE2 : Du mot vers la phrase (2)CE : Du mot vers la phrase (3)CE : Du mot vers la phrase (4) ; CE : Du mot vers la phrase (5)

    Et OrthoGraph', c'est là :

    • Pour le CE1 :

    CE1 : Orthographe graphémique (1) ; CE1 : Orthographe graphémique (1-bis)CE1 : Orthographe graphémique (AjoutP1) ; CE1 : Orthographe graphémique (2) ; CE1 : Orthographe graphémique (3)CE1 : Orthographe graphémique (4) ; CE1 : Orthographe graphémique (5) ; CE1 : Orthographe graphémique (6) ; CE1 : Orthographe graphémique (6bis)

    • Pour le CE1/CE2 ou le CE2 :

    CE1CE2 : Orthographe graphémique

    ♥ Des éléments pour choisir :

    Le fichier EDL

    Il est plus rapide que OrthoGraph' et DMVLP. Il va aussi plus « droit au but » que ces derniers.

    Il est conçu pour des élèves qui arrivent au CE1 : 

    ⇒ lecteurs au moins mot à mot (n'importe quel mot, sauf les très rares et très irréguliers),

    ⇒ capables de tirer du sens de ce qu'ils lisent seuls (à condition bien sûr qu'il s'agisse de phrases simples sans vocabulaire compliqué, ça par exemple, c'est non : CE1 : Aborder la lecture d'écrits très spécialisés mais ça, c'est oui : Évaluer sa méthode de lecture ),

    ⇒ capables d'écrire seuls sans oubli de lettres des mots transparents 

    ⇒ connaissant quelques règles de base de l'écriture du français :

    ♦ présence de lettres muettes lexicales qu'ils savent retrouver seuls dans les cas simples (chat parce que chaton ; petit, parce que petite ; gros parce que grosse ; etc.)

    ♦ présence de lettres muettes grammaticales qu'ils connaissent sans penser systématiquement à les écrire seuls (-e, -es, -ent des verbes ; -s et -x du pluriel des noms ; -e du féminin des adjectifs et de quelques noms)

    ♦ présence de consonnes doubles sans pour cela être toujours capables d'expliquer pourquoi

    ♦ présence de graphies différentes pour traduire un même son, sans pour cela être capables de les répertorier sur demande (ils savent les lire dans un mot mais ils ne savent pas les citer toutes à la demande)

    Lorsque toute la classe (ou presque, parfois un élève, souvent aussi en échec dans d'autres matières, n'a pas tout acquis) a acquis ces bases, on peut employer le fichier EDL si on le préfère.

    L'emploi d'OrthoGraph' et DMVLP

    OrthoGraph' et DMVLP ont été conçu en pensant aux élèves qui arrivent au CE1 non-lecteurs ou très faibles lecteurs. Le pari était de :

    ⇒ rattraper leur retard en orthographe en leur (ré)apprenant à encoder grâce à l'observation des régularités de la langue (les graphies simples, les graphèmes univoques), puis, progressivement, en leur permettant de s'appuyer sur des règles régissant l'usage  des graphies muettes (d'ordre lexical ou grammatical) et de certaines consonnes doubles

    ⇒ commencer tout de suite la grammaire et la conjugaison, selon un principe nouveau adapté à des lecteurs à peine débutants : partir du mot qu'ils savent déchiffrer et encoder, même si pour cela, il faudra se servir de mots d'une simplicité de décodage extrême et se diriger à pas comptés vers la phrase, suivant ainsi et les accompagnant leurs progrès de lecteurs

    L'emploi de ces deux méthodes, vous l'aurez compris, est conseillé si les élèves n'ont pas acquis le niveau requis pour utiliser le fichier EDL ou qu'il existe au moins quelques élèves qui ne l'ont pas.

    Leur usage ne sera néanmoins pas préjudiciable aux quelques élèves de la classe arrivés « fin prêts pour le CE1» puisque, grâce  ceux deux méthodes, ils auront sensiblement le même niveau que si vous aviez utilisé EDL (sauf, au CE2, le présent de l'impératif qui n'est pas vu dans DMVLP).

    ♥ En résumé :

    On peut utiliser DMVLP et OrthoGraph' dans tout type de classe. Ces méthodes amèneront tous les élèves à un niveau satisfaisant à très satisfaisant en orthographe, grammaire et conjugaison. Tous les élèves ou presque... pour l'élève en échec à peu près partout qui, en fin de CE1 ou de CE2 peine encore à déchiffrer "Léa a réparé la moto" ou "Le chat file, il a vu un rat", je ne promets rien.

