• Qui a eu cette idée folle, un jour, d’évaluer des Petitous ?

     Qui a eu cette idée folle, un jour, d’évaluer des Petitous ?

    Il fut un temps où l’on n’évaluait pas en Maternelle. On n’évaluait même pas au CP, c’est vous dire !  Enfin, on n’évaluait pas, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. On faisait de l’évaluation douce, si vous préférez.

    C’est-à-dire que tous les jours, lorsque nos Petitous jouaient, agissaient et dialoguaient en classe, en salle de motricité, au vestiaire ou aux toilettes même parfois, nous étions présents, l’oreille et l’œil aux aguets, sans plus d’anxiété que cela.

    Nos oreilles captaient un « Donne-moi le lego rouge, là, derrière ! » et nous jetions un petit coup d’œil pour voir si c’était bien un lego rouge situé derrière quelque chose que Nathalie réclamait à Michaël[1] et ce même lego rouge que Michaël faisait passer à Nathalie. Si toutefois, d’une part ou de l’autre, nous remarquions qu’il y avait encore quelques petits ratés dans la désignation des couleurs ou dans le repérage dans l’espace, nous le notions, mentalement,… ou pas. Nous savions bien qu’en trois années de Petite[2] et Moyenne Section, ils auraient encore des centaines d’occasions de s’exercer à faire correspondre de façon plus rigoureuse les mots et les concepts.

    Nos yeux voyaient la petite Dounia qui s’engageait à pas lents sur la poutre, bras écartés. « Tiens, ça y est ! Dounia se réveille ! C’est encore un peu hésitant mais pour elle qui passait ses récréations assise à côté de nous, il y a encore un mois, c’est déjà un bel exploit ! Bravo Dounia ! »

    Il ne nous serait en aucun cas venu à l’idée d’aller consigner dans un cahier, ou même une tablette numérique, prévus à cet effet que Dounia  adaptait ses déplacements à des environnements ou contraintes variés… Heureusement, parce que ç’aurait été un gros mensonge !

    En effet, deux semaines plus tard, nous emmenions Dounia faire du ski alpin au stade des neiges qui ne nous était pas encore interdit faute de moniteurs agréés. Et là,  elle n’arriverait finalement jamais à coordonner les actions de ses deux jambes et nous montrerait seulement des capacités à faire le grand écart dignes d’une danseuse étoile !

    Et pour le ski, c’était comme pour les couleurs, ou pour les positions relatives des objets les uns par rapport aux autres : pas d’angoisse, ni d’affolement. Le soir, nous racontions à la maman de Dounia combien sa fille s’était amusée sur sa luge, quel beau bonhomme de neige elle avait réalisé avec tous ses petits copains plus à l’aise dans leurs deux bottes de neige que sur deux planches trop longues et trop glissantes !

    Tout le monde était content et c’était très bien comme ça.

    Et comme on n’évaluait pas nos petits comme on évaluerait des grands, personne ne mettait en place de progressions, de programmations, de séquences ni de séances.

    Nos progressions étaient pluriannuelles. Nous savions que, pour suivre au Cours Préparatoire, nos élèves auraient besoin d’une maîtrise corporelle assurée, d’une bonne agilité manuelle, d’une compréhension fine du langage oral, d’un vocabulaire étendu, d’une bonne orientation dans l’espace et d’une logique déjà bien développée. Il suffisait d’avancer dans tous ces domaines, tous les jours, en saisissant toutes les occasions pour que, bon an mal an, tout le monde progresse et arrive au but à atteindre avant le mois de juin fatidique !

    Nos programmations suivaient l’ordre que nous dictaient nos élèves. C’était toujours à peu près pareil car il est rare que l’enfant s’intéresse au dodécagone avant d’avoir découvert le cercle et le carré, qu’il découvre le parme et le zinzolin avant de percevoir le bleu et le jaune et qu’il se préoccupe de la communication différée par le biais d’échanges de documents numériques avant d’avoir envie de raconter sa vie en direct à son instit !

