• CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (2)

    CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (2)

    CP : Écriture-lecture, 1 mois plus tard... (2)
    Petit montage illustrant la page 19 du cahier d'écriture-lecture associé à Écrire et Lire au CP, livret 1.

    MARDI

    8 h 50 / 9 h : Accueil

    • Accueil dans la cour. Les élèves, habitués du « petit pipi du matin » n'ont plus besoin de l'enseignant pour passer aux toilettes en arrivant. Joris a été pris en charge depuis deux ou trois minutes par son AVS qui sait que pour lui, ce passage est un moment difficile.

    9 h / 9 h 15 : Temps incompressible

    • La cloche sonne. Le rang se forme. Les rituels de respiration lente sont maintenant intégrés et la montée en classe, le dépôt des vêtements au vestiaire, la reconstitution du rang et le rangement des cartables après qu'ils ont été vidés se passent dans le calme.
    • Distribution et collage des leçons du soir sur les carnets, agendas ou cahiers de texte par les élèves eux-mêmes..

    9 h 15 - 9 h 45 : Langage oral / langage écrit

    Comprendre et s’exprimer à l’oral : Écouter pour comprendre des messages oraux / Dire pour être entendu et compris / Participer à des échanges dans des situations diverses / Adopter une distance critique par rapport au langage produit. Comprendre le fonctionnement de la langue : Passer de l’oral à l’écrit / Construire le lexique / Identifier des mots de manière de plus en plus aisée / Mémorisation de formes orthographiques / Identifier et nommer : noms, articles, verbes / Manipuler et catégoriser pour percevoir les propriétés des classes grammaticales

    Les élèves sortent leur ardoise pour un moment de révision. L'enseignant, après leur avoir rappelé la relation graphème-phonème vedette de la leçon (O+U = [u]), leur dictera une à une les syllabes et syllabes inverses qui se trouvent au bas de la page 18 de leur livret. 
    Quatre élèves (Katia, Loan, Maya et Nino) sont appelés au tableau et écriront chacun leur tour, sur l'envers du tableau, une des syllabes dictées par l'enseignant.

    L'enseignant commence, en se tenant face aux élèves, en articulant exagérément et en accompagnant sa prononciation des gestes Borel Maisonny exécutés de la main gauche, de droite à gauche, de manière à ce que les enfants les voient de gauche à droite.

    Les trois ou quatre élèves encore peu à l'aise avec l'écriture cursive (Joris, Vanina, Salima, Willy) écrivent d'abord la syllabe dictée avec leurs personnages Alphas puis l'enseignant , aidé par l'AVS qui a pris en charge Joris et sa voisine Vanina, leur tient la main pour automatiser le geste d'écriture.

    L'exercice est mené sur un rythme très enlevé. Les enfants sont encouragés à écrire par des bâtons que l'enseignant trace au tableau chaque fois que toute la classe a réussi à écrire la syllabe dans le temps imparti. Après chaque dictée, le tableau est retourné et les élèves comparent leur production avec celle de l'élève témoin.

    Puis l'enseignant prend la parole :

    Enseignant : Quand je vous le dirai, vous effacerez vos ardoises et vous les poserez à l'angle en haut à gauche de votre table puis vous rangerez votre craie (crayon) dans votre trousse que vous fermerez et que vous rangerez dans votre casier. Attention, je vais chronométrer. Notre record est de 22 secondes. Allons-nous le dépasser aujourd'hui ? Vous êtes prêts ? Attention, en silence... allez-y !

    Très bien, maintenant, nous allons lire le début de la page de lecture d'aujourd'hui. Pour que ce soit plus simple, je l'ai reproduite au tableau. Chacun lira à son tour, les autres liront dans leurs chuchoteurs. Après avoir lu votre mot ou votre groupe de mots, vous penserez à en donner la signification. Aujourd'hui, c'est Olympe qui commence. Vas-y Olympe.

    Olympe : Un... mou... le... Un moule. C'est pour faire les gâteaux. 

    Peyo : Ou les pâtés de sable. 

    Quentin : Ou alors c'est un coquill... Ah non ! Ça, c'est une moule, pas un moule.

    Enseignant : Oui, très bien. Faites bien attention à l'article. Quand nous parlons d'un moule, c'est le nom d'un récipient pour faire cuire un gâteau ou pour fabriquer un pâté de sable, alors que lorsque nous parlons d'une moule, c'est le nom d'un coquillage. Nous continuons. À toi, Loan.

    Rose : un chou. Un chou. C'est un légume qui pousse dans les jardins. Comme dans la chanson : « Savez-vous planter les choux, à la mode, à la mode ?...

    La classe en chœur : Savez-vous planter les choux, à la mode de chez nous ? On les plante avec le doigt, à la mode, à la mode. On les plante avec le doigt, à la mode de chez nous ? Savez-vous... 

    Enseignant : Très bien, très bien, ça suffit maintenant. Vous m'avez montré que vous connaissiez tous cette chanson. Je vous avais apporté la photographie d'un chou pour ceux qui ne connaîtraient pas. Regardez, je l'affiche ici, vous pourrez venir la regarder de près tout à l'heure. Pour l'instant, nous continuons. À toi, Maya. 

    Salima : Un ssssoou. Un sou. Pour payer.

    Théo : Un petit sou. Comme dans l'histoire de la Fourmiguette qui avait trouvé un petit sou en balayant et qui s'est acheté un beau ruban avec...

    Enseignant : Très bien, Salima et Théo. À toi, Théo pour le groupe de mots suivant.

    Quentin et Peyo : On n'a pas lu ! C'était notre tour et on n'a pas lu...

    Enseignant : Attendez... Oui... Vous n'avez pas lu... Je vous ferai commencer cet après-midi, d'accord ?

    Théo : La... cour. La cour. Comme la cour de l'école, par exemple.

    Salima : À ma maison, y'a cour. Comme à l'école. Moi joue à la cour. Avec ma sœur... mes frères... Dohors, à la cour.

    Théo : Oui, c'est vrai. Moi j'habite à côté de chez Salima. C'est le foyer des migrants. Quand je passe, je la vois la cour. C'est comme à l'école. Une grande cour.

    Joris : Moi aussi, je sais où elle habite Salima. C'est là-bas où y'a plein d'Arabes et de blacks. Même que mon frère et ses copains, y disent qu'ils ont pas le droit d'être là et qu'ils vont les...

    Enseignant : Joris, nous nous moquons de ce que pensent ton frère et ses copains. Nous, ce qui nous importe, c'est la Loi. C'est la mairie qui a installé Salima et sa famille, avec d'autres familles comme la sienne, pour leur donner une maison. Si la mairie les a installées, c'est qu'elle en avait le devoir et maintenant, ces familles ont le droit de loger là.
    Maintenant, nous continuons. C'est à Olympe de lire.

    Ulysse : ssss... ou... Sous. Comme un sou, tout à l'heure.

    Enseignant : Tu es sûre ? Regarde bien les deux mots. Est-ce exactement les mêmes ?

    Ulysse : Non. Un peu mais pas en entier. Ici, il y a un et là, non. Ici, il n'y a pas de èss' muet et là, il y en a un.

    Enseignant : Alors ? Si ce n'est pas la même orthographe ?...

