• Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (5)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (5)

    II. À l'école élémentaire : du CP au CM2.

    2. Au CE1

    A. La parole au quotidien ; l'écoute active :

    • Se reporter aux conseils donnés pour le CP.
    • Accentuer la lecture individuelle à voix haute pour permettre à l'oreille et l’œil d'aider à la mémorisation. Utiliser des textes apportant à la fois du vocabulaire et des temps verbaux que les enfants ne rencontrent pas à l'oral.
    • Développer le plus possible, malgré les contraintes horaires, l'étude des programmes de sciences, géographie, histoire, arts et EPS pour favoriser l'acquisition de vocabulaire et de tournures de phrases en activité.
    • Accentuer tout ce qui structurera l'acquisition du système de conjugaison, le rendra logique et simple à retenir : terminologie complète1, exercices ponctuels d'analyse en cas de difficulté, petits exercices de changement de temps ou de personnes impromptus lorsqu'au cours d'une activité, la classe rencontre un verbe inconnu, recours collectif2 aux dictionnaires, aux tableaux de conjugaison.

    B. La structuration de l'écrit :

    1. Découvrir, comprendre, retenir
    • Au CE1, l'enseignant fera lire ses élèves à haute voix, tous les jours. Il utilisera pour cela un manuel de lecture ou des textes tapuscrits, différents chaque jour3. La compréhension de l'écrit comportera un volet « conjugaison » environ une fois par semaine.
    • Puisqu'il s'agit d'apprendre à lire et à écrire le français, l'enseignant partira d'un exemple écrit. Il suffit généralement de quelques lignes extraites du texte de lecture du jour ou adaptées de manière à ce qu'y apparaisse clairement et à plusieurs reprises la notion dont les élèves ont à prendre conscience. Cela suffira pour qu'ils transfèrent leur savoir-faire oral, inconscient, automatique sur un plan volontaire, intentionnel et conscient.
    • La découverte des verbes de ce texte puis, progressivement, leur analyse (infinitif, temps, personne) permettra de dégager chaque semaine un ou deux faits marquants de leur conjugaison4.
    • Une fois ces notions dégagées seront alors synthétisées, sous forme de tableau que l'enseignant affichera dans la classe et que l'élève retrouvera dans son manuel scolaire ou sur une fiche intégrée dans un cahier de leçons5.

    2. S'exercer, garder en mémoire

    • La synthèse sera immédiatement suivie d'exercices collectifs, tant oraux qu'écrits au tableau, sous la dictée des élèves. Ces exercices viseront à replonger les enfants dans l'intuitif qu'ils employaient sans s'en rendre compte et à les confronter à la connaissance explicite qu'ils viennent de dégager avec leur enseignant. Ils porteront :

    a) sur des questions auxquelles les enfants répondront par une phrase que l'enseignant écrira au tableau pour y faire repérer l'élément découvert et étudié ;

    b) sur des phrases énoncées à voix haute de façon à éviter que les élèves dissocient le son qu'ils produisent du sens de ce qu'ils prononcent6 ; l'écriture immédiate au tableau, sous la dictée des élèves, qui épelleront les mots ou groupes de mots vise à entraîner déjà la mémorisation ;

