• CP : Méthode de lecture "Nino et Ana"

    CP : Méthode de lecture "Nino et Ana"
    Merci à Hugo l'escargot pour cette illustration

    Il y a trois ou quatre ans, une amie me proposait régulièrement de participer à la rédaction d'une nouvelle méthode de lecture graphémique. Sur le coup, j'ai décliné l'offre : j'avais déjà écrit un projet que je trouvais très abouti, ce projet était édité, par un petit éditeur certes, mais édité néanmoins. Par ailleurs, l'offre de ce que j'appelle les livrets "ba be bi bo bu" était déjà importante et je ne voyais pas ce qu'un manuel de plus de ce type apporterait à nos collègues. 

    Et puis, finalement, je m'intéressai au projet et je pris parti d'y participer... Alors a commencé l'attente... De notre côté, tout était prêt ou presque. Nous n'attendions plus qu'un feu vert de l'éditeur pour commencer. C'était long. L'éditeur était partant, il allait le mettre en route, il n'avait plus qu'à, c'était imminent.

    Jusqu'au jour où il nous expliqua que deux personnes, c'était vraiment trop peu pour rédiger une méthode d'apprentissage de la lecture et qu'il nous fallait trouver encore au moins trois personnes. Trois personnes pour quoi faire ?... Va savoir ! Apparemment, ces gens-là savent mieux que deux institutrices de CP ce que c'est qu'apprendre à écrire et à lire à des cohortes de 25 petits bonshommes et bonnes femmes chaque année pendant toute une carrière.

    Alors, là, la colère m'a prise (vous avez sans doute remarqué qu'il en reste encore quelques traces) et, après avoir rendu mon tablier encore dans sa boîte à l'éditeur, je me suis mise en route...

    « C'est compliqué d'écrire une méthode de lecture ? Non mais je rêve ou quoi ? Je me parie à moi-même que dans les six mois à venir, sans rien changer à mes habitudes, j'en ai écrit une nouvelle, avec sa partie Lecture et sa partie Écriture ! »

    Et c'est ainsi que de juillet 2018 à février 2019, soit , je l'avoue, un petit plus de six mois, j'avais mis en ligne les 5 parties du Rituel d'imprégnation graphémique  et leur pendant concernant l'apprentissage de l'écriture, les 5 parties de l'Écriture graphémique !

    Cette méthode est utilisée par certains collègues, en complément de leur méthode habituelle, ou même seule, grâce à l'ajout de la méthode d'écriture. L'une d'entre elle m'a même envoyé des photos pour me montrer comme elle était contente des résultats, dans son école de REP.

    CP : Méthode de lecture "Nino et Ana"

    Cette année, je me suis dit qu'après tout, cette méthode, qui était toute prête à l'emploi, si je la mettais en page différemment, elle serait peut-être choisie par d'autres collègues et particulièrement ceux qui n'ont pas les moyens financiers de doter leurs élèves de méthodes du commerce, même aussi peu onéreuses que Écrire et Lire au CP.

    Je m'y suis donc mise et voilà le résultat :

    Nino et Ana, lire et comprendre au CP 

    Cette méthode est composée de cinq outils, un pour la classe, deux pour l'enseignant,  deux pour l'élève (facultatifs).

    A. Pour la classe :

    ◊ Un recueil des affichages

    Vous y trouverez, pour chaque jour de classe, le matériel collectif à imprimer pour:

    ⇒ présenter aux élèves la ou les graphies à étudier

    ⇒ utiliser ce matériel pour permettre :

    ♥  la compréhension du mécanisme de fusion graphémique

    ♥  la mémorisation des différentes graphies déjà étudiées

    Télécharger « Nino et Ana - Affichages.pdf »

    B. Pour l'enseignant :

    ◊ Un recueil des contenus à écrire au tableau chaque demi-journée

    Contrairement à ce que croyait notre éditeur, apprendre à lire à des enfants, c'est enfantin.