    Ulysse : Ce n'est pas le même mot. Là, c'est... sous... sous... Je ne sais pas... Sous... Souligne ?

    Peyo : Bah non, sinon ça continuerait. Sou...li...gne... Là, ça s'arrête à sous. Peut-être sous... la table ? ou alors sous le toit, sous la voiture, sous la terre, sous...

    Enseignant : Oui, c'est ça. C'est un mot invariable qu'on appelle une préposition. Il signifie le contraire du mot sur. Sous la table, sur la table... sous le toit, sur le toit... sous la voiture, sur la voiture... sur la terre, sous la terre.
    Comme c'est un mot invariable, il ne change jamais d'orthographe. Il s'écrira toujours èss... o... u... èss... Vous répétez avec moi ? Èss... o... u... èss... Très bien. Encore une fois, un peu plus vite : sous, èss-o-u-èss. Parfait.
    Nous continuons avec les mots suivants. Ah ! regardez bien : c'est un tableau. Observez-le et dites-moi ce que vous constatez. Vanina ?

    Vanina : Il y a violet et rouge. Écrit en gras.

    Willy : C'est es, on l'a appris hier. Marie, tu es là ?

    Xénophon : C'est le verbe être avec le prénom tu.

    Hicham : Pas le prééénom, le prooonom, que madame Ysolde nous a dit hier. Et que j'ai dit merci. Aujourd'hui, on dit : Merci Hicham ! Tu es très gentil, Hicham, de nous apprendre quelque chose ! Bravo mon petit Hicham chéri d'amour !

    Enseignant : Oui, c'est ça, Hicham. Et en effet, c'est très bien. Le mot tu est un pronom-sujet.

    Zéphyr : Et dans la deuxième colonne, le proooonom, c'est il. Et après est. C'est le tableau du verbe être.

    Enseignant : C'est ça. Maintenant, Vanina va nous lire le premier groupe de mots de la colonne de gauche et Willy, celui de la colonne de droite. Vas-y, ma grande, regarde bien les lettres.

    Vanina :T... t... u... T...u... Tu... les...

    Enseignant : Attention, Vanina, il n'y a pas de [l], juste e et èss... Nous l'avons dit tout à l'heure. E...èss, c'est es... le verbe être avec tu... Tu... es Recommence.

    Vanina : Tu... es... s... o... so... s...u... su...

    Enseignant : Fais-bien attention, Vanina, et rappelle-toi : O et u, quand ils sont mariés, regarde l'affiche : que vois-tu ?

    Vanina : Les oreilles du loup ? Ça fait loup ?

    Enseignant : Presque. Ça fait ??? Comment crie-t-il, le loup ?

    Vanina : Ouh ! Ouh ! Ça fait ou ?

    Enseignant : Oui. Le son [u]. Alors recommence. Je t'aide.

    Vanina : Tu... es... s... ou... sou... r... sou...r... sourd. Tu... as... es... tu es... s...ou...r... sourd... tu... es... sourd...

    Enseignant : Oui, bravo ! Tu es sourd ! Tu vois, tu y arrives, très bien, Vanina, quand tu te concentres. Bravo !

    Willy : Il... est... s...ou...sou...r...sourd... Il est sourd. Oh ? C'est presque pareil. Là, c'est tu es sourd et là, pareil, avec il : il est sourd. Tu es... Il est...

    Xénophon : C'est ce que je disais : c'est le verbe être. On peut être sourd. Là, c'est tu qui est sourd et là, c'est il.

    Enseignant : Oui, très bien. C'est le verbe être conjugué avec le pronom tu, puis avec le pronom il, comme sur notre tableau, ici : tu es... e... èss... il est... e... èss... té.

    Salima : C'est quoi, sourd ? Moi y sais pas.

    Xénophon : C'est quand on n'entend rien. Les gens parlent, on n'entend pas. Là, je mets mes doigts dans mes oreilles, et hop, je suis sourd ! J'entends rien.

