• Le cycle de l'eau, de la GS au CE1

    Un article à lire sur BENEYLU PSSST  :

    À la découverte des sciences au CP

    Merci à Lucile de m'avoir ouvert leurs colonnes !


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  • Enseigner les stratégies pour...

    Allez, à votre avis, pour quoi ?... Sachant qu'il ne s'agit pas de l'ESPE, ni de l'École Militaire, ni de Sciences Po, mais bien de l'école primaire, parfois même dans sa catégorie « moins de six ans ».

    Alors, hein, quelles stratégies pour quelles compétences ?
    - Pour mémoriser facilement et intelligemment la table de 7 ?... Nan, perdu !
    - Pour tracer de jolies boucles juste en remuant souplement trois doigts, le crayon délicatement posé dans « le hamac » constitué par la peau qui relie la base du pouce à la base de l'index et le poignet glissant légèrement sur la feuille de papier posée parallèlement à l'axe du bras ?... Nan, trop fass ! Trivial, ce truc !
    - Pour ne plus se perdre dans la jungle des terminaisons verbales grâce à l'analyse grammaticale des verbes que l'on souhaite employer ?... Oh ben non alors, ça, c'est pas innovant 

    Alors ?... Vous donnez votre langue au chat ?... Bon, je vous dis tout. 
    On peut, au choix, enseigner les stratégies pour comprendre les textes, en moyenne section de maternelle, ou celles pour comprendre les énoncés et les consignes. Mais je suis sûre qu'en cherchant bien, on en trouverait d'autres. 

    Avec les élèves ? Pffff ! Encore une fois, les faire descendre de vélo, s'asseoir calmement à leur place et les contraindre à se regarder quand ils pédalent, dialoguer autour du pédalage, décomposer l'action de pédaler de manière sûre et efficace en dizaines de sous-sous-sous-connaissances-compétences-capacités toutes plus ennuyeuses les unes que les autres ?
    La pédale droite, sa vie, son œuvre - la pédale gauche nous divulgue tous ses secrets - le pédalier, un inconnu qui nous veut du bien - roue avant, roue arrière, laquelle pousse l'autre ? - la chaîne, pourquoi nous la cache-t-on ? - le pied, l'articulation de la cheville, le genou, la hanche - le système nerveux central, son rôle dans la transmission des informations aux articulations de la hanche, du genou, de la cheville et du pied - tenir le guidon, rôle du guidon dans le pédalage - les pneus, des gadgets caoutchoutés ?
    Quelle tristesse !

    Mais abrégeons ! Après trente années de bain d'écrit où les maîtresses, sur ordre de leurs formateurs, supérieurs hiérarchiques et autres penseurs en sciences de l'éducation, lisaient imperturbablement des albums de littérature de jeunesse entiers aux élèves sans en expliquer un mot, une virgule, une action, pour ne pas déflorer la relation particulière qui se créait entre l'auteur et l'enfant... [ « Killian, lâche ça ! ... Tom, arrête de tirer les cheveux de Maïa !... Oui, Louis-Thaddée... très bien, Sixtine-Marie... bravo, Hippolyte... » ]... Excusez-moi... Donc, après ces trente années, nous voici revenus à... l'âge de pierre de la pédagogie.
    Celui où l'on pensait qu'avant d'apprendre à lire dans des livres, il fallait successivement :
    1) apprendre les 26 lettres de l'alphabet,
    2) apprendre toutes les combinaisons possibles de deux de ces lettres,
    3) apprendre toutes combinaisons possibles de trois de ces lettres, puis de quatre, puis de cinq, ...
    4) apprendre à lire des mots
    5) apprendre à lire des phrases
    6) et enfin... si l'enfant n'avait pas craqué avant et qu'on ne l'avait pas déclaré inapte à l'effort intellectuel... lire des textes !
    [Pour l'écriture, c'était une autre compétence. Indépendante. D'où l'orthographe délirante de certains apprenants-scripteurs de l'époque.]

    Eh bien nous y revoilà, ou presque. Mme Pauline Kergomard et sa petite phrase sont sans doute passées inaperçues :

    Le but à atteindre, en tenant compte des diversités de tempérament, de la précocité des uns, de la lenteur des autres, ce n'est pas de les faire tous parvenir à tel ou tel degré de savoir en lecture, en écriture, en calcul, c'est qu'ils sachent bien le peu qu'ils sauront, c'est qu'ils aiment leurs tâches, leurs jeux, leurs leçons de toute sorte, c'est surtout qu'ils n'aient pas pris en dégoût ces premiers exercices scolaires qui seraient si vite rebutants, si la patience, l'enjouement, l'affection ingénieuse de la maîtresse ne trouvaient le moyen de les varier, des les égayer, d'en tirer ou d'y attacher quelque plaisir pour l'enfant. [Programmes de l'École Maternelle - Journal Officiel du 2 Aout 1882]

    Ce qui fait qu'on conçoit des progressions ciblées où l'on fera étudier aux élèves, à part, l'une après l'autre, « la détection d'inconsistances (lexicales et situationnelles), l'interprétation des connecteurs, des anaphores et des relations causales, la déduction, la construction des modèles de situation et les structures d'histoires »... À quatre ans et demi... Snif...

    Ou bien, on se rend enfin compte que les élèves ne comprennent pas les énoncés et les consignes !
    Tu m'étonnes. Au rythme d'une séance de résolution de problèmes toutes les huit séances de mathématiques, il ne fallait pas s'attendre à mieux. Surtout quand on sait comment sont organisées ces séances, encore une fois compétence-capacité par compétence-capacité : lire un problème, le reformuler - relever les mots-clés - repérer la question - trouver les inconnues - trouver les données - trouver les données manquantes - trouver les données inutiles - ...
    À vous dégoûter d'être curieux. Surtout que, bien entendu, la résolution empirique, sans avoir les outils et les connaissances nécessaires pour, est favorisée au nom de l'esprit d'entreprise et du refus de donner des recettes éprouvées.

    Et la solution à tout cela ? Certainement pas la progression pas à pas, incluant le problème de découverte, l'entraînement ciblé à l'utilisation d'une technique, d'une procédure, l'intégration de cette nouveauté à un système déjà en place grâce à d'autres problèmes, tous les jours, pour chaque nouvelle notion. Trop classique ! Pas assez innovant.
    Non, non, des activités cloisonnées pour étudier un à un : « utile, pas utile, manquant - les mots importants d'un énoncé - les bonnes questions à se poser - la reformulation des consignes » ... mais j'arrête parce que j'ai l'impression de me répéter, là... C'est reparti pour trente ans, alors ?...

    Quand remettra-t-on donc un peu de liant dans la formation des enseignants pour qu'ils puissent donner à leurs élèves une impression de globalité ? Quand leur enseignera-t-on tout cela à eux et seulement à eux de façon à ce que, dès la TPS et jusqu'au CM2, ils sachent, avec patience, enjouement, affection ingénieuse, tout en leur lisant des histoires, en leur en faisant lire, en les entraînant à compter, calculer, observer, tracer, mesurer, leur faire découvrir les mille facettes de la compréhension d'un texte, d'une consigne, d'un problème, simplement en vivant avec eux, au quotidien, sans émietter et  éparpiller les composantes ?

    Quand laissera-t-on les enfants apprécier Michka, Le Vaillant Petit Tailleur, Le Roman de Renart, Amadou le Bouquillon, Tistou les Pouces Verts ou La Gloire de mon Père sans leur demander s'ils ont d'abord appris à interpréter les relations causales, les anaphores et les connecteurs ? Quand permettra-t-on au petit enfant de nous guider dans sa connaissance du nombre et son envie de calculer au lieu de croire qu'il faut la déconnecter du concret, du sensible qui est son quotidien, sa façon d'appréhender les choses ?

    Alors, les enfants, tous, ou presque, apprendront sans s'en rendre compte à trier les données pertinentes ou détecter les inconsistances lexicales si, chaque jour et à chaque moment, leurs enseignants gardent à l'esprit que ce que le matériau qu'ils leur offrent doit solliciter leur intelligence, leur réflexion et les aider à maîtriser des techniques au service d'une compréhension de plus en plus fine et d'une résolution de plus en plus pointue des problèmes qui se présentent à eux.

    Les « stratégies pour ... », c'est aux enseignants qu'il faut les faire connaître, pas aux élèves qui, eux, sont sur leurs bicyclettes et pédalent de plus en plus vite, sur des chemins de plus en plus difficiles, avec le talent, la motivation et la persévérance que l'école leur aura transmis quand elle aura remis les contenus au cœur de sa pédagogie.

     


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  • Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (7)
    Merci à apeecoleprotestante.blogspot.com à qui j'ai emprunté cette image. Rédiger au conditionnel, et sans erreur, c'est possible dès l'école primaire, dès lors qu'on a appris.

