• Élémentaire : Nombre de mots/minute

    Élémentaire : Nombre de mots/minute

    Grande question d'une importance si capitale que Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale en personne est venu sur les médias pour y répondre.

    La réponse est simple et tient en deux lignes, ou plutôt en 20 mots de 2 à 12 lettres, dont 3 répétés 2 fois  :

    Il doit lire suffisamment vite et suffisamment lentement pour comprendre ce qu'il lit et être capable de le restituer.

    Comme nous, il lira beaucoup plus vite un texte composé de mots à sa portée et traitant d'un sujet qu'il connaît bien qu'une liste de mots sans suite qu'il n'a jamais entendu prononcer.

    Un petit test :

    Testez-vous sur les 50 mots dont nous a parlé la presse récemment avec cette liste, concoctée pour vous par mes soins. Top chrono, allez-y ! 

    • polychlorure, coruscant, hiémal, hyalin, myrmidon, immarcescible, smaragdin, nitescence, céruléen, dystopie, résipiscence, ergastule, infundibuliforme, haptique, squalide, caravansérail, coquecigrue, incoercible, obvier, scarlatin, illuminisme, hypocoristique, synopsie, synesthésie, bénéolent, Pandémonium, capharnaüm, pandémoniaque, obsidional, déhiscence, objurgation, damasquiner, panégyrique, cosmogonie, prosopopée, palimpseste, sérendipité, miscellanée, hypégiaphobie, noocratie, hypnagogique, iridescent, boustrophédon, métempsychose, obsécration, myoclonie, palingénésie, désoxyribonucléique, chryséléphantin,  obituaire.

    Vous y êtes arrivés ? Alors, plus dur (étudiants en médecine et pharmacie, s'abstenir) :

    • acidocétose, anaphylaxie, anastomose, apoenzyme, holoenzyme, athéromatose, hémochromatose, dystrophie, endoprothèse, hypoplasie, iatrogénèse, laparoscopie, nociception , œnolisme, orthorexie, proprioception, rhabdomyolyse, somesthésie, extravasation , distéarate, méthacrylate, hypromellose, propylèneglycol, croscarmellose, érythrosine, acétylsalicylate, carboxyméthylamidon, décarboxylation, hypromellose, polyéthylèneglycol, atorvastatine, somatostatine, chlorhexidine , tétracaïne, acésulfame, butylhydroxyanisole, pyridoxine, parahydroxybenzoate, hexanilide , héliotropyle , oxyphénylon , amoxicilline, butylhydroxytoluène, flavonoïde, hespéridine, hydroxyéthylcellulose, isopropylique, tuaminoheptane.

    Pas facile en 60 secondes, n'est-ce pas, même après entraînement ? Quant à l'utilité de l'exercice, je vous laisse juges... 

    Oui, mais alors, dans nos classes, qu'est-ce qui est acceptable ? 

    Au risque de me répéter, ce qui est acceptable, c'est que les enfants lisent suffisamment vite et suffisamment lentement pour être capable de comprendre ce qu'ils lisent :

    En fin de CP : 

    Il faut – et j'insiste sur le choix du verbe falloir – que les enfants sachent lire à voix haute, sans l'avoir préparé au préalable, un des paragraphes d'un texte de ce niveau :

    Nota bene : Le texte étant lu à haute voix en classe, il ne peut servir d'évaluation qu'à 4 enfants, même s'il est relu par les autres élèves. L'évaluation continue donc sur le nombre de jours nécessaires pour que tous les enfants de la classe aient lu eux aussi un paragraphe d'un texte nouveau qu'ils n'avaient encore ni vu ni entendu (dans cette version).
    On trouvera ce genre de textes, très simples mais néanmoins riches en rebondissements, dans les manuels de lecture du type Mico, mon petit ours (livret 2), J'apprends à lire et à écrire, Le château de Pompon, Histoires aux quatre vents, Allons-y, les copains, En vacances, les copains, ...

    Attention, des textes trop littéraires, tels que ceux contenus dans Je lis, J'écris ou le Écrire et Lire au CP, Livret 2 ne conviennent pas à ce test car ils nécessitent l'aide de l'adulte pour leur compréhension . Ce sont des textes de travail et en aucun cas des textes d'évaluation.