    Quant aux séquences et aux séances, elles n’avaient pas été inventées ! Un élève arrivait un matin et nous parlait de la voiture neuve de sa mamie et tout le monde se passionnait pour les voitures neuves, les garages, les mécaniciens, les pompes à essence et les stations services. Une heure plus tard, en EPS, le parcours prévu devenait un circuit automobile et nos petits élèves se transformaient en pilotes de course ! Et sur le dessin libre du jour, les voitures voisinaient les camions qui roulaient vite et doublaient les motos des gendarmes…

    Encore un peu plus tard, à la récréation, Stéphanie et Mounir trouvaient un caillou brillant… Plus personne ne s’intéressait à la voiture de la mamie de Sandrine et tout le monde voulait grossir le trésor de la classe.

    Après la récréation, pendant le temps de musique, nous en profitions pour jouer à Greli grelot combien j’ai d’sous dans mon sabot avec les jolis cailloux ramassés dans la cour et l’après-midi, pourquoi pas, nous confectionnions un grand coffre de pirates pour ranger notre début de trésor. Cela nous permettait, à nous les instits, de sortir le livre sur les pirates et de parler d’autrefois, il y a très longtemps, à l’époque des rois et des reines.

    L’histoire du soir, elle, restait l’histoire du soir. C’était le livre qu’avait apporté Guillaume, celui que la maîtresse avait emprunté au bibliobus, la revue à laquelle la classe était abonnée ou ce gros livre de contes qui nous servait de fil rouge quand nous n’avions rien d’autre à lire.

    Tout cet appareillage dans lequel on a coincé l’École Maternelle me fait penser à ces appareils orthopédiques du début du siècle dernier qui ont été abandonnés faute d’avoir démontré leur utilité. Il a contraint les enseignants à abandonner toute la créativité foisonnante dont est capable un petit enfant pour le faire rentrer dans une norme précise, beaucoup moins drôle et légère, mais é-va-lu-a-ble scientifiquement…

    Finis les jolis cailloux ramassés et la voiture de la mamie de Sandrine ! Finis les livres lus parce que c’étaient ceux de Guillaume ou de Kader ! Finis les beaux dessins ! Finis les butinages tous azimuts où chacun cueillait au passage ce qui lui manquait à ce moment-là et offrait aux autres ce qu’il maîtrisait déjà. Ils ont été remisés loin, loin, dans les souvenirs des vieilles instits… Remisés et remplacés.

    Remplacés par du sérieux, du construit, du chemin à sens unique. On ne veut plus voir qu’une tête, bien pleine de préférence et pleine de la même chose exactement que celle du petit voisin.  

    En première période, les Petits feront des empreintes. Et en deuxième des traits, verticaux et horizontaux, en troisième, des points et des ronds, en quatrième… Je m’arrête parce que je pleure, ou presque.  

    Et puis, toujours en première période, ils apprendront à reconnaître le bleu et le rouge, et puis les carrés et les ronds, et puis l’initiale de leur prénom, et puis les jours de la semaine, et puis… la table de sept, pendant qu’on y est, non ?

    Tant pis pour ceux qui savent déjà, pour ceux qui sont loin d’en être déjà capables, pour ceux qui savaient d’autres choses et qui vont les oublier faute de pouvoir les pratiquer. Tant pis pour tous sauf la perle rare, celle qui était justement prête à faire tout cela, juste cela et rien que cela…  Quelle tristesse !

    Quelle tristesse aussi que plus personne ne soit capable de voir l’inanité d’un tel programme appliqué à des enfants aussi jeunes.

    C’est valable pour les savoirs fondamentaux savants, l’écriture, la lecture, le comptage, le calcul, d’obéir à une progression linéaire, pas pour des apprentissages vitaux qui progressent en se tissant les uns aux autres jusqu’à constituer une toile à la trame de plus en plus serrée.

    Qu’à cela ne tienne, c’est hors de l’école que les enfants feront ces apprentissages vitaux et les maîtresses s’inquiéteront de ceux dont le milieu ne joue pas bien ce rôle.

