• CE1-CE2 : Du mot vers la phrase CE1CE2 - CE2 (2)
    Cette image a été conçue par Sophie Borgnet, que je remercie pour son gracieux partage.
    C'est celle que je recommande pour l'usage de la méthode Du mot vers la phrase en classe.

    Avant de partager, je ne sais pas encore sous quelle forme, la suite de la méthode Du mot vers la phrase CE1CE2, je tiens à mettre au clair quelques petites choses.

    Figurez-vous que, alors que je ne m'y attendais pas du tout, depuis bientôt 7 ans que ce blog existe, voilà qu'OrthoGraph, une des méthodes que j'ai mises en ligne devient célèbre ! Avec toutes les joies mais aussi tous les tracas que cela occasionne.

    Ça a commencé tout doux, tout doux, par les gens qui avaient envie de s'y mettre mais étaient si déstabilisés qu'ils auraient voulu que je rajoute ci ou que j'enlève ça... et puis qui, voyant que je restais sur mes positions, refaisaient ci ou remaniaient ça...

    Ce n'était pas très grave, tant que ça restait dans l'esprit de la méthode. Et qu'on le disaitt avec gentillesse et politesse.

    Un peu plus tard, on m'a demandé si je ne comptais pas faire une extension pour le CE2. Je l'ai faite, un peu "à l'arrache" pour que les collègues qui avaient un CE1/CE2 puissent commencer en novembre, sans prendre trop de retard. Comme j'avais précisé que c'était une extension, tout le monde était content et naviguait entre le guide pédagogique principal et l'annexe sans souci.

    Et puis, encore quelque temps après, sont arrivés les gens qui prenaient le train en route, depuis Facebook, sans être passés par ce blog au préalable. Pour eux, il a fallu tout réexpliquer, dix fois, cent fois... J'avais beau dire qu'il fallait relire le projet dans l'ordre en commençant par le commencement, je me sentais de plus en plus débordée.

    Alors des amis, qui suivent le projet depuis le début, ont proposé que nous ouvrions une page Facebook, avec un Drive qui recueillerait les éléments des diverses méthodes de mon blog. C'était une excellente idée !

    Mais, dès que j'ai accepté, la boule de neige a continué à grossir, grossir, emportant parfois tout sur son passage. D'autant que le Drive fonctionnait un peu comme il en avait envie... et que j'avais du mal à comprendre comment cela pouvait me simplifier la vie puisque je continuais à recevoir de nombreux mails me demandant, la plupart du temps très gentiment, des documents qui se trouvaient sur le Drive.

    Et puis j'ai sorti la deuxième méthode, Du mot vers la phrase, selon ma bonne habitude avant de l'avoir finie. Juste une première période pour tâter le terrain. Que n'avais-je pas fait ? Je me suis trouvée submergée sous les demandes ! Quand écrirais-je la suite ? Étais-je quelqu'un de confiance, sur lequel on pouvait compter ? J'ai rassuré, un peu pleuré aussi parce que c'est lourd à assumer de promettre la main sur le cœur que, tant qu'on n'aura pas fini la méthode que veut employer Rigoberte, on n'aura ni accident de la route, ni mauvaise nouvelle médicale, ni accident de la vie qui risque de compromettre totalement notre futur.

    Évidemment, pas plus que pour OrthoGraph,  je n'ai pas pu éviter les adaptateurs compulsifs ! Je ne l'ai pas mal pris, je sais que nous sortons de bientôt 40 ans de rejet institutionnel des "méthodes toutes faites" qu'il faudrait bannir à jamais ou tout du moins "se réapproprier" en les réécrivant, les caviardant, les modifiant, les complétant, allant parfois jusqu'à les détourner totalement. Si nous sommes complètement déformés, ce n'est pas notre faute.

    Le groupe Facebook est alors devenu une grande foire à la brocante ! Pas un jour sans que Hieronymus, Pasiphaé, Triton ou Armageddonne ne propose sa version des "leçons", son interprétation des tableaux et enfin, cerise sur le gâteau, sa vision des personnages que Phi avait gracieusement mis en ligne, tout comme elle m'avait autorisée à les diffuser par l'intermédiaire des deux méthodes de français que je proposais sur mon blog.

    Et c'est là que je me suis trouvée confrontée au deuxième tracas qui accompagne les trompettes de la renommée, qui, comme le dit si justement l'ami Georges, sont souvent très mal embouchées !