    Enseignant : Oui, c'est ça. Nous continuons, Xénophon et Ysolde. Xénophom lit la colonne de gauche et Ysolde, la colonne de droite.
    Xénophon : Tu es... Pareil. Tu es... lourd. Tu es lourd. 
    Salima : Moi y sais lourd. C'est dur à porter. Oh, c'est lourd ! C'est lourd ! 
    Enseignant : Très bien Salima. Ysolde nous lit la colonne de droite maintenant ? 
    Ysolde : Il est lourd. Tu es lourd. Il est lourd. C'est pareil parce que c'est aussi le verbe être : on peut être sourd et on peut aussi être lourd.
    Enseignant : Oui, tout à fait ! La suite pour Zéphyr et Albert.
    Zéphyr : C'est facile, ça va encore être tu es... e... èss... et il est... e... èss... té. J'en suis sûr. Et pour Bilal et Coline aussi.
    Enseignant : Tout à fait. Maintenant, j'aimerais que tu nous lises ton groupe de mots, s'il te plaît. Et tu me donnes une idée, vous penserez à bien épeler la forme du verbe être pendant votre lecture. Comme ça, vous la mémoriserez plus facilement. Vas-y Zéphyr, nous n'attendons que toi.
    Zéphyr : Tu es... e... èss... cou... ché. Tu es couché.
    Albert : Et, facile, il est couché. Il est couché. Est, e, èss, té.
    Bilal : Ta...
    Enseignant : Où vois-tu un a, Bilal ? Regarde bien : T... t... t... uuuuu ! Tu recommences, s'il te plaît. Garde bien tes yeux sur le tableau.
    Bilal : T... T... T... uuuuu. Tu es sourd. 
    Enseignant : Bilal, tu inventes. Attention, tu sais lire. Regarde les lettres, prononce leur son et tu y arriveras, comme tout le monde. 
    Bilal : Tu... as... Non... es... Tu... es... ttttu... non... to... non...  Tu... es... tttt... ou... tou... ch... é... Tu es ttt... ou... chéééé. Touché. Tu es touché ? 
    Enseignant : Oui, touché. Tu montres à Salima ce que ça signifie ? 
    Bilal : C'est comme ça, avec la main. Tu es touché, Xénophon. Je t'ai touché avec la main.
    Enseignant : Parfait. À Coline, maintenant. Vas-y, Coline. Ici. Bilal a lu : Tu es touché... et toi, que lis-tu ici ? Attention, ne déplace pas ton double décimètre. Vas-y.
    Coline : Il... est... tou... ché... Il... est... tou... ché... Il est... tou... ché... Touché ! Il est touché ! e... èss... té...
    Enseignant : Très bien. Nous relirons ce tableau, cet après-midi, dans votre livre. Passons à la liste suivante. Que remarquez-vous ? Dounia ?
    Dounia : Pronom, violet, verbe, rouge. Pronom, violet, verbe, rouge. Pronom, violet, verbe, rouge. C'est toujours un pronom, un verbe, un pronom, un verbe...
    Eddy : Et le pronom, c'est elle. Elle, c'est comme il, mais pour les filles. Un garçon, c'est il, une fille, c'est elle. Là, il n'y a que des filles qui font quelque chose. Pas de garçons.
    Enseignant : Oui. C'est pour que vous mémorisiez le pronom elle. Nous allons l'épeler tous ensemble : elle... e... èll... èll... e
    Eddy ; On peut aussi dire : e... deux èll... e.
    Enseignant : Oui, c'est ça. Nous pouvons dire : e... èll... èll... e, ou e... deux èll... e. Tu nous lis le premier groupe de mots, s'il te plaît, Eddy ? Et puis vous continuez dans l'ordre. Quand Salima sait ce que c'est, elle ne dit rien, et quand elle ne sait pas, elle lève la main.D'accord, Salima ? Les autres, reprenez vos chuchoteurs. Ilan, ramasse le tien, il est par terre, sous ta chaise. Allez, allez, nous continuons.
    Eddy : elle... a... rrive... elle arrive. – Fatou : elle... chasse... elle chasse. – Gabrielle : elle... adore... elle adore... le cheval... comme Marie. – Hicham : elle vvva... elle va... à la fête ! –  Ilan : elle rou... le. Elle roule. –  Joris : all'... es... ah non... se... all' se... mou... che... all' se mouche. Avec un mouchoir. On souffle avec le nez. Quand on est enrhumé.
    Enseignant : Attention, Joris, il faut prononcer [ɛl]. Tu nous redis ça correctement, s'il te plaît ?
    Joris : Je dis correctement. Comme ma mère. Ma mère, all' dit all', pas èèèèlle, comme Mademoisèèèèèlle Gabrièèèèèlle, la chochotte. À l'école, y faut pas parler de son frère, y faut pas parler de sa mère, y faut faire la chochotte... Oui, bon, j'arrête. Mais ma mère, all' dit pas èèèèèèlle, all' dit all', comme tout le monde. Allez, je sais faire : èèèèèllle... se... mouche. Voilà. C'est bon ?
    Enseignant : Oui, c'est bon. Nous continuons, Katia.
     Katia : elle... se... c... cou... che... cou-che... couche... pour dormir. Dans son lit.
    Loan : elle... cou... r... elle court. Ah tiens, c'est pareil que la cour. Mais y'a un té muet. La cour, pas de té. Elle court, un té muet.
    Enseignant : Parfait. Nous allons relire cette liste, les derniers, s'il vous plaît. Le groupe d'aide va aller avec Sabrina. Willy, ramasse ton double décimètre et va vite avec Sabrina, Vanina et Salima. Vous les faites lire en chœur, s'il vous plaît, Sabrina ? Si vous pouvez, les deux listes, celle du verbe être, tu es, il est, et celle des verbes avec elle... Merci. Quant à nous, ce sera un groupe de mots chacun. C'était le tour de Maya.
    Maya : Elle a... rri... ve... Elle arrive.
    Nino : Elle chasse.
    Enseignant : À ton tour, Olympe.
    Olympe : Oh ! Mais j'ai déjà lu tout à l'heure.
    Enseignant : Et alors, où est le problème ? Tu es venue pour apprendre à lire, non ? Alors, tu lis. Comme ça, tu apprendras deux fois plus aujourd'hui. Hop hop hop !
    Olympe : Elle adore.
    Peyo : Elle va...
     Quentin : elle... adore... ah non... c'est l'autre... Il adore le vélo... elle préfère le cheval. Elle... préfère. Elle préfère.
    Rose : elle touche... – Théo : Elle rou... le. Elle roule. – Ulysse : Elle... se... mouche... Elle se mouche. – Xénophon : Elle se... cou... che... elle se couche. – Zéphyr : Elle court. Comme la cour. Mais avec un té.

    9 h 45 - 10 h 15 : Écriture - Dictée

    Relations aux programmes : Écriture : Maîtriser des gestes de l’écriture cursive exécutés avec une vitesse et une sûreté croissantes / S'initier à l'orthographe lexicale

    • Les élèves ouvrent leur cahier du jour. Ils y trouvent la première lettre de la date du jour, l'initiale du mot Écriture, trois modèles d'écriture dans la marge : elle - elle touche - tu es couché, puis l'initiale du mot Dictée. Trois lignes sont pointées et, en-dessous, une frise décorative est commencée.
    • L'exercice est décrypté en commun puis les élèves travaillent chacun à leur rythme. L'enseignant suit particulièrement les enfants qui ont encore de la peine avec l'écriture cursive.
    • Au bout d'une quinzaine de minutes, la plupart des enfants ont fini. Ils commencent la frise en attendant les derniers. L'enseignant et l'AVS se tiennent derrière les plus lents.
    • Au bout de 20 minutes, l'enseignant commence la dictée :

    Enseignant : Nous allons écrire : Tu... es... là... Écrivez d'abord Tu... avec la majuscule... puis, à côté, es... Quelqu'un me rappelle comment s'écrit le verbe être lorsque le pronom-sujet est tu ?... Albert ?

    Albert : e... èss. Tu es... e... èss.

    Enseignant : Très bien. Écrivez es. Et maintenant : ... Attention, ce n'est pas l'article la, pour dire la classe, la vache, la tomate... Ce mot veut dire , ici, à cet endroit... Il est dans le texte d'hier : « Coucou, Marie ! Tu es ? » Qui se souvient de son orthographe ? Bilal ?

    Bilal : Non. C'est pas èll... a... ?

    Enseignant : Presque mais pas tout à fait. Il y a quelque chose en plus.

    Coline : Un té ? Un èss ? Un e ?... 

    Enseignant : Coline, ça ne sert à rien de dire au hasard. Si tu te souviens exactement, tu le dis. Sinon, tu fais comme Bilal, tu dis que tu ne sais pas.

    Coline : Je ne sais pas.

    Dounia : Il me semble qu'il y a un truc sur le A. Comme sur le a de à l'école. Une apostrophe ?

    Enseignant : Non, ce n'est pas une apostrophe, c'est un accent. Un accent grave. Comme sur le mot à quand nous disons à l'école, à la fête, à la ville. C'est pour dire l'endroit : . Alors nous lui mettons un petit accent grave, comme si nous montrions l'endroit avec le doigt tendu. , à l'école... (l'enseignant tend deux fois l'index en montrant un lieu imaginaire) Écrivez... èll... a... accent grave. Très bien. Point. Tu... es... là... èll - a - accent grave... point.

    Nous continuons. Attention, nous commençons une nouvelle phrase. Qu'allons-nous mettre au début du premier mot ? Eddy ?

    Eddy : Une majuscule.

    Enseignant : Très bien. La nouvelle phrase dit : Elle est là.... Écrivez Elle, avec la majuscule. Tout le monde se souvient des lettres qui forment le mot Elle ? Fatou ?

    Fatou : Elle ? C'est e - èll - èll - e.

    Gabrielle : On peut dire e - deux èll - e.

    Enseignant : Oui. On peut dire les deux. Écrivez Elle, sans oublier la majuscule. Vanina, tu te souviens ? Regarde là-haut, sur l'affiche, tu le vois : e - èll - èll - e. Oui, très bien.
    Nous continuons. Elle... est... Tout le monde sait ? Après elle, c'est comme après il. Il est... elle est... Tu nous redis les lettres, Joris ?

    Hicham : Est, ça s'écrit e... èss... t...

    Joris : C'est là, sur le tableau du verbe être...

    Il traverse la classe en courant, glisse sur le sol pour le dernier mètre, pointe l'affiche avec son doigt.