    La preuve, c'est qu'autrefois, lorsque l'école publique n'existait pas encore, dans les villages, les fabriques, les collectivités d'enfants ou d'adultes, un lettré en contaminait facilement dix tous les ans, s'il le souhaitait. Et avec un matériel rudimentaire, en plus : une planche de bois, un morceau de charbon ou de craie et, en trois à six mois, l'élève avait rattrapé le maître et pouvait à son tour enseigner la lecture autour de lui.

    Ici, nous renouvellerons cette expérience. Grâce à une suite de propositions de lettres, syllabes, mots et textes progressifs, de demi-journée en demi-journée, nous accompagnons sur le chemin de la lecture nos élèves, tous nos élèves (ou presque... nous ne sommes pas magiciens non plus... il y a des cas d'inclusion scolaire pour lesquels, ne nous leurrons pas, nous ne pourrons rien, sinon faire de la maltraitance en nous acharnant).

    Par exemple, le lundi de la rentrée des classes, le matin :

    → nous sortons de notre poche Madame i et Monsieur o que nous faisons « chanter » devant nos élèves :

    « Hi hi hi ! », rit Madame i, longue et mince comme une friiiite ! « Ooooh ! Ooooh ! Ooooh ! » s'extasie Monsieur o en regardant vooooler les bulles de savon.

    → nos élèves nous imitent :

    « Hi hi hiiiii !... Ooooh ! Ooooh ! Ooooh ! »

    →  nous les écrivons « avec des vraies lettres » au tableau, une par une, en expliquant :

    « Voilà la petite Madame i, en script, comme on la voit dans les livres. Et là, c'est la grande Madame i, en majuscule scripte, comme au début du prénom d'Iiiiiliès et d'Iiiiiilona. Maintenant, la madame i, en cursive, c'est l'écriture des cahiers, celle qui nous apprendrons à écrire tout à l'heure. Et sa grande sœur, Madame i cursive majuscule, qu'Iiiiiliès et Iiiiilona ont sur l'étiquette de leur cahier d'écriture.

    Et puis les quatre déguisements de Monsieur O maintenant : le script minuscule... le script majuscule pour Ooooscar et Oooocéane... la cursive minuscule, pour notre cahier d'écriture... et la cursive majuscule de l'étiquette d'Oooooscar et Ooooocéane. »

    →  nous montrons chacune des lettres en signant avec nos doigts les gestes Borel Maisonny qui leur correspondent :

    « Je vous les relis, vous pouvez m'aider si vous voulez. Regardez bien ma main, je fais un petit geste pour vous aider : iiiiii.... IIIII.... iiiii.... IIIII.... oooo.... OOOO.... oooo... OOOO...

    Encore une fois tous ensemble, cette fois ? »

    → nos élèves nous imitent

    →  nous affichons les photos des deux enfants qui vont se charger de les rappeler à nos élèves tant qu'ils ne les reconnaîtront pas tout seuls, sans aide.

    →  enfin nous « jouons » quelques courts instants avec ce que nous avons écrit au tableau : jeu du micro, jeu de la cascade, jeu du geste, jeu de l'alpha caché...

    « Prenez votre micro magique (un stylo ou un crayon, cela fera très bien l'affaire) et nous allons tous chanter les lettres que j'ai écrites. Attention, je commence à gauche et je finis à droite, l'une après l'autre, pas trop vite !

    Et maintenant, poser le micro, nous allons jouer à la cascade... La cascade commence ici, chez Amine, elle continue là, chez Bérénice, puis ici, chez Corentin, et là, chez Daoud, et là chez Eléa, et là, chez Francesca, puis chez Gabriel, et chez Hélène, et chez ... etc. Vous avez bien compris ? Je vous montre : avec ma règle, je montre la première lettre et c'est Amine qui la chante, nous, nous l'écoutons et nous l'aidons s'il a oublié... Vas-y Amine.

    – iiiiii

    – Bérénice continue.