    c) un ou plusieurs exercices collectifs d'entraînement de type traditionnel pour

    - rendre la lecture de consignes explicite 

    - commencer l'automatisation de la notion

    3. Restituer

    • Les élèves passeront ensuite aux exercices écrits. Très courts en début d'année, parfois donnés sur fiches pré-remplies que les enfants n'auront plus qu'à compléter, jusqu'à ce que leurs capacités de copie rapide ne sont pas assez développées, ils s'allongeront progressivement jusqu'à, en fin d'année, pouvoir être exécutés par séries de trois exercices de quatre ou cinq phrases, en moins d'une trentaine de minutes.
    • Ces exercices viseront l'automatisation à long terme de la notion apprise. L'enseignant aura intérêt à en faire exécuter deux ou trois le jour de la leçon, puis un chaque jour les jours suivants.
    • Ces exercices visant à fixer durablement la notion ne seront jamais considérés comme des exercices d'évaluation normative. Ils font partie du temps d'apprentissage et l'enseignant s'attachera à obtenir la réussite complète7.
    • Les évaluations, conduites en fin de trimestre ou de période, récapituleront tous les savoirs étudiés depuis le début de l'année afin de donner aux élèves l'habitude de considérer que « c'est appris pour toujours ».
    • Les dictées, quotidiennes au CE1, reprendront de manière assez systématique tous les temps et verbes déjà étudiés depuis le début de l'année.
    • Ces dictées seront considérées comme des moments intermédiaires d'apprentissage, situés entre l'exercice simple d'automatisation et celui, beaucoup plus complexe de rédaction. Le but étant que tous ses élèves écrivent sans faute, l'enseignant s'attachera à leur fournir toute l'aide nécessaire pour qu'ils obtiennent ce résultat.
    • L'enseignant, sachant que ses élèves sont encore jeunes, les aidera à analyser à voix haute les verbes de la dictée (infinitif, temps, personne) aussi longtemps que cela sera nécessaire pour que chaque enfant s'attache lui-même à automatiser cette analyse mentale lorsqu'il écrit un verbe.
    • L'exigence quant à l'écrit copié ou écrit en autonomie8, sera la même qu'en dictée : ce qui est appris pendant les séances de grammaire (accord sujet-verbe), d'orthographe (lexique verbal) ou de conjugaison l'est pour être retenu et employé à chaque instant.  

    C. Leçon type :

    Notion

    Repérer le verbe

    P1-S2

    Lire

     

    La souris a un nid d'abeilles sur la tête. Elle arrive au marécage. Elle dit aux abeilles : « J'habite ici. Si vous me suivez, vous plongerez avec moi. »

    Les abeilles sont d'accord, elles restent sur sa tête.

    5 min.

    Tableau

    Analyser

    Questions / Réponses :

    - Que se passe-t-il dans la première phrase ?

    - Ça parle d'une souris et d'un nid d'abeilles.

    - Oui, je souligne souris et nid d'abeilles en bleu. Que se passe-t-il entre cette souris et ce nid d'abeilles?

    - Les abeilles se sont posées sur sa tête et maintenant, elle les a sur la tête.

    - Tout à fait. Je souligne a en rouge parce que c'est le verbe de la phrase, celui qui dit ce qui arrive à la souris. Elle a… un nid d'abeilles sur la tête. Que se passe-t-il dans la deuxième phrase ?

    - La souris arrive au marécage. Elle, c'est la souris.

    - Bien. Je souligne elle en violet parce que c'est presque un nom mais pas tout à fait. Et marécage en bleu, car c'est le nom d'un endroit. Que fait-elle, cette souris au sujet de ce marécage ?

    - Elle y arrive. Elle arrive au marécage.

    - Je souligne le mot arrive en rouge parce que c'est le verbe de la phrase, celui qui dit ce qui se passe, ce que fait la souris.
    Lisez la troisième phrase, jusqu'aux deux points. Quelqu'un pourrait me dire quel est le verbe, celui qui dit ce qui se passe ? Ce que fait la souris par exemple. 

    - Elle dit. On peut faire ça, dire quelque chose. Elle va dire quelque chose aux abeilles. Les abeilles, elles écoutent mais on ne le nous dit pas.

    - Oui, je souligne donc dit en rouge. Y a-t-il des mots à souligner en bleu ou en violet ?

    - Oui, elle, c'est violet, comme tout à l'heure.

    - Et abeilles, c'est bleu. C'est un nom d'animal.

    - Très bien, phrase suivante, dans les guillemets ? J'habite ici. 

    - On peut habiter. C'est le verbe habiter, en rouge. Et J, c'est bleu, et aussi ici. Des noms !

    - Pas tout à fait, non. J', c'est violet, parce que c'est presque un nom. Cela s'appelle un pronom. Je vous le redirai. Et ici, c'est un mot invariable qui s'appelle un adverbe. Pour l'instant, nous ne nous en occuperons pas. Mais vous avez raison, habite, c'est le verbe. Nous le soulignons en rouge. Passons à la phrase suivante, qui nous la lit, jusqu'au point ?

