• CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (2)

    CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (2)
    Merci à Xavier Laroche, l'illustrateur d'Écrire et Lire au CP

    VENDREDI

    8 h 50 / 9 h : Accueil

    • Accueil dans la cour.

    9 h / 9 h 15 : Temps incompressible

    Éducation morale et civique : Se sentir membre d’une collectivité / Respecter les règles communes / Avoir le sens de l’intérêt général / Être responsable de ses propres engagements / S’engager et assumer des responsabilités dans l’école / Prendre en charge des aspects de la vie collective et de l’environnement et développer une conscience civique

    • La cloche sonne. Le rang se forme. Montée en classe, dépôt des vêtements au vestiaire, reconstitution du rang, rangement des cartables après qu'ils ont été vidés.
    • Distribution et collage des leçons du soir sur les carnets, agendas ou cahiers de texte par les élèves eux-mêmes..
    • Les élèves sortent leur livre de lecture, l'ouvrent à la page 37 et commencent à décrypter cette page et la suivante (illustrations et parties écrites).

    9 h 15 - 9 h 55 : Langage oral / langage écrit

    Comprendre et s’exprimer à l’oral : Écouter pour comprendre des messages oraux / Dire pour être entendu et compris / Participer à des échanges dans des situations diverses / Adopter une distance critique par rapport au langage produit. Comprendre le fonctionnement de la langue : Passer de l’oral à l’écrit / Construire le lexique / Identifier des mots de manière de plus en plus aisée / Mémorisation de formes orthographiques / Identifier et nommer : noms, articles, verbes / Manipuler et catégoriser pour percevoir les propriétés des classes grammaticales / Lire et comprendre des textes variés, adaptés à la maturité et à la culture scolaire des élèves / Lire à voix haute avec fluidité, après préparation, un texte [d'environ 600 signes] / Savoir lire en visant différents objectifs : lire pour découvrir ou valider des informations sur… [un animal].

    La séance peut commencer.

    Enseignant : Qui peut me parler de ce texte ? Willy ?

    Willy : C'est des loups et des bêtes. Y'a une souris en bas. Et des biches.

    Xénophon : Non, pas des biches. Le premier, c'est un élan, et le deuxième, c'est un renne, je crois.

    Ysolde : Oui, c'est un renne. Ça se reconnaît à ses bois.

    Zéphyr : C'est pas une histoire. Ça explique les loups. Comment ça vit, les loups. Et ça mange des rennes et des souris, alors, c'est pour ça qu'y zont dessiné un renne et une souris.

    Albert : Et des élans... À la première image, on voit un loup qui hurle. La nuit, les loups, ça hurle.

    Bilal : Et à la deuxième, on voit plusieurs loups. Devant, y'a le chef des loups. Et les autres, y le suivent partout. Parce que c'est le chef.

    Coline : Et à côté, il y a sa femme. Elle commande un peu aussi, la femme du chef.

    Dounia : La maîtresse, elle a dit que pour les animaux, on dit pas la femme, on dit la femelle. Et pas les bébés, les petits. On dit pas des bébés loups, on dit des petits loups.

    Eddy : Ça s'appelle des louveteaux, les petits loups. Et la femelle, c'est la louve.

    Fatou : Derrière, on voit un loup tout seul, la nuit, dans la neige.

    Gabrielle : Et en bas, une image affreuse, qui fait peur ! La dame, elle est terrorisée.

    Hicham : Oh ! La chochotte ! Au secours, j'ai peur ! Ça serait pas la grand-mère du Chaperon Rouge, des fois, cette dame ? Avec le loup qui la mange ?

    Ilan : Ouais, c'est la grand-mère ! Après, y va se coucher dans le lit, avec le chapeau de la grand-mère sur la tête, pour pas qu'on le reconnaisse, et puis y va attendre la petite fille pour la manger aussi. Et puis y'aura le chasseur qui va venir et y va les délivrer en tuant le loup !

    Joris : Ouais. La grand-mère et la petite fille ! Dévorées, tuées par le loup ! Y va lui faire un coup à la petite fille. Y va lui dire : « Tu passes par là et moi par là ! » et y va prendre le chemin méga court et lui laisser le chemin méga long comme ça elle sera en retard et y pourra bouffer la vieille... Manger la vi... la mère-grand.  Et puis ça sera marrant paske la petite elle dira : « Mère-grand, que vous avez des grands bras, des grandes oreilles, des grands truc-machin-choses...» Et quand elle dira « des grandes dents », il lui sautera dessus et hop, dévorée ! Trop cool ! Gnak ! Comme ça, d'un coup !...

    Katia : Oui, mais le Chaperon Rouge, c'est demain. Aujourd'hui, c'est le loup... Le loup en vrai, pas celui des contes.

    Loan : Enfin, tu penses que c'est le loup en vrai, mais c'est pas vraiment sûr. Il faut lire pour savoir. Hein, maîtresse ?

    Maya : Oui, moi, je suis d'accord avec Loan, il faut lire pour savoir.

    Nino : Je peux lire le titre, s'il te plaît, maîtresse ?...

    Enseignant : Oui, vas-y, Nino, je pense que les images ont été suffisamment commentées, maintenant.

    Nino : Le loup... un... ani...mal... un animal... é...to...nant... étonnant... Le loup, un animal étonnant. Ils vont nous expliquer que le loup, c'est un animal étonnant.Ça veut dire qu'il nous étonne, nous, les humains.

    Olympe : En dessous, il y a écrit un truc entre parenthèses. Il faut le lire, sans doute ?...

    Enseignant : Oui, bien sûr, il faut le lire... et l'expliquer, si possible. Vas-y, Olympe.

    Olympe : Mu...ri...el... Muriel, comme ma nounou. Ma nounou, quand j'étais petite, elle s'appelait Muriel... Gui...tton... Muriel Guitton ?... Ah ça y est, je sais, c'est la dame qui a fait les dessins ! Ou le texte ?... Les dessins ou le texte ?...

    Enseignant : Le texte. Les illustrations sont toutes, ou presque, de Xavier Laroche, c'est écrit ici, à la première page. Et les textes sont d'habitude de Catherine Huby, sauf quelques-uns. Dans ce cas, c'est indiqué entre parenthèses. Celui-ci est d'une dame qui s'appelle Muriel Guitton. Tout le monde a compris ?... Alors nous pouvons continuer. À toi, Peyo.

    Peyo : Le loup... gla... pit... glapit ?... Je ne sais pas ce que c'est, ça, glapit...

    Enseignant : Finis la phrase, nous expliquerons ensuite.

    Peyo : Le loup gla...pit, glapit, ja...ppe... Hein ? Eh, il est dur, ce texte. Il y a déjà deux mots difficiles, juste quand on commence !

    Enseignant : Finis, je te dis, nous expliquerons plus facilement ensuite.

    Peyo : et... hur...le... et hurle. Ah, ça y est, j'ai compris ! Ça dit ce qu'il sait faire comme bruits : il sait hurler... il sait... gla...pi... « glapier » et il sait... ja...ppe... japper !

    Quentin : On ne dit pas « glapier », on dit « glapir ». C'est comme les renards. Les renards, ça glapit. C'est « hii ! hii ! », comme ça.

    Rose : Et japper, c'est un peu pareil. Les chiens, ça jappe aussi : « yep ! yep ! »

    Enseignant : Eh bien voilà, tout est dit. Bravo à vous trois. Tu reprends ta phrase un peu plus vite, Peyo ?