    Élémentaire : Nombre de mots/minute
    Extrait de Mico, mon petit ours, deuxième livret, Istra (1962)

    puis qu'il puisse expliquer ensuite à l'oral ce qu'il a lu, même si certains mots lui restent obscurs (cordonnier, guêtres, plancher, gui, pendule).

    Ce qui est acceptable :

    § 1 : C'est un vieux monsieur tout seul qui répare des chaussures.

    § 2 : Un soir, il s'endort parce qu'il est trop fatigué pour travailler. 

    § 3 :  Des lutins sortent de l'horloge. Ils vont faire plein de choses.

    § 4 : Quand le vieux se réveille, il est content parce qu'il a du gâteau et que sa maison est bien rangée. 

    Ce qui est inacceptable :

    Un enfant qui n'arrive pas à déchiffrer à voix haute au moins syllabe par syllabe, au rythme d'une syllabe par groupe de 2 ou 3 secondes environ, tous les mots de son paragraphe parce qu'il n'a pas acquis la correspondance graphèmes/phonèmes.

    Un enfant qui « débite du mot » comme une cascade débite des gouttes d'eau mais qui ne comprend pas plus ce qu'il oralise que nous, tout à l'heure, lorsque nous lisions les listes de mots à voix haute !

    En fin de CE1 :

    A) Lecture oralisée :

    Il faut – et j'insiste sur le choix du verbe falloir – que les enfants sachent lire à voix haute, sans l'avoir préparé au préalable, un paragraphe d'un texte de ce niveau :

    Nota bene : Le texte étant lu à haute voix en classe, il ne peut servir qu'à 4 enfants, même s'il est relu par les autres élèves. L'évaluation continue donc sur le nombre de jours nécessaires pour que tous les enfants de la classe aient lu eux aussi un paragraphe d'un texte nouveau chaque jour et lu à voix haute par 4 à 5 enfants.

    Colargol, chanteur de cirque 

    D'autres textes de ce type ici : L'Oiseau Lyre, CP/CE1.

    B) Lecture silencieuse :

    Il serait bon aussi que les enfants sachent lire au moins à mi-voix et comprendre les consignes qu'ils trouvent dans leurs manuels ou fichiers de mathématiques ou d'étude de la langue.

    Élémentaire : Nombre de mots/minute

    Ce qui est acceptable :

    Une lecture au moins mot à mot du texte, avec quelques rares décodages syllabe par syllabe pour les mots inconnus (noms propres, par exemple), suivi d'une explication rapide du contenu du paragraphe (voir CP).

    Et une exécution de la consigne donnée et lue silencieusement ou à mi-voix.

    Ce qui est inacceptable :

    Un enfant qui ânonne syllabe par syllabe, avec hésitations nombreuses et incapacité à relire d'un seul coup le mot décodé péniblement.

    Les enfants « mitraillettes » qui continuent à moudre des syllabes, ou même des mots, mais sont incapables de raconter même très sommairement ce qu'ils viennent de lire.

    Pas d'inacceptabilité pour les lectures de consignes en autonomie complète.

    En fin de CE2 : 

    A) Lecture oralisée :

    Sans préparation préalable, lecture à voix haute d'un chapitre entier d'un texte choisi parmi les derniers de ce manuel, avec explication au moins sommaire du texte lu à la fin de l'exercice de lecture :

    Giraudin,Vigo L'Oiseau-Lyre CE1

    Exemple, pour Les trois souhaits, chapitre 1, p. 95/96 :

    C'est l'histoire d'un homme et d'une femme qui peuvent faire trois souhaits. Ils ne sont pas d'accord sur ce qui est important alors ils vont y réfléchir toute la nuit.

    B) Lecture silencieuse :

    Lecture autonome de consignes, problèmes mathématiques, courts textes documentaires, questions de compréhension simples auxquelles répondre par écrit.