    Enseignant : Très bien. Tu n'avais pas besoin de te lever, tu sais... Va t'asseoir, en marchant cette fois. Oui, donne la main à Sabrina. Allons-y, Joris est prêt. Elle... est... e - èss - té.
    Et maintenant : là... Qui se souvient de l'orthographe du mot quand il signifie ici, à cet endroit ? Ilan ?

    Ilan : Èll ... a... virgule sur le a...

    Joris : Non, c'est pas virgule ! C'est accent triste !

    Katia : Pas triste ! Grave ! Comme quand c'est très grave...

    Enseignant : Voilà. Accent grave. C'est bien. Tu nous redis les lettres, Ilan.

    Ilan : Èll... a... accent... grave.

    Enseignant : Très bien. Écrivez. Et finissez par un point. Elle... est... là... point...
    Nous continuons : Tu... roules... N'oubliez pas la majuscule. Tu... et maintenant : rou... les... Qui se souvient de la terminaison des verbes avec le pronom tu ? Joris ?

    Joris : Ch'sais plus.

    Enseignant : C'est là, à côté du verbe être. Regarde bien ce que nous avons surligner en rouge.

    Joris : Ah ouais, c'est vrai. Je m'en rappelle ! C'est èss. Pour tous les verbes qu'on a écrits. Tu chasses... e... èss... tu arrives... e... èss... tu vas... a...èss. Tu as... a... èss.

    Enseignant : Parfait ! Vous avez entendu ? Tu... rou... les... N'oubliez pas la lettre èss. Rou...les, c'est attaché Willy. C'est un mot. Le verbe rouler. Tu... roules... Voilà. C'est bien.
    Nous continuons. Tu... roules... point. Et maintenant : Elle... roule... Attention, c'est une nouvelle phrase, il faut penser à ?...

    Katia : La majuscule !

    Enseignant : Oui, bravo ! À vous : Elle... rou... le... Tout attaché, roule, hein, Willy, n'oublie pas... Attention à la terminaison. Regardez le tableau que vous a montré Loan... Point... Elle... roule... point. Tu peux nous dire ce que tu as mis comme terminaison au verbe rouler, Loan ?

    Loan : J'ai mis e... Sur le tableau, pour il et pour elle, c'est e

    Enseignant :  Parfait. Il nous reste le temps de faire la phrase suivante avant la récréation... Je vous la dis : Tu... te... mouches... Vous allez essayer de penser à tout : Majuscule, mot entier tout attaché, terminaison... Allez-y. Tout d'abord : Tu... Puis maintenant : te... Et enfin : mou-ches... Attention, le pronom-sujet est tu... Regardez bien le tableau et écrivez la terminaison qui convient. Tu... te... mou-ches... point. Tout le monde a fini ? Laissez le cahier ouvert, empilez-le avec celui de votre voisin et les responsables vont passer les ramasser.

    10 h 15 - 10 h 45 : Arts Visuels

    Représenter un paysage (voir P1 S4 Représenter un paysage ) : présentation de l'œuvre, présentation du projet, mise au travail.

    En fin de séance, les élèves responsables se chargent du rangement. Le bilan sera fait en cours de journée.

    10 h 45 - 11 h : Récréation

    • Dans la cour, les élèves responsables rappellent à leurs camarades d'aller boire et de passer aux toilettes.

    11 h - 11 h 15 : EPS / Mathématiques

    Relations aux programmes : Compter : Comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer – Éducation physique et sportive : Prendre conscience des différentes ressources à mobiliser pour agir avec son corps /  connaitre le but du jeu / reconnaitre ses partenaires

    - Lapins chasseurs phase 2

    - Rythmes frappés (→ 20).

    11 h 15 - 11 h 25 : Temps incompressible

    • Mise en rang, retour au calme, entrée en classe sur la pointe des pieds en chuchotant.

    11 h 25 - 12 h : Mathématiques

    Relations aux programmes : Compter : Comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer / Nommer, lire, écrire, représenter les nombres

    • Avant de sortir, les élèves ouvrent leur cahier d'exercices d'écriture-lecture à la page 19, et posent par-dessus leur livret de lecture ouvert à la page 19 également.

    12 h - 13 h 30 : Interclasse

    • Pendant l'interclasse, l'enseignant corrige les cahiers du matin. Il prépare les modèles pour le jeudi sur le cahier du jour.

    13 h 20 - 13 h 30 / 13 h 30  - 13 h 40 : Accueil et Temps incompressible

    • Accueil dans la cour. Penser à rappeler aux élèves qu'ils doivent aller boire et passer aux toilettes avant que la cloche sonne.
    • Mise en rang, exercices respiratoires de retour au calme, retour en classe, arrêt au vestiaire au besoin, entrée en classe sur la pointe des pieds en chuchotant.

    13 h 40 - 14 h 10 : Écriture-lecture 

    Relations aux programmes : Lire : Identifier des mots de manière de plus en plus aisée /  Travailler l'intégration du sens au sein de la phrase / Accéder à des textes déchiffrables / Travailler la fluidité de la lecture à voix hauteÉcriture : Maîtriser des gestes de l’écriture cursive exécutés avec une vitesse et une sûreté croissantes / Vérifier la conformité de la copie par comparaison avec le modèle / Écrire des mots pour reconstituer la « phrase du jour ». 

    • Les élèves installent leur double décimètre sous les mots de la première ligne. Ils récupèrent leurs chuchoteurs que l'enseignant distribue et placent leur index sous le premier mot.
    • L'enseignant annonce le premier lecteur :

    Enseignant : Cet après-midi, c'est Quentin qui va commencer. Puis, Peyo, que nous avons oublié ce matin, lira le deuxième groupe de mots, Rose, le troisième, Salima, le quatrième et Théo, le cinquième. Vous essaierez de bien regarder à l'avance pour arriver à lire chaque mot d'un seul coup, sans vous arrêter. Allons-y, Quentin.

    Quentin : un... moule... un moule Peyo : un chou Rose : un... sou. – Salima : la cour... comme à ma maison... –  Théo : sous... èss-o-u-èss, pour dire sous la table.

    Enseignant : Parfait. Même chose pour le tableau du verbe être. Vous vous souvenez ? Vous épellerez la forme du verbe être. D'accord ? Alors, à Ulysse... 

    Ulysse  : Tu... es... sou...r... sourd... Tu es sourd. Tu es... e... èss. 

    Vanina (et enseignant) : Il... est... e... èss... té... s...o... s... ou... sourd. Il est sourd.

    Willy : Tu es... e... èss... l... lourd. – Xénophon : Il est... e... èss... té... Il est lourd... –  ...

      L'exercice continue avec les enfants suivants jusqu'à la fin des listes de mots. 

    Enseignant : Maintenant, nous allons lire la grande histoire.

    La classe : Ouais ! Ouais !

    Joris : J'l'ai d'jà lue avec ma mère. All'... Euh non... Èèèèlle est super... Euh non... Èèlle est extraordinaire !

    Enseignant : Tu nous laisses commencer ou tu n'aimes pas le sport ?

    Joris : Bah si, j'aime le sport... Ah oui ! J'ai compris. Lis, ma petite Maya. Et lis vite, après y'a sport !