    Peyo : Le loup...gla-pit... ja-ppe et hurle. Le loup glapit, jappe et hurle. Sur l'image, il hurle, ça se voit.

    Enseignant : Oui, tu as raison. Il donne bien l'impression de hurler à la lune, ce loup. Nous continuons, Quentin.

    Quentin : Il... vit... sou...vent... Il vit souvent... en... ban...de... en bande, en groupe, quoi... Il vit souvent en bande... et...

    Enseignant : La phrase est longue, alors nous allons demander à Rose de continuer. D'accord, Quentin ? Pour que tout le monde puisse lire une partie du texte...Rose, tu relis le début et tu continues, s'il te plaît. 

    Rose : Il... vit... souv...souvent en... bande... Il vit souvent en bande... et... su...it... suit... a...lors... et suit alors... le... mâ...le... le mâle, comme la femelle, tout à l'heure... le mâle, c'est le papa... do...mi...nant... domi...nant... dominant ?... Ça, je ne sais pas.

    Salima : Moi non plus. Domino, peut-être. Y s'appelle Domino, le papa ?

    Théo : Mais non ! Il est sauvage, il a pas de nom. C'est les gens qui donnent des noms aux animaux. Les animaux, y peuvent pas se donner de noms puisqu'ils savent pas parler...

    Ulysse : Le mâle dominant, c'est le chef de la meute... C'est lui qu'on voit là, devant, comme on a dit tout à l'heure. D'ailleurs, c'est écrit dessous. Juste en dessous, c'est expliqué.

    Enseignant : Oui, très bien, Ulysse. Tu nous le lis, s'il te plaît, Salima.

    Salima : Le... mâ...le... le mâle... do... mino... non... mi... nant... dominant... co...mman...de... y commande... le... g...r...gr...grou...pe... groupe ! Mettez-vous en groupe ! Le mâle domino... domi...nant... y... non... commande le... groupe. Y commande, le chef... C'est lui y commande...Y commande les autres loups...

    Enseignant : Parfait, Salima. À toi, Théo.

    Théo : Le loup... a... sou-vent... a souvent... é-té... été... cha-ssé... chassé... le loup a souvent été chassé... pour... sa... fourrure... C'est ses poils, Salima. Il a des poils chauds, le loup. Ils faisaient des couvertures et des manteaux avec des peaux de loups avec leurs poils. Les hommes préhistoriques...

    Ulysse : Et les Gaulois, les Romains et les... comment déjà, ceux d'hier, là ?...

    Vanina : Les chefs d'hier ?... Ceux qui lui mettent de l'eau sur la tête ?...

    Ulysse : Oui. Voilà ! Ils étaient arrivés après les Romains. Je sais plus. On continuera cet après-midi.

    Willy : C'est les Français, y s'appelaient. Y s'appelaient les Français !

    Xénophon : Y s'appelaient pas les Français. Les Francs. On a dit que c'était presque comme France et Français, mais pas tout à fait.

    Enseignant : Dites donc, vous ne seriez pas en train de vous éloigner un peu du sujet du jour, là ? D'accord, les Francs chassaient très certainement le loup pour sa fourrure, mais je trouve que ça suffit, maintenant. Tu reprends ta phrase, s'il te plaît, Théo, et Ulysse enchaînera avec la phrase suivante.

    Théo : Le loup... a souvent... été chassé... pour sa... fourrure... Le loup a souvent été chassé... pour sa fourrure...

    Ulysse : On... le... tue... on le tue... de temps... en... temps... de temps en temps... on le tue de temps en temps... car... il... atta...pu... Hein ?... Attapu ?...

    Enseignant : Ah oui, c'est vrai, j'ai oublié de vous dire quelque chose : à partir de maintenant, lorsqu'il y aura une syllabe en rouge, c'est parce que vous n'avez pas encore appris une de ses lettres mais que vous pouvez comprendre quand même... Ici, c'est une lettre qui ressemble à P, en effet, mais ce n'est pas tout à fait la même. Qui sait dire pourquoi ?...

    Vanina : Pas moi, hein !

    Willy : Moi, oui ! Je l'ai fait avec la thophoniste ! C'est la Quille ! La quille, elle dit [k], comme le cornichon et le kangourou. Et après, quand y'a la quille, le U, il est muet. Alors, ça fait que... il... a...tta... que... il attaque...

    Enseignant : Bravo, Willy ! Tu peux reprendre, Ulysse.

    Ulysse : On le tue de... temps en temps... car il... attaque... les mou-tons... les moutons. On le tue de temps en temps car il attaque les moutons ! Oui, c'est vrai, ça. Ils l'ont fait voir à la télé. Des moutons avec le ventre ouvert et c'étaient des loups qui avaient fait ça.

    Vanina : C'est pask'y zont faim, aussi. Si y trouvent pas des souris, y mangent des moutons.

    Enseignant : Oui, c'est ça, les loups tuent des animaux pour se nourrir. C'est bien, Vanina. Tu vas nous lire le début de la phrase suivante, maintenant. Je t'aiderai si tu en as besoin.

    Vanina : Le... l...loup... est... une...

    Enseignant : Tu es sûre ?... Regarde bien les lettres : est-ce qu'il y a E à la fin ?... une finit par E, tu te souviens ?

    Vanina : Non... un... Le... loup... est... un... c...a...ca...r...n...r...n...

    Enseignant : Attends, regarde, je te mets le cache... Lis-nous d'abord ces trois-là... c...a...r...

    Vanina : ca...car... car ?...

    Enseignant : Oui... car... continue avec ces deux-là...

    Vanina : n...i... ni...

    Enseignant : Parfait... Ce qui fait ?... car... ni...

    Vanina : car-ni... carni ?...

    Enseignant : Très bien. Tu continues : ces deux-là... puis ces deux-là...

    Vanina : v...vo... re... vo...re... c... ca...r... car... n...i...ni...vo... re... car-ni... v... vo...re...vore...

    Enseignant : car-ni-vo-re, carnivore. Bravo Vanina ! Est-ce que tu sais ce que c'est un carnivore ?...

    Vanina : Nan. Chaipas...

    Enseignant : Hop ! hop ! hop ! Silence, la meute ! Willy va nous lire la suite et comme ça, Vanina saura aussi ce qu'est un animal carnivore. Lis-nous donc ça, Willy. Tu recommences au début de la phrase, c'est plus simple.

    Willy : Le loup... est un... car-ni-vo-re... carnivore... car... il... se... n...o...u...non...nou...rri... nourrit de...vi...na...

    Enseignant : Tu es sûr que N est premier ?...

    Willy : Ah non, d'abord le A... an... vi...an...de...vi-an-de...viande ! car il se nourrit de viande ! Je le savais... On l'avait fait à la maternelle, les carnivores. Y mangent de la viande... Le loup, le lion, le tigre, tout ça...

    Enseignant : Très bien. Tu nous relis tout et Xénophon nous lira ce qu'il y a entre les parenthèses.

    Willy : Le loup... est... un... car...nivore... carnivore...car... il se nou...rrit... il se nourrit de...vina... non ! que je suis bête !... viande ! Je le sais que c'est viande, alors... car il se nourrit de viande !