    4. Au CM (1 et 2)

    A. La parole au quotidien ; l'écoute active :

    • Se reporter aux conseils donnés pour le Cycle 2.
    • La lecture oralisée d'extraits longs d’œuvres du patrimoine littéraire devient totalement indispensable si l'on veut que les élèves aient déjà lu et entendu à de nombreuses reprises les formes verbales de temps et modes peu employés à l'oral. L'enseignant programmera au moins deux séances de lecture oralisée par semaine1
    • Pour les différents temps composés de l'indicatif, afin de faire travailler intuitivement la concordance des temps dont les règles seront explicitées occasionnellement en lecture au cours des deux années de CM, puis en grammaire, la première année de collège, l'enseignant programmera de nombreux exercices structuraux oraux où il demandera de changer le temps d'un des verbes de la phrase et de constater ce qui se passe alors pour les autres verbes.
    • L'enseignant mènera aussi ces moments d'écoute active, sous forme d'exercices structuraux oraux, en début des séquences concernant le passé simple afin de stabiliser les formes orales de certains verbes qui peuvent sembler étranges aux élèves qui n'auraient pas suffisamment lu d'œuvres de littérature dans laquelle ce temps est fréquemment employé2.
    • Cette technique des exercices structuraux oraux sera reprise en amont de l'étude du conditionnel, de la forme passive puis enfin, du subjonctif. Elle permettra de stabiliser les formes orales.

    B. La structuration de l'écrit :

    1. Découvrir, comprendre, retenir

    • Alors que, dans les classes précédentes, il était obligatoire de partir d'un texte décortiqué collectivement pour aider les élèves à analyser le matériau de départ et rendre les règles explicites, l'enseignant pourra désormais partir des acquis antérieurs et apprendre à ses élèves à en tirer de nouvelles régularités.
    • De même, les élèves seront désormais assez grands pour ne plus avoir besoin de lire des mots entiers et, sur les fiches destinées à l'apprentissage des leçons, on pourra associer pronoms personnels et terminaisons en se dispensant d'écrire le radical.
    • Après une à deux semaines consacrées aux révisions des acquis antérieurs qu'il élargira à un nouveau verbe du 3e groupe afin de stabiliser le système, l'enseignant abordera tout de suite les nouveaux acquis.
    • Chaque nouveau verbe sera étudié indépendamment pour permettre aux élèves de mémoriser sans risques de confusions. Les verbes dérivés seront listés collectivement et les exercices d'entraînement en reprendront la plupart afin que chaque élève comprenne que l'apprentissage d'un système permet de dire et écrire sans erreur tout verbe appartenant à la même famille.
    • Ce travail, nécessitant encore une avancée pas à pas en début d'année, pourra évoluer peu à peu jusqu'à ce qu'en cours de CM1, les élèves cherchent d'eux-mêmes « le système » qui soulage la mémoire en rendant logique la fabrication d'un verbe à un temps et un mode donnés.
    • Au CM2, sauf cas extrêmes où les élèves découvriraient l'étude raisonnée de la conjugaison, les élèves connaissant déjà le système pourront dès le début de l'année travailler de cette manière.
    • Ces acquis, progressifs, viseront d'abord à « boucher les trous » qui rendaient le système difficile à mémoriser car les élèves ne pouvaient s'appuyer que sur des règles tronquées. L'enseignant montrera aux élèves comment les nouveaux acquis déchargent la mémoire au lieu de la charger.
    • Au CM1, le premier essai de ce type s'organisera autour des temps composés de l'indicatif puis, de façon plus construite, lors de l'étude du passé simple.
    • C'est lors de l'étude de ce temps que les élèves tireront le mieux profit de l'écriture des terminaisons sans radical : ils pourront alors construire, avec l'aide de l'enseignant, les deux tableaux réguliers pour les deux groupes réguliers, puis un tableau à trois colonnes3 pour le 3e groupe.
    • Lorsque l'indicatif sera entièrement complété, et que son architecture aura été explicitée, l'enseignant reprendra d'abord les autres modes déjà en partie étudiés4 et apprendra à ses élèves à en organiser l'architecture.
    • Le rangement en tableau sera très utile lors de l'étude du conditionnel présent qui stabilisera, en s'en démarquant, d'une part la connaissance de l'imparfait et de l'autre celle du futur. Si les exercices structuraux oraux ont été nombreux et bien menés, les élèves n'auront qu'un petit pas à faire pour savoir opérer ces distinctions à l'écrit sans risque de confusion.
    • L'étude de la forme passive servira celle de l'analyse grammaticale du complément d'objet direct. Il conviendra, comme au CE2, de se servir des acquis des autres domaines du français pour renforcer celui de la conjugaison et réciproquement.
    • Au CM2, les révisions d'usage serviront à dégager l'architecture de chaque temps. Les cas particuliers seront méthodiquement révisés et complétés.
    • En fin d'année de CM2, l'étude progressive de chaque verbe irrégulier du programme permettra de réviser toutes les connaissances acquises, tant à l'oral qu'à l'écrit, au cours des huit à neuf années d'école primaire.

    2. S'exercer, garder en mémoire

    • Au CM, les élèves doivent impérativement se passer des affichages. Si jusqu'alors, leur mémoire a été insuffisamment exercée, l'enseignant sera obligé de commencer l'année scolaire avec des « béquilles » mais il aura soin de ne pas les rendre trop faciles à consulter et il les rendra inutiles le plus rapidement possible.
    • Ainsi, il donnera de préférence à chaque élève un petit cahier qui renfermera les tableaux de conjugaison des verbes, temps et modes théoriquement étudiés depuis le CE1 plutôt qu'un affichage au mur ou un sous-main posé sur les tables de classe.
    • Ce cahier ne sera pas forcément complété au fur et à mesure des nouveaux apprentissages. L'enseignant apprendra plutôt à ses élèves à se reporter aux tableaux de conjugaison et aux définitions de verbes5 de leur dictionnaire.
    • Il complétera ce dispositif par des révisions quotidiennes à faire chaque soir avec très courte interrogation sur l'ardoise le lendemain matin jusqu'à ce que les élèves aient pris conscience de l'importance qu'il attachait à cette restitution automatique des formes verbales écrites.
    • Une fois le retard rattrapé, cette révision du matin pourra continuer sous la forme d'un jeu de dés ou de roues de loterie, la première série portant des verbes à l'infinitif, la deuxième des personnes, la troisième des modes et temps.
    • Lorsqu'une nouvelle leçon aura été abordée, l'idéal sera de programmer deux exercices à la suite de la leçon puis un exercice par jour pendant tout le reste de la semaine. Cette série d'exercices supplémentaires peut s'effectuer sur fiche à compléter pour les élèves lents qui peineraient à écrire chaque jour dans le temps imparti les deux exercices concernant la leçon du jour6 et les quatre exercices concernant les quatre autres domaines étudiés au cours des quatre jours de classe précédents.
    • La progression de ces exercices doit tenir compte de la révision constante des verbes, temps et modes déjà étudiés afin que l'apprentissage mécanique « par cœur » soit remplacé par un usage si fréquent qu'il en devient automatique.

    3. Restituer

    • Les exercices d'entraînement quotidiens font partie de l'apprentissage et non de l'évaluation. L'enseignant dispensera toute l'aide nécessaire pour qu'ils soient réussis par tous ses élèves.
    • La dictée hebdomadaire7 sera rédigée alternativement au temps et mode à l'étude à ce moment-là et aux temps et modes étudiés précédemment.
    • Lors des exercices courts de rédaction, dans toutes les matières, l'enseignant montrera son attachement à une restitution correcte des terminaisons verbales ; il encouragera ses élèves à analyser les verbes qu'ils emploient, à se remémorer leurs acquis et à les restituer à bon escient. À ces multiples occasions quotidiennes, il montrera combien l'automatisation des réponses est plus rapide et moins exigeante que la récitation par cœur d'une conjugaison entière ou la consultation d'affichages, de cahiers ou de livres répertoriant les terminaisons.
    • L'enseignant veillera à adapter sa progression de rédactions longues8 à celle de conjugaison. Il pourra ainsi profiter de l'une pour enrichir l'autre et faire utiliser les acquis systématiques dans le cadre d'une tâche complexe de rédaction autonome.
    • Comme au CE2, en plus des évaluations périodiques de conjugaison, l'enseignant tiendra compte de la correction des formes verbales dans les exercices d'évaluation de tous les domaines.

    C. Leçon type

    • Les leçons de CM1 et CM2 ayant la même organisation, nous observerons une seule leçon, commune aux deux niveaux, dans la deuxième moitié de l'année scolaire.

    Notion

    Conjugaison passive : les temps simples de l'indicatif

    P4-S6

    P4-S1

    Lire

     

    Course en mer

    Les voiliers sont poussés par un vent de nord-ouest. Leurs voiles sont gonflées comme des joues. Ils luttent bord à bord et virent au plus près autour des bouées qui balisent le parcours. Les barreurs manœuvrent pour être placés au mieux dans le vent. Ils sont revêtus d'un ciré pour lutter contre les embruns. L'étrave des coursiers fend les vagues et fait jaillir des flots d'étranges moustaches blanches sous le nez des voiliers. Après une heure de course acharnée, la ligne d'arrivée est enfin franchie par le vainqueur.