    Pour l’école, on se réserve ce qui est évaluable après la séquence, et les séances, conformément à la progression et aux programmations. Ça fabrique de l’échec programmé mais tant pis. C’est comme ça que l’on doit faire et c’est ce que conseillent les formateurs.

     C’est ainsi que le petit Brandon, trois ans, formé puis évalué pendant la même période sur sa reconnaissance des trois couleurs primaires et des trois figures simples, rond, carré, triangle, s’était emmêlé les pinceaux de manière durable. Tant et si bien que la maîtresse catastrophée avait mis en place une remédiation, exécutée par l’ATSEM, pendant le temps d’accueil alors que ses petits camarades jouaient aux petites autos sur le tapis des voitures !

    Et comme, malgré la remédiation, Brandon n’arrivait toujours pas à fixer les mots rouge, bleu et jaune et à les attribuer aux bons objets, la maîtresse, et l’ATSEM, ont averti la maman. Celle-ci a commencé par nier : à la maison, Brandon reconnaissait ses couleurs ! Ensuite, acculée, elle a reconnu qu’elle ne lui avait pas fait beaucoup travailler ce concept mais que l’anniversaire de Brandon allait permettre de remédier à ce grave retard scolaire !

    Comme hélas, malgré le jeu éducatif, Brandon continuait à jouer au daltonien de service, on a averti la maîtresse de Section de Moyens afin qu’elle prenne en compte cet échec programmé.

    À la rentrée, la maîtresse a enfin trouvé l’origine de la panne de circuit imprimé affectant le cerveau de l’enfant ÇANIMPRIMEPA Brandon ! Pour lui, n’étaient rouges que les carrés rouges, bleus, uniquement les triangles bleus et jaunes, seulement les ronds jaunes ! Ouf, échec scolaire évité, élève Brandon remis dans le circuit !

    Jusqu’au jour où… nouveau bug : Brandon ne mémorise pas l’ordre des jours de la semaine ! Il a quatre ans, environ huit ans avant d’avoir à gérer un emploi du temps de collégien et une bonne quinzaine d’années avant d’avoir à se rendre à son entretien d’embauche le mardredi et non le vencredi, mais c’est impératif, il DOIT absolument se passionner pour la date, réciter dans l’ordre SA liste de jours et les reconnaître sur les étiquettes du petit train de la semaine !

    Et c’est là qu’une collègue pleine d’humour (en fait, même pas) suggère, sans rire, de colorier chaque wagon d’une couleur afin de rendre la mémorisation et donc la réussite à l’évaluation plus aisée !

    Brandon, répète après moi : « Le lundi, c’est rond et rouge ; le mardi, c’est carré et bleu ; le jeudi, c’est jaune et triangulaire ! »

    Et le vendredi ? Le vendredi, c’est le jour du poisson clown, Brandon… Parce que le poisson clown, lui, il a compris qu’il valait mieux en rire qu’en pleurer.

     PS : Je viens de commander 10 exemplaires de Pour une Maternelle du XXIe Siècle, ouvrage dans lequel je développe en long en large et en travers comment on peut enseigner en maternelle, sans contraintes ni évaluations.
    J'exempte des frais de port tous ceux qui s'adresseront directement à moi pour en commander un.


    [1] Eh oui, même les prénoms ont changé !

    [2] À l’époque, la Petite Section durait deux ans, presque partout, pour tous les enfants dont les parents en avaient fait la demande

     


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  • Commentaires

    1
    Samedi 2 Novembre 2013 à 20:16

    Merci, au nom de tous les petits Brandon et de toutes les pauvres stagiaires ou néo-titulaires embarqués dans cette galère...

      • Lundi 4 Janvier 2016 à 23:02

        Comme tu dis, Phi! Et merci au nom de tous les parents qui n'y comprennent plus rien...