    Xénophon : des... élans... il est là... des rè... ah zut, non... ca...ri...bous... caribous... Eh ben, ça ressemble drôlement au renne, le caribou !... des sou... rhôôôô... encore trompé !... des rats ! C'est un rat, pas une souris... Et l'autre, là, c'est un quoi déjà ? des... ca...ri...bous... c'est un caribou.

    Ysolde : Je crois que c'est la même chose, le caribou et le renne, non, maîtresse ?... C'est pas le même continent, peut-être ?...

    Enseignant : Attends, je prends le dictionnaire et nous allons voir ça. Alors... A, B, C, Ca, Car, ah le voilà : « caribou : nom canadien du renne » ! Tu avais raison, Ysolde, c'est bien le même animal, mais pas le même continent. Ici, en Europe, nous parlons de rennes, et au Canada, en Amérique du Nord, ils parlent de caribous. Nous pouvons continuer. C'est ton tour, Ysolde. Reprends au début du paragraphe et finis la lecture de la page. Pas trop vite pour que tes camarades puissent suivre.

    Ysolde : Le loup a souvent été chassé pour sa fourrure. On le tue de temps en temps car il attaque les moutons. Le loup est un carnivore car il se nourrit de viande (des élans, des caribous, des rats...). Il chasse souvent en groupe. Il chasse souvent en groupe ; on dit aussi « en meute ». Mais là, ils ont dit « groupe ».

    Enseignant : Très bien, nous tournons. Zéphyr, à toi.

    Zéphyr : Il... se... nou-rrit... il se nourrit de... fru-its... de fruits... s'il... ne... trou...ve... trouve pas... les... a...li...ments... les aliments... c'est quoi déjà, Willy, la lettre qui ressemble au P ?

    Willy : La quille, elle fait [k] et on dit pas le U... Là, c'est...

    Zéphyr : Attends, je sais... Qu...il... qu'il... préfère... Ah tiens, il est là, celui-là. Il y a longtemps qu'on le connaît, le verbe préférer... c'était...attends, je cherche dans les pages...

    Enseignant : Non, ne cherche pas, ce n'est pas la peine. C'était... c'était... avant... et maintenant tout le monde sait le lire, c'est ce qui est important ! Alors, restons à aujourd'hui, s'il te plaît. Relis-nous cette phrase,et n'oublie pas d'écouter ce qu'elle te raconte.

    Zéphyr : Il se nou-rrit... il se nourrit... J'écoute... miam... miam... de... fruits... il se nourrit de fruits... pommes, bananes, oranges, mandarines...

    Joris : Alors ça, ça m'étonnerait !

    Enseignant : Joris, silence ! Et Zéphyr arrête de faire l'âne, n'est-ce pas ? Je t'ai dit d'écouter ce que ça racontait, pas de faire le zouave... Hicham, Ilan, assis en silence. Allez, Zéphyr, tu reprends sans faire rire toute la classe avec tes bêtises.

    Zéphyr : Il se nourrit de fruits... s'il ne trouve pas... les... ali...ments... les aliments... ... ah oui !... les aliments qu'il... préfère... Ça veut dire qu'il mange aussi des fruits... quand... il trouve pas... je sais pas... les aliments qu'il préfère... je sais pas lesquels c'est...

    Albert : Bah c'est facile pourtant... T'as qu'à regarder derrière... T'as même pas besoin de lire, ils sont dessinés...

    Zéphyr : Aaaaaaah !... La viande !... c'est la viande de rat et d'élan et de renne qu'il préfère ?... Y préfère manger du rat que des bananes ? Berk !

    Enseignant : Eh là ! Du calme... Et arrêtez de faire vos tout-petits... Est-ce que nous sommes des loups ?... Et les loups, est-ce que ce sont des êtres humains ?... Alors, pouvons-nous comparer ?... Eh non, voilà... Ce sont les tout-petits qui voient le monde à partir de leur cerveau à eux et qui croient que tout le monde leur ressemble. Des grands garçons et des grandes filles comme vous savent très bien que chaque espèce est différente et que ce qui est bon pour les uns ne l'est pas pour les autres. Nous continuons, Albert. 

    Albert : La vue... l'o-do-rat... et l'ou...les deux points sur le I, ça compte ? 

    Enseignant : Ça ne change pas le son de la lettre I, c'est juste pour l'empêcher de se lire en même temps que celle qui est juste avant elle. Tu lis O.U. et puis I.

    Albert : et l'ou...ïe... l'ouïe... La vue, l'odorat et l'ou... ïe... du loup... sont t...r...ès... très... dé-ve-lo-ppés... et...

    Enseignant : Arrête-toi, Albert. Explique-nous déjà ce que tu viens de lire et Bilal continuera après...

    Albert : Ça dit que le loup, il voit très bien, il a une bonne vue... Après, je sais pas trop. L'odorat, c'est les odeurs, non ? Il sent bien les parfums ?

    Bilal : O-deur... O-do...rat. Ça peut, hein ? Ça se peut que les loups, ça aime les odeurs...

    Coline : Peut-être, il aime quand ça sent bon ?...

    Dounia : Oui mais quand même pour un loup, aimer les fleurs, quand même... C'est bizarre...

    Eddy : Mais non ! Qu'ils sont bêtes ! C'est pas les fleurs... c'est la viande qu'il aime, lui. Il sent les traces d'un rat ou d'un élan et après, il sait suivre ces traces avec son nez et ses yeux et son... ou...ïe... et hop, il les attrape et il les mange...

    Fatou : Son ouïe, je sais ce que c'est... parce que mon petit frère, il a souvent des otites et le docteur, il a dit qu'il fallait le mener à l'hôpital chez un spécialiste pour contrôler son ouïe... ça veut dire qu'on entend mal parce qu'on a trop eu des otites quand on était petit...

    Gabrielle : Tu veux dire le contraire. Ton petit frère, il a une mauvaise ouïe...

    Fatou : T'en sais rien, d'abord, si elle est mauvaise, son ouïe, on n'y est pas encore allés, chez le spécialiste, d'abord... On va y aller bientôt... Alors tu traites pas mon frère, hein !

    Gabrielle : Je ne traite pas ton frère... Pardon... C'était un exemple... C'est juste pour dire que l'ouïe, c'est ce qu'on entend. Et l'ouïe du loup, c'est comme sa vue et son odorat, c'est très développé, c'est-à-dire très bon. Il a une excellente ouïe, le loup.

    Hicham : Alors, c'est pour ça qu'il attrape toutes sortes d'animaux. Il sent leur odeur, après il voit leurs traces et il entend leurs cris... Par exemple, s'il entend « Bêêêê bêêêê ! », il renifle l'air qui sent l'odeur des moutons, et il sait qu'il y a des moutons et il y va.

    Enseignant : C'est tout à fait ça. Tu reprends Albert et Bilal finira la phrase.

    Albert : La vue... l'o...dorat... et l'ou...ïe... du loup... sont... tr...très... dé-ve-lo-ppés... très développés...

    Bilal : et... il... po...ssè...de... il... possè...de... des... dents... pu...i...ssan...tes... et il « a » des dents puissantes !

    Enseignant : Montre-moi où tu as vu écrit a... Ah ! Pas de a... Relis les mots que tu vois écrits, pas ceux que tu penses avoir compris...

    Bilal : et... il... po...ssè...de ... il possè... de... Je le connais pas, ce mot-là.