    Les flatteurs, dont certains se transforment en flagorneurs, et qui croient nécessaire d'utiliser le dénigrement de l'un pour flatter l'autre...
    Tous ceux qui fréquentent assidument les cours de récréation de Primaire ou de Secondaire ne me contrediront pas car ils ont tous eu à démêler des histoires qui ont commencé dans un coin par ces propos qui semblent anodins : « Qu'elle est belle ta robe ! Elle est trop belle ! Je vais dire à ma mère de m'acheter la même !... T'as vu la robe à Radegonde ? Elle est moche, hein ? Moi, je préfère la tienne. Elle est belle, la tienne. Trop belle ! Je vais le dire à Radegonde que sa robe elle est moche. Tu vas voir. C'est normal de le lui dire, la pauvre, sinon, elle le saura pas. C'est pour elle que je le fais... »

    Et là, j'ai dû commencer à jouer les maîtresses d'école. Surtout que des redresseurs de tort étaient passés par là pour jeter un peu d'huile bouillante sur le brasier, histoire que les flammes montent plus haut, brûlent plus fort et attisent les rancœurs qui commençaient à naître.

    Après que j'ai rappelé que "des goûts et des couleurs, on ne dispute pas", les dessinateurs de chiens se sont un peu calmés, en y laissant quelques plumes brûlées au passage. Je profite de cet article pour rappeler ce que j'ai dit à l'époque :

    Les personnages grammaticaux ont été créés par Phi, c'est-à-dire Sophie Borgnet. La moindre des politesses avant de décider de diffuser en un lieu où ce travail devient accessible au public ce qu'on a fait au départ chez soi pour ses élève , c'est  de lui demander si elle est d'accord pour remplacer son petit toutou vert, qu'elle a mûrement réfléchi en s'inspirant de sources qu'elle cite dans ses premiers articles, ou sa voiture rouge, roulant de droite à gauche, par un autre toutou vert ou une autre voiture rouge, pas forcément plus significatifs pour les enfants mais correspondant mieux à ses canons artistiques personnels.

    Il n'en reste plus qu'un de temps en temps, je lui rappelle que Phi est la personne qu'il faut remercier dans son document, je lui dis que je ne suis pas d'accord s'il se met à remplacer un terme par un autre, rendant à nouveau confus selon moi ce que j'avais essayé d'éclaircir pour les enfants et je laisse à Sophie le droit de faire la même chose et de lui demander d'enlever son œuvre si elle le juge bon. 

    Tout cela était très ennuyeux et ne me donnait pas vraiment envie de continuer à partager ainsi tout ce travail qui me prend de plus en plus de temps, quand, hier soir, je découvris qu'une nouvelle marche avait été franchie.

    C'était maintenant sur d'autres blogs que je trouvais mon travail exposé. Bien sûr on me citait. On en profitait même pour railler ma légendaire propension à être trop précise, trop diserte et à corriger après coup ce qui s'avérait incomplet, accompagnant le document central de documents annexes.

    Je vous jure qu'en voyant ça, j'ai regretté d'avoir obéi aux collègues qui voulaient une extension CE2 du OrthGraph CE1. C'est vrai, ça, pourquoi chercher à rendre service bêtement, sans penser aux gens ordonnés qui auraient du mal à s'y retrouver ?

    Déjà que j'appelle "leçons" ce que d'autres appellent "devoirs", que je numérote les fameuses "traces écrites" J1, J2, J3, ... dans la version CE1 et que, dans la version CE2, la même chose s'appelle O1, O2, O3, ... Et que je ne fais pas préparer les dictées... Et que les élèves n'ont pas de cahier de sons...

    On en est là. Le dernier incident est clos, la personne a remanié son article, m'a citée de manière claire et précise et elle ne rejette plus sur ma personne la raison de son travail. Sa copie remaniée subsiste sur son blog, en effet, mais si cela peut permettre à quelques collègues de sortir des tableaux de sons, c'est toujours ça de pris.

    Le prochain, que sera-t-il ? Une édition papier, faite par une personne indélicate qui aura contacté des éditeurs en leur présentant mes documents comme siens ?

    Et puis surtout, forte de tout cela, que faire pour éviter ces blessures d'ego, ces détournements, ces conflits à régler et ces explications à redonner sans cesse ?

    J'avoue que je n'ai pas encore vraiment décidé... C'est pourquoi, bien que la Période 2 de Du mot vers la phrase CE1CE2 soit prête à diffuser, elle ne le sera pas tout de suite.