    – IIIII

    – Et puis Corentin.

    – iiiii

    – Et puis Daoud.

    – IIIII

    – Et puis Eléa.

    – ... oooo

    – Et Fatma... (etc. jusqu'à ce que les 8 lettres soient lues)

    Maintenant, nous changeons. Je montre une lettre et vous faites le geste. D'accord. Attention, regardez bien, celle-ci ! Parfait ! Celle-là ?... Celle-là ?... Et maintenant, nous regardons Iliès, regarde bien Iliès... Et Ilona ?.... Et Jade ?... Et Killian ?... Et Lougalann ?... Et Marcel ?... Et Noam ?...

    Encore un autre jeu. Je vais prendre un Alpha dans ma poche, sans vous le montrer, et je vais le faire chanter et vous, vous me direz son nom. Écoutez bien, je choisis mon personnage... Coucou, petit Alpha dans ma poche, chante-nous ta chanson... Ooooh ! Oooooh ! Oui ! Bravo, c'est bien Monsieur o, regardez... Et maintenant : Hi hi hiiiii ?... Oui, merciiii, c'est bien Madame i... Au tour de Oscar de trouver tout seul... Ecoute bien Oscar... Ooooh ! Ooooh ! Oui, très bien, c'est le o de ton prénom... Et toi Océane, cherche quel personnage, j'ai caché dans ma poche.... » (on continue ainsi pour que tous les enfants aient lu seuls une lettre, une fois)

    Tout au long de l'année, à chaque début de demi-journée, le tableau se couvrira de « matériau de lecture », que les élèves décoderont très vite seuls, ne fournissant chaque jour que deux tout petits efforts : 

    →  ajouter (tous les jours au début, puis tous les deux jours) une graphie supplémentaire à la collection qu'ils possèdent déjà, dans leur esprit ou sur les murs de leur classe, 

    →  chercher à comprendre ce que leur transmettent ces lettres écrites noir sur blanc ou blanc sur noir.

    Si bien qu'après 108 jours, soit 216 séances de lecture (et 216 d'écriture), c'est le texte suivant qu'ils découvriront phrase par phrase et liront en le comprenant :

    CP : Méthode de lecture "Nino et Ana"

    Pour les conseils de mise en œuvre (vous verrez, c'est très simple), vous pouvez vous reporter aux textes de présentation des cinq parties du Rituel d'Imprégnation Graphémique auxquelles vous pouvez accéder grâce à ces liens :

    CP : Rituel d'imprégnation graphémique (1) ; CP : Rituel d'imprégnation graphémique (2) ; CP : Rituel d'imprégnation graphémique (3) ; CP : Rituel d'imprégnation graphémique (4) ; CP : Rituel d'imprégnation graphémique (5)

    Télécharger « Nino et Ana - Au tableau.pdf »

    ◊ Un guide précis de ce que doivent contenir les leçons d'écriture de chaque demi-journée

    Là, c'est encore plus simple : tout est écrit. On lit le contenu de la séance à tête reposée, à la maison. On s'entraîne à savoir l'expliquer aux élèves et on prépare les cahiers et les affichages si on compte travailler sans fichier.

    Le lendemain, on le met en œuvre en classe. On cherche à aider ceux qui en ont besoin en les assistant de plus près que les autres (on les repère très très vite, pas besoin d'évaluation pour cela).

    Et on recommence ainsi, demi-journée après demi-journée.

    On peut se servir de cahiers sur lesquels on fera les modèles et du tableau et d'ardoises pour les exercices de fixation de l'écrit (pages de droite du guide) ou encore du cahier qu'on trouvera ci-dessous (le seul avantage d'un vrai éditeur, c'est qu'il aurait fait quelque chose de plus joli que mon bidule machin truc artisanal).