    5 min.

    Tableau

    Collectif

    Analyser

    1. Souligner les verbes en rouge.

    2. Donner l'infinitif du verbe de la 1re phrase, trouver son sujet. Peut-on dire que ce sujet fait l'action ? Qui en réalité, fait l'action de pousser ?

    3. Réécrivons cette phrase en plaçant comme sujet celui qui est réellement actif : Le vent de nord-ouest … .

    4. Relisons nos deux phrases. Si le vent de nord-ouest est actif, comment sont les voiliers ?… Ils subissent l'action, ils sont passifs.

    5. Le verbe poussait est à la forme active car le sujet fait l'action, il est actif ; le verbe étaient poussés est à la forme passive car le sujet subit l'action, il est passif.

    6. Analysons les verbes de chacune phrases suivantes. Sont-ils conjugués à la forme active ou passive ?

    7. Observons les verbes à la forme passive. Comment sont-ils construits ?

    8. Conjuguons au présent, à la voix passive, les verbes pousser et franchir.

    CM2 :

    9. À l'oral, mettons le texte au passé, puis au futur.

    10. Conjuguons à la voix passive, les quatre temps simples de l'indicatif des verbes pousser et franchir.

    15 min.

    Tableau collectif

    Synthèse

    10. Synthétiser avec les élèves la leçon récapitulative qu'ils retrouveront dans leur livre ou colleront dans leur cahier :

    10 min.

    Tableau

     

    La forme passive

    - Dans certains cas, le sujet ne fait pas l'action exprimée par le verbe ; il la subit seulement. On dit qu'il est conjugué à la forme passive.

    - Quand le sujet fait l'action, on dit que le verbe est employé à la forme active.

    - À la forme passive, un verbe est toujours formé par l'auxiliaire être suivi du participe passé du verbe conjugué. Le participe passé s'accorde en genre et en nombre avec le sujet.  

    Présent du verbe pousser
    Forme passive

    Je suis poussé (ée)               Nous sommes poussés (ées)

    Tu es poussé (ée)                 Vous êtes poussés (ées)

    Il (elle) est poussé (ée)           Ils (elles) sont poussés (ées)

    CM2 : + 1re personne du singulier et du pluriel pour les 4 temps simples de l'indicatif et pour le conditionnel et le subjonctif présent.

     

     

    Automatisation

    - Lire les phrases, repérer le verbe, donner sa forme : La place publique est envahie par un cirque ambulant. Des hommes aux muscles puissants se mettent au travail. Ils vident deux énormes camions d'un matériel bizarre. Des pieux sont enfoncés, une arène est édifiée, un chapiteau est dressé.

    Au sortir de l'école, les enfants sont attirés par ce spectacle. En quelques minutes, une cinquantaine de gamins sont rassemblés et regardent avidement. Un camion surtout les intrigue : des bêtes y sont enfermées, qui grognent sourdement.

    - Lire les phrases puis les transformer à l'oral de manière à rendre le sujet passif :

    Exemple : Un remorqueur tire le paquebot dans le port. … Le paquebot est tiré dans le port par un remorqueur.

    Les marins hissent le pavillon à la pointe du mât. Les vagues secouent l'embarcation. L'hélice du chalutier bat l'eau. Le vent d'ouest amène la tempête. Les grands filets emprisonnent les poissons.

    - Sur l'ardoise, écrire les verbes à la personne demandée, au présent (CM2 : au temps donné), voix passive : grandir, 1PS ; porter, 3PS ; tenir, 2PP ; entourer, 1PP ; fendre, 2PS ; obéir, 1PP ; soigner, 3PP ; encourager, 3PP.

    15 min.

    Tableau, Ardoise

    Entraînement

     

    Sur cinq jours consécutifs.

    CM29

    Jour 1 :

    1. Souligner les verbes, indiquer entre parenthèses : forme active ou forme passive.

    Deux trapézistes voltigent dans les airs. Des cris d'admiration sont arrachés à la foule par leur folle audace. Toutes têtes se lèvent pour mieux suivre leurs prouesses. Douze chevaux savants caracolent ; ils sont commandés par une élégante écuyère. 

    2. Conjuguer au présent de l'indicatif, à la voix passive, en ajoutant un complément de son choix.

    Exemple : attraper 1PS → Je suis rattrapé(e) par mon camarade.

    Porter (2PS) ; saisir (3PS, fém.), tenir (1PP) ; entourer (2PP)

    Jours 2, 3, 4, 5.

    1. Souligner les verbes, indiquer : leur infinitif, leur temps, leur forme (active ou passive).

    Nous sommes frappés par cette lecture. J'étais poursuivi par un camarade. Les voyageurs seront retardés par une panne. Vous êtes grondé par votre père. Tu seras fatigué par ton travail. Antonia était félicitée par tout le monde.

    2. Conjuguer au futur simple de l'indicatif, et à la voix passive, en ajoutant un complément de son choix.

    Aider (3PP, masc) ; applaudir (1PS, fém) ; soigner (2PS, masc) ; transporter (3PS, fém).

    3. Écrire à la voix active, puis à la voix passive les verbes suivants, en respectant le temps et la personne indiquée.

    Exemple : Je préviens, je suis prévenu(e).

    Présent de l'indicatif : Je (prévenir). Nous (attraper). Elles (blesser).

    Imparfait de l'indicatif : Tu (saluer). Il (abandonner). Vous (soigner).

    Futur simple : Il (découvrir). Je (recouvrir). Ils (recevoir).

    Passé simple : Elle (prendre). Nous (chasser). Elles (suivre).

    4. Écrire les phrases suivantes à la forme passive.

    Exemple : Un remorqueur tira le paquebot dans le port. → Le paquebot fut tiré dans le port par un remorqueur.

    Le chef de gare donna le signal du départ. L'architecte Mansart dessina les plans du château de Versailles. Un grand bruit réveilla les habitants de l'immeuble. Une équipe de policiers surveille le carrefour. La clarté du ciel m'éblouissait. La rivière est cachée par un rideau d'arbres.

    10

    à

    15 min, puis

    5 min x 4

    Livre + cahier

    ou

    Fiche photocopiée

     

    D. Progression

    CM 1

    Semaine

    Leçon

    Semaine

    Leçon

    1

    Révision : 1er et 2e groupes, être, avoir, aller, indicatif, temps simples

    16

    Le mode participe : présent et passé

    2

    Révision : venir, faire, voir, prendre, indicatif, temps simples

    17

    Verbe rendre : temps connus

    3

    Verbe dire : temps connus

    18

    Le mode impératif : présent et passé

    4

    Révision : Passé Composé, auxiliaires avoir ou être, le participe passé

    19

    Conditionnel présent : 1er et 2e groupes

    5

    Plus-que-parfait de l'indicatif : auxiliaires être et avoir

    20

    Conditionnel présent : être, avoir, aller

    6

    Verbe partir : temps connus

    21

    Conditionnel présent : sentir, dire, prendre, rendre

    7

    Futur antérieur : auxiliaires être et avoir

    22

    Conditionnel présent : faire, voir, partir, venir, tenir

    8

    Verbe sentir : temps connus

    23

    Verbe pouvoir : temps et modes connus

    9

    Passé simple : 1er groupe, aller, verbes en -cer et -ger

    24

    Conjugaison passive : présent de l'indicatif

    10

    Passé simple : être, avoir

    25

    Conjugaison passive : les temps simples de l'indicatif

    11

    Passé simple : 2e groupe, faire, dire, voir, prendre

    26

    Conjugaison passive : les temps composés de l'indicatif

    12

    Passé simple : venir, tenir et leurs dérivés

    27

    Analyse du verbe : la forme passive

    13

    Verbes en -yer 

    28

    Subjonctif présent : 1er groupe

    14

    Passé antérieur : auxiliaires être et avoir ; participe passé

    29

    Subjonctif présent : 2e groupe

    15

    Le mode indicatif : temps simples et temps composés

    30

    Subjonctif présent : être, avoir, aller

     

    CM 2

    Semaine

    Leçon

    Semaine

    Leçon

    1

    Le verbe : généralités

    16

    Les verbes impersonnels

    2

    Les trois groupes de verbes

    17

    Le passé du subjonctif

    3

    Présent : 1er groupe ; verbes ayant e ou é à l’avant-dernière syllabe

    18

    Conjugaison passive : temps simples

    4

    Présent de l’indicatif : Généralités

    19

    Conjugaison passive : temps composés

    5

    Futur simple de l’indicatif : Généralités

    20

    Conjugaison pronominale

    6

    Les verbes du 1er groupe au futur (cas particuliers)

    21

    Verbe savoir

    7

    L’imparfait de l'indicatif

    Les verbes du 1er groupe à l’imparfait (cas particuliers)

    22

    Verbe vouloir

    8

    Le passé simple

    23

    Verbe devoir

    9

    - Temps simples et temps composés

    Le passé composé : forme négative et forme interrogative

    24

    Verbes impersonnels : falloir

    10

    Le plus-que-parfait

    25

    Verbe croire

    11

    Le futur antérieur

    Le passé antérieur

    26

    Verbes lire et écrire

    12

    Les temps de l’indicatif

     

    27

    Verbe connaître

    13

    Présent et passé de l’impératif

    28

    Verbe recevoir

    14

    Le conditionnel : présent

    et passé 1re forme

    29

    Verbe vivre

    15

    Le mode subjonctif

    Le présent du subjonctif

    30

    Verbes courir et murir

    Autres articles de la série :

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (1)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (2)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (3)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (4)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (5)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (6)

    Pour appliquer la méthode au CM :

     CM1 : méthode en cours de rédaction

    CM2 : Mathématiques et Étude de la langue

     

    Notes :

    1 Cinq, ce serait mieux, mais avec 22 heures de classe, nous savons tous que c'est impossible.

    2 Contes, fables, poèmes…

    3is,is, it, îmes, îtes, irent / us, us, ut, ûmes, ûtes, urent / ins, ins, int, înmes, întes, inrent.