    Enseignant : Et pourtant, tu l'as très bien compris. Tu m'as dit que le loup A des dents puissantes... alors qu'il y a écrit qu'il POSSÈDE des dents puissantes... Tu peux m'expliquer ce que signifie le verbe posséder ?

    Bilal : Ça veut dire qu'on en a ?... C'est pareil que a ?...

    Enseignant : Voilà, c'est ça. Tu possèdes, tu as, c'est pareil. Le verbe posséder remplace le verbe avoir. Ce sont deux mots de même sens. Reprends toute la phrase depuis le début.

    Bilal : La vue, ... l'odo...rat, l'odorat... et l'ou...ïe... du loup... sont... très... déve...loppés... et il possè...de... et il possède... des dents pui... puissantes. Et il possède des dents puissantes.

    Coline : Il est ca-pa-ble... capable... de cou-rir trrrès vi-te... de courir très vite... et trrès... longue... temps... Ah ! Il est muet, le G ?... Alors, c'est longtemps... Il est ca-pable... de courir très vite...et très... longtemps.

    Dounia : il... par...court... il court... Non ? Ah oui... il... par...court... un parcours ! Il fait un parcours...

    Enseignant : Il parcourt... C'est le verbe parcourir... Avancer sur une distance qu'on nous donne, comme un parcours, par exemple, c'est parcourir la distance... Lis-nous la suite, tu verras.

    Dounia : il parcourt... 100... ki, avec le K de Katia,...lo...mètres, 100 kilomètres... en... une... jou... jour...née... journée... Il parcourt... 100 kilomètres... en une journée... En une journée, 100 kilomètres, c'est beaucoup...Paske les kilomètres, c'est pour les voitures, pas quand on marche.

    Enseignant : Oui, c'est beaucoup. Tu as raison. Les êtres humains adultes, très entraînés, en font entre vingt, en marchant, et quarante, en courant... Mais pas plus... Tu continues, Eddy ?

    Eddy : Pour... tant... pourtant... dans... les... con...tes... dans les contes... le... G...gr... grand... mé...chant... loup... le Grand Méchant Loup... n'est... pas... très... ça fait quoi le rouge, Willy ?

    Willy : Hein ?... Ah non... Ça, je sais pas, c'est pas un Alpha... A m'a pas dit, la thophoniste. Se ou euss', peut-être ? Demande à Gabrielle ou à Ysolde... ou à Quentin...

    Gabrielle : Ça fait ess', comme dans maîtresse...

    Eddy : es-ti-mé... estimé... Je ne sais pas ce que ça signifie, maîtresse.

    Enseignant : C'est normal, c'est un mot très rare. Relis-nous tout depuis le début de ta phrase et Fatou, Gabrielle, Hicham et Ilan continueront chacun un tronçon de phrase après estimé et tu verras que tu comprendras beaucoup mieux.

    Eddy : Pour... tant... pourtant... dans les... con...tes, dans les contes, le gr...grand... mé...chant... loup, le grand méchant loup... n'est... pas... tr...très... es...ti...mé... estimé...

    Fatou : car... il... dé...vore... il dévore les... petits... co... chons... il dévore les petits cochons... 

    Gabrielle : car il dévore les petits cochons, le Chaperon rouge...

    Hicham : et... même... les mè-res... grands... et même la, non, les... mères-grands.

    Ilan : P... pou... ah... pouah ! Ah oui, pouah, moi je mangerais pas des grands-mères... et des cochons... et des chaperons rouges... C'est trop pouah !

    Enseignant : Oui, très bien, vous avez fini, mais qui nous relit tout ce paragraphe pour que nous le comprenions bien ? Joris ?

    Joris : Pour...tant... pourtant dans les contes... le... grand méchant loup... n'est pas très... c'est quoi déjà ?... es... ess'... ti... mé... estimé... car il dévore... les pe... petits cochons, le cha... chaperon rouge... Tiens, G et E, ça fait [ʒǝ] ?... et même la... non, les mères-grands ! Beurk ! Quoi, non ? C'est pas beur... ah non... pou...ah ! Pouah !

    Enseignant : Alors ? Qui me définit estimé. Dans les contes, le loup n'est pas très estimé...

    Katia : Il est pas très estimé parce qu'il mange tout le monde... même ce qui est pas bon...

    Loan : Alors, personne ne l'aime... Personne ne veut être son ami... Il n'est pas aimé... peut-être ?... c'est ça ?

    Maya : Bah oui, c'est ça... On le voit bien que ça veut dire que personne ne l'aime... à cause de tout ce qu'il fait aux autres... Estimé, c'est quand on t'aime pas.

    Nino : Le loup N'EST PAS estimé. Estimé, c'est quand on t'aime. Quand on t'aime pas, tu N'ES PAS estimé.

    Enseignant : Tout à fait. La phrase est négative donc être estimé, c'est être apprécié ou aimé, et ne pas être estimé, c'est ne pas être apprécié ou aimé. Sur ce, nous finissons juste à l'heure, donc nous en reparlerons cet après-midi, de ce texte. Pour le moment, il est l'heure de passer à l'écriture.

    9 h 55 - 10 h 45 : Écriture - Exercice d'entraînement - Dictée

    Relations aux programmes : Écriture : Maîtriser des gestes de l’écriture cursive exécutés avec une vitesse et une sûreté croissantes / S'initier à l'orthographe lexicale / Orthographier les mots les plus fréquents en situation scolaire et les mots invariables mémorisé / Raisonner pour réaliser les accords dans le groupe nominal d’une part (déterminant, nom, adjectif), entre le verbe et son sujet d’autre part (cas simples : sujet placé avant le verbe et proche de lui ; sujet composé d’un groupe nominal comportant au plus un adjectif)

    Les élèves ouvrent leur cahier du jour et regardent le tableau pour savoir quel va être leur travail.

    CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (2)

    Enseignant : Que devez-vous faire ?

    Olympe : Écrire la date et Dictée, et puis souligner. On est vendredi... 9... no...vembre... Vendredi 9 novembre.

    Peyo : Pour souligner, c'est avec le crayon rouge. Sur la ligne bleu clair en-dessous de la violette.

    Enseignant : Très bien. Allez-y. Je vais aider Vanina et Eddy...

    Quentin : Si on a fini, on peut écrire Écriture et Exercices ?

    Enseignant : Oui... comme d'habitude... Si tout le monde est prêt, nous pouvons commencer la dictée ? Ilan, si tu ne passais pas ton temps à chercher ton matériel et à regarder où en sont tes voisins, tu avancerais plus vite. Commencez l'écriture, les autres, je l'accompagne. Tu écris, Ilan : Ven... avec [ã] qui s'écrit E.N... d...re... di... Non, pas le nez en l'air, nous continuons, tes camarades s'ennuient... 9... no... vem... E.M. cette fois... b...re... Parfait ! Tu vois que tu peux être aussi rapide que les autres. Ramasse ta règle... Nous continuons... Di...c...tée... n'oublie pas E muet à la fin... Parfait... Ta règle, ton crayon rouge... Ah, je te le taille... Tiens, il est prêt... Non, sur la ligne bleu clair, la règle... Voilà... Maintiens-là bien avec ta main gauche... Vérifie que tes doigts ne dépassent pas... Très bien... Allez, tu commences sous V majuscule et tu t'arrêtes juste après la fin de novembre... Parfait. Dictée, maintenant. La ligne bleu clair... les doigts... le crayon sous D majuscule et tu t'arrêtes juste après E muet.
    Nous pouvons commencer, tout le monde, Ilan est prêt. Je vous lis la dictée une fois, c'est une phrase, écoutez bien : Un... homme... se... promène... lentement... dans... la... forêt... virgule... il... écoute... le... hibou... et... le... loup... point.
    Nous commençons : Un... Attention, c'est le début de la phrase, comment sera la première lettre, Quentin ?