    Pour plus d'explications, vous pouvez aller lire les textes de présentation des cinq parties de la méthode en suivant ces liens :

    CP : Écriture graphémique (1)CP : Écriture graphémique (2)CP : Écriture graphémique (3)CP : Écriture graphémique (4) ; CP : Écriture graphémique (5)

    Télécharger « Nino et Ana - Guide écriture.pdf »

    C. Pour l'élève :

    ◊ Un carnet des lectures du soir

    C'est un petit carnet, facultatif, qui permet aux élèves de montrer à leurs familles ce qu'ils savent lire seuls.

    Si on choisit de l'utiliser, chaque fin de journée, on le fait sortir par les élèves, ils l'ouvrent à la séance qu'on leur désigne (j'aurais rêvé qu'il fasse juste 100 leçons, pour que la dernière lecture ait lieu le jour de votre fête des 100 jours, mais non, il en contient 8 de trop, tant pis) et, si on le souhaite, on le fait lire rapidement une seule fois par quelques élèves en cascade, en signalant à tous qu'ils devront le relire seuls à la maison à « quelqu'un qui sait lire ». Si on sait que ce sera fait à la maison, on peut se dispenser de ce travail et juste montrer le numéro de la leçon à lire.

    Télécharger « Je lis seul avec Nino et Ana.pdf »

    ◊ Un cahier d'écriture

    Ce cahier reprend exactement les modèles et exercices proposés dans le Guide d'écriture ci-dessus. Il peut éviter à certains collègues d'avoir à préparer chaque jour des modèles et à imprimer jour après jour les fiches d'entraînement à l'écrit qu'ils choisissent de donner toutes prêtes aux élèves (je pense aux collègues qui ont un multi-niveaux, avec peu de CP, qui très vite deviennent autonomes et libèrent ainsi leur enseignant d'un suivi pas à pas).

    Pour l'instant, je n'ai eu le temps de mettre en page que le premier cahier, celui qui sera débuté dès le premier jour de classe et fini à la veille des vacances d'automne. Les autres suivront et seront annoncés sur ce blog au moment opportun.

    Excusez la qualité du travail, j'ai fait ce que j'ai pu avec le concours de la police Belle Allure que met gracieusement à disposition Jean Boyault que je remercie.
    Si un utilisateur de la méthode arrive à produire un cahier mieux fini que celui-ci et qu'il veuille bien le partager, je serai ravie de faire disparaître mon travail maladroit et de le remplacer par le sien, plus abouti.

    Télécharger « Nino et Ana - Cahier d'écriture 1.pdf »

    Et la compréhension de textes dans tout ça ?

    Parce que je sais que le sujet va forcément venir sur le tapis, et que les tenants des méthodes d'acculturation à la littérature de jeunesse ne comprendront pas comment des enfants pourraient apprendre à lire vraiment en n'ayant à se mettre sous la dent que quelques semaines de "Nino - Noa - Noé - Ana - Le chat a vu le rat - Le bébé a abîmé la bulle" et autres phrases du même tonneau, je préfère dès cette présentation tordre le cou à cette représentation mentale erronée.

    Tout d'abord, il est très important de faire expliquer tous les tenants et les aboutissants d'une phrase aussi simple que "Le bébé a abîmé la bulle", parce que c'est grâce à celle-ci que le petit élève qui est assis dans le coin, là-bas, tout recroquevillé sur lui-même, le regard fuyant et les mains agitées massacrant un crayon, une gomme, le coin de sa feuille, sera capable lui aussi d'émettre des hypothèses, expliquer du vocabulaire, rendre explicite tout un implicite.