    Dans les très bonnes classes, qui ont eu une préparation structurée au CP, si on les trouve plus attrayants ou plus faciles à mener que les précédents, on peut utiliser les Fichiers d'EDL. Ils amèneront aussi à un niveau satisfaisant à très satisfaisant en orthographe, grammaire et conjugaison tous les élèves, sauf notre pauvre petit canard boiteux qu'on a mis là pour qu'il soit au chaud et à l'abri des dangers de la route sans pour cela coûter trop d'argent à la société...


    4 commentaires
  • OrthoGraph' à temps partiel
    Merci à Le scrapauroreblog - Canalblog pour cette affiche que je lui ai empruntée.

    En ce moment, il ne se passe pas un jour sans que je réponde à des collègues qui vont compléter des temps partiels ou qui sont à temps partiels et qui vont être complétés par un collègue.

    Se répartir le travail avec OrthoGraph'

    Quand ce collègue est partant pour suivre OrthoGraph', tout est simple. On se répartit les séances et puis c'est tout.

    Quand le collègue n'est pas enthousiaste, ou carrément opposé, c'est moins simple.

    Par expérience, je suis d'avis de ne pas chercher à le convaincre et de le laisser faire « sa méthode » de son côté. On n'a rien à attendre de bon de quelqu'un qui suit des directives qu'on lui a imposées de l'extérieur et qui, pour le moment, les trouvent contraires à ses convictions. Il n'y a qu'à voir ce que donnent les injonctions ministérielles depuis quelques années pour s'en convaincre.

    Dans ce cas-là tout se complique et tout va dépendre de la durée de votre intervention dans cette classe.

    Si vous n'intervenez qu'une journée par semaine

    Abandonnez l'idée de suivre OrthoGraph' et coulez-vous dans le moule du collègue.

    Ou, si vraiment vous ne pouvez pas vous résoudre à suivre une méthode qui vous semble contraire à vos convictions (style, « L'Everest en tongs, ce n'est pas pour moi ! ») concoctez-vous un petit moule pour vous, en y ajoutant quelques petits bouts d'OrthoGraph'...

    Les dictées réussies par exemple. Ou la découverte des mots transparents puis de quelques régularités de la langue qui, tout à coup, rendent transparent ce qui a priori semblait irrégulier (les lettres muettes qu'on peut découvrir grâce à un mot de la même famille ; m avant m, b, p ; ss entre deux voyelles ; les phonèmes toujours traduits par des doubles consonnes comme app-, -onner ; certaines finales de mots appartenant au même champ lexical : les petits des animaux, les noms d'arbres fruitiers, les noms de métiers, les adjectifs et leurs antonymes en in-, im-, ... ).

    Si vous êtes à mi-temps

    Petite note explicative : Je prends l'exemple d'une collègue qui travaillera les mardis et les vendredis dans une classe dont la titulaire ne veut pas suivre OrthoGraph' car elle n'en apprécie pas les dictées. Cet exemple, que je n'ai eu qu'à copier-coller d'un courrier privé, est bien entendu valable pour tous les cas où l'on est à mi-temps, quelques jours que ce soit, avec un ou une collègue qui ne souhaite pas utiliser OrthoGraph'.

    Je vous conseille de ne faire que les Séances 1 et 2, c'est-à-dire celles qui traitent de l'orthographe lexicale.

    Peut-être en début d'année, aurez-vous quand même intérêt à ralentir le rythme de la méthode pour faire les 4 séances des 3 premières semaines sur 6 semaines, de manière à ce que les enfants aient tous compris l'importance des lettres muettes d'origine lexicale ou grammaticale.

    Ensuite, à partir de la Semaine 4 (qui sera la 7 pour vous), toutes les semaines vous ne ferez plus que les Séances 1 et 2 de la manière suivante :

    Mardi : Dictée de la Séance 3 de la semaine précédente + Séance 1 sans la dictée prévue puisqu'elle correspond aux acquis de la Séance 4 de la semaine précédente.

    Petite note explicative : Attention, en Semaine 4, comme vous aurez déjà fait cette dictée la semaine précédente, vous devrez faire la dictée de la Séance 1 ; mais dès la Semaine 5, ce sera bien la dictée de la Séance 3 que vous devrez faire)

    Vendredi : Dictée prévue à la Séance 2 + Séance 2

    Comme vous n'aurez pas fait les séances sur l'orthographe grammaticale,  vous devrez sans doute parfois aider les élèves à résoudre les problèmes grammaticaux qu'ils rencontrent dans la dictée.