    Maya : Je lis, maîtresse ? Oui ? Alors... La... cour... de... l'é... co...le. La cour de l'école. Ça parlera de la cour de l'école.

    Nino : Marie... arrive... à l'école. Marie arrive à l'école.

    Olympe : Elle... cou... court ca...r car elle a vu Sa... cha... Sacha et Lila à cô...té... à côté du mur. C'est Marie qui arrive en courant à l'école parce qu'elle a vu des copains.

    Peyo : Un copain et une copine. Sacha... et Lila... Elle veut jouer avec eux. Je lis ? D'accord. Alors... Ah, il y a des guillemets, elle parle... C'est Marie qui parle. Alors... « Coucou Sacha ! » Je m'arrête ?

    Enseignant : Non, tu peux continuer un peu. Jusqu'à la fin de la ligne. Tu auras lu trois toutes petites phrases.

    Peyo : Ah. Alors, je recommence... « Coucou Sacha ! Coucou Lila ! V...ous... vous... ê...tes... vous / êtes... là. Vous / êtes là ? »

    Enseignant : Tu prononces « Vous / êtes » quand tu parles ?

    Peyo : Non, je dis vous zzz-êtes. Je relis ?... « Coucou Sacha ! Coucou Lila ! Vous zzzz-êtes là ? » Elle leur demande s'ils sont là. Ou alors, elle est contente qu'ils soient déjà là, peut-être... Parce qu'elle les voit... Alors...

    Hicham : Moi, je pense comme Peyo. Marie, elle est contente paske ses copains, y sont déjà là. Alors elle dit, toute surprise : « Vous êtes là ???? »

    Enseignant : Tout à fait. Ça se tient très bien ce que vous dites. Nous continuons, Quentin ?

    Quentin : O... u... O... u... Ah oui ! Où ! Où... est... A... ssim. Où est Assim ? Elle demande à Sacha et Lila si ils savent où est leur copain Assim.

    Enseignant : Oui, c'est ça, Quentin. Où est Assim ? Où est mon copain Assim ? Est-il arrivé ? Continue, Rose.

    Rose : Où... est... Ca... ssy... Où est Cassy ? Elle cherche Cassy et Assim. Il y a déjà Sacha et Lila qui sont arrivés, mais pas Cassy et Assim.

    Salima : Ca... ssy... Cassy... est... à... cô... té... à côté... Ah si, l'est arrivée, Cassy. Cassy est... à... côté... de Lucas... et... Malo. Cassy est... à côté... de Lucas... et Malo. Lucas et Malo y sont arrivés pareil. Cassy, Lucas, Malo, Marie, Sacha, Lila, tous y sont arrivés... et Assim, sait pas.

    Théo : Elle... C'est Cassy... Elle... cou..rt... court vite. Elle court vite. Cassy joue avec Lucas et Malo et elle court vite.

    Ulysse : Cassy... a... tou... ché... touché... Malo. Cassy a touché Malo ! Ils jouent à chat perché ! Et c'était Cassy le chat, elle a couru vite et elle a touché Malo. Alors, c'est Malo le chat maintenant.

    Enseignant : La suite, c'est pour Vanina. Je vais t'aider, ma grande. Si tu regardes les lettres et que tu les prononces, c'est facile, tu sais lire. Vas-y ma grande. 

    Vanina : A...

    Enseignant : Oui, très bien ! Tu vois... Continue...

    Vanina (et enseignant) : A...llll...o...loooo...r.... A...lo...r... Alors... Malo... est... la... non...lé...le ! le... chat.

    Enseignant : Bravo ! Très bien. Tu essaies de recommencer un peu plus vite. Chut, Joris, laisse-la lire s'il te plaît. Elle va y arriver.

    Vanina (et enseignant) : A... lo...r... alors... Malo... est... le chat. Alors... il est le chat, Malo. Paske Marie, all' l'a touché.

    Enseignant : Non, non, pas Marie. Regarde. De qui nous parlait-on juste là. Tu nous lis ce prénom ? CCC...A....

    Vanina : Ca... sss... yyyy... Ca... ssy... Cassy... C'est Cassy qui court vite ?

    Enseignant : Oui, c'est Cassy. Regarde, Willy va tout nous relire depuis ici. Vas-y Willy.

    Willy : Ca... ssy... a... touché... Malo... A...lors... Malo... est... le chat.

    Enseignant : Oui, c'est bien, Willy... Qui essaie de recommencer un peu plus vite ? Xénophon ?

    Xénophon : Cassy a touché Malo. A...lors, alors Malo est le chat.

    Enseignant : Nous continuons. C'est le tour de Zéphyr.

    Zéphyr : Il court... et... tou... che... Va... ssi... li... Il court... et... touche... Vassi...li... Vassili... Ah oui, c'est le nouveau qu'on a vu l'autre jour, avec Assim et Cassy. Je continue ?...

    Enseignant : Tu as vu un point ?... Non ? Alors tu continues. Reprends au début, c'est mieux. Ilan, Hicham, restez avec nous, s'il vous plaît. Reprenez vos chuchoteurs et essayez de lire plus vite que Albert. Vas-y, Albert. Au début de la phrase.

    Albert : Il court... et touche... Vassili... a... lors...alors... Vassili... se... ra... sera... Vassili sera... le chat... Vassili sera le chat. Malo, y s'est fait toucher par Cassy, il est devenu le chat. Après, il a touché Vassili... Et Vassili, y va devenir le chat.

    Bilal : Vi... te... vite, Marie... court, vite Marie court, comme... Lila et Sacha... Je m'arrête ?

    Enseignant : Tu relis un peu plus vite et tu t'arrêtes et Coline continuera, elle lira tout ce qu'il y a à l'intérieur des guillemets.

    Bilal : Vite... Marie... court... comme... Lila et Sacha... Vite, Marie court... comme Lila et Sacha.

    Coline : Vite !... Sacha... tu es... e, èss.. tu es... le chat. Vite ! Sacha, tu es le chat !... cou... rs... Ah tiens, y'a un èss, cette fois ! Cours ! » Marie elle court, très vite, avec Lila et Sacha... et elle dit à Sacha  qu'il est le chat.

    Dounia : Et après, elle lui dit qu'il coure. Très vite...

    Eddy : C'est pour la rattraper. Ou pour rattraper Lila. Y doit courir très vite pour les rattraper.

    Fatou : Ils ont fait un autre jeu. Déjà, il y avait Vassili, et Cassy, qui jouaient à chat perché avec Malo et Lucas. Et eux, ça leur a donné envie, alors ils ont joué à chat perché tous les trois.

    Hicham : Les autres, peut-être qu'ils les voulaient pas parce qu'ils avaient déjà commencé.

    Ilan : Ouais, peut-être, c'est ça. Y les voulaient pas.

    Joris : T'en sais rien. D'abord, ils leur ont même pas demandé alors... C'est sûr que Malo, y le sait pas. Lui, y joue avec Lucas et Cassy et Vassili. Il a même pas vu que Marie est arrivée. Et puis maintenant, c'est l'heure du sport, non ?Ah non, m..., zut, y'a le cahier ? On fait le cahier, maîtresse ?