    4 Mode impératif et mode participe.

    5 Utiles pour connaître le groupe d'un verbe inconnu et savoir ainsi les particularités (verbes en -ir par exemple : s'il appartient au 2e groupe, on ne trouvera pas son tableau de conjugaison dans la partie réservée puisque sa conjugaison est régulière ; si au contraire, c'est un verbe du 3e groupe, on pourra trouver ses irrégularités dans un des tableaux de conjugaison).

    6 Un domaine d'étude de la langue différent chaque jour (grammaire / conjugaison / orthographe lexicale / orthographe grammaticale / vocabulaire).

    7 De 50 à 80 mots au CM1, de 70 à 140 mots au CM2.

    8 Faire concorder étude du passé simple et rédaction d'un épisode de conte, impératif et texte injonctif, conditionnel et poèmes en Si …, etc.

    9 Pour le CM1, mettre tous les verbes au présent.


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  • Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (6)
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    3. Au CE2

    A. La parole au quotidien ; l'écoute active :

    • Se reporter aux conseils donnés pour le CP et le CE1.

    B. La structuration de l'écrit :

    1. Découvrir, comprendre, retenir

    • Les conseils donnés pour le CE1 restent valables. L'enseignant partira d'un texte souvent déjà connu pour éviter de perdre du temps à en expliquer le sens global, amènera les élèves à s'intéresser aux verbes de ce texte, à les analyser pour dégager la nouvelle notion qu'ils expliciteront avec son aide avant de s'entraîner, ensemble puis seuls, afin de la retenir efficacement.
    • En début d'année, l'enseignant insistera lourdement et fréquemment sur ce qui est déjà connu1. Il installera rapidement les affichages récupérés de l'année précédente et rappellera à ses élèves comment on y prend ses repères. Il leur signalera que ces affichages seront nécessairement temporaires puisque les murs de la classe ne sont pas extensibles et qu'il devra libérer la place pour les affichages suivants. Il leur apprendra à emmagasiner intelligemment les connaissances afin de libérer la mémoire de travail et de prendre confiance en leurs capacités mnésiques.
    • Pour les classes, dans lesquelles l'imprégnation orale et écrite aura été plus ou moins négligée l'année précédente et où, au mieux, seuls des tableaux de conjugaison auront été travaillés de manière mécanique2, il sera prudent de multiplier les travaux collectifs où le sens prime sur le mécanisme : phrases et textes à lire dont on repérera les verbes pour les analyser de plus en plus finement, apprentissage du vocabulaire grammatical qui permet de désigner clairement ce qui jusqu'alors n'était qu'intuitif et flou, phrases et paragraphes à compléter de façon à pouvoir s'appuyer sur le sens avant de passer à l'analyse de verbes sortis du contexte et, enfin, aux verbes à écrire seuls en fonction d'un « cahier des charges » précis3 ! 
    • En cours d'année, l'enseignant se référera le plus souvent possible aux acquis antérieurs pour construire les nouvelles notions. Ainsi, c'est en soulignant « l'opposition » au premier groupe, déjà connu, qu'il permettra à ses élèves de prendre conscience puis mémoriser l'existence d'un deuxième groupe, régulier lui aussi, mais régi par d'autres règles que le premier. Plus tard, c'est en se référant à ces deux groupes qu'il les dirigera vers les différentes « familles » de verbes qui composent le troisième groupe.
    • L'enseignant se contraindra à avancer pas à pas, sans jamais négliger de « poser » les connaissances et d'aider les élèves à prendre conscience des liens qui existent entre les différentes facettes de la langue : lorsqu'ils étudient la conjugaison, ils doivent continuer à tenir compte de ce qu'ils ont appris en vocabulaire (verbes de la même famille, préfixes, utilisation du dictionnaire, ...), en grammaire et orthographe grammaticale (relation sujet-verbe, accords en genre et en nombre pour les participes passés employés avec le verbe être, ...), en orthographe lexicale (valeurs des lettres c et g, lettre s produisant le son [s] entre deux voyelles, …).

    2. S'exercer, garder en mémoire

    • Comme au CE1, les exercices seront toujours pratiqués en commun aussi longtemps que cela sera nécessaire aux élèves qui ont tendance à travailler mécaniquement, de façon à graver en lettres d'or dans leur cerveau les maximes suivantes : « Ce que j'écris doit toujours signifier quelque chose. » et « Ce que j'ai appris me servira toute ma vie, je dois absolument le garder en mémoire. ».
    • Les exercices individuels seront généralement recopiés et écrits dans un cahier. L'enseignant montrera son attachement à l'orthographe lexicale et grammaticale en s'efforçant de ne jamais laisser une seule erreur non corrigée dans les cahiers de ses élèves.
    • Si toutefois, un ou plusieurs élèves sont trop lents pour fournir le travail de copie nécessaire à la réalisation autonome de ces exercices, l'enseignant verra à leur fournir éventuellement une aide (photocopie, exercice à trous ou dictée à l'adulte dans les cas les plus difficiles). Cependant, il signalera bien à l'enfant lui-même et à sa famille qu'il ne s'agit en aucun cas du travail que l'on devrait demander à un élève de 8 à 9 ans et il proposera à la famille d'aider leur enfant à combler rapidement ses lacunes en écriture4. Il valorisera tous les efforts de cet enfant et tentera, autant que faire se peut, de ne pas lui affecter à jamais un statut d'élève en échec pour lequel une assistance sera toujours nécessaire.
    • Ces exercices d'entraînement ne négligeront jamais le sens et viseront un apprentissage intelligent visant à soulager la mémoire plutôt qu'à l'encombrer de suites de lettres indépendantes les unes des autres. Ils seront gradués et emmèneront pas à pas les élèves de l'emploi intuitif de la langue à sa connaissance explicite.
    • Leur but ne sera jamais d'évaluer les connaissances de chaque élève à l'instant T mais bien de faire assimiler les notions de manière sûre et durable à l'ensemble de la classe.
    • Lorsqu'un nouveau temps sera étudié, les élèves participeront à la création d'affiches destinées à aider à la mémorisation. Ces affiches remplaceront progressivement les plus anciennes qui seront enlevées, solennellement, et rangées dans un classeur accessible à tous. L'enseignant expliquera aux élèves que le meilleur et le plus économique des pense-bêtes se trouve à l'intérieur d'eux-mêmes et qu'il convient de le faire travailler pour le rendre efficace.
    • Comme au CE1, il sera toujours préférable de donner un ou deux exercices supplémentaires plutôt que de perdre du temps à faire copier une leçon dans un cahier spécial qu'aucun élève, à ma connaissance, n'utilisera spontanément par la suite. Si l'enseignant n'a pas les moyens matériels pour doter ses élèves de manuels de français ou de dictionnaires dotés de tableaux de conjugaison, il photocopiera des leçons qu'il reliera et confiera à ses élèves pour l'année scolaire.