    Dans la mesure où vous respectez les principes de la dictée réussie, ce ne sera pas un problème. Il suffira d'appliquer le point n°3 de la procédure :

    1. Je pose le problème aux élèves

    2. Ils me donnent une réponse ou ils me font savoir qu'aucun d'entre eux ne la connaît.

    3. Je donne la réponse en l'étayant d'une très courte explication.

    Par ailleurs, votre collègue qui partage la charge d'enseignement du français avec vous a très certainement une progression de grammaire et de conjugaison qui, peu à peu, se recoupera avec celle d'OrthoGraph'. Ce sera un plus pour votre enseignement.

    En effet, vous aiderez ainsi vos élèves à comprendre implicitement qu'il n'y a qu'une seule façon d'orthographier tels ou tels morphèmes grammaticaux, puisque, lorsqu'ils apprennent ceux-ci avec le maître ou la maîtresse du lundi et du jeudi, ils sont validés aussi par le maître ou la maîtresse du mardi et du vendredi.

    Si vous êtes à trois-quarts temps

    Deux options s'offrent à vous.

    a) Ne prendre en charge que 3 séances sur les 4 :

    C'est-à-dire ne faire que les Séances 1 et 2, obligatoires de toute façon car sinon la méthode n'a plus aucun sens, et soit la Séance 3, celle qui travaille le domaine du nom, soit la Séance 4 qui travaille plutôt le domaine du verbe.

    Personnellement, je vous conseille plutôt le domaine du verbe, donc la Séance 4, car c'est celui qui a été le plus mal traité, et donc maltraité, depuis ces 35 dernières années (lorsque le domaine de la conjugaison a disparu des programmes pour ne devenir qu'un des sous-domaines de la grammaire).

    Vous aurez donc un régime avec 3 dictées par semaine correspondant aux 3 séances que vous menez, en aidant les élèves sur tous les points qu'ils ne connaissent pas au niveau grammaire, aussi longtemps qu'ils ne savent pas répondre eux-mêmes aux questions que vous leur poserez.

    b) Concentrer les apprentissages

    De manière à voir les 4 séances en 3. Je suppose que c'est possible. Surtout si, en grammaire conjugaison, on suit la progression de la méthode Du mot vers la phrase.

    Il suffit d'en faire un peu plus en Séance 1, en débordant un peu sur la Séance 2. Du coup, le lendemain, la Séance 2 étant plus courte, on déborde un peu plus largement sur la Séance 3, déjà vue en grammaire grâce à Du mot vers la phrase. Ce qui fait que le dernier jour, on peut finir la Séance 3 et traiter toute la Séance 4.

    Bien sûr, on module au niveau des dictées et des exercices écrits, peut-être en proposant plus longtemps que prévu des exercices à trous plutôt que des exercices à recopier.

    Et on fait confiance aux enfants pour que ce qui a été appris un peu plus vite et donc un peu moins solidement soit finalement aussi bien ingéré à un peu plus long terme.

    Conseil+

    Ceci dit, je n'ai jamais travaillé à temps partiel. Pas plus que je n'ai jamais obéi à un inspecteur, un conseil des maîtres ou un conseil de cycle pour employer telle méthode de telle manière avec tels outils et telle progression.

    C'est pourquoi je demande aux collègues qui utilisent effectivement OrthoGraph' à temps partiel de bien vouloir compléter cet article en commentaire par la solution qu'ils ont adoptée dans leur classe.

    Et, en espérant qu'ils seront nombreux à répondre à cette sollicitation, j'encourage les collègues qui recherchent des pistes à lire ces commentaires à la suite de cet article avant de faire leur choix.

    Bon été à toutes et tous !


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  • OrthoGraph CE1 : Leçons et différenciation

    Bonjour Catherine,
    Nous sommes en journée de concertation et nous étudions votre méthode.
    Nous nous demandons si vous avez des leçons liées aux notions travaillées  ou si vous les élaborez en classe avec les élèves ?
    Nous vous en remercions par avance.

    Tout d'abord merci à cette collègue qui m'appelle simplement Catherine au lieu du pompeux « Madame Huby » qui, chaque fois, me fait tourner la tête pour voir si ma grand-mère, paix à son âme, est derrière moi et lit par-dessus mon épaule.

    Et maintenant, la réponse à cette première question

    Oui, bien sûr, il y a des « leçons » même si elles sont d'un genre un peu particulier.

    Ce sont des "leçons actives" car l'enfant apprend en faisant plus qu'en récitant des phrases explicatives. C'est ce que vous trouvez dans la partie OrthoGraphCE1-Soir que je vous mets ici en téléchargement.

    Grâce à ces petites fiches à imprimer et relier, l'enfant relit ce qu'il a fait dans la journée avec son enseignant et ses camarades et exécute oralement une tâche ou deux.