    J'ai déjà pensé à ça, en mention dans chaque article proposant du matériel prêt à l'emploi dans les classes (prêt à l'emploi, j'insiste) :

    Suite à une malheureuse aventure, je me vois obligée de vous signaler par écrit que je ne souhaite pas que ce travail, remanié ou pas, soit diffusé sur un autre blog ou site que le mien. Je compte sur vous pour ne faire qu'un usage individuel de ce travail (votre ou vos classes).

    J'ai pensé aussi à ne plus mettre les documents entiers et de proposer la suite par envoi mail. Mais ça va me donner un travail de fou qui m'empêchera de terminer les chantiers en cours qui, du coup, seraient les derniers.

    J'ai pensé enfin retourner comme l'ami Georges dormir sur mon brin de laurier et de ne plus chercher à diffuser mon travail en « extensif »... Seuls les abonnés à mon blog seraient au courant de mes productions et, j'espère, auraient l'honnêteté de les télécharger pour eux et rien que pour eux, sans chercher à les remanier pour se les approprier. Bien sûr, la fréquentation baisserait et redescendrait aux quelques dizaines de visites par jour mais après tout, qu'en ai-je à faire ?

    Je commence avec cet article que ne verront que ceux qui fréquentent mon blog ou ma page Bienvenue chez les P'tits. Bienvenue dans mon b***el, chers amis !

    Édition du 24 août 2020 :

    J'ai finalement quitté le groupe Facebook qui portait mon nom, dépassée par les libertés que prenaient certains pour conseiller des organisations chronophages ou visant à morceler en micro-compétences et micro-groupes ce que je tiens à tenir solidement lié par des fils tissés de plus en plus serrés : l'écriture-lecture et le groupe-classe.

    Ce groupe, rejoint chaque jour par de nouveaux arrivants qui ne savent même pas qu'il y a un blog dans lequel on peut lire des articles, me prenait un temps beaucoup trop important pour que je puisse y faire un travail de fond. Et comme, en plus, il me décevait par les réactions de consommateurs de tous ceux qui voulaient "les fiches élèves modifiables" pour préparer de beaux documents à exposer dans le Drive, ou qui se plaignaient de "ne pas trouver les mots à apprendre" ou de ne pas avoir trouvé "les devoirs"...

    J'invite les gens corrects qui s'y trouvaient, et il y en avait beaucoup, à continuer à suivre l'aventure ici, sur ce blog, ou sur la page Facebook de ce blog qui s'intitule elle aussi Bienvenue chez les P'tits.


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  • Fermeture temporaire

    Pour l'instant, je joue à la garde-malade
    (pas pour Covid 19, ce serait trop banal).

    Je reviens bientôt.

    Bon confinement à tous !


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  • Le million ! Le million !

     

    Ça y est ! La millionième visite sur ce blog a eu lieu ce matin ou cette nuit ! Bien sûr, je sais que ça ne veut pas dire qu'un million de personnes différentes ont lu attentivement un ou plusieurs articles, pas plus que cela sous-entend que toutes les personnes qui sont passées par là ont adhéré à ce que j'écris mais quand même, ça fait quelque chose...

    Merci à vous

    et plus que jamais

    en ce jour où un ministre explique qu'il réglera

    les problèmes de l'école en fabriquant des «Fermes aux Mille Gosses »

    « Bienvenue chez les P'tits ! »


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  • Merci infiniment...

    Merci infiniment à Brune, rédactrice du blog Grandir près du châtaignier, pour son éloge de mes « qualités pédagogiques ».

    Je profite de ce petit mot pour signaler son blog où l'on trouvera des articles de réflexion sur l'IEF (instruction en famille) mais aussi du matériel, utilisable à la maison comme en classe, que ce soit dans une école publique ou une école privée, sous ou hors contrat.

    Encore une fois mille mercis pour ces mots que je trouve pour ma part très exagérés mais qui me persuadent que je dois continuer à laisser aller ma propension à vouloir éduquer pour pouvoir instruire à moins que ce ne soit vouloir instruire pour pouvoir éduquer...
    En tout cas, quelque chose qui serait résolument très loin d'un passéisme béat inutilement agressif pour tout ce qui s'est fait après : 1882 / 1923 / 1945 / 1969 / 1986 / 1995 / 2002 / 2008 ou même 2015 (rayer les mentions inutiles) ! 


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  • Attaque de trolls !

    Excusez-moi pour le troll de cette nuit ! J'espère que ça ne se reproduira pas souvent. Sinon, j'alerterai mon hébergeur.


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