    Quentin : Majuscule...

    Enseignant : Parfait. Tout le monde a écrit Un ? Rose va l'épeler, alors. Vas-y, Rose.

    Rose : U majuscule... N...

    Enseignant : Tout le monde a juste ? Alors, nous continuons... Un... homme... Ah ! C'est un mot que nous n'avons pas encore beaucoup vu... Quelqu'un s'en souvient...

    Salima : Y commence avec H muet...

    Théo : Il a deux M.

    Ulysse : Et E presque muet à la fin. Ho... mme...

    Enseignant : Très bien. Tu nous récapitules tout ça, Vanina ?... H et puis ?... 

    Vanina : E à la fin.

    Enseignant : Tu as oublié un détail. Celui que Théo nous a signalé...

    Vanina : Chaipu... Nan...

    Willy : C'est les monstres, y'en a deux.

    Enseignant : C'est ça, tu récapitules toutes les difficultés, Xénophon ? 

    Xénophon : H. muet. O. deux M. E presque muet.

    Enseignant : Eh bien là, si je ne m'abuse, personne ne peut faire de faute : Xénophon vous a tout dit, même la lettre O que nous entendions très bien... Écrivez ho... avec H muet... mme... avec deux M... C'est bon, tu peux épeler Ysolde ? 

    Ysolde : H. O. M. M. E.

    Enseignant : Tout le monde a écrit comme ça ?... Pas toi, Ilan ?... Ni Maya ? Bah... que s'est-il passé ? 

    Maya : Je pensais tellement aux deux M que j'ai oublié O !

    Ilan : Moi aussi. 

    Enseignant : Vous avez voulu aller trop vite... J'ai bien dicté ho... d'abord et puis mme... après. Vous écrivez le mot entier en-dessous. Sans tout gribouiller, Ilan. Juste un trait horizontal qui va du début à la fin du mot, ça suffit... Allez, écris : H... O... M... M... E... Très bien. Reprends ton crayon à papier... Nous écrivons la suite : Un... homme... se... Écrivez se... C'est Zéphyr qui épelle. 

    Zéphyr : S. E.

    Enseignant : C'est bien. Je l'écris moi aussi. Un... homme... se... Tout le monde a juste ? Parfait... Je continue... Un... homme... se... p...ro...mè...ne... Un homme se promène... p...ro...mè... avec l'accent grave, comme la flèche... regardez bien l'affiche... ne... p...ro...mè...ne... C'est bon. Albert, épelle, s'il te plaît. 

    Albert : P.R.O.M.È.N...

    Enseignant : Tu as oublié de nous donner le nom de l'accent, Albert. 

    Albert : Ah oui ! È avec un accent grave... Celui qui part en haut à gauche et qui va en bas à droite.

    Enseignant : Très bien. Tu termines ? 

    Albert : È, accent grave, N...E...

    Enseignant : Tout le monde a juste ?... Oh ! Bravo ! C'est très bien... Nous continuons : Un... homme... se... promène...lentement... Attention, c'est long... Écrivez déjà len..., avec [ã] qui s'écrit E.N... Maintenant te... facile... Et enfin ment... avec [ã] qui s'écrit...

    Bilal : E.N.T ! Il est écrit là, dans notre cahier !...

    Enseignant : Ah oui, c'était le modèle d'écriture de mardi... Tu as une meilleure mémoire que moi, Bilal... Bravo. Alors, allez-y, vous pouvez vérifier tout seuls. Tu l'épelles, Bilal ? 

    Bilal : L.E.N.T.E.M.E.N.T.

    Enseignant : Très bien, nous continuons : dans... dans la forêt... Comment s'écrit le mot dans lorsqu'on dit : dans la forêt ?... Tout le monde sait ?... Vous êtes sûrs ?... Très bien, nous essayons, alors. Écrivez-le... Juste dans... la forêt, nous l'écrirons après... C'est bon ? Vous avez fini ? Coline épelle. 

    Coline : D. A. N. S... C'est facile, on l'a déjà écrit plein de fois ! Et il est affiché sur le mur...

    Enseignant : Bravo ! Vous avez une très bonne mémoire... Nous continuons avec l'article la : dans... la... Tu épelles, Dounia. 

    Dounia : L.A.

    Enseignant : C'est ça. Continuons : dans... la... forêt... fo... facile... rêt... Attention, c'est Ê avec l'accent circonflexe, comme ici : le... chapeau... sur...la... tête... Et, il y a T muet à la fin pour dire « foresTier »... fo... rêt... Eddy, c'est bon ? Tu peux épeler ? 

    Eddy : F.O.R.Ê, avec le chapeau sur la tête, et T muet.

    Enseignant : Chapeau sur la tête ? Il n'y a pas une autre façon de dire ?... 

    Eddy : Si mais... le début j'arrive, mais pas la fin... Cir... con... fl... flè... flesque.. Circon...flesque...

    Fatou : Flexe ! Comme excité... Cir... con...flêêê...xcité ! Circonflexe ! Facile...

    Enseignant : Pas bête, Fatou, merci... Ton idée va aider tes camarades. Dites tous : ex...ci...té... maintenant: ex... ... Et puis, cir...con...flê...xcité... circon...flex... circonflexe... Voilà !
    Nous continuons : Un... homme... se... promène... lentement... dans... la... forêt... virgule... il... Écrivez... Gabrielle va épeler le pronom il...

    Gabrielle : I.L.

    Enseignant : Ah... Vanina... iii...llll, tu entends [i] en premier, tu écris i en premier... Attends, je vais faire plus attention à toi... La suite : il... é...cou...te... Tout le monde connaît l'écriture du son [u] maintenant ?... Parfait... é...c...ou...t...t...t...e, Vanina. Très bien... Hicham, à toi. 

    Hicham : É, avec un accent aigu, comme épée, C, le cornichon, O.U.T.E.

    Enseignant : Très bien. Nous continuons. Il... écoute... le... Écrivez l'article le... Ilan nous l'épelle. 

    Ilan : L.E. Je pourrai épeler hibou aussi parce que je sais l'écrire. C'est H muet I.B...

    Enseignant : Oui, d'accord, mais tu l'épelleras après. Quand tout le monde l'aura écrit. Allez-y, tous. H muet au début... Ah... Katia, Eddy, Bbbb, la botte, en lettre cursive, c'est ?... 

    Eddy : La grande boucle avec le petit plateau.

    Enseignant : Ah ! Très bien ! Ça y est, Eddy, tu t'en souviens bien, maintenant... Nous essaierons « sans filet » la prochaine fois, d'accord ? Sans filet, cela signifie sans aucune aide. Tu crois que tu sauras ?... Eh bien, nous essaierons, alors. Allez, tout le monde écrit hibou... Ça y est ? Très bien ! Et Ilan nous l'épelle... Ne t'inquiète pas Joris, il n'y a pas d'injustice, il y en a aussi pour toi, des mots...