    2
    Samedi 2 Novembre 2013 à 23:04

    Mais voyons, n'avez-vous pas compris qu'il faut tout rationaliser, encadrer, mesurer, contrôler et scientificiser dès le plus jeune âge ? A quoi pourraient bien servir nos sciences de l'éducation si enseigner était quelque chose d'humain ?

    PS : article très mignon : merci beaucoup, DC.

    3
    Samedi 2 Novembre 2013 à 23:22

    Si, si, j'ai compris...

    Mais, que voulez-vous, je n'y arrive pas. Je préfère les êtres humains obtenus naturellement en respectant leur développement durable aux Organismes Grandement Mesurés aux performances un peu trop standardisées à mon goût. 

    PS : Loys ici, quel honneur !

    4
    Samedi 2 Novembre 2013 à 23:27

    Ton article me fait penser à ce que je suis en train de vivre avec mes moyentous (de Ce2), et je me permets de m'épancher ici. Tu supprimeras au besoin, DC.

    Un post supp' est attribué à mon école cette année.

    J'ai d'abord bondi de joie, car allant pouvoir enfin mettre en place, grâce à cette eneignante présente quelques heures (1h30 pour être précise) dans ma classe, ce dont je rêve, sans y être parvenue seule : des ateliers de jeux mathématiques, et en alternance un travail de mise en scène de poésies, par groupes de 4 ou 5 élèves répartis sur 4 ateliers (dont 2 en autonomie) avec rotation.

    On a commencé dès la rentrée. Et avec beaucoup de plaisir de part et d'autres. Seulement voilà : comme le dispositif du maître supp' est expérimental, que rien n'est acquis pour les années à venir, la jeune collègue nommée sur le poste doit rendre des comptes. Aux CPC, à l'IEN. Et le maître mot est "évaluer".

    Diagnostiquer, évaluer individuellement, évaluer au final les progrès... Mais comment ?

    Comment évaluer le plaisir de jouer ensemble ? Comment évaluer ce que ces échanges vont apporter ?

     

    Pour en revenir à ton article, j'y lis surtout une perte du plaisir d'être ensemble et de partager, de se réunir autour d'un projet commun qui va valoriser chacun - au profit du quantifiable, du mesurable; une perte de confiance en l'enfant, mais aussi en notre expérience d'enseignant, notre bon sens, notre intuition que certaines situations (certains "dispositifs pédagogiques", pour parler pédago) vont être riches en apprentissages.

    5
    Samedi 2 Novembre 2013 à 23:47

    C'est tout à fait ça. Et en maternelle, le plaisir d'être ensemble fait partie des apprentissages vitaux. Il va donc se construire ailleurs : sur les copains et la cour de récré, voire la garderie et la cantine, pas encore contaminés par l'évaluationnite aiguë.

    Les enfants viendront à l'école pour ça et non pour ce qui se fait en classe et qui se révèle par trop chiantounet - faire des lignes verticales sur des supports variés, excusez-moi, mais, franchement, c'est chiantounet, non ? ça rappelle les bâtons de nos arrière-arrière-arrière-grands-parents sur leurs ardoises.

    Et après, on nous dira qu'il ne faut plus les scolariser autant parce qu'ils s'ennuient avec nous et n'apprennent rien. Alors, on les emmènera faire de l'Optimist dans le port de Marseille avec un célèbre pédopsychiatre et du maquillage festif avec des mamies bénévoles qui eux n'évalueront pas. Et dont on n'évaluera pas les projets, mais ça, c'est une autre histoire.

    Donc je n'effacerai pas ton message, surtout que tes Moyentous font partie des P'tits et qu'ils sont les bienvenus ici.

    6
    Padre P. Lucas
    Dimanche 3 Novembre 2013 à 09:08

    Pour les nouveaux arrivants qui ne connaitraient pas DC (j'espère qu'il y en aura beaucoup !), je tiens à préciser :

    - que son pseudo n'est signe d'aucune duplicité.

    - qu'elle ne fait pas que rire et pleurer mais qu'avant tout elle RESISTE (et que rire et pleurer, ça peut aider à résister).