    Ce qui est acceptable :

    Une lecture au moins groupe de souffle par groupe de souffle du texte, avec quelques rares décodages syllabe par syllabe pour les mots inconnus (noms propres, par exemple), suivi d'une explication rapide du contenu du paragraphe (voir CP).

    Et une exécution de la consigne donnée et lue silencieusement ou à mi-voix.

    Ce qui est inacceptable :

    Un enfant qui ânonne syllabe par syllabe, avec hésitations nombreuses et incapacité à relire d'un seul coup le mot décodé péniblement mais aussi un enfant qui peine à lier les mots entre eux et continue à lire mot après mot plutôt que groupe de souffle par groupe de souffle.

    Les enfants « mitraillettes » qui continuent à moudre des syllabes, ou même des mots, mais sont incapables de raconter même très sommairement ce qu'ils viennent de lire.

    Les enfants qui sont toujours incapables de raconter à voix haute ce qu'ils viennent de lire silencieusement ou qui répètent mot à mot la consigne lue sans être capables de la mettre à exécution.

    En fin de CM1 : 

    A) Lecture silencieuse :

    Lecture de consignes, problèmes, courts textes documentaires ou injonctifs.

    Après lecture silencieuse d'un chapitre tiré d'un roman de ce genre :

    Grain d'aile 

    être capable de l'expliquer sommairement.

    B) Lecture oralisée :

    Puis, après une ou deux relecture silencieuse : Relire le texte avec expression, sans hésitations.

    Ce qui est acceptable :

    Une compréhension simple du texte, sans référence à l'implicite, suivant l'histoire de manière linéaire.

    Exécution des consignes de classe aisée pour tout ce qui est connu des élèves (notions déjà vues, exercices de production d'écrit déjà pratiqués, suite de consignes présentées de façon linéaire).

    Ce qui est inacceptable :

    Un enfant qui ânonne syllabe par syllabe, avec hésitations nombreuses et incapacité à relire d'un seul coup le mot décodé péniblement mais aussi un enfant qui peine à lier les mots entre eux et continue à lire mot après mot plutôt que groupe de souffle par groupe de souffle. Enfant qui peine à lire groupe de souffle par groupe de souffle et n'arrive jamais à les enchaîner pour lire de manière expressive une phrase complexe.

    Les enfants « mitraillettes » qui continuent à moudre des syllabes, ou même des mots, mais sont incapables de raconter même très sommairement ce qu'ils viennent de lire.

    Les enfants qui sont toujours incapables de raconter à voix haute ce qu'ils viennent de lire silencieusement ou qui répètent mot à mot la consigne lue sans être capables de la mettre à exécution.

    En fin de CM2 : 

    Voir CM1, sur un choix de textes plus difficiles (niveau CM1). Exemple : 

    Tartarin de Tarascon

    Pour me résumer :

    La lecture de listes de mots n'a d'intérêt que pendant l'apprentissage de la lecture (CP) quand il s'agit d'automatiser le décodage. 

    Élémentaire : Nombre de mots/minute
    Exemple tiré de Écrire et Lire au CP, début du livret 2

    Il vaut mieux un enfant qui comprend même s'il ne lit pas très vite, qu'un enfant qui débite des mots comme une mitraillette mais ne peut en restituer aucun.

    Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : pour comprendre, il faut quand même être capable de décoder ce qu'on a sous les yeux, même si ça ne suffit pas.

    Pour qu'un test soit valable, il faut qu'il soit assez simple pour que l'enfant ait envie de s'y investir. On choisit toujours le texte dans une « gamme » prévue pour le niveau antérieur.

    Et le plus important :

    Nous ne sommes pas à l'école pour évaluer
    des candidats à l'embauche.
    Nous sommes délégués par la société pour faire avancer
    du mieux que nous pouvons
    tous les enfants qu'elle nous confie.

    Une séance quotidienne de lecture,
    dans les conditions présentées ci-dessus,
    constitue la meilleure évaluation
    des compétences de lecteurs
    de nos élèves,
    qu'ils aient 6, 7, 8, 9, 10 ou 11 ans.


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  • Commentaires

    1
    Marie
    Lundi 5 Novembre à 22:23

    Article intéressant avec des conseils pratiques très utiles. Merci beaucoup.