    - Il n'y a pas de noms, mais ça parle des abeilles et de la souris.

    - Très bien. Qu'arrive-t-il aux abeilles ? 

    - Elles vont suivre la souris et ça va les faire plonger !

    - Qui me dit exactement les mots que je dois souligner en rouge ? Quels sont les verbes ?

    - Si vous me… suivez. Tu soulignes suivez.

    - Vous… plongerez. Tu soulignes plongerez. Tiens ? C'est au futur. Demain, vous plongerez. Comme l'autre jour sur la flèche que tu as affichée !

    - Très bien. Bravo ! Continuons maintenant. 

    - Ça parle encore des abeilles. Le nom abeilles, en bleu.

    - Oui. Et le verbe ? Qu'arrive-t-il aux abeilles ? 

    - Elles restent sur la tête de la souris. Le verbe, c'est restent ? C'est à côté de Elles, comme tout à l'heure, là : elle... dit, et là : elle... arrive. Ah non, c'est pas pareil, là, il n'y avait pas de s à la fin.

    - Ah oui, il n'y a qu'une souris, pas de s à elle ; il y a plusieurs abeilles, un s à elles !

    - Très bien, c'est cela. Mais aujourd'hui, nous nous occupons surtout des verbes. Donc qui me rappelle quel verbe vous aviez trouvé ?

    - Restent. Ça dit ce que font les abeilles. Ce qui leur arrive. Elles… restent, voilà, c'est tout. Hop, elles sont d'accord alors elles restent !

    - Ah, tu viens de dire quelque chose de très intéressant. Dans cette phrase, il arrive deux choses à ces abeilles, elles font deux choses. Qui va me trouver la deuxième. Olympe l'a dit mais sans s'en rendre compte…

    - Elles restent sur la tête ?

    uive

    - Oui, mais restent, je l'ai déjà souligné. Et Olympe le savait, elle nous l'a dit. C'est autre chose… Relisez bien tout. Avant de rester sur la tête de la souris ; qu'a-t-il fallu qu'il se passe ? La souris leur a dit que si elles la suivent, elles plongeront avec elle. Et puis ? Avant de plonger ?

    - Il faut qu'elles décident si elles vont plonger ou pas plonger !

    - Oui. C'est cela. Mais je ne vois pas écrit le verbe décider, moi… Qu'y a-t-il à la place ?

    - Le verbe d'accord ? Il faut qu'elles soient d'accord !

    - Eh non. Rappelez-vous ce que vous m'avez dit tout à l'heure au sujet du mot elles ? Qu'y avait-il à côté ? 

    - Arrive !…

    - Dit !…

    - Restent !…

    - Alors là, c'est sont, le verbe. Elles sont d'accord.

    - Ah bravo ! Elles sont… On peut être d'accord. Moi, je…

    - suis d'accord !

    - Voilà, être d'accord, je suis d'accord, les abeilles sont d'accord. C'est le verbe être. C'est un peu difficile alors je vous aiderai à vous entraîner pour que vous y arriviez comme les grands, comme les maîtres et les maîtresses, et les grands qui sont au CE2, au CM1 ou au CM2.

    - Et même au collège.

    - Oui. D'ailleurs, nous allons commencer à nous entraîner tout de suite. Vous allez m'aider à écrire l'affiche pour mettre sur le mur, à côté de celle qui parle du passé, du présent et du futur. 

    15 min.

    Tableau

    Synthèse

    - Qu'écrit-on sur cette affiche ?

    - Le titre !

    - On écrit le titre ! On a parlé des noms des animaux et des presque noms.

    - C'est tout ?

    - Non, en plus, c'est pas nouveau. Les noms, on les souligne en bleu. C'est écrit là. Ça dit comment s'appellent les animaux, les personnes et les choses.

    - Oui, mais les presque noms, on n'en avait pas parlé encore !

    - Qu'avons-nous le plus cherché ? Plus encore que les noms ou les pronoms ?

    - Les verbes ! On les a soulignés en rouge ! Dans chaque phrase, il y en a un ou même deux. 

    - J'écris donc comme titre : « Le verbe ». Qui me rappelle à quoi sert un verbe ?