    Ilan : H.I.B.O.U. Voilà !

    Enseignant : C'est ça. Nous continuons... Comment, Gabrielle ?

    Gabrielle : J'ai cru qu'il y avait une lettre muette à la fin. Un T. Parce qu'on dit embouteillage...

    Enseignant : Parce que tu penses qu'un hibou, ça a un rapport de signification avec un embouteillage ?...  

    Gabrielle : Non, mais... On entendait pareil alors...

    Enseignant : Oui, nous entendons pareil, c'est vrai, mais ça ne suffit pas. Fais attention la prochaine fois, ou alors demande. Il vaut toujours mieux demander quand nous ne sommes pas sûrs : les autres sont là pour nous aider, ne l'oublie pas. Corrige en réécrivant tout le mot : hibou, c'est H.I.B.O.U.
    Tout le monde est prêt ? Alors, allons-y : il... écoute... le... hibou... et... le loup. Nous allons écrire et. Joris, tu vois lequel il faut prendre ?...

    Joris : Hein ? Le hibou et le le loup ? Je dirai que et ? C'est pas juste paske Ilan, il a dit...

    Enseignant : Qui t'a dit que tu n'épellerais que et ?... Pour l'instant, je te demande si tu sais quel mot se prononçant [E] nous devons prendre. C'est une question difficile parce que nous employons très souvent l'un et l'autre, celui qui s'écrit E.T. et celui qui s'écrit E.S.T. Je te fais confiance pour y répondre alors qu'il y a une forêt de doigts levés et toi, tu ne trouves rien de mieux à faire que râler parce que, avant même d'avoir la part de gâteau dans l'assiette, tu te préoccupes de savoir si tu en auras une autre. C'est pénible, à la fin. Donc, je réitère ma question : quand nous disons le hibou ET le loup, quel est l'orthographe du mot que nous prononçons [E] ? 

    Joris : le hibou ET le loup ? C'est... euh... être le loup... le hibou ne peut pas être le loup... alors c'est pas E.S.T parce qu'il est là, sur l'affiche de ÊTRE. Alors, c'est... euh... Bah E.T. forcément !

    Katia : Oui, c'est E.T. parce qu'on parle de deux animaux : le hibou ET puis... le loup.

    Enseignant : Très bien. Écrivez et, E.T., parce que nous pouvons dire le hibou ET puis le loup et vous continuez... le... loup... Sans oublier la lettre muette à la fin de loup. Tu la connais, Katia ?

    Katia : Oui, c'est P. Pour dire loupe...

    Gabrielle : Ah non ! Parce que les loups et les loupes, ça n'a rien à voir. Ce n'est pas la même signification... Mais alors... pourquoi y a-t-il un P à la fin de loup, maîtresse ?

    Enseignant : Ça vient du mot latin que les Romains ont appris aux Gaulois : lupus. Pour se souvenir de ce mot, quand les dictionnaires ont été inventés, le mot loup s'est écrit avec P muet à la fin, comme lupus en latin. Vous avez écrit et... le... loup ? Non, pas tous ? Alors allez-y, trois mots : et... E.T. pour dire et puis... le, l'article masculin, et enfin loup, sans oublier P muet à la fin.
    Tout le monde a fini ? Oui ? Alors, Joris, aux yeux plus grands que le ventre, tu épelles les trois, s'il te plaît.

    Joris : et... E.T... le... L.E... loup... L.O.U.P... Point final ! Et voilà ! Tout juste ! Je me mets une étoile ! J'ai encore tout juste !... Superjoris !

    Enseignant : Bon, eh bien, puisque Superjoris, il y a, continue donc en méritant aussi une étoile en écriture, puis une étoile aux deux exercices de français. Et avant de commencer, lis-nous donc le premier mot à recopier et épelle-le. Tes voisins continueront un mot chacun.

    Joris : un... U.N... homme... H.O.M.M.E. Facile, on vient de l'écrire dans la dictée.

    Katia : l'hu...i...le... l'huile... L apostrophe.H.U.I.L.E.

    Loan : un hé... risson... un hérisson... un... U.N... hérisson... H.É accent aigu.R.I.deux S.O.N

    Maya : le hibou... Facile, on vient de l'écrire... le... L.E... hibou... H.I.B.O.U

    Nino : le ha... ri... cot... LE haricot ?... C'est drôle. D'habitude, on dit LES haricots. On a le droit de dire LE haricot ?

    Olympe : Oui, bien sûr. Si tu manges des haricots et que tu en fais tomber un par terre, ta maman te dit : « Nino, ramasse LE haricot que tu as fait tomber », non ?

    Nino : Ah oui, c'est vrai. Bon. Alors, le... L.E... haricot... H.A.R.I.C.O.T.

    Enseignant : Très bien, vous pouvez commencer. Vous continuerez seuls pour les exercices, pendant que je m'occuperai de vos camarades. Si vous avez une difficulté pour comprendre seuls la consigne, vous me demanderez.

    Joris : Ouais, et on perdra l'étoile, c'est ça. Moi, j'appelle plus, hein. Je regarde et j'essaie de comprendre. Là, c'est facile, c'est UN et UNE avec les mots et puis là...

    Enseignant : Et là, tes camarades trouveront tout seuls. Merci Joris. Au travail et applique-toi à rester dans les lignes du cahier, ça reposera ta langue !

    Pendant la demi-heure qui suit, les élèves écrivent, au crayon à papier sur leur cahier. L'enseignant, qui aide plus particulièrement Vanina, Willy et Ilan, très dispersé aujourd'hui, est disponible pour tous. Sabrina s'occupe plus particulièrement de Joris mais peut éventuellement, aider les enfants en gommant une lettre mal faite, taillant un crayon, recentrant un rêveur qui a arrêté d'écrire.

    Quand un enfant a fini, il peut aller au fond de la classe choisir un livre ou un jeu, prendre de la pâte à modeler, une feuille à dessin et des crayons feutres, du papier de couleur, des ciseaux et de la colle, etc. Il s'installe alors à sa place ou sur l'un des tapis de jeu prêts à servir.

    10 h 45 - 11 h : Récréation

    • Dans la cour, les élèves responsables rappellent à leurs camarades d'aller boire et de passer aux toilettes.

    11 h - 11 h 15 : EPS / Mathématiques

    Relations aux programmes : Compter : Comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer – Calculer : Résoudre des problèmes en utilisant des nombres entiers et le calcul – Éducation physique et sportive : Prendre conscience des différentes ressources à mobiliser pour agir avec son corps /  connaitre le but du jeu / reconnaitre ses partenaires

    - Doubles et moitiés

    - Rythmes frappés jusqu'à 30

    11 h 15 - 11 h 25 : Temps incompressible

    • Mise en rang, retour au calme, entrée en classe sur la pointe des pieds en chuchotant.

    11 h 25 - 12 h : Mathématiques

    Relations aux programmes : Compter Calculer : Comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer / Nommer, lire, écrire, représenter les nombres/ Résoudre des problèmes en utilisant des nombres entiers et le calcul

    • Avant de sortir, les élèves ouvrent leur cahier d'exercices d'écriture-lecture à la page 37, et posent par-dessus leur livret de lecture ouvert à la page 37 également.

    13 h 20 - 13 h 30 / 13 h 30  - 13 h 40 : Accueil et Temps incompressible

    • Accueil dans la cour.
    • Mise en rang, exercices respiratoires de retour au calme, retour en classe, arrêt au vestiaire au besoin, entrée en classe sur la pointe des pieds en chuchotant.