    C'est ce qui réactive chez lui la mémoire épisodique et permet par l'action d'installer les nouveaux savoirs dans la mémoire implicite.

    Cette action enrichit la mémoire épisodique d'un nouvel épisode – « Hier, avec mes parents, j'ai relu ça, j'ai refait ci. » – épisode qui sera réactivé au cours de la dictée réussie et des autres tâches faites en groupe classe. C'est ainsi que nous optimiserons les chances d'enrichir la mémoire implicite de connaissances solides et sûres.

    Ceci dit, je n'empêche personne de construire des leçons avec ses élèves s'il se rend compte que cela fonctionne bien et que ça aide les enfants à mieux se souvenir, même si la méthode laisse cette partie consacrée à la verbalisation des acquis dans le domaine de l'oral, tout d'abord pendant la partie collective (A et B de la méthode) puis encore, pendant celle de la lecture des consignes de la partie C et enfin, pendant les nombreux temps de dictée où la notion réapparaîtra.

    Deuxième question : vous ne faites pas de groupes de niveau ?
    Merci ! 

    Non. Surtout pas. Enfin pas a priori. Le jeu est au contraire d'inclure tout le monde aussi longtemps que possible (sauf évidemment l'enfant en grande difficulté placé dans la classe avec son AESH, mais qui parle à peine et ne sait ni lire ni écrire).

    En partant sans a priori négatif, en poussant chaque enfant à oser entrer dans le conflit socio-cognitif avec ses camarades mais aussi à faire preuve d'empathie pour aider et soutenir ses pairs, on « tire vers le haut » tout le monde, au moins pendant la phase collective (parties A, B de chaque séance du guide pédagogique).

    Pour la phase individuelle écrite, en revanche, c'est du « coup par coup ». Le but reste le « zéro différenciation », parce que je reste une indécrottable optimiste qui pense que chaque enfant a des chances de démarrer un jour et que toute mise à l'écart, généralement vers le bas plutôt que vers le haut, compromet ces chances.

    Après, parce qu'hélas, je suis aussi réaliste, je reconnais que nous sommes parfois contraints à différencier la façon de présenter le travail écrit, ne serait-ce que parce qu'un enfant s'est foulé le poignet ou a été absent plus d'une semaine et manifeste des difficultés à reprendre le train en marche.

    J'opte donc pour le « coup par coup » qui peut aller de « Je te lis l'exercice et toi, tu me dis ce que je dois écrire » (à éviter autant que faire se peut !) à une simple aide pour les deux premières réponses, histoire de lui mettre le pied à l'étrier, en passant par l'exercice à trous là où les autres copient tout, la fin écrite par l'enseignant ou un tuteur, l'inscription aux APC pour finir le travail ensemble, etc.

    Mais, selon moi, pour l'enfant, cela doit toujours rester ponctuel, même si nous, nous savons que cela risque fort d'être un ponctuel qui dure.

    En ces temps de classe trop restreints et ces vies d'enfant trop dispersées entre périscolaire, scolaire, activités diverses et variées, nounous et un ou deux foyers familiaux, c'est la seule façon que nous avons de leur donner des chances d'avoir quand même quelques bases solides sur lesquelles ils pourront s'appuyer si, un jour, ils en ont besoin.

    Ceci dit, c'est un avis. Nombreux sont ceux qui préfèrent la théorie des dons et qui, sous couvert d'extrême bienveillance, laissent sur le bord du chemin les canards boiteux, tout aussi bien que le faisaient certains instituteurs (pas tous) d'autrefois avec leurs "indécrottables" installés au fond de la classe près du radiateur pour qu'ils végètent sans déranger les autres.


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  • OrthoGraph' : Évaluer les dictées
    Merci à Élodie S. pour cette photo

     

    Une collègue me demande :

    « Concernant les dictées comment préconisez vous leur réalisation ? Sur cahier, ardoise, correction individuelle/collective ?

    Avec votre travail, la dictée est travaillée sous la forme de la « dictée réussie » chaque jour de la semaine mais du coup comment l’évaluer ? »

    Ma réponse :

    Je fais faire les dictées sur le cahier du jour, au crayon à papier le plus souvent, mais on peut aussi très bien les faire faire sur un cahier de brouillon ou d'essai, une ardoise, une feuille volante, ... L'important, c'est le contenu, pas le contenant.  

    Cette méthode cherche à faire simple et efficace.

    J'ai tenté d'éviter toute organisation, même seulement un petit peu chronophage ou parfois coûteuse en énergie,.