    7
    Dimanche 3 Novembre 2013 à 09:15
    Wikibuster

    Mais où est le bouton "J'adore !" ?

    8
    Sapotille
    Dimanche 3 Novembre 2013 à 09:48

    Encore un blog à ne manquer sous aucun prétexte !

    Merci !       

    9
    retraitée
    Dimanche 3 Novembre 2013 à 14:46

    Cela me rappelle la façon dont je "fonctionnais" en français au collège. Parfois, on commençait à expliquer un texte,et puis, à la faveur d'une remarque ou d'une question, on en venait à parler de mythologie, d'histoire, d'origine des mots ,d'une foule de choses qui passionnaient les élèves, qui faisaient trouver le temps trop court, et leur apportaient une culture. Et l'explication de texte était reprise ou achevée au cours suivant! maintenant, les jeunes collègues formatés  phosphorent sur les objectifs, les compétences, les acquis/non acquis, doivent boucler en une heure, et tout le monde s'emmerde et ne retient rien du cours, ou peu s'en faut!

    10
    Dimanche 3 Novembre 2013 à 15:17

    oh comme cela me rappelle mon année de stagiaire où je me suis faite taper sur les doigts parce que l'accueil n'était pas structuré en apprentissages mais en jeux libres (rooo 15mn de jeux vraiment libres c'était tellement de temps volé aux élèves m'at-on-dit ) .

    Comme je retrouve tout ce que je ressens.

    Juste un point où je te trouve trop optimiste : si si même le périscolaire va y passer à l'évaluation , demandée par les mairies qui paient ces intervenants avec la réforme ... et poussé par les parents qui voudront des "comptes" sur ces activités.  Mais au final rien de tout çà n'améliorera le plaisir et les résultats des petitous

    11
    Dimanche 3 Novembre 2013 à 16:11

    Toi aussi on t'a reproché d'avoir fait perdre "au moins 5 minutes" à des petitous de 4 ans à peine pendant l'accueil ?

    12
    Dimanche 3 Novembre 2013 à 19:22

    Il est où le bouton Facebook pour dire "j'aime" ?!

    13
    Dimanche 3 Novembre 2013 à 20:36

    oh oui phi , on me l'a reproché.

     

    14
    Samedi 16 Novembre 2013 à 06:02

    Vu comme ça, j'aime la maternelle!

    15
    triplemaitresse
    Lundi 8 Août 2016 à 15:49

    je découvre cet article de 2013... mais ô combien actuel! Enseignante en cycle 1 (PS MS l'an prochain) il ne se passe pas une journée (si si même pendant les vacances :)) où je m'interroge sur la manière de gérer ma classe. Je suis profondément convaincue par tout ce que vous dites, et mon envie aujourd'hui est clairement de fonctionner comme vous le préconisez dans votre livre "la maternelle du XXI eme siècle". Je vais essayer: il n'y aura plus d'ateliers, il y aura du dessin libre, des activités autonomes d'inspiration Montessori, un coin graphisme, un autre sensoriel, un tapis avec des jeux de construction.... Je me sens presque "coupable" de ne pas avoir besoin de programmations... mais j'assume.

    et en ce qui concerne l'évaluation, je ne vois pas encore aujourd'hui comment ne pas en faire... alors il y aura probablement un livret, pour faire plaisir à l'Institution, mais pas à moi c'est sûr. dans ce livret je compte ne mentionner que ce que l'enfant "sait" faire, mettre en avant ses progrès; et surtout pas inquiéter les parents par des points rouges.

      • Lundi 8 Août 2016 à 20:24

        Une collègue a sauté le pas : elle écrit à la fin de chaque période ce que les enfants ont pu faire en classe dans tous les domaines, les chansons qu'ils ont apprises, les livres qu'elle leur a lus, les objets, plantes, animaux et œuvres d'art qu'ils ont observés, les jeux et les matériaux qu'ils ont pu essayer en manipulations, en éducation motrice, en exercices sensoriels et plastiques..

        Je crois que ça a bien convenu aux familles des enfants.

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