    13 h 40 - 14 h 10 : Écriture-lecture 

    Relations aux programmes : Lire : Identifier des mots de manière de plus en plus aisée / Écriture : Maîtriser des gestes de l’écriture cursive exécutés avec une vitesse et une sûreté croissantes / Transcrire des mots avec les correspondances entre diverses écritures des lettres (scripte cursive) / Vérifier la conformité de la copie par comparaison avec le modèle / Acquérir quelques connaissances sur la langue : mémoire orthographique des mots / Connaître les correspondances graphophonologiques

    En début de séance, l'enseignant montre l'exercice de la page 37 du cahier d'exercices de lecture. Les enfants expliquent qu'ils vont devoir remettre trois phrases en ordre et les illustrer. L'enseignant les informe que ces trois phrases sont tirées du texte qu'ils vont relire et les encourage à la vigilance. 

    Les enfants relisent chacun au moins une phrase des pages 37 et 38. L'enseignant prend garde que les élèves n'aient pas à relire une phrase qu'ils ont déjà déchiffrée le matin. Il s'attache à ce que, chacun selon ses moyens, la fluidité de la lecture soit un peu plus assurée que lors des lectures précédentes. Il freine un peu les enfants-lecteurs afin d'assurer la lecture de ceux qui hésitent encore beaucoup.

    Puis, chacun prend son cahier d'exercices et effectue le travail en autonomie. L'enseignant en profite pour reprendre en lecture Vanina, Willy et Ilan à qui il fait décrire l'illustration et déchiffrer la phrase de la page 39. Lorsqu'ils ont fini cette tâche, il leur écrit lui-même, sous leur dictée, les trois phrases qu'ils devaient remettre en ordre et les laisse s'occuper des illustrations.

    14 h 15 - 14 h 45   : Éducation Physique et Sportive

    Séance endurance dans la cour de l'école.

    Mise en train : Maman canard. Chaque groupe, en file indienne derrière le meneur, le suit dans tous ses gestes et toutes ses allures.

    Entraînement : Les élèves, tous en file indienne, se suivent les uns les autres sans avoir le droit de se doubler. Ils alternent les tours de cour courus et marchés : 1 tour couru, un tour marché ; deux tours courus, un tour marché ; trois tours courus, un tour marché ; etc.

    Endurance : Les élèves doivent courir le plus de tours de cour possible, sans jamais marcher. Ils auront le droit de se doubler après le cinquième tour. Lorsqu'un élève marche, ou qu'il n'y arrive plus, il abandonne après avoir fait un tour marché pour reprendre son souffle.

    Retour au calme : Les élèves qui ont fini jouent calmement dans la cour, pas de retour au calme spécifique.

    14 h 45 - 15 h 15 : Questionner le Monde

    Relation aux programmes : Pratiquer, avec l’aide des professeurs, quelques moments d’une démarche d’investigation : questionnement, observation, expérience, description, raisonnement, conclusion / Communiquer en français, à l’oral et à l’écrit, en cultivant précision, syntaxe et richesse du vocabulaire / Lire et comprendre des textes documentaires illustrés / Extraire d’un texte ou d’une ressource documentaire une information qui répond à un besoin, une question /Construire des repères temporels : ordonner des événements ; mémoriser quelques repères chronologiques

    15 h 15 - 15 h 30 : Récréation

    • Dans la cour, les élèves responsables rappellent à leurs camarades d'aller boire et de passer aux toilettes.

    15 h 30 - 15 h 40 : Temps incompressible

    • Mise en rang, montée en classe 

    15 h 45 - 16 h 30 : Littérature

    Les élèves devant lire la semaine suivante une version adaptée du conte du Petit Chaperon Rouge, dont ils ont déjà entendu quelques versions adaptées ou détournées en Maternelle, l'enseignant a choisi de leur lire la version de Charles Perrault.

    Il les avertit que ce conte, âgé de 320 ans, comporte des tournures de phrases désormais inusitées et qu'il les leur expliquera au fur et à mesure. Les enfants se souviennent de la mère-grand, qu'on appelle maintenant la grand-mère. L'enseignant, grâce à l'illustration, leur fait définir le mot chaperon qu'ils traduisent par le mot moderne de capuche.

    L'enseignant commence sa lecture, lentement, s'arrêtant pour définir les mots et expressions lorsqu'il sait que personne dans la classe n'en peut comprendre le sens. Lorsqu'il sait qu'un ou une de ses élèves va pouvoir expliquer lui-même le sens, il fait appel à eux.

    La fin du conte de Perrault, sans sauvetage de la fillette et de sa mère-grand par le bûcheron provoque l'ire de Joris qui n'aime pas qu'on bouscule ses certitudes, littéraires ou autres... L'enseignant le rassure, lui expliquant que, dans la version qu'ils liront ensemble en classe très bientôt, il y a bien sauvetage et que fillette comme mère-grand pourront sortir du conte sur leurs deux jambes alors que le méchant loup sera quant à lui puni de ses méfaits.

    Les enfants quittent la classe, impatients d'y revenir pour découvrir ensemble ce conte qu'on leur a remis en mémoire...

    Dans la même série :

    Rentrée des classes :

    CP : Les débuts en écriture-lecture (1)CP : Les débuts en écriture-lecture (2) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (3) ; CP : Les débuts en écriture-lecture (4)

    Un mois plus tard :

    CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (1) ; CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (2)

    Deux mois plus tard :

     CP : Écriture-lecture, 2 mois plus tard... (1)  ; ... ;

    Et pour vos cadeaux de Nouvel An :

    N'oubliez pas :

    Y aura-t-il de la pédagogie pour Noël ?

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    CP : Ateliers Mathématiques (4)


  • Commentaires

    1
    Desjars
    Mercredi 2 Janvier à 13:59

    Bonjour, je suis vos posts avec beaucoup d'intérêt depuis quelques années et me décide à poster un commentaire ! j'ai été institutrice en GS-CP durant ces 4 dernières années (maintenant en CM1) et je fonctionne à peu près comme vous... bravo pour cette mine d'or qu'est votre blog !

    Une petite remarque sur le ET et le EST (dans votre exemple de dictée de ce jour) : pour ne pas confondre les deux il suffirait de bien les prononcer, c'est-à-dire "é" pour ET et "è" pour EST. Depuis que nous prononçons les deux mots comme cela, il n'y a plus de problème pour personne (ni en CP ni en CM1). C'est même devenu une blague entre les élèves et moi : je leur dit que beaucoup d'adultes (leurs parents les premiers) ne prononcent pas bien ce mot (EST ne se dit pas é mais è, sauf si on a un accent de certaines régions de France, mais quand on regarde phonologiquement c'est bien è) !

    qu'en pensez-vous ?

    très belle année à vous !

      • Mercredi 2 Janvier à 15:33

        Merci à vous Desjars. Dans le cas de régions où tout le monde prononcent les deux exactement de la même manière, j'ai pu remarquer qu'il fallait un petit peu plus longtemps : tant que les enfants n'ont pas senti réellement la différence de sens au sein de très nombreuses phrases, la prononciation n'aide qu'assez peu. Elle peut même être source de confusion lorsque l'enfant écrit seul : puisque, de lui-même, il ne prononce jamais "è", il n'écrit donc jamais EST.