    2
    Sophie
    Jeudi 8 Novembre à 20:53

    J'aime beaucoup la fin de ton article. yes On doit garder ça en tête et ce n'est pas toujours facile ces dernières années...

    3
    Pauline
    Mercredi 14 Novembre à 18:04

    Bonjour,
    J'étais justement en train de me retourner le cerveau pour la 3ème fois pour faire des "groupes" de lecture avec mes 26 élèves de CE1, dont 20 ont un score de Mots lus par minutes inférieur à 35, quand j'ai repensé à votre article que j'ai lu la semaine dernière. D'accord, ce n'est pas ce score, le plus important.
    Mais il n'empêche qu'en majorité, ils sont encore à décoder. Donc ne comprennent pas grand chose de ce qu'ils lisent.

    Pour que mes élèves sachent lire, je les fais... lire.
    En chuchotant puis je les fais passer 1 par 1. Chacun lit une phrase, à voix haute.
    Mais je vois bien que tous mes élèves ne sont pas actifs, soit ils rêvent, ils discutent, ils ne parviennent pas à suivre avec leur doigt parce que ça va trop vite. Ou ils ne lisent pas le texte jusqu'au bout. Certains ne lisent que quand je leur demande.
    Je leur demande de suivre avec leur doigt, je les interroge l'un après l'autre, j'essaye d'avoir un rythme soutenu mais mes élèves déchiffrent mal. Du coup, les moments de lecture sont longs.
    Auriez-vous des conseils de gestion de classe pour que ces temps de lecture soient 15-20 minutes de lecture effective pour mes élèves ?

    Conseillez-vous qu'ils lisent à deux, ce qui les obligerait à être actifs ?

    Peut-être les textes pour la lecture à voix haute sont-ils trop difficiles, ce qui explique qu'ils décrochent ? Et qu'il vaudrait mieux choisir des textes plus faciles, pour qu'ils lisent plus aisément ?
    Pour l'instant je tape et je fais des résumés des albums que je lis en classe (contes, réseaux et travail de compréhension à l'oral).
    .
    Merci d'avance,
    Pauline

      • Jeudi 15 Novembre à 10:51

        Bonjour Pauline,

        Avez-vous déjà entendu parler des « chuchoteurs » ou « phonic phones » ? Ils semblent faits pour vos élèves. Vous en avez des exemples ici : http://maitressepatate.eklablog.com/gestion-de-classe-c24092417/2. Ce n'est pas la panacée, les élèves distraits arrivent quand même à s'évader, mais quand même, ça aide bien.

        La deuxième solution, vous l'avez trouvée de vous-mêmes : adapter la difficulté et la longueur des textes aux capacités de lecture des enfants. Donc oui, des textes plus simples, plus adaptés à leurs capacités actuelles de lecteurs.

        Une troisième se trouve dans l'intérêt de ce qu'on leur donne à lire. Relire, en moins bien, ce qu'ils ont entendu récemment, c'est moins motivant que découvrir par soi-même une histoire qui peut être connue mais qu'on n'a pas entendue tout récemment.
        Je peux vous envoyer un tapuscrit tiré d'un manuel qui n'est plus édité mais dont les histoires sont éternelles. Comme c'est un livre destiné aux élèves de CP sachant lire, les premiers textes sont courts, faciles à lire et basés sur des histoires connues. Écrivez-moi via l'onglet Contact et je vous l'enverrai, avec son mode d'emploi.

        Enfin, les enfants ont besoin de se sentir progresser. Réciter un texte lu dix fois comme le proposent la plupart des méthodes travaillant la fluence, ce n'est pas de la lecture, c'est de la récitation.
        En revanche, décrypter un texte inconnu, le relire une deuxième fois en sachant déjà ce qu'on va y trouver et enfin, pouvoir le lire fluidement parce qu'on l'a déjà vu lire deux fois, ce sont bien trois activités différentes auxquelles les élèves doivent se trouver confrontés au cours d'une même semaine (d'une même journée ce serait mieux, mais avec des semaines de 22 heures, une fois ôtées les récréations, c'est impossible).