    3. Restituer

    • Comme au CE1, dans tous les exercices d'écriture quotidiens5 de tous les domaines d'enseignement, l’orthographe sera corrigée par l'enfant lui-même ou par l'adulte, si possible devant l'enfant. Ce dernier sera encouragé constamment à surveiller ce qu'il écrit, l'enseignant lui apprendra à mémoriser ou rechercher l'orthographe lexicale des mots qu'il emploie et à les analyser de façon à les accorder convenablement le cas échéant.
    • Les dictées, quotidiennes en début d'année, puis sans doute plus longues mais hebdomadaires au moins au troisième trimestre, seront choisies en fonction des acquis grammaticaux et lexicaux. Ainsi, dans le domaine de la conjugaison, l'enseignant s'efforcera d'alterner les textes écrits au temps actuellement à l'étude dans sa classe et ceux qui reprennent les temps déjà connus. Il aidera autant qu'il sera besoin ses élèves pour qu'ils apprennent à réussir l'exercice en s'aidant de leurs facultés d'analyse, de leur mémoire et, le cas échéant, pour les temps ou verbes en cours d'apprentissage, des affichages de la classe.
    • À plusieurs reprises au cours de l'année scolaire, la progression de conjugaison sera ponctuée par des leçons de révision au cours desquelles l'enseignant fera revoir tous les temps connus. Cette leçon pourra être l'occasion d'une évaluation normative, après qu'il se sera assuré d'avoir bien réactivé les connaissances de ses élèves. L'école primaire n'est pas là pour sanctionner les échecs et trier les élèves selon leurs compétences actuelles ; elle doit au contraire dispenser, à tous, tous les savoirs incontournables à la poursuite de leur scolarité : la mémorisation du système de conjugaison, orale et écrite, du français en fait partie.
    • Lors des contrôles de fin de trimestre, de période de mois ou de semaine, en plus des « épreuves » de conjugaison, l'enseignant rappellera aux élèves qu'il tiendra compte de la correction orthographique dans tous les domaines et qu'il convient que les élèves se contraignent à restituer spontanément l'orthographe des verbes déjà étudiés.

    C. Leçon type

    • NOTA BENE : Sur l'affiche, on laissera un espace pour ajouter la mention « 2e groupe » lors de la leçon P2-S2.
    • Tous les élèves de la classe participent tour à tour selon un ordre établi à l'avance ou choisi par l'enseignant sans en avertir la classe. Veiller à ce que le rythme soit très enlevé et à ce que les élèves les plus faibles n'aient pas la possibilité de s'extraire du travail collectif, au besoin en restant près d'eux et en multipliant les réponses sur l'ardoise.
    • Expliquer ou faire expliquer le vocabulaire au fur et à mesure.

    Notion

    Les verbes en -ir, -issons

    P1-S3

    Lire

     

    Athlétisme

    Les participants à la course de relais se réunissent près de la piste. Un coup de sifflet retentit. Je franchis la barrière, saisis le bâton de relais que me tend l'organisateur puis je rejoins mon couloir de départ où je m'accroupis et installe mes pieds dans les starting-blocks : un genou à terre, les mains posées au sol derrière la ligne de départ, j'arrondis le dos et je me prépare à bondir.

    À peine le signal de départ est-il donné que mes camarades de course et moi jaillissons tels des diables hors de leur boîte ! Je cours sans me laisser distraire, c'est à peine si j'entends les spectateurs qui hurlent et applaudissent nos efforts. Un dernier mètre et je passe le relais à mon coéquipier auquel je crie : « Vite ! Si tu réussis à les doubler avant le virage, tu affaiblis leurs chances de te rattraper. » Alors, il s'élance ; peu à peu l'écart entre les participants raccourcit, les plus courageux accélèrent encore. L'un d'eux se détache nettement, ses joues rougissent sous l'effort et, brandissant son bâton droit au-dessus de sa tête, il franchit en vainqueur la ligne d'arrivée, dépassant de quelques secondes ses deux concurrents les plus sérieux.

    Tous trois gravissent le podium et reçoivent une médaille des mains du président du club : « Chers amis, vous réjouissez vos camarades et vos entraîneurs sur lesquels votre victoire rejaillit ! Encore bravo pour votre exploit ! »

    5 min.

    Tableau

    Collectif

    Analyser

    1. Faire repérer les verbes, donner leur infinitif et leur temps.

    2. Faire trier les verbes selon la terminaison de l'infinitif.

    3. Ne faire garder alors que les « verbes en -ir » (ce qui élimine le verbe crier) ; faire trier ceux dont les terminaisons du présent gardent la lettre i du radical (cela supprime le verbe courir). Éventuellement, expliquer le sens de certains de ces verbes.

    4. Faire donner leur personne et leur terminaison ; faire répertorier ces terminaisons personne par personne et voir si les autres verbes en -ir répertoriés se prononcent de la même manière.

    5. Écrire ensemble les verbes franchir, se réunir, applaudir à toutes les personnes, au présent (chaque élève à son tour épelle une forme verbale).

    6. Faire remarquer la terminaison -issons de la 1re personne du pluriel. Dire que ces verbes sont les amis des hérissons auxquels ils ont emprunté leur terminaison. Faire rappeler la règle de la lettre s placée entre deux voyelles.

    7. Faire écrire sur l'ardoise le verbe retentir à toutes les personnes, au présent.

    8. Faire trouver la 1re personne du pluriel des verbes grandir, rougir, obéir, courir, sortir, alourdir, gémir, franchir, finir, mentir, dormir, verdir, bleuir, jaunir, vieillir, rajeunir, venir, tenir, partir, verdir, fraîchir, grossir, désobéir, obéir, agir, crier, trier, suffire, dire, rire, vernir, s'évanouir, s'épanouir. En faire déduire s'ils sont « des verbes amis des hérissons » ou pas.
    Expliquer le sens des verbes inconnus, donner alors la 1PP pour éviter que les élèves procèdent au hasard.  

    15 min.

    Tableau collectif

    Synthèse

    • Préparer avec les élèves une affiche résumant les notions découvertes ensemble de manière à les rendre explicites pour tous :

    5 min.

    Tableau

     

    Présent des verbes en -ir, -issons

    Tous les verbes qui se terminent par -ir à l'infinitif et par -issons à la 1re personne du pluriel se conjuguent comme le verbe finir.

    Présent du verbe finir

    Je finis                 Nous finissons

    Tu finis                   Vous finissez

    Il finit                     Ils finissent

    Elle finit                Elles finissent

    5 min.

    Affiche

    Automatisation

    • Prononcer puis écrire ces verbes au présent à la personne demandée : Je bât... une cabane  ; tu chois... les planches ; vous agrand... la salle de spectacle ; ils blanch... les murs  ; nous nourr... les volailles ; elles gross… vite.
    • Prononcer puis écrire les verbes du texte au présent :

    Le jeune poulain

    Le jeune poulain (bondir) dans le pré. Il (franchir) la haie et (entrer) dans la cour de la ferme. Là, il (ralentir) sa course. Il se (rafraîchir) à l'abreuvoir. Il (hennir) pour appeler sa mère. Le fermier le (saisir) par la crinière.

    • Sur l'ardoise, écrire les verbes à la personne demandée, au présent : grandir, 1PS ; finir, 3PS ; choisir, 2PP ; réussir, 1PP ; grossir, 2PS ; obéir, 1PP ; réfléchir, 3PP ; ralentir, 3PP.

    15 min.

    Tableau, Ardoise

    Entraînement

    Sur deux ou trois jours consécutifs, selon les capacités des élèves.

    • Écrire la terminaison qui convient :

    Chaque jour, je nourr… les animaux de la ferme. Je garn… de foin la mangeoire des vaches. Elles mug… dans l'étable. Les chevaux henn… dans l'écurie. Pour eux, avec mon ami, nous rempl… l'abreuvoir de la cour.

    • Supprimer les parenthèses et écrire les verbes au présent :

    La ferme au printemps. Le ciel (s'éclaircir) et les prés (reverdir). La première tulipe (fleurir). Les bois (retentir) de chants d'oiseaux. Le berger (réunir) son troupeau et part vers la colline.

    • Supprimer les parenthèses et écrire les verbes au présent :

    Les petits poussins. Les petits poussins (franchir) la porte du poulailler. Ils (réussir) à grimper sur le tas de fumier. Comme ils (manger) sans cesse, ils (grossir) vite. Au moindre danger, leur mère la poule (glousser) et ils (se réunir) autour d'elle. Gare au chat qui (bondir) ! Vite, ils (se blottir) sous ses ailes !

    • Recopier les phrases en mettant le sujet au pluriel :

    Exemple : Le pré ne verdit plus. … Les prés ne verdissent plus.

    Je rougis facilement. … L'herbe jaunit. … Tu grandis beaucoup. … La fleur se flétrit. … La plante ne se nourrit plus et périt. … Le ruisseau tarit et la terre durcit. … L'animal maigrit. …

    20

    à

    30 min.