    Enseignant : Non, nous ferons le cahier, comme tu dis, plus tard. J'aurais aimé que ceux qui n'ont pas lu cet après-midi nous relisent l'histoire. Vas-y Dounia.

    Dounia : La... cour... de l'école. La cour de l'école. 

    Eddy : Marie arrive... à l'école. Marie arrive à l'école.

    Gabrielle : Elle court car elle a vu Sacha et Lila à côté du mur.

    Enseignant : Pas trop vite, Gabrielle, s'il te plaît. Pour que tes camarades puissent suivre ce que tu lis avec le doigt. Merci.

    Hicham : Coucou Sacha ! Coucou Lila !... Tu as vu, maîtresse, moi aussi, je lis super vite comme Gabrielle ? Je continue ? OK ! Y'a pas d'souci ! V...ous... vous... zêtes déjà arrivés ?

    Enseignant : Ce n'est plus de la lecture, là, Hicham... C'est de la devinette. Reprends à Vous.

    Hicham : Vous... êtes... vous z'êtes... là ? Vous êtes là ? Là, c'est bien, hein ?

    Enseignant : Oui, très bien. À toi, Ilan, concentre-toi.

    Ilan : O... ù... O et u, ça fait... euh... où. Où... est... A... Assim ? Où est... Ca... Cassy ? Où est Assim ? Où est Cassy ?

    Joris : Cassy est à cô.. côté de Lucas et Malo. Èèèèlle court... vite. All' court... Elle court vite.

    Katia : Cassy a... tou... ché... touché Malo. A... lo...rs, alors, Malo est... le chat per... Ah non. Le chat. Alors, Malo est le chat.

    Loan : Il court... et... tou... che... touche... Va... Vassili a... lors... Alors Vassili est... ah non... se... ra... Vassili sera le chat.

    Maya : Vi...te, Marie court,... comme Lila et Sacha.

    Nino : Vite ! Sacha, ... tu es... le chat !

    Olympe : Cours !

    Enseignant : Ah. Olympe n'a pas lu grand-chose. Et Peyo, rien du tout. Et Fatou a sauté son tour. Ça ne fait rien, ils vont essayer de nous lire les consignes du cahier. Mettez votre livre de côté. Olympe, Fatou et Peyo, essayez de lire ensemble la consigne du premier exercice. Les autres, mettez votre double décimètre sous la ligne et essayez de les suivre. Allez-y. O et m, ça se prononce [õ].

    Olympe, Fatou et Peyo : C..om...p...lè...te... Complète les...

    Enseignant : P et h, ça se prononce [f].

    Olympe, Fatou et Peyo : Ph... ra... se... Phrasses... phrases ! Aveuc... avec. Complète les phrases avec. Il faut lire les mots en attaché ?

    Enseignant : Oui, oui. Lisez les mots en cursive.

    Olympe, Fatou et Peyo : Complète les phrases avec : Coucou - Sacha - arrivée - es, e-èss - est, e-èss-té.
    On lit aussi en-dessous ?

    Enseignant : Non, non. Ça, vos camarades le liront tout seuls. Je vais aller aider Vanina, Willy, Joris et Salima. Les autres, si vous avez un problème, vous pouvez demander à Sabrina. Je vous remercie, Sabrina.

     Pendant les dix dernières minutes, les élèves complètent au crayon à papier le premier exercice avec les mots proposés. Dès qu'ils ont fini, ils montrent leur travail à Sabrina qui valide ou gomme. Les élèves font alors le second exercice qu'ils connaissent bien (Copie et dessine).

    14 h 15 - 14 h 40   : Éducation Physique et Sportive

    Relation aux programmes : Prendre conscience des différentes ressources à mobiliser pour agir avec son corps / Apprendre par essai-erreur en utilisant les effets de son action / Courir, sauter, lancer à des intensités et des durées variables dans des contextes adaptés / Savoir différencier : courir vite et courir longtemps / lancer loin et lancer précis / sauter haut et sauter loin

    •  Course, sauts, lancers : découvrir les activités athlétiques (voir EPS, Cycle 2, Les activités athlétiques, Éditions SAME, p. 6 et 7) - Mise en train - Ateliers 1, 2 et 3

    14 h 40 - 14 h 50 : EPS / Poésie

    Relation aux programmes : Éducation Physique et sportive : Découvrir la variété des activités et des spectacles sportifs / Exprimer des intentions et des émotions par son corps dans un projet artistique individuel ou collectifPoésie : Écouter pour comprendre des textes lus par un adulte / Conserver une attention soutenue lors de situations d’écoute / Mémoriser des textes

    • Les enfants miment ce qu'ils entendent par des gestes et des expressions du visage.
    • L'exercice recommence trois fois, avec un groupe d'enfants différent chaque fois.
    • Lors de la dernière prestation, certains enfants commencent à aider l'enseignant dans la récitation du poème.

    14 h 50 - 15 h 15 : Questionner le Monde

    Relation aux programmes : Pratiquer, avec l’aide des professeurs, quelques moments d’une démarche d’investigation : questionnement, observation, expérience, description, raisonnement, conclusion / Comprendre le fonctionnement et la fonction d’objets fabriqués / Identifier des activités de la vie quotidienne faisant appel à des outils et objets techniques

    15 h 15 - 15 h 30 : Récréation

    • Dans la cour, les élèves responsables rappellent à leurs camarades d'aller boire et de passer aux toilettes.

    15 h 30 - 15 h 45 : Temps incompressible

    • Mise en rang, montée en classe, préparation des cartables

    15 h 45 - 16 h 15 : Arts visuels 

    Fin de la séance du matin :

    • finir les productions
    • observation des productions des élèves.

     16 h 15 - 16 h 30 : Littérature

    Relation aux programmes : Littérature : Écouter pour comprendre des textes lus par un adulte.Éducation Morale et Civique : Identifier et exprimer en les régulant ses émotions et ses sentiments /  Accepter les différences / Respecter les règles communes / / Comprendre les raisons de l’obéissance aux règles et à la loi dans une société démocratique / Différencier son intérêt particulier de l’intérêt général 

    Enseignant : Qui peut nous résumer le début de l'histoire de Tawots, le lapin ? Loan ?

    Loan : Tawots, c'est un lapin géant. Il va à la chasse tous les matins, quand le soleil est levé.

    Maya : Mais il était très fâché et sa mère l'a rassuré : « Mon fils, tu es le plus grand de tous les lapins ! »

    Nino : Il était fâché parce qu'il avait vu une trace sur le sentier. Un sentier, c'est un chemin.

    Olympe : Une très grande trace. Une trace de quelqu'un qui est plus grand que lui.

    Peyo : Oui. C'est pour ça qu'il était fâché. Parce que lui, il croyait qu'il était le plus grand. Le plus grand du monde !

    Quentin : Et sa mère lui a dit qu'il était le plus grand du monde.

    Rose : Mais pourtant, il voyait bien que les traces étaient là tous les matins. Et qu'elles étaient plus grandes que les siennes. Alors, il était très fâché. Alors, il a mis un piège.

    Salima : Le lapin... fâché... c'est qui est le pluss' grand ? C'est pas moi ?

    Willy : Il a mis un piège pour attraper le voleur qui l'embête.