        Voici comment je m'y prenais, dans une classe de 25 à 26 élèves :

        Lundi :  Marianne et l'âne Martin Texte 1, p. 4 et 5.

        Tout au long de la lecture, les élèves qui ne sont pas conviés à lire à haute voix lisent à voix chuchotée dans leurs chuchoteurs, leur objectif étant de lire plus vite que celui qui lit à voix haute ou, au contraire, d'être exactement synchronisé avec lui.

        • Lecture de la phrase 1 par l'élève A. Commentaires de la classe (commentaires très fréquents tout au long de la séance donc nécessairement brefs, mais selon le principe développé par Pierre Péroz dans Pédagogie de l'écoute).
        • Relecture de la phrase 1 par l'élève B qui enchaîne avec la phrase 2. Commentaires de la classe.
        • Relecture de la phrase 2 par l'élève C qui enchaîne avec la phrase 3. Commentaires de la classe.
        • Relecture de la phrase 3 par l'élève D qui enchaîne avec la phrase 4. Commentaires de la classe.
        • Relecture des phrases 1, 2, 3 et 4 par les élèves E, F, G et H.
        • Même procédé avec les élèves I, J, K et L puis M, N, O et P pour le deuxième paragraphe.
        • Même procédé avec les élèves Q, R et S, puis T, U et V pour le troisième paragraphe.
        • Même procédé avec les élèves W, X et Y, puis Z, A et B pour le quatrième paragraphe.
        • Les élèves C et D lisent les deux définitions.Commentaires de la classe.
        • Les élèves E, F, G et H les quatre questions de compréhension (Nous réfléchissons). Commentaires de la classe.
        • Les élèves I, J, K, L chacune l'une des quatre phrases à compléter du premier exercice (Je complète avec les mots de la lecture). Réponses données par un autre élève de la classe désigné par le lecteur (Par exemple I désigne A, son meilleur ami ; J désigne Z, G désigne l'enseignant et H désigne W).
        • Les élèves M et N chacun l'une des deux phrases à compléter du deuxième exercice (Je cherche et je trouve). Réponses cherchées dans le texte par la classe entière sous forme de « course ».
        • Lecture de l'exercice d'automatisation du décodage (Nous lisons) par les élèves O (le titre) puis P, Q, R, S, T et U.
        • Si les élèves ont été rapides, on peut envisager une dernière relecture par les élèves V, W, X, Y et Z ; le premier relisant les deux définitions et les quatre suivants chacun un des paragraphes de la lecture.
        • Sinon, on notera qu'on s'est arrêté à V et que c'est lui qui lira le premier le lendemain.
          Dans ce cas, c'est l'enseignant qui pourra refaire une relecture du texte, très lente mais expressive, pendant que les élèves concourront dans leurs chuchoteurs pour « réussir à lire aussi bien que la maîtresse ».

        Mardi :  Marianne et l'âne Martin Texte 2, p. 6 et 7.

        Le principe sera exactement le même que le lundi mais sur le texte 2 (Un autre âne pour Marianne). On ne fera pas relire le texte 1 mais on pourra le faire résumer en début de séance.

        • On commence par l'élève B si tout le monde a lu deux fois la veille ou par l'élève V si on s'est arrêté après U. Les élèves décrypteurs deviennent donc relecteurs lents et les relecteurs lents ont le statut de relecteur déjà plus fluide.

        Jeudi :  Les trois petits cochons Texte 1, p.8 et 9.

        Le principe est le même. Mais c'est cette fois-ci, l'élève C qui va commencer. Les élèves auront donc eu les trois statuts et dès le lendemain, ils reprendront leur premier statut, celui qu'ils avaient le lundi puisque l'élève D, qui est celui qui commencera la séance avait été un décrypteur ce jour-là.

        PLa quantité d'écrit de chaque phrase augmentant régulièrement au fil des lectures, on gardera cette structure jusqu'à la fin du manuel.

        On pourra continuer (ou remplacer ce manuel) avec Lecture et Expression au CE qui propose, avec un rythme un peu plus soutenu, le même type de fonctionnement.

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