    Livre + cahier

    ou

    Fiche photocopiée

     

    D. Progression

    Semaine

    Leçon

    Semaine

    Leçon

    1

    Révision : le verbe, infinitif, temps ; Présent (-er, être, avoir, aller)

    16

    Verbe venir : passé composé, participe passé

    2

    Présent : Verbes en -cer et -ger

    17

    Analyser un verbe : 1er, 2e et 3e groupe ; dérivés du verbe venir

    3

    Présent : les verbes en -ir, -issons

    18

    Présent de l'impératif : 1er groupe

    4

    Révision : Futur (-er, être, avoir)

    19

    Présent de l'impératif : 2e groupe

    5

    Futur : le verbe finir

    20

    Présent de l'impératif : être, avoir

    6

    Futur : le verbe aller

    21

    Présent de l'impératif : aller, venir et ses dérivés

    7

    Présent et futur : verbes en -uer, -ier, -ouer

    Analyser un verbe, 1er et 2e groupes

    22

    Verbe faire et ses dérivés: temps simples

    8

    Révision : Imparfait (-er, -cer, -ger ; être, avoir)

    23

    Verbe dire et ses dérivés : temps simples

    9

    Imparfait : 2e groupe

    24

    Faire et dire et leurs dérivés : passé composé, participe passé

    10

    Révision : Passé composé 1er groupe (aux. avoir)

    25

    Faire et dire et leurs dérivés : présent de l'impératif

    11

    Passé composé : 2e groupe

    26

    Le participe présent : verbes connus

    12

    Le participe passé des verbes 1er et 2e groupes

    27

    Verbe voir et ses dérivés : tableaux de conjugaison

    13

    Passé composé : le verbe aller

    28

    Analyser un verbe 

    14

    Passé composé : auxiliaire être + participe passé (1er groupe)

    29

    Verbe prendre et ses dérivés : tableaux de conjugaison

    15

    Verbe venir : temps simples

    30

    Analyser un verbe

    Autres articles de la série : 

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (1)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (2)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (3)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (4)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (5)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (7)

    Pour appliquer la méthode au CE2 :

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Notes :

    1 Même si ce n'est pas tout à fait vrai. L'effet Pygmalion jouera même si les élèves, au début, ne semblent pas garder de souvenirs de « leçons » de conjugaison au CE1.

    2 Fiches à trous sur lesquelles on ne trouve que des exercices du type : relier radicaux et terminaisons, radicaux à compléter dans l'ordre des personnes et, au mieux, verbes donnés à l'infinitif pour lequel les élèves doivent débiter dans l'ordre les six personnes (exercice favori des élèves qui débitent sans regrets ni remords : j'alle, tu alles, il alle, nous allons, vous allez, ils allent)…

    3 Exercices du type « En s'aidant de l'infinitif du verbe, compléter les radicaux des verbes suivants par la bonne terminaison du présent de l'indicatif : je fini…, tu cri…, il rougi…, nous reli…, vous envahi…, ils sci… . » ou «  Écrire à l'imparfait, à la troisième personne du singulier, les verbes suivants : finir, franchir, lacer, jaunir, placer, renoncer, glacer, ébahir, glisser, ruser. »

    4 Voir par exemple les conseils donnés ici : http://www.ecritureparis.fr/

    5 En français (dictée, rédaction, copie) mais aussi en mathématiques (rédaction de phrases réponses), activités d'ouverture culturelle (copie, rédaction en histoire, géographie, sciences, arts)…


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  • Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (5)

    II. À l'école élémentaire : du CP au CM2.

    2. Au CE1

    A. La parole au quotidien ; l'écoute active :

    • Se reporter aux conseils donnés pour le CP.
    • Accentuer la lecture individuelle à voix haute pour permettre à l'oreille et l’œil d'aider à la mémorisation. Utiliser des textes apportant à la fois du vocabulaire et des temps verbaux que les enfants ne rencontrent pas à l'oral.
    • Développer le plus possible, malgré les contraintes horaires, l'étude des programmes de sciences, géographie, histoire, arts et EPS pour favoriser l'acquisition de vocabulaire et de tournures de phrases en activité.
    • Accentuer tout ce qui structurera l'acquisition du système de conjugaison, le rendra logique et simple à retenir : terminologie complète1, exercices ponctuels d'analyse en cas de difficulté, petits exercices de changement de temps ou de personnes impromptus lorsqu'au cours d'une activité, la classe rencontre un verbe inconnu, recours collectif2 aux dictionnaires, aux tableaux de conjugaison.

    B. La structuration de l'écrit :

    1. Découvrir, comprendre, retenir
    • Au CE1, l'enseignant fera lire ses élèves à haute voix, tous les jours. Il utilisera pour cela un manuel de lecture ou des textes tapuscrits, différents chaque jour3. La compréhension de l'écrit comportera un volet « conjugaison » environ une fois par semaine.
    • Puisqu'il s'agit d'apprendre à lire et à écrire le français, l'enseignant partira d'un exemple écrit. Il suffit généralement de quelques lignes extraites du texte de lecture du jour ou adaptées de manière à ce qu'y apparaisse clairement et à plusieurs reprises la notion dont les élèves ont à prendre conscience. Cela suffira pour qu'ils transfèrent leur savoir-faire oral, inconscient, automatique sur un plan volontaire, intentionnel et conscient.
    • La découverte des verbes de ce texte puis, progressivement, leur analyse (infinitif, temps, personne) permettra de dégager chaque semaine un ou deux faits marquants de leur conjugaison4.
    • Une fois ces notions dégagées seront alors synthétisées, sous forme de tableau que l'enseignant affichera dans la classe et que l'élève retrouvera dans son manuel scolaire ou sur une fiche intégrée dans un cahier de leçons5.

    2. S'exercer, garder en mémoire

    • La synthèse sera immédiatement suivie d'exercices collectifs, tant oraux qu'écrits au tableau, sous la dictée des élèves. Ces exercices viseront à replonger les enfants dans l'intuitif qu'ils employaient sans s'en rendre compte et à les confronter à la connaissance explicite qu'ils viennent de dégager avec leur enseignant. Ils porteront :

    a) sur des questions auxquelles les enfants répondront par une phrase que l'enseignant écrira au tableau pour y faire repérer l'élément découvert et étudié ;

    b) sur des phrases énoncées à voix haute de façon à éviter que les élèves dissocient le son qu'ils produisent du sens de ce qu'ils prononcent6 ; l'écriture immédiate au tableau, sous la dictée des élèves, qui épelleront les mots ou groupes de mots vise à entraîner déjà la mémorisation ;

    c) un ou plusieurs exercices collectifs d'entraînement de type traditionnel pour

    - rendre la lecture de consignes explicite 

    - commencer l'automatisation de la notion

    3. Restituer

    • Les élèves passeront ensuite aux exercices écrits. Très courts en début d'année, parfois donnés sur fiches pré-remplies que les enfants n'auront plus qu'à compléter, jusqu'à ce que leurs capacités de copie rapide ne sont pas assez développées, ils s'allongeront progressivement jusqu'à, en fin d'année, pouvoir être exécutés par séries de trois exercices de quatre ou cinq phrases, en moins d'une trentaine de minutes.
    • Ces exercices viseront l'automatisation à long terme de la notion apprise. L'enseignant aura intérêt à en faire exécuter deux ou trois le jour de la leçon, puis un chaque jour les jours suivants.
    • Ces exercices visant à fixer durablement la notion ne seront jamais considérés comme des exercices d'évaluation normative. Ils font partie du temps d'apprentissage et l'enseignant s'attachera à obtenir la réussite complète7.
    • Les évaluations, conduites en fin de trimestre ou de période, récapituleront tous les savoirs étudiés depuis le début de l'année afin de donner aux élèves l'habitude de considérer que « c'est appris pour toujours ».
    • Les dictées, quotidiennes au CE1, reprendront de manière assez systématique tous les temps et verbes déjà étudiés depuis le début de l'année.
    • Ces dictées seront considérées comme des moments intermédiaires d'apprentissage, situés entre l'exercice simple d'automatisation et celui, beaucoup plus complexe de rédaction. Le but étant que tous ses élèves écrivent sans faute, l'enseignant s'attachera à leur fournir toute l'aide nécessaire pour qu'ils obtiennent ce résultat.
    • L'enseignant, sachant que ses élèves sont encore jeunes, les aidera à analyser à voix haute les verbes de la dictée (infinitif, temps, personne) aussi longtemps que cela sera nécessaire pour que chaque enfant s'attache lui-même à automatiser cette analyse mentale lorsqu'il écrit un verbe.
    • L'exigence quant à l'écrit copié ou écrit en autonomie8, sera la même qu'en dictée : ce qui est appris pendant les séances de grammaire (accord sujet-verbe), d'orthographe (lexique verbal) ou de conjugaison l'est pour être retenu et employé à chaque instant.  

    C. Leçon type :

    Notion

    Repérer le verbe

    P1-S2

    Lire

     

    La souris a un nid d'abeilles sur la tête. Elle arrive au marécage. Elle dit aux abeilles : « J'habite ici. Si vous me suivez, vous plongerez avec moi. »

    Les abeilles sont d'accord, elles restent sur sa tête.

    5 min.

    Tableau

    Analyser

    Questions / Réponses :

    - Que se passe-t-il dans la première phrase ?

    - Ça parle d'une souris et d'un nid d'abeilles.

    - Oui, je souligne souris et nid d'abeilles en bleu. Que se passe-t-il entre cette souris et ce nid d'abeilles?

    - Les abeilles se sont posées sur sa tête et maintenant, elle les a sur la tête.

    - Tout à fait. Je souligne a en rouge parce que c'est le verbe de la phrase, celui qui dit ce qui arrive à la souris. Elle a… un nid d'abeilles sur la tête. Que se passe-t-il dans la deuxième phrase ?

    - La souris arrive au marécage. Elle, c'est la souris.

    - Bien. Je souligne elle en violet parce que c'est presque un nom mais pas tout à fait. Et marécage en bleu, car c'est le nom d'un endroit. Que fait-elle, cette souris au sujet de ce marécage ?