    Ensuite, lorsqu'on débarrasse les séances de lecture de tout l'apparat qui les fait durer entre 45 et 60 minutes, pendant un trimestre ou presque, il reste énormément de temps de français pendant lequel on peut tout faire, même utiliser des méthodes aussi chronophages que Narramus pour apprendre aux élèves non-lecteurs à écouter et comprendre de l'oral.
    Je dis Narramus, mais cela peut très bien être autre chose... Les titres ne me reviennent plus mais je sais qu'il y en a d'autres.
    On peut aussi se faire confiance et leur lire chaque jour un conte ou extrait de conte, comme ceux qu'on trouve ici-même dans la rubrique Contes à lire, Contes à dire ou se dire qu'il serait peut-être intéressant de leur lire au premier trimestre, dans une version différente, les contes qu'ils liront en version adaptée dès la Période 3 (Le Lièvre et la Tortue ; la légende de Tarzan ; le roi Pot marie sa fille ; La Grenouille qui voulait être aussi grosse que le Bœuf ; La drôle de maison ; Le Loup et l'Agneau ; Le vaisseau fantôme ; Les boîtes de peinture ; La chèvre et les sept chevreaux ; Le vilain petit canard ; Le vaillant petit tailleur ; Le petit sapin orgueilleux ; Les musiciens de Brême ; Histoire de Babar, le petit éléphant ; Les trois petits cochons).

    Enfin parce que, lorsqu'on emploie ce type de méthode, les enfants se mettent très vite à « savoir lire » seuls, et en cherchant toujours à comprendre puisque, dès les premiers jours de classe, la consigne était : « Lis-moi ça et explique-moi ce que ça raconte ».
    Ainsi, dans cette méthode, le premier texte lu en autonomie par les élèves, sans que l'adulte le leur ait décodé au préalable, arrive dès le premier jour de la Période 2.
    Et le premier texte littéraire (une adaptation du Lièvre et de la Tortue) arrive en Période 3, semaine 5, date à laquelle les enfants auront déjà lu de très nombreuses histoires complètes pas plus stupides que la trousse de Justine ou les mamans qui chougnent parce que Monchérimoncœur rentre à l'école.

    Je crois que c'est tout pour une première présentation. Sachez que j'accueillerai avec plaisir les questions, les remarques, les corrections, les propositions de matériel et les témoignages, que ce soit ici ou sur les réseaux sociaux.


  • Commentaires

    1
    Marion
    Mercredi 6 Mai à 13:42
    Un grand bravo pour ce travail !!
    2
    Béné
    Mercredi 6 Mai à 13:48

    Tout ce travail semble correspondre exactement à ma vision de la méthode de lecture idéale: simple, efficace, qui va à l'essentiel... Merci beaucoup et bravo!!

    3
    Pauline
    Mercredi 6 Mai à 13:52

    Bonjour Catherine,
    Merci pour tout ton travail ! Et pour la remise en forme de ce que tu avais déjà mis en ligne.
    Un détail : Peux-tu expliquer comment tu utilises les petites frises de dessin en bas de page, sont-elles à colorier pour les plus rapides ?
    Ou y-a-t'il l'idée de les faire reproduire par les élèves dans le cahier (je l'avais déjà vu sur plusieurs sites et quelques méthodes et ça m'avait interpellé.)

    Bonne journée,
    Pauline

      • Mercredi 6 Mai à 15:35

        Bonjour Pauline. Je les ai mises pour que les enfants puissent s'entraîner au coloriage de petites surfaces. Les faire reproduire, cela me semble difficile.

    4
    EROD
    Mercredi 6 Mai à 17:20

    Merci beaucoup pour ce partage! Je m’intéressais déjà à l’entrée par le graphème car notre inspecteur nous l’impose mais avec ta « méthode » ou plutôt  cet outils je vois plus clair!!!! A quand la même chose pour les CE1? 
    encore Bravo

    5
    Delphine
    Mercredi 6 Mai à 18:01

    Merci beaucoup pour cette méthode ! J'utilise avec toujours autant de plaisir Écrire et Lire au CP (depuis 8 ans maintenant). Je vais piocher dans cette nouvelle méthode des petits textes ou supports différents pour compléter (ou pour aider ceux qui ont du mal avec les textes parfois soutenus du tome 2). Merci encore !

      • Jeudi 7 Mai à 09:31

        Aaaaah ! Merci Delphine ! Si vous saviez comme vous me faites plaisir en me disant que vous utilisez Écrire et Lire au CP depuis 8 ans et que cela ne vous lasse pas.