    C'est donc chaque jour, avant et pendant l'action que les élèves vont apprendre à se questionner pour éviter l'erreur. C'est souvent plus gratifiant pour eux que de voir, par exemple, s'étaler au tableau un répertoire de leurs "fautes" passées car n'oublions pas que, si nous, nous nous contraignons à parler d'erreurs, leurs familles, leurs camarades, la société en général parlent toujours de fautes d'orthographe.

    Seulement, du coup, en effet, plus d'évaluation sommative visible...

    Mais je vous assure qu'on voit très bien qui demande à intervenir souvent et pour dire des choses pertinentes, qui au contraire se cache derrière le dos de son camarade de classe et baisse la tête pour ne surtout pas avoir à expliquer la raison du s à la fin de "écoutes" ou du t à la fin de "fort" et qui, de temps en temps sait, et de temps en temps écrit une grosse bourde parce qu'il n'a pas pensé à « réfléchir avant ».

    C'est de l'évaluation « douce », qui ne laisse pas de traces rouges sur les cahiers, ni de croix ou de mots irrévocables sur les livrets de suivi.

    Après rien n'empêche de faire de temps en temps ce que j'appelle une « dictée sans filet ». C'est-à-dire une dictée dans laquelle on ne dira rien, on ne posera aucune question, on n'alertera sur aucune difficulté. Pour moi, au CE1, en début d'année, c'est un peu prématuré.

    Entre la dictée « sans filet » et la dictée réussie, on peut aussi pratiquer la dictée « avec bipeur », cela consiste à faire un faux bruit de bipeur après chaque difficulté. Par exemple : « La... bip... jolie... bip... chèvre... cajole... ses... bip... petits...bip...bip... chevreaux... bip... bip... ».

    Je préfère leur donner confiance plutôt que de risquer de les confronter d'emblée à l'échec.

    On peut ensuite procéder par étapes.

    Ainsi, à partir d'une certaine date, on avertit les élèves qu'on ne leur indiquera plus qu'il y a une difficulté à ne pas oublier lorsqu'un mot commence une phrase car ils doivent désormais savoir seuls qu'une phrase commence par une majuscule. Quitte à revenir dessus si une épidémie de phrases sans majuscule au début se répand sur les cahiers.

    De même, on peut ne plus indiquer qu'il y a une lettre muette à la fin de petit, ou de fort, ou de lourd, car ils doivent désormais savoir qu'on trouve la lettre muette à la fin d'un mot en cherchant un mot de la même famille ou en le mettant au féminin.

    Et on continue comme ça, au fur et à mesure de leurs progrès, en étant toujours un tout petit peu en-deçà de ce qu'ils sont capables de faire, toujours pour les rassurer et leur donner envie de progresser en orthographe.

    Pour l'évaluation de fin de mois ou de période ou de trimestre,

    On peut faire un mix des deux.

    On dicte une phrase, mot à mot ou groupe de mots par groupe de mots, en signalant ce qu'il fallait leur signaler :

    « Ça, vous savez l'écrire... »

    « Ça, attention, pensez bien à la petite difficulté... »

    « Ça, c'est difficile, rappelez-vous, nous avons dit que ... »

    mais en ne faisant rien épeler et en ne corrigeant rien au fur et mesure.

    Un petit mot sur la correction

    Dans le cadre majoritaire, c'est-à-dire celui de la dictée conçue comme un moment d'apprentissage, la correction est collective puisque incluse à la dictée.

    → On énonce une lettre en tout début d'année, puis très vite une syllabe, puis un mot, puis enfin et jusqu'à la fin du CE2 un groupe de mots

    → on en fait le « décorticage » si nécessaire (mots transparents, régularités lexicales, irrégularités éventuelles, accords pour les mots variables)

    → puis les élèves prennent leur crayon et l'écrivent.

    → Tout de suite après et avant de dicter le second élément (lettre, syllabe, mot ou groupe de mots), les élèves prennent leur stylo rouge et l'un d'entre eux épelle ce qu'il a écrit,

    → l'enseignant écrit sous l'épellation en oralisant les sons : « pppeeeettttiiiii, avec un t muet pour dire petite »,

    → les enfants qui ont fait une erreur (ils sont très peu nombreux grâce au « décorticage ») écrivent la lettre, la syllabe, le mot ou le groupe de mots entier en rouge – « Pour mieux voir l'orthographe exacte que celle qui n'allait pas » – juste sous la partie erronée qu'ils barrent d'un trait horizontal.

    Pour encourager les élèves à ne pas oublier de corrections, on peut se débrouiller pour « valoriser » les mots effectivement corrigés (appréciation pour la correction, rajout de points, d'étoile, de gommette, de tampon en cas de correction parfaite, etc.).


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