    - Elle y arrive. Elle arrive au marécage.

    - Je souligne le mot arrive en rouge parce que c'est le verbe de la phrase, celui qui dit ce qui se passe, ce que fait la souris.
    Lisez la troisième phrase, jusqu'aux deux points. Quelqu'un pourrait me dire quel est le verbe, celui qui dit ce qui se passe ? Ce que fait la souris par exemple. 

    - Elle dit. On peut faire ça, dire quelque chose. Elle va dire quelque chose aux abeilles. Les abeilles, elles écoutent mais on ne le nous dit pas.

    - Oui, je souligne donc dit en rouge. Y a-t-il des mots à souligner en bleu ou en violet ?

    - Oui, elle, c'est violet, comme tout à l'heure.

    - Et abeilles, c'est bleu. C'est un nom d'animal.

    - Très bien, phrase suivante, dans les guillemets ? J'habite ici. 

    - On peut habiter. C'est le verbe habiter, en rouge. Et J, c'est bleu, et aussi ici. Des noms !

    - Pas tout à fait, non. J', c'est violet, parce que c'est presque un nom. Cela s'appelle un pronom. Je vous le redirai. Et ici, c'est un mot invariable qui s'appelle un adverbe. Pour l'instant, nous ne nous en occuperons pas. Mais vous avez raison, habite, c'est le verbe. Nous le soulignons en rouge. Passons à la phrase suivante, qui nous la lit, jusqu'au point ?

    - Il n'y a pas de noms, mais ça parle des abeilles et de la souris.

    - Très bien. Qu'arrive-t-il aux abeilles ? 

    - Elles vont suivre la souris et ça va les faire plonger !

    - Qui me dit exactement les mots que je dois souligner en rouge ? Quels sont les verbes ?

    - Si vous me… suivez. Tu soulignes suivez.

    - Vous… plongerez. Tu soulignes plongerez. Tiens ? C'est au futur. Demain, vous plongerez. Comme l'autre jour sur la flèche que tu as affichée !

    - Très bien. Bravo ! Continuons maintenant. 

    - Ça parle encore des abeilles. Le nom abeilles, en bleu.

    - Oui. Et le verbe ? Qu'arrive-t-il aux abeilles ? 

    - Elles restent sur la tête de la souris. Le verbe, c'est restent ? C'est à côté de Elles, comme tout à l'heure, là : elle... dit, et là : elle... arrive. Ah non, c'est pas pareil, là, il n'y avait pas de s à la fin.

    - Ah oui, il n'y a qu'une souris, pas de s à elle ; il y a plusieurs abeilles, un s à elles !

    - Très bien, c'est cela. Mais aujourd'hui, nous nous occupons surtout des verbes. Donc qui me rappelle quel verbe vous aviez trouvé ?

    - Restent. Ça dit ce que font les abeilles. Ce qui leur arrive. Elles… restent, voilà, c'est tout. Hop, elles sont d'accord alors elles restent !

    - Ah, tu viens de dire quelque chose de très intéressant. Dans cette phrase, il arrive deux choses à ces abeilles, elles font deux choses. Qui va me trouver la deuxième. Olympe l'a dit mais sans s'en rendre compte…

    - Elles restent sur la tête ?

    uive

    - Oui, mais restent, je l'ai déjà souligné. Et Olympe le savait, elle nous l'a dit. C'est autre chose… Relisez bien tout. Avant de rester sur la tête de la souris ; qu'a-t-il fallu qu'il se passe ? La souris leur a dit que si elles la suivent, elles plongeront avec elle. Et puis ? Avant de plonger ?

    - Il faut qu'elles décident si elles vont plonger ou pas plonger !

    - Oui. C'est cela. Mais je ne vois pas écrit le verbe décider, moi… Qu'y a-t-il à la place ?

    - Le verbe d'accord ? Il faut qu'elles soient d'accord !

    - Eh non. Rappelez-vous ce que vous m'avez dit tout à l'heure au sujet du mot elles ? Qu'y avait-il à côté ? 

    - Arrive !…

    - Dit !…

    - Restent !…

    - Alors là, c'est sont, le verbe. Elles sont d'accord.

    - Ah bravo ! Elles sont… On peut être d'accord. Moi, je…

    - suis d'accord !

    - Voilà, être d'accord, je suis d'accord, les abeilles sont d'accord. C'est le verbe être. C'est un peu difficile alors je vous aiderai à vous entraîner pour que vous y arriviez comme les grands, comme les maîtres et les maîtresses, et les grands qui sont au CE2, au CM1 ou au CM2.

    - Et même au collège.

    - Oui. D'ailleurs, nous allons commencer à nous entraîner tout de suite. Vous allez m'aider à écrire l'affiche pour mettre sur le mur, à côté de celle qui parle du passé, du présent et du futur. 

    15 min.

    Tableau

    Synthèse

    - Qu'écrit-on sur cette affiche ?

    - Le titre !

    - On écrit le titre ! On a parlé des noms des animaux et des presque noms.

    - C'est tout ?

    - Non, en plus, c'est pas nouveau. Les noms, on les souligne en bleu. C'est écrit là. Ça dit comment s'appellent les animaux, les personnes et les choses.

    - Oui, mais les presque noms, on n'en avait pas parlé encore !

    - Qu'avons-nous le plus cherché ? Plus encore que les noms ou les pronoms ?

    - Les verbes ! On les a soulignés en rouge ! Dans chaque phrase, il y en a un ou même deux. 

    - J'écris donc comme titre : « Le verbe ». Qui me rappelle à quoi sert un verbe ?

    - Il dit ce qui se passe. Ce qui arrive aux animaux.

    - Aussi, il dit ce qu'un animal fait. Par exemple : la souris plonge ! Elle plonge. Le verbe, c'est plonge.

    - Dans cette histoire, oui. Est-ce que vous pensez qu'ils ne servent que pour dire ce qui arrive aux animaux.

    - Non. Ça sera pareil pour les personnes parce que là, la souris et les abeilles, on dirait des personnes.

    - Et pour les choses aussi, ça sera pareil parce que pour les choses aussi, il se passe quelque chose.

    - Pour tous les noms, en fait. Quand un nom fait quelque chose, on met un verbe. La chaussure tombe. Tombe, c'est pour dire ce qu'elle fait. C'est un verbe.

    - Donc, que faut-il que j'écrive pour que vous vous rappeliez de cela ?

    - Le verbe sert à dire ce qui se passe.

    - Il dit ce que font les animaux, les personnes ou les choses.

    - Il dit aussi ce qui leur arrive.

    - Très bien. Regardez, je vais le représenter comme ceci et j'écris :

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (5)

    5 min.

    Tableau

    Affichage

    Le verbe dit ce qui se passe :

    - ce que font les personnes, les animaux ou les choses :

    La souris plonge dans le marécage.

    Les abeilles bourdonnent autour de sa tête.

    - ou ce qui leur arrive :

    La souris a un nid d'abeilles sur la tête.
    Les abeilles
    sont d'accord.

    5 min.

    Affiche

    Automatisation

    - Nous allons maintenant faire quelques petits exercices tous ensemble pour que vous compreniez bien ce que c'est qu'un verbe. Vous répondrez chacun votre tour, en commençant par Paul, ici au premier rang à gauche, jusqu'à Mélina, là-bas, au dernier rang à droite. Il faut que ça aille très vite pour que personne ne s'ennuie.

    • D'abord vous allez me donner 5 verbes qui disent ce que vous faites dans la cour de l'école et je les écrirai au tableau. Paul ? 

    - Je joue... je cours... je joue au ballon !

    - Attention, tu redis joue, regarde, nous l'avons déjà écrit. Lisez bien la liste des verbes pour que les 5 verbes soient différents !

    - J'attrape mes copains. Attrape, c'est un verbe.

    - Je fais des scoubidous. Fais.

    - Je fais une marelle. Ah non. C'est fais.

    - Je joue à la marelle. Ah… ça ne va pas.

    - Je saute ! Je saute à la marelle !

    - Je saute à la corde.

    - C'est pareil.

    - Bah non, c'est pas pareil.

    - Si, si, Evan, c'est pareil. Regarde : je saute, c'est le verbe sauter. Nous pouvons sauter à la corde, sauter à la marelle, sauter à cloche-pied, sauter à pieds joints, c'est toujours sauter.

    - Alors, marcher. Marcher, c'est pas pareil que sauter. Je marche dans la cour, ça va !

    • Oui. Et nous en avons 6. Donc, maintenant, 5 verbes pour un animal… Tiens, si nous prenions un canard ?

    - Le canard cancane. C'est le verbe cancaner.

    - Parfait !

    - Le canard nage. Nage.

    - Le canard barbote. Il barbote, c'est barbote, le verbe.

    - Le canard patauge. Patauger.

    - Le canard fait caca ! Il fait caca, c'est le verbe fait caca.

    - Rires !