        C'est la preuve pour moi que c'est une bonne méthode grâce à laquelle l'enseignant se fait plaisir grâce à autre chose que la nouveauté des histoires ou la découverte des illustrations. Et ça, je vous assure que ça fait vraiment du bien à un auteur. 

        Merci encore !

    6
    Anne-Do
    Jeudi 7 Mai à 12:57

    Quelle richesse ! Merci !

    7
    Mapitybi
    Samedi 9 Mai à 09:37
    Bonjour
    Très bien pour ce travail mais pas de livre de lecture pour les parents le soir à la maison ?
    Pour moi la compréhension me semble liée au code et il est important de proposer autre chose aux élèves que des phrases qui ne veulent rien dire sous prétexte qu'ils peuvent les lire...
    Travailler à côté avec par exemple narramus ou un conte par jour qui certes est chronophage reste indispensable
    Continuons à rendre hommage à notre admirable littérature de jeunesse et aux fabuleux albums tant travaillés en maternelle !!!
      • Samedi 9 Mai à 10:00

        Si, bien  sûr, mais il est facultatif parce que, dans certaines écoles, les mairies ne donnent plus le droit d'instruire les élèves sans encourir la moindre sanction de la part de l'Institution. Dans ces écoles-là, on n'a ni les crédits pour équiper chaque élève d'un manuel de lecture ni le droit de faire des photocopies en nombre. Et même le carnet que j'ai prévu (Télécharger « Je lis seul avec Nino et Ana.pdf »), qui n'emploie qu'un quart de A4 par jour risque de poser problème.

        Pour la compréhension, je partage totalement votre vision : elle doit être liée au code, comme, chez l'enfant de moins de 3 ans, elle est liée à l'apprentissage du langage oral.
        Seulement, comme chez l'enfant de moins de 3 ans, Rome ne se fait pas en un jour et proposer à des enfants qui entrent au CP un beau manuel qui leur propose dès le premier jour de classe un texte de plusieurs lignes sous prétexte qu'il est tiré d'un merveilleux album de notre fantastique littérature de jeunesse, c'est comme demander à un enfant de 20 mois qui balbutie "papa... mama... nan... encô..." de s'entraîner à réciter "Ah ! Qu'elle était jolie, la petite chèvre de Monsieur Seguin !"

        Donc, on commence en parallèle chaque jour par 20 minutes de compréhension de l'écrit déchiffré en autonomie vraie (sans répertoire, sans phrases apprises par cœur), même si ce n'est que "Nino a cassé la pile de cubes", 20 minutes de production d'écrit en autonomie vraie, même si ce n'est que "a o i ni no noa", 40 minutes de compréhension de l'écrit lu par un tiers et 40 minutes de production d'écrits dictée à un tiers.

        Et, après environ 108 journées de classe, mettons 120, soit 30 semaines de 4 jours (ou 24 semaines de 4,5 jours), on se rend compte que peu à peu, la proportion s'est inversée et que désormais, ce sont les élèves de la classe (tous, sauf l'éventuel enfant en inclusion) qui lisent et comprennent seuls, en une fois au lieu de trente-six comme en maternelle, les fantastiques albums de notre impérissable littérature de jeunesse ! Ce qui nous permet, à nous, de commencer à leur lire les extraordinaires romans de notre géniale littérature tout court.

    8
    Emilie
    Mardi 9 Juin à 16:57

    Bonjour

    Après la découverte de votre travail pour les CE1, je découvre cette méthode pour les CP et toujours aussi admirative ...

    Est-il possible d'obtenir un fichier regroupant tous les modules de "rituels d'imprégnation graphémique" d'une part et "écriture graphémique" d'autre part ?

    Et est-ce que cette méthode allie lecture - compréhension - étude de la langue et écriture ou faut-il y adjoindre un complément ?

    Merci par avance de votre réponse

    Emilie

     

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