    - Il dit ce qui se passe. Ce qui arrive aux animaux.

    - Aussi, il dit ce qu'un animal fait. Par exemple : la souris plonge ! Elle plonge. Le verbe, c'est plonge.

    - Dans cette histoire, oui. Est-ce que vous pensez qu'ils ne servent que pour dire ce qui arrive aux animaux.

    - Non. Ça sera pareil pour les personnes parce que là, la souris et les abeilles, on dirait des personnes.

    - Et pour les choses aussi, ça sera pareil parce que pour les choses aussi, il se passe quelque chose.

    - Pour tous les noms, en fait. Quand un nom fait quelque chose, on met un verbe. La chaussure tombe. Tombe, c'est pour dire ce qu'elle fait. C'est un verbe.

    - Donc, que faut-il que j'écrive pour que vous vous rappeliez de cela ?

    - Le verbe sert à dire ce qui se passe.

    - Il dit ce que font les animaux, les personnes ou les choses.

    - Il dit aussi ce qui leur arrive.

    - Très bien. Regardez, je vais le représenter comme ceci et j'écris :

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (5)

    5 min.

    Tableau

    Affichage

    Le verbe dit ce qui se passe :

    - ce que font les personnes, les animaux ou les choses :

    La souris plonge dans le marécage.

    Les abeilles bourdonnent autour de sa tête.

    - ou ce qui leur arrive :

    La souris a un nid d'abeilles sur la tête.
    Les abeilles
    sont d'accord.

    5 min.

    Affiche

    Automatisation

    - Nous allons maintenant faire quelques petits exercices tous ensemble pour que vous compreniez bien ce que c'est qu'un verbe. Vous répondrez chacun votre tour, en commençant par Paul, ici au premier rang à gauche, jusqu'à Mélina, là-bas, au dernier rang à droite. Il faut que ça aille très vite pour que personne ne s'ennuie.

    • D'abord vous allez me donner 5 verbes qui disent ce que vous faites dans la cour de l'école et je les écrirai au tableau. Paul ? 

    - Je joue... je cours... je joue au ballon !

    - Attention, tu redis joue, regarde, nous l'avons déjà écrit. Lisez bien la liste des verbes pour que les 5 verbes soient différents !

    - J'attrape mes copains. Attrape, c'est un verbe.

    - Je fais des scoubidous. Fais.

    - Je fais une marelle. Ah non. C'est fais.

    - Je joue à la marelle. Ah… ça ne va pas.

    - Je saute ! Je saute à la marelle !

    - Je saute à la corde.

    - C'est pareil.

    - Bah non, c'est pas pareil.

    - Si, si, Evan, c'est pareil. Regarde : je saute, c'est le verbe sauter. Nous pouvons sauter à la corde, sauter à la marelle, sauter à cloche-pied, sauter à pieds joints, c'est toujours sauter.

    - Alors, marcher. Marcher, c'est pas pareil que sauter. Je marche dans la cour, ça va !

    • Oui. Et nous en avons 6. Donc, maintenant, 5 verbes pour un animal… Tiens, si nous prenions un canard ?

    - Le canard cancane. C'est le verbe cancaner.

    - Parfait !

    - Le canard nage. Nage.

    - Le canard barbote. Il barbote, c'est barbote, le verbe.

    - Le canard patauge. Patauger.

    - Le canard fait caca ! Il fait caca, c'est le verbe fait caca.

    - Rires !

    - Très drôle. Et tu me donnes deux mots, là. Moi, je n'en veux qu'un. Aujourd'hui, je ne veux que des verbes en un seul mot. Le nom ou le pronom et un mot pour le verbe !

    - Le canard fait pipi. Fait pipi, c'est le verbe.

    - Rires !

    - Si vous voulez qu'on arrête tout de suite et que je vous laisse vous débrouiller tout seuls, il faut me le dire. Tu viens à nouveau de me donner deux mots. Alors, tu te crois très drôle, mais à part nous ennuyer et nous retarder, tu ne fais rien de bien intelligent…

    - C'est fait, le verbe en plus ! On l'a écrit là-haut : je fais des scoubidous.

    - Le canard boite.

    - Le verbe boite ? Mais boîte, c'est un nom.