    - Très drôle. Et tu me donnes deux mots, là. Moi, je n'en veux qu'un. Aujourd'hui, je ne veux que des verbes en un seul mot. Le nom ou le pronom et un mot pour le verbe !

    - Le canard fait pipi. Fait pipi, c'est le verbe.

    - Rires !

    - Si vous voulez qu'on arrête tout de suite et que je vous laisse vous débrouiller tout seuls, il faut me le dire. Tu viens à nouveau de me donner deux mots. Alors, tu te crois très drôle, mais à part nous ennuyer et nous retarder, tu ne fais rien de bien intelligent…

    - C'est fait, le verbe en plus ! On l'a écrit là-haut : je fais des scoubidous.

    - Le canard boite.

    - Le verbe boite ? Mais boîte, c'est un nom.

    - Il y a deux mots. La boîte, un nom d'objet et je boite, tu boites, il boite, le verbe boiter. Très bien, nous avons fini.

    Et maintenant, dites-moi ce que faitun objet… Voyons… la pendule. Que peut faire la pendule ? 5 verbes.

    - Elle peut sonner. La pendule sonne !

    - Elle peut retarder. La pendule retarde.

    - Elle peut tictaquer. Ça existe ?

    - Non. Ça n'existe pas. On dit qu'elle fait tic-tac. Et le verbe faire, nous l'avons déjà employé.

    - Elle s'arrête parce qu'elle n'a plus de piles.

    - Ah oui. Tiens, il y a un deuxième verbe qui dit ce qui lui arrive. Qui le trouvera ?

    - Plus de piles !

    - Tu me dis trois mots, là… Plus… de… piles. Je n'en veux qu'un seul. Et aucun des trois n'est un verbe. Pile, c'est un nom. Et les deux autres sont des mots invariables que nous apprendrons plus tard. C'est difficile. Regardez sur notre affiche, il y est, ce verbe.

    - C'est n'a ! Elle n'a.

    - Presque, c'est a, le verbe avoir. Je vous aide parce que c'est encore difficile.

    • Tiens, d'ailleurs, c'est le thème de l'exercice suivant. J'ai écrit des phrases au tableau, vous les lirez et vous trouverez le verbe. Puis il faudra dire s'il dit ce que fait la souris ou ce qui arrive à la souris.

    La souris grignote. La souris est grise. La souris trottine. La souris est mignonne. La souris a un nid. La sourit ronge le fil. La souris disparaît dans son trou.

    Chaque élève à son tour lit une phrase et en donne le verbe, son voisin doit confirmer (ou infirmer) son choix et dire, avec l'aide de l'enseignant, si ce verbe dit ce que fait la souris ou ce qui lui arrive.

    • Dernier exercice. Voici 5 verbes : fait, observe, protège, sont, rêve. Il vont vous servir à compléter ces cinq propositions :

    Dans son fauteuil, le vieil homme … la sieste, il … .

    Les rayons du soleil … chauds mais un parasol le … .

    Sur la branche, un oiseau l'… en silence.

    Les élèves de la classe sont interrogés tour à tour. Ils épellent le verbe que l'enseignant écrit à sa place.

    20 min.

    Tableau préparé à

    l'avance

     

    Entraînement

    • Vous allez maintenant prendre votre fichier à la page 8. Voyez, là, en haut, à gauche, vous retrouvez notre leçon. Vous la relire ce soir à la maison ou à l'aide aux devoirs. Pour le moment, vous allez faire le premier exercice. Naël, lis-nous la consigne, s'il te plaît.

    - Compléter avec les verbes suivants :

    - Ça continue en-dessous, Naël. Lis-nous toute la consigne.

    - Compléter avec les verbes suivants : font, surveille, joue, sont.

    - C'est pareil que tout à l'heure au tableau.

    - Très bien, c'est pareil. Peux-tu nous lire la première phrase, quand même, Leïa ?

    - Le… petit… Théo… … … dans… le… bac… à… sable.

    - C'est « joue » ! Il joue dans le bac à sable !

    - Oui, c'est cela, mais j'aurais aimé que ce soit Léïa qui nous le dise…

    • Continuez tout seuls, au crayon à papier. Lorsque vous aurez fini, vous lèverez le doigt et je viendrai voir ce que vous avez fait. Si c'est juste, vous continuerez, toujours au crayon à papier ou au crayon de couleur pour que nous puissions gommer ; s'il y a des erreurs, nous gommerons ensemble et je vous réexpliquerai pour que vous arriviez à finir seuls.
    • Selon la rapidité du groupe, les élèves font ensuite l'exercice n° 2.
    • Les n° 3 et 4 seront faits le lendemain, et éventuellement le surlendemain. On peut aussi réserver un autre moment de la journée (après-midi, par exemple) pour en faire un en commun au tableau ou en autonomie, sur le cahier ou le fichier.

    15

    à

    20 min.

    Fichier

    ou

    Tableau

    + cahier

    ou (plus tard dans l'année)

    Livre + cahier

     

    D. Progression annuelle en conjugaison :

    • La progression est basée sur 30 semaines afin de laisser la possibilité d'aller un peu moins vite si nécessaire.
    • Parallèlement à cette progression de conjugaison, une progression de grammaire étudie : la relation sujet-verbe ; les pronoms de conjugaison ; l'accord du verbe avec un nom-sujet au singulier ou au pluriel ; l'analyse du sujet ; plusieurs sujets, un seul verbe ; un seul sujet, plusieurs verbes.

    Sem.

    Leçon

    Sem.

    Leçon

    1

    Passé – présent – futur : les mots qui indiquent quand cela se passe.

    16

    Le futur du verbe avoir

    2

    Repérer le verbe

    Repérer les verbes avoir et être

    17

    Accord du verbe conjugué au futur

    3

    Infinitif du verbe

    18

    Analyse du verbe

    4

    Première personne : je, j' ; nous

    des verbes en -er

    19

    L'imparfait des verbes en -er

    5

    Deuxième personne : tu ; vous

    des verbes en -er

    20

    L'imparfait du verbe être

    6

    Troisième personne : il, elle ; ils, elles

    des verbes en -er

    21

    L'imparfait du verbe avoir

    7

    Les verbes en -er au présent

    22

    Accord du verbe à l'imparfait

    8

    Le verbe au présent

    23

    Le passé composé des verbes en -er (auxiliaire avoir)

    9

    Le verbe avoir au présent

    24

    Le passé composé des verbes en -er (auxiliaire avoir)

    10

    Accord du verbe conjugué au présent

    25

    Le passé composé du verbe être

    11

    Le verbe se cacher au présent

    26

    Le passé composé du verbe avoir

    12

    Le verbe aller au présent

    27

    Accord du verbe au passé composé

    Conjuguer à la forme négative

    13

    La forme négative

    28

    Le verbe venir au présent*

    14

    Le futur des verbes en -er

    29

    Les verbes faire et dire au présent*

    15

    Le futur du verbe être

    30

    Analyse du verbe

    * : facultatif ; à remplacer éventuellement par : Conjuguer à la forme interrogative (1) (2)

    Autres articles de la série :

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (1)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (2)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (3)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (4)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (6)

    Apprendre à conjuguer de deux à onze ans (7)

    Pour appliquer la méthode au CE1 :

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Notes :

    1 Groupes, temps, modes, personnes, accords réputés difficiles (exemple : « Les quilles, je les ai prises, je les ai installées, je les ai visées puis je les ai renversées. » Si je dis prises, c'est parce que le nom quilles est au féminin pluriel, alors installées, visées et renversées sont aussi au féminin pluriel), …

    2 Les enfants sont encore trop jeunes pour utiliser seuls ce type d'ouvrage pour des recherches difficiles. En revanche, le fait d'être partie prenante d'une recherche effectuée par l'enseignant sous leurs yeux et leurs « conseils » les aidera à le pratiquer seuls lorsqu'ils auront acquis la maturité nécessaire.

    3Textes indépendants les uns des autres ou se suivant si l'on préfère faire lire aux élèves des contes et récits dans leur version intégrale, en plusieurs épisodes.

    4 Voir partie C. Leçon type.

    5 Étant donné le peu de temps dont nous disposons, je déconseille formellement de faire perdre du temps aux élèves en leur faisant recopier cette leçon eux-mêmes ; coller la feuille est déjà une perte de temps suffisante. Consacrer plutôt le temps gagné à des exercices collectifs au tableau : on apprend mieux en faisant qu'en copiant bêtement des phrases destinées à être apprises par cœur, parfois sans même chercher à les comprendre.

    6 De façon à éradiquer dès le début les résultats obtenus lorsqu'on entraîne mécaniquement les élèves à répondre à des stimuli du type « présent = ...e, ...es, ...e, ...ons, ...ez, ...ent » et qu'on obtient des élèves dressés à faire sans comprendre capables d'écrire « je alle, tu avoires, il liree, nous êtrons, ... » !

    7 Une ou deux erreurs peuvent être tolérées selon la longueur du travail.

    8 Rédactions de toutes sortes, dans toutes les matières.


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