        Dans la Provence où j'habite, moi, Parisienne de naissance, avec des petits de CP ou de CE1, j'ai pris l'habitude en classe d'adopter un EST, à la limite entre le "é" fermé et le "è" plus ouvert lorsque je dicte et de systématiquement faire référence au sens au soutien à l'oreille qui capte difficilement un son qui est étranger à son dictionnaire mental. Ça ne fonctionne pas trop mal. Lorsque le sens est bien fixé, au CE2 ou au CM, je prononce comme mon cerveau me dicte de le faire ("é" et "è" bien distincts) et j'explique aux élèves l'écueil issu des prononciations régionales, sans imposer toutefois la prononciation du Val de Loire qui est réputé pour être la plus pure.

    2
    Desjars
    Mercredi 2 Janvier à 15:41

    merci pour votre réponse si rapide ! oui bien sûr je fais appel au sens (est-ce le verbe être ?) tout en marquant bien la différence de prononciation... et j'essaie de dire aux autres instit de l'école de faire pareil !!

    3
    Pauline
    Samedi 5 Janvier à 12:22

    Bonjour et bonne année !
    Je suis surprise de la place très importante de l'oral dans les séances que vous décrivez.
    Comment faites-vous pour ne pas perdre une partie des élèves ?

    Petit à petit, dans ma gestion de classe, je me suis sentie bien obligée de réduire le temps en collectif oral, parce que je perdais des élèves et que "ça" s'agitait.

    Quand je vois le temps passé sur la lecture, sur la dictée, j'ai l'impression qu'une partie de mes élèves ne saurait pas où on en est dans la lecture ; n'écouterait pas au bon moment quand on épelle "homme", n'arriverait pas à suivre, serait "en retard"... pendant que d'autres évidemment ont déjà tout écrit, sont en train de demander les mots suivants et de s'impatienter.

    *Je comprends bien votre point de vue sur la force du collectif et on le voit très clairement dans la description des échanges, tant en lecture que lors de la dictée, chacun apporte ses connaissances pour mener tout le monde à la réussite. C'est intéressant à lire.

    *D'ailleurs on sent bien que pendant la lecture, l'enseignant s'efface (on sait que ce n'est pas si facile) pour vraiment laisser cheminer la parole des élèves, les laisser penser et se répondre. Bien que je l'ai expérimenté en classe, je suis admirative de voir que cette habitude semble s'être installée chez vos élèves, d'expliquer spontanément ce qu'ils lisent, de chacun apporter sa pièce à l'édifice et de se répondre.

    J'ai pris l'habitude quand on lit les fiches de révision des graphèmes, de demander d'expliquer chaque mot et de faire une phrase. Mais ce n'est pas un automatisme chez mes élèves, c'est toujours moi qui rappelle "explique le mot, fais une phrase avec ce mot". C'est impressionnant de voir que vous le faites sur un texte de lecture, et que les élèves semblent autonomes pour expliquer et se répondre. Je vais essayer.

    On a l'impression en lisant que c'est devenu au automatisme chez eux.
    Est-ce qu'au début vous posiez vous-même les questions, puis petit à petit ils en ont pris l'habitude tout seuls ?
    Ou à un moment, avez-vous clairement dit à vos élèves que maintenant, ils doivent expliquer le texte à chaque fois qu'ils lisent une phrase ?

    Il faudra que je sois plus active pour mettre ça en place de manière plus explicite pour mes élèves, je vais tester dès... lundi.

    Merci encore une fois pour cet article !

      • Samedi 5 Janvier à 16:05

        Bonjour Pauline,

        J'ai un secret pour la participation de tous : ils ont appris dès les premiers jours de maternelle. Je crois beaucoup à l'imprégnation : si un enfant voit qu'en arrivant dans une classe, l'enseignant privilégie toujours la même chose (ici, l'écoute mutuelle, l'intérêt collectif autour d'un même centre d'intérêt, l'habitude de tout expliquer), il se mettra lui-même à privilégier cette activité.

        Dans des classes de CP qui ont toujours travaillé en ateliers décloisonnés, même pour le langage et qui n'ont que très occasionnellement, et pour des choses ennuyeuses, comme la date, l'appel, le comptage des présents et des absents, c'est plus difficile, je le confesse.

        Mais en commençant dès le premier jour de CP avec la première image du manuel, le premier texte, les premiers apprentissages graphémiques, en montrant qu'on y tient beaucoup, en prenant près de soi les récalcitrants, ceux qui se retournent pour bavarder, jouent avec leurs trousses, tripotent les cheveux de leur voisine, et en répétant cette « contrainte » toute la journée, dans tous les domaines, peu à peu, on y arrive, même avec des Joris.

        Pour les temps, c'est pareil, ça a augmenté très progressivement et ils ne sont allongés que de quelques minutes, voire secondes, jour après jour.

        Il est bien entendu que j'ai raisonné en terme d'idéal et que tous les jours, tous les élèves ne se comportent pas avec autant d'intérêt pour toutes les activités proposées. Mais c'est mon principal combat d’Éducation Morale et Civique, indispensable (je répète que ce serait plus simple s'il avait commencé au début de la PS et s'était continué pendant trois années de maternelle).

        Pour les questions et le cheminement de la pensée des élèves, c'est quand même assez fidèle et les seules relances que je me permets sont :

        • des redites presque à l'identique des propos des élèves
        • quelques rares questions, le plus souvent « où ? quand ? comment ? pourquoi ? » ou des demandes de définitions
        • des récapitulations pour que nous nous y retrouvions un peu

        et ce, dès le début. En revanche, je suis intraitable sur les passages du coq-à-l'âne et sur les élèves qui n'écoutent pas.

        C'est parfois plus difficile qu'avec cette classe, particulièrement lorsqu'on a des élèves « trop sages » mais, petit à petit, en ne cherchant pas à s'époustoufler soi-même et en étant très humble (je me rappelle d'une matinée en MS pendant laquelle les enfants se sont passionnés pour les gyrophares bleus et les gyrophares orange jusqu'à, seuls ou presque, en déduire que les uns signifiaient qu'il y avait un danger car le véhicule signalé était très rapide alors que les autres signalaient au contraire un véhicule lent et encombrant, discussion qui, au départ, ne m'aurait pas enchantée) et sans jugement catégorique sur les sujets traités (sauf bien entendu tout ce qui est contraire à la loi française, mais là aussi, il peut y avoir débat entre les enfants, si on arrive à le tempérer sans brutalité).

        Au début, il faut beaucoup répéter en effet : « qu'est-ce que ça signifie ?... tu as oublié de nous expliquer ça... tout le monde connaît ce mot ?... Untel, laisse ta règle sous le mot, sinon tu vas te perdre... Machin, donne-moi cette trousse, je te la rendrai quand tu en auras besoin... Ilan, ramasse ta règle... Hicham, fiche la paix à Gabrielle... » et autres « Joris, ne fais pas ci, ne fais pas ça, tiens-toi tranquille, écoute tes camarades, arrête de parler sans arrêt... » mais petit à petit, on y arrive.

        C'est plus simple si on le fait partout et que l'essentiel du programme d'EMC se fait en activité dans tous les autres domaines : en EPS, en musique, en arts plastiques, en mathématiques, en QLM et même en récréation !

        Bon courage et bonne rentrée, lundi !

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