    Xénophon : C'est pas un voleur. On sait pas ce que c'est. Tawots, il a dit que c'était une bête... imprudente...

    Zéphyr : Pas imprudente... Un bête qui fait sa belle... Qui se croit la meilleure, tout ça... Et malpolie aussi...

    Albert : Une impudente bête !

    Bilal : Avec le piège, y va l'attraper, la bête qui l'embête.

    Coline : C'est avec la corde de son arc qu'il a fait le piège. Un piège qui attrape le pied.

    Dounia : Avec un nœud, peut-être ? Un nœud qui se serre quand tu mets ton pied dedans.

    Eddy : La bête, elle va s'attraper le pied et hop ! Tawots, y va la choper !... L'attraper, je veux dire... Tawots, y va l'attraper.

    Fatou : C'est ça que tu vas nous lire, maîtresse ? Comment Tawots, il va attraper la bête impru... impudente ?

    Enseignant : Oui, c'est ça. J'ai tout juste le temps. Ne m'interrompez pas trop souvent, sinon, nous ne finirons pas ce soir. Je commence :

    Voir Contes à dire, contes à lire - 3 .

    Gabrielle : Il a fondu ! C'est pour ça que les lapins de maintenant sont tout petits ! C'est à cause de Tawots !

    Hicham : Ouais ! C'est le soleil qui l'a fait fondre... Il avait attrapé le soleil, et le soleil, pour se venger, il l'a fait fondre...

    Ilan : Ouais ! Il a dit : « Tant pis pour toi, petit lapin ! T'avais qu'à pas m'attraper avec ta corde ! Maintenant, je vais te brûler ! »

    Enseignant : Vous êtes sûrs qu'il a dit ça ? Les autres ?... Le soleil a-t-il dit à Tawots qu'il allait le brûler pour se venger ?... Joris ?

    Joris : Bah... euh... peut-être il aurait pu... Paske quand même, Tawots, il l'avait chop... attrapé... mais je crois pas... Non... Il lui disait : « Viens vite ! Viens vite ! » Il lui disait pas : « Bien fait ! Bien fait ! »

    Katia : Il a raison, Joris, c'était juste qu'il voulait être détaché le soleil. Il voulait repartir dans le ciel.

    Loan : Il était inquiet. Parce que la Terre brûlait à cause de lui. Tout brûlait. Et ça allait faire brûler la Terre entière.

    Maya : Alors Tawots, il a pris son couteau pour couper la ficelle. Mais il se brûlait.

    Nino : Et il devait reculer parce qu'il était en train de fondre. Il brûlait presque.

    Olympe : Il a reculé deux fois. Et il a fondu deux fois.

    Peyo : Oui. La première fois, il était plus qu'à moitié. Comme si moi, je m'arrivais là, au ventre.

    Quentin : Et la deuxième fois, au quart. Un quart, c'est quand on coupe en quatre. On l'avait fait en mathématiques, avec la galette pour les musiciens de Brême.

    Rose : Oui, si je me coupe en quatre, je m'arrive là, aux genoux. Tawots, il est petit comme ça maintenant.

    Salima : Tawots... a pas brûlé ?... Brûlé, fait mal... Après... mort... Cousins à moi, brûlés... Morts... Alors nous papa maman mon frère mes sœurs partis... pas brûlés... Ici, bien. Pas brûler enfants.

    Enseignant : Non, Tawots n'a pas brûlé. Rassure-toi, Salima. Le soleil ne voulait pas le brûler. Il ne voulait pas brûler la Terre. Il voulait tout le contraire.

    Théo : Oui, Tawots l'a délivré et vite, il s'est envolé dans le ciel. Et Tawots, il est tout petit mais il est pas mort. Il court très vite et il fait des grands sauts. Aussi grands que quand il était géant. Chboïïïng  ! Chboïïïng  ! Chboïïïng  ! Comme ça !

    Enseignant : Oui, c'est ça. Suivez tous Théo en faisant des grands bonds comme Tawots. Jusqu'à votre porte-manteau. Allez ! Chboïïïng  ! Chboïïïng  ! Chboïïïng  !... Stoooop ! Cartables, blousons, rang et maintenant, nous marchons ! Plus personne ne saute.

    À jeudi, tout le monde !


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  • Commentaires

    1
    Sophie
    Vendredi 2 Novembre à 21:40

    C'est vraiment intéressant de lire tes pratiques. Tu m'as donné une idée pour les dictées de syllabes (ou de mots d'ailleurs), je vais faire venir écrire un enfant derrière le tableau, je suis sûre que ça va leur plaire !!

    D'après ce que je vois, quand tu fais des dictées de phrases, tu aides énormément à l'oral et c'est grâce à ces rappels oraux que les enfants finissent par mémoriser. Donc, tu ne leur fais pas apprendre de mots à la maison ? Le problème avec les miens, c'est que tu as beau parler, les mettre en garde, leur dire de mettre la majuscule, tu en as toujours au moins 5 qui oublient... mad

    Sinon, je me pose une question : quand tu leur fais lire le texte, ils ne lisent pas dans leur tête avant ? Je leur demande toujours de préparer la phrase dans leur tête d'abord afin que ça ne soit pas trop haché et qu'ils comprennent ce qu'ils lisent car, souvent, il leur faut plusieurs lectures pour bien comprendre...

    Je crois, si je compare nos pratiques, que mon gros défaut, c'est le temps que je passe à chaque activité. J'ai toujours envie d'en faire plus et du coup, ça dure trop longtemps...

    En tout cas, je te remercie pour tes billets et j'espère vraiment que tu continueras de nous régaler avec les aventures de ces charmants bambins et de nous inspirer avec tes pratiques. Quand je te lis, ça me parait tellement clair ! Pourtant, j'ai souvent échangé avec toi sur les forums mais ça ne m'avait jamais paru aussi limpide wink2

      • Lundi 5 Novembre à 11:22

        Réponse point par point :

        • « D'après ce que je vois, quand tu fais des dictées de phrases, tu aides énormément à l'oral et c'est grâce à ces rappels oraux que les enfants finissent par mémoriser. »

        C'est exactement ça. Inlassablement, pendant tout le CP et une bonne partie du CE1 pour les règles les plus courantes. Jusqu'au CM2 pour les règles encore  cours d'acquisition (accord du participe passé conjugué avec avoir avec le COD antéposé, par exemple, ou écriture d'un verbe au conditionnel présent ou au futur à la première personne du singulier...).