    - Il y a deux mots. La boîte, un nom d'objet et je boite, tu boites, il boite, le verbe boiter. Très bien, nous avons fini.

    Et maintenant, dites-moi ce que faitun objet… Voyons… la pendule. Que peut faire la pendule ? 5 verbes.

    - Elle peut sonner. La pendule sonne !

    - Elle peut retarder. La pendule retarde.

    - Elle peut tictaquer. Ça existe ?

    - Non. Ça n'existe pas. On dit qu'elle fait tic-tac. Et le verbe faire, nous l'avons déjà employé.

    - Elle s'arrête parce qu'elle n'a plus de piles.

    - Ah oui. Tiens, il y a un deuxième verbe qui dit ce qui lui arrive. Qui le trouvera ?

    - Plus de piles !

    - Tu me dis trois mots, là… Plus… de… piles. Je n'en veux qu'un seul. Et aucun des trois n'est un verbe. Pile, c'est un nom. Et les deux autres sont des mots invariables que nous apprendrons plus tard. C'est difficile. Regardez sur notre affiche, il y est, ce verbe.

    - C'est n'a ! Elle n'a.

    - Presque, c'est a, le verbe avoir. Je vous aide parce que c'est encore difficile.

    • Tiens, d'ailleurs, c'est le thème de l'exercice suivant. J'ai écrit des phrases au tableau, vous les lirez et vous trouverez le verbe. Puis il faudra dire s'il dit ce que fait la souris ou ce qui arrive à la souris.

    La souris grignote. La souris est grise. La souris trottine. La souris est mignonne. La souris a un nid. La sourit ronge le fil. La souris disparaît dans son trou.

    Chaque élève à son tour lit une phrase et en donne le verbe, son voisin doit confirmer (ou infirmer) son choix et dire, avec l'aide de l'enseignant, si ce verbe dit ce que fait la souris ou ce qui lui arrive.

    • Dernier exercice. Voici 5 verbes : fait, observe, protège, sont, rêve. Il vont vous servir à compléter ces cinq propositions :

    Dans son fauteuil, le vieil homme … la sieste, il … .

    Les rayons du soleil … chauds mais un parasol le … .

    Sur la branche, un oiseau l'… en silence.

    Les élèves de la classe sont interrogés tour à tour. Ils épellent le verbe que l'enseignant écrit à sa place.

    20 min.

    Tableau préparé à

    l'avance

     

    Entraînement

    • Vous allez maintenant prendre votre fichier à la page 8. Voyez, là, en haut, à gauche, vous retrouvez notre leçon. Vous la relire ce soir à la maison ou à l'aide aux devoirs. Pour le moment, vous allez faire le premier exercice. Naël, lis-nous la consigne, s'il te plaît.

    - Compléter avec les verbes suivants :

    - Ça continue en-dessous, Naël. Lis-nous toute la consigne.

    - Compléter avec les verbes suivants : font, surveille, joue, sont.

    - C'est pareil que tout à l'heure au tableau.

    - Très bien, c'est pareil. Peux-tu nous lire la première phrase, quand même, Leïa ?

    - Le… petit… Théo… … … dans… le… bac… à… sable.

    - C'est « joue » ! Il joue dans le bac à sable !

    - Oui, c'est cela, mais j'aurais aimé que ce soit Léïa qui nous le dise…

    • Continuez tout seuls, au crayon à papier. Lorsque vous aurez fini, vous lèverez le doigt et je viendrai voir ce que vous avez fait. Si c'est juste, vous continuerez, toujours au crayon à papier ou au crayon de couleur pour que nous puissions gommer ; s'il y a des erreurs, nous gommerons ensemble et je vous réexpliquerai pour que vous arriviez à finir seuls.
    • Selon la rapidité du groupe, les élèves font ensuite l'exercice n° 2.
    • Les n° 3 et 4 seront faits le lendemain, et éventuellement le surlendemain. On peut aussi réserver un autre moment de la journée (après-midi, par exemple) pour en faire un en commun au tableau ou en autonomie, sur le cahier ou le fichier.

    15

    à

    20 min.