        •  « Donc, tu ne leur fais pas apprendre de mots à la maison ? »

        Si, mais pas avant la moitié de la troisième période. Avant, c'est en classe, pour être sûr que tout le monde a compris le « principe » de l'orthographe (= les mots s'écrivent selon une règle qui a été fixée une fois pour toute - on fait simple - et tout le monde est obligé de s'y conformer). Et quand je m'y mets, ils reviennent aussi souvent que nécessaire.
        Avec Écrire et Lire au CP, livret 2, cela pourrait donner (à partir de la dictée de la page 14  :
        - un enfant - la neige - près de

        - un grillon - il grimpe - faire

        - je serai - il est heureux - leur école

        - un enfant - la joie - ils vont

        - un écolier - il est pauvre - chez lui - assez

        - un boulanger - du pain - il prendra - une teinte

        - de l'herbe verte - un chevreau - un verrou - une chèvre

        - un loup - sept chevreaux - un endroit

        - un petit garçon - c'est moi - dans la pendule

        - le loup  se réveille - les chevreaux grouillent - le ventre

        - une chèvre - une feuille - délicatement - un chevreuil

        - le cœur - de l'herbe - derrière - une maison

        - elles aiment - un pays - il leur faut - il est large

        - bien - le loup a mangé - autrement - que

        - la tête - en avant - tantôt - le fond - dix chèvres - Monsieur

        - Au même moment - une trompe - bien - loin

        - Elle tombe - la tête - en avant - comme - elle est bonne

         - une vieille femme - une histoire - l'histoire - Monsieur

        - le loup guette - la tombée du soir - elle s'allongea - devant

        - un enfant - leur livre - la géographie - la photographie - un phare

        - dans la savane - on peut - un zèbre - une gazelle - une girafe - un éléphant

        - surtout - la main - un accident

        - un homme - maintenant - vers le cirque - sous le pont

        - tout le monde - la place - devant le cirque

        - un homme - une cage - elle prend - ils sont

        - ils rentrent - chez eux - un enfant - un parent

        • « Le problème avec les miens, c'est que tu as beau parler, les mettre en garde, leur dire de mettre la majuscule, tu en as toujours au moins 5 qui oublient... »

        Logique. Tu les connais ? Tu passes derrière et tu redis : « Tu te souviens ? Une phrase commence par une .... ? Voilà, très bien ! Corrige alors... »

        • « Sinon, je me pose une question : quand tu leur fais lire le texte, ils ne lisent pas dans leur tête avant ?

        Non. Pour qu'ils s'entendent lire. Surtout les plus éloignés du monde de la lecture. Pour eux, c'est très mystérieux, cette attitude du lecteur qui reste les yeux collés sur sa feuille pendant plusieurs minutes puis, tout à coup, tourne la page et continue cette immobilité en contemplant à nouveau deux pages couvertes de lettres.
        Je leur apprends à « lire sans faire de bruit avec la bouche » grâce aux exercices écrits et à la dictée, justement. Mais, pendant tout le CP et une bonne partie du CE1, ils ont droit d'articuler ce qu'ils décodent, à voix très basse s'ils en ont besoin, ou silencieusement s'ils en sont capables.

        • Je leur demande toujours de préparer la phrase dans leur tête d'abord afin que ça ne soit pas trop haché et qu'ils comprennent ce qu'ils lisent car, souvent, il leur faut plusieurs lectures pour bien comprendre...»

        Oui, parce que c'est plus difficile silencieusement. C'est pourquoi je me suis appliquée à vraiment décrire mot par mot, ou même syllabe par syllabe ou lettre par lettre pour Vanina, le processus visuo-audio-oral du « décodage intelligent ». Le sens vient en entendant, depuis leur plus tendre enfance et le premier « Coucou ! Elle est où, Vanina ? Elle est où, la Vanina à sa maman ?... Coucou, Vanina, coucou !... Ah la voilà ! Elle est là, la Vanina à sa maman !...
        Et quand on sait qu'il est très largement possible que la Vanina à sa maman n'ait jamais joué à « Coucou ! Ah la voilà ! », qu'elle a sans doute plutôt été confiée à la télévision qui n'a jamais pris le soin de contrôler la compréhension du flot de paroles qu'elle déversait dans ses oreilles et son cerveau et que ce genre de dialogue n'ait jamais été mené non plus dans des classes maternelles plus occupées à produire coûte que coûte de délicieux tableautins pour les suspendre sous les yeux ébaubis des collègues et des parents qui déambulent dans les couloirs et à faire repérer à Vanina des V, des A, des N et autres I, on comprend pourquoi Vanina a tant de difficultés à associer mémoire visuelle, mémoire auditive et compréhension de texte.

        Je leur fais lire à voix très basse quelques mots pour un jeu de lecture du style Jacques a dit. Ils lisent aussi silencieusement les mots de leurs exercices du cahier qui va avec le premier livret puis ceux qui sont dans le deuxième livret, quand je les en sens tous capables. Mais très souvent, c'est une relecture après une lecture collective à voix haute.

        • « Je crois, si je compare nos pratiques, que mon gros défaut, c'est le temps que je passe à chaque activité. J'ai toujours envie d'en faire plus et du coup, ça dure trop longtemps...»

        C'est un défaut que nous avons tous et qui est devenu plus prégnant depuis que nous ne voyons plus nos élèves que 24 h par semaine (22 h si on enlève les récréations passées dans la salle des maîtres plutôt que dans la cour à les observer quand ils jouent). Nous sommes pris par le temps, nous avons peur de ne pas y arriver, nous voyons qu'ils oublient beaucoup et ça nous affole.
        Et c'est un défaut amplifié par la confusion qui règne dans l'esprit de nombreux collègues (et formateurs... et décideurs... il n'y a qu'à voir la liste de verbes du troisième groupe qui seraient à savoir conjuguer à la fin du CE1, comme s'il n'y avait pas de cycle 3 et de collège après le CE1) qui pensent qu'un enfant apprend une fois pour toute et qu'il n'a pas d'avenir scolaire pendant lequel il reverra, reverra et reverra encore jusqu'à ce que ça soit définitivement fixé.

        • « En tout cas, je te remercie pour tes billets et j'espère vraiment que tu continueras de nous régaler avec les aventures de ces charmants bambins et de nous inspirer avec tes pratiques.»

        Merci à toi d'intervenir sur ce blog où, il faut bien le dire, si ce n'est lorsque je consulte le nombre de visites quotidiennes, je me sens un peu seule... wink2

        • « Quand je te lis, ça me parait tellement clair ! Pourtant, j'ai souvent échangé avec toi sur les forums mais ça ne m'avait jamais paru aussi limpide wink2 »

        Merci encore. C'est le but de cette série : la pédagogie par l'exemple. Si j'étais formatrice, j'aimerais beaucoup reprendre ces textes point par point avec les stagiaires et dialoguer avec eux sur l'importance de telle remarque d'enfants, ce qu'elle traduit, ce qu'elle implique comme détour pédagogique, les compétences qu'elle met en jeu, etc.

        Encore mille mercis à toi d'intervenir en direct sur ce blog et de le faire vivre un peu...

    2
    Mademoisellelau
    Jeudi 8 Novembre à 22:37

    Misère que ma formation à l’IUFM ! J’aurais drôlement apprécié d’avoir une formatrice comme toi, plutôt que ces heures vides à feuilleter des manuels, à prendre des notes qui ne m’ont été d’aucune utilité et à poser des questions auxquelles je n’avais jamais de réponse nette ! Imagine : il m’a fallu pleurer à mon maître de stage une matinée d’observation dans une classe de CP ( ce qui m’a beaucoup servi; un de mes souvenirs les plus marquants). 

    J’ai donc dû me dém....  ...brouiller, piochant à droite et à gauche, piochant ici et là ce qui me parlait. Mais j’ai mis le temps, et il m’en manque encore !

      • Jeudi 8 Novembre à 23:28

        Merci. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai ouvert ce blog. Voir des collègues à qui on a tout appris, sauf leur métier, ça me rendait malade...

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