    Fichier

    ou

    Tableau

    + cahier

    ou (plus tard dans l'année)

    Livre + cahier

     

    D. Progression annuelle en conjugaison :

    • La progression est basée sur 30 semaines afin de laisser la possibilité d'aller un peu moins vite si nécessaire.
    • Parallèlement à cette progression de conjugaison, une progression de grammaire étudie : la relation sujet-verbe ; les pronoms de conjugaison ; l'accord du verbe avec un nom-sujet au singulier ou au pluriel ; l'analyse du sujet ; plusieurs sujets, un seul verbe ; un seul sujet, plusieurs verbes.

    Sem.

    Leçon

    Sem.

    Leçon

    1

    Passé – présent – futur : les mots qui indiquent quand cela se passe.

    16

    Le futur du verbe avoir

    2

    Repérer le verbe

    Repérer les verbes avoir et être

    17

    Accord du verbe conjugué au futur

    3

    Infinitif du verbe

    18

    Analyse du verbe

    4

    Première personne : je, j' ; nous

    des verbes en -er

    19

    L'imparfait des verbes en -er

    5

    Deuxième personne : tu ; vous

    des verbes en -er

    20

    L'imparfait du verbe être

    6

    Troisième personne : il, elle ; ils, elles

    des verbes en -er

    21

    L'imparfait du verbe avoir

    7

    Les verbes en -er au présent

    22

    Accord du verbe à l'imparfait

    8

    Le verbe au présent

    23

    Le passé composé des verbes en -er (auxiliaire avoir)

    9

    Le verbe avoir au présent

    24

    Le passé composé des verbes en -er (auxiliaire avoir)

    10

    Accord du verbe conjugué au présent

    25

    Le passé composé du verbe être

    11

    Le verbe se cacher au présent

    26

    Le passé composé du verbe avoir

    12

    Le verbe aller au présent

    27

    Accord du verbe au passé composé

    Conjuguer à la forme négative

    13

    La forme négative

    28

    Le verbe venir au présent*

    14

    Le futur des verbes en -er

    29

    Les verbes faire et dire au présent*

    15

    Le futur du verbe être

    30

    Analyse du verbe

    * : facultatif ; à remplacer éventuellement par : Conjuguer à la forme interrogative (1) (2)

    Autres articles de la série :

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (1)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (2)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (3)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (4)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (6)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (7)

    Notes :

    1 Groupes, temps, modes, personnes, accords réputés difficiles (exemple : « Les quilles, je les ai prises, je les ai installées, je les ai visées puis je les ai renversées. » Si je dis prises, c'est parce que le nom quilles est au féminin pluriel, alors installées, visées et renversées sont aussi au féminin pluriel), …

    2 Les enfants sont encore trop jeunes pour utiliser seuls ce type d'ouvrage pour des recherches difficiles. En revanche, le fait d'être partie prenante d'une recherche effectuée par l'enseignant sous leurs yeux et leurs « conseils » les aidera à le pratiquer seuls lorsqu'ils auront acquis la maturité nécessaire.

    3Textes indépendants les uns des autres ou se suivant si l'on préfère faire lire aux élèves des contes et récits dans leur version intégrale, en plusieurs épisodes.

    4 Voir partie C. Leçon type.

    5 Étant donné le peu de temps dont nous disposons, je déconseille formellement de faire perdre du temps aux élèves en leur faisant recopier cette leçon eux-mêmes ; coller la feuille est déjà une perte de temps suffisante. Consacrer plutôt le temps gagné à des exercices collectifs au tableau : on apprend mieux en faisant qu'en copiant bêtement des phrases destinées à être apprises par cœur, parfois sans même chercher à les comprendre.

    6 De façon à éradiquer dès le début les résultats obtenus lorsqu'on entraîne mécaniquement les élèves à répondre à des stimuli du type « présent = ...e, ...es, ...e, ...ons, ...ez, ...ent » et qu'on obtient des élèves dressés à faire sans comprendre capables d'écrire « je alle, tu avoires, il liree, nous êtrons, ... » !

    7 Une ou deux erreurs peuvent être tolérées selon la longueur du travail.

    8 Rédactions de toutes sortes, dans toutes les matières.


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :