L'École Primaire comme je voulais la raconter
Un article qui pour le moment n'en est pas vraiment un mais qui a vocation à le devenir si vous, les lectrices et les lecteurs de ce blog, jouez le jeu.
À longueur de journée, je lis des commentaires de collègues qui déplorent que la méthode OrthoGraph' soit beaucoup trop chronophage pour qu'ils essaient ou continuent de la suivre dans leurs classes.
Pour être tout à fait juste, il en est aussi beaucoup qui expliquent que, malgré ce caractère chronophage, elle mérite quand même d'être suivie, grâce à quelques aménagements ou même en l'état, simplement en se contraignant soi-même à quelques règles simples.
Ce que j'aimerais pouvoir proposer à ces collègues, c'est un article qui listerait ces règles simples et ces aménagements (sans aller jusqu'à la refonte totale qu'on trouve sur un blog que vous reconnaîtrez) afin de permettre aux hésitants d'oser pousser la barrière du jardin.
Ce que je vous propose, c'est de transmettre ici, en commentaire, ou sur Facebook, dans le groupe Catherine Huby Éducation, ou sur la page de Bienvenue chez les P'tits, ou encore par mail (Contact) tout ce que vous avez mis en place pour que l'utilisation de cette méthode ne soit pas si chronophage qu'elle ne puisse être employée avec un groupe d'élèves de CE1, que ce soit dans une classe de ce niveau ou dans une classe où ils sont regroupés avec des élèves d'autres niveaux.
Pour vous encourager à oser vous lancer, je commence, mais, je vous en prie instamment, pour me rendre service et rendre service à nos collègues, j'ai vraiment besoin de vous pour compléter mes quelques rares idées.
♥ Utiliser un minuteur qui sonnera au bout de 5 puis 10 minutes.
♥ Pratiquer la « pédagogie de l'écoute » de Pierre Péroz, c'est-à-dire ne pas attendre la « bonne réponse » mais, au contraire, laisser s'exprimer les enfants sur le sujet, pour « laisser aux élèves le temps de réfléchir et de construire leurs interventions »..Quand le temps est fini, nous pouvons arrêter même si personne n'a donné la réponse que nous attendions. À nous de nous débrouiller pour « rebondir pé... da... go... gie ! », comme disait Anne Roumanoff dans un sketch célèbre.
♥ Ne donner la parole qu'à quelques enfants en veillant à ce que, au cours du reste de la séance, les enfants qui n'ont pas pu s'exprimer pendant le dialogue ouvert aient à leur tour la parole.
♥ Ici, vos suggestions ! Merci à vous !
♥ Je montre l'horloge et je leur dis quand on s'arrête, je m'y tiens. A force c'est même eux qui me disent, "c'est l'heure on va être en retard" (Florian)
♥ personne ne lève le doigt, c'est moi qui interroge. J'ai de petits groupes de 5 à 8 enfants donc ils savent qu'à un moment, ça sera leur tour et qu'il faut donc être attentif (Florian)
♥ la phase collective orale ne prend pas beaucoup de temps. Le système des tours de parole définis marche très bien et les réponses se suivent très rapidement dans le calme et efficacement puisque chacun sait que c'est à son tour. On gagne énormément de temps et tous les élèves participent car ils savent qu'ils passeront. On perd moins de temps à gérer les égos, pas de remarques digressives du type :" j'allais le dire", "je le savais".... ni de bouderie. On gagne du temps. Les choses sont très ritualisées donc réalisées de plus en plus rapidement au fil des séances. (Hélène L)
♥ J'ai vu que certains collègues utilisaient des diapositives à projeter. Peut-être est-ce cela qui rallonge la séance ? Avec deux feutres à tableau (ou crayons Woody ou équivalent), en ayant préparé la liste de mots à l'avance, on doit pouvoir gagner quelques précieuses secondes à chaque étape du cheminement. J'ai bien dit « on doit pouvoir », je ne me rends pas bien compte du temps que prend l'introduction de cette médiation entre les enfants et l'enseignant...
→ Correctif de Florian : -les powerpoints/active inspired font gagner un temps fou, pas besoin d'écrire, tout est déjà préparé au TBI/VPI.
♥ Ne pas faire sortir l'ardoise, les craies, les feutres, les chiffons, et tout le bazar, avec des élèves qui manquent d'autonomie. Tant pis, ils écriront sur leurs cahiers tout à l'heure. Un travail au tableau, rondement mené, leur apportera tout autant qu'une séance qui prend une heure (oui, une heure, m'a-t-on dit hier) pour écrire 8 mots sur une ardoise !
→ Si en plus, on fait miroiter cette ardoise comme une récompense le jour où, enfin, ils sauront réagir « au quart de tour » et mettre moins de temps en écrivant dessus qu'en décortiquant tout au tableau, le problème de l'ardoise (laissée en activité libre pour le moment) sera bien vite réglé.
♥ Toujours le minuteur ou l'horloge de Florian et le challenge (exemple,Séance 2, page 107, aménagée en travail collectif au tableau pour gagner du temps) :
« Aujourd'hui, je prends le pari que nous n'allons pas déborder du temps prévu. Allez, hop, je mets le minuteur et nous commençons ! Je vais vous montrer des phrases et nous les complèterons pas un des mots que nous venons d'écrire au tableau. Zoé, lis-nous la première phrase !... Aylan, quel mot mettrais-tu ici ?... Bastienne, épelle-le, s'il te plaît ?... Ah, quel est ce point rouge, Corentin ?... Oui, très bien, c'est pour écrire une lettre muette. Laquelle, Dany ?... Oui, S, pourquoi, Eléonore ?... Parce qu'il y a plusieurs poules, bravo... Bon, la suite, relis-nous la phrase, Fatoumata... Gabin, quel mot mettrais-tu ici ?... Oui, pain... Peux-tu nous l'épeler Hicham ?... Parfait. Nous en sommes à 1 minute et 20 secondes. Phrase suivante, Ilyes, lis-nous cette phrase ?... » Etc.
♥ Passer très rapidement sur ce qui est déjà su. Par exemple, dans l'exemple ci-dessus, on peut très bien faire lire le travail ainsi dans une classe où les élèves sont entraînés à réagir vite.
« Nous allons lire et compléter en même temps le texte suivant, en épelant les mots qui manquent, chacun son tour. Nous démarrons par Jason.
– Les ... picorent, les poules picorent. P.O.U.L.E.
– S ! Elles sont plusieurs ! P.O.U.L.E.S !
– des miettes de ... pain ! P.A.I.N, dans la cour de la ferme.
– Très bien. À toi, Kilyan !
– Les planètes sont des énormes ... boules ! B.O.U.L.E....S parce qu'elles sont plusieurs.
– Oui, il y en a huit. Vénus, Mercure, ...
– Gêneur ! Tu vas nous faire perdre ! Allez, on continue !
Etc.
♥ Ici, vos suggestions ! Merci à vous !
♥ Je distribue la liste de mots que l'on va apprendre en arrivant en classe, ça leur laisse le temps de se les approprier, de souligner les difficultés, et même pour certains d'anticiper l'objet de la séance. Ils le font quand le travail est terminé, ça prend 2 min. (Florian)
♥ personne ne lève le doigt, c'est moi qui interroge. J'ai de petits groupes de 5 à 8 enfants donc ils savent qu'à un moment, ça sera leur tour et qu'il faut donc être attentif (Florian)
♥ je donne les mots et le tableau à compléter à la maison avant la séance. Les parents n'interviennent pas : il s'agit d'une "fiche recherche". En dessous du tableau il y a une question pour faire réfléchir l'enfant sur une régularité. En classe, chacun sort sa fiche ,on réfléchit ensemble sur les difficultés , les régularités, on surligne etc. (Anne)
♥ Les leçons du jeudi et vendredi sont écourtées , elles servent de mise en route à la leçon de DMVLP qui a lieu le même jour. (Anne)
♥ La phase "écrite" d entraînement collective n'est pas très longue non plus (surtout à 11, un peu plus quand nous étions 28 l'an dernier). On s'appuie sur le diaporama avec les tours de paroles principalement à l'oral, l'épellation..., parfois recours à l'ardoise. L'enchaînement est à nouveau très efficace. On ne fait pas forcément l'exercice de manière exhaustive si tout le monde est passé et que la notion est bien maîtrisée. Cette partie est combinée le vendredi avec du mot à la phrase ce qui fait encore gagner du temps car les notions s'entrecroisent.. (Hélène L.)
Témoignage de Hélène L. qui enseigne dans un contexte difficile :
♥ concernant les exercices écrits nous avons fait une entorse car nous utilisions des exercices à coller dans le cahier du jour puis quand les choses se sont compliquées (avec les regroupements d'enfants...) nous avons utilisé les livrets par périodes imprimés. Cela n'est pas conforme aux objectifs de la méthode de copie et écriture de l'exercice mais cela est un gain de temps énorme et facilite l'organisation. Si un élève de M. X et un de Mme Y débarquent dans la classe il a son livret pour travailler la même chose que nos élèves. Si la classe ferme, les enfants l'ont chez eux pour le distanciel... Les élèves avec des besoins particuliers et autres difficultés ne sont pas noyés... J'avoue que nous avons une préférence pour ce système et ce gain de temps. (Hélène L.)
♥ Faire tout ou partie de la dictée au tableau, en faisant intervenir les enfants tour à tour.
♥ Ne pas travailler sur l'ardoise si c'est plus long que sur le cahier. // Ne pas travailler sur le cahier si c'est plus long que sur l'ardoise.
→ Mais travailler à rendre le travail que ce soit sur le cahier ou sur l'ardoise plus rapide :
◊ jeux libres avec l'ardoise pour désacraliser l'objet et le transformer en un outil comme les autres
◊ travailler le geste d'écriture (grâce aux conseils de Laurence Pierson dans Bien écrire et aimer écrire)
◊ consacrer au moins un quart du temps scolaire à des activités d'écriture, pour transformer le geste d'écriture en automatisme, soit, en fractionné, au moins 1 h 30 d'activités d'écriture (écriture, copie, dictée, production d'écrit, aussi bien en français qu'en mathématiques et en QLM)
◊ Ici, bientôt, vos suggestions ! Merci d'avance !
♥ Faire miroiter comme une récompense et promettre une « grande fête » le jour où tout le monde sera capable d'écrire, et sans trop de fautes, toute la dictée avant que le minuteur ne sonne !
→ On perd bien un jour entier à célébrer la centième journée de classe, on peut bien perdre un quart d'heure à la récréation à boire du Banga et à manger un petit biscuit, le tout avec des oreilles de Mickey sur la tête le jour où tous les enfants sont capables d'écrire et corriger en moins d'un quart d'heure :
Nino arrive à la gare, il porte un sac avec sa main gauche. Ana regarde les gouttes de pluie. Une goutte roule sur la vitre puis elle tombe par terre. (dictée CE1 Jour 1 - Semaine 10)
♥ Ici,vos suggestions ! Merci à vous !
♥ je coupe les dictées si c'est trop long et je finis en ne dictant que les mots de la leçon avec un déterminant (Florian)
♥ j'enlève les séances plus axé grammaire (la séance 4) et je ne fais que 3 dictées par semaine à partir de la période 3 (Florian) Au fur et à mesure de l année j ai fait sauter le j4 car c était redondant avec Dmvlp (je fais ma séance de conjugaison à la place le vendredi matin) (Selena Luna).
♥ Je fais 1 dictée sur cahier (pour tous) et 2 sur ardoise (avec un enfant qui l'écrit au dos du tableau : on s'arrête , on corrige après chaque phrase en fin d'année). (Anne)
♥ En général nous la faisions en entier sur ardoise ou cahier du jour. Il arrive à l'occasion de raccourcir une phrase qui comporte de nombreux compléments qui ne reprennent pas la leçon quand le temps semblait trop long. Il est arrivé aussi de remplacer une phrase ou deux par les mots de la leçon non encore vus dans les phrases. En fin d'année nous faisions vraiment une étude de la langue plus longue en collant bien chaque personnage sous les mots avec une analyse grammaticale des natures et fonctions... lors de la mise en commun au tableau. Fatalement c'est très chronophage mais très enrichissant. Si besoin on ne faisait pas toutes les phrases ou il arrivait de commencer avant la récréation et de finir après la pause pour ne pas surcharger les élèves. (Hélène L.)
♥ Ne faire qu'une dictée sur deux quand on voit que les enfants sont trop lents (Lundi : CE2, Mardi : CE1 ; Jeudi : CE2 ; Vendredi : CE1)
♥ Si on en sent les CE1 capables : abandonner les dictées CE1 et ne leur faire faire que le début des dictées CE2
♥ Si les CE2 sont faibles : ne faire que les dictées CE1
♥ Inventer des dictées communes à partir d'un mélange des dictées proposées pour chacun des deux niveaux
♥ Si on possède des tablettes et qu'on a des élèves calmes : constituer des groupes de 4 enfants, enregistrer une des deux dictées sur tablettes, installer les élèves par groupes et distribuer les tablettes (une par groupe), nommer un chef de groupe qui gérera le déroulement de la dictée et les laisser travailler à 4 sur les phrases dictées. Corriger ensuite avec chaque groupe sa production.
♥ Si on aime le jonglage (personnellement, j'adore !) : faire les deux dictées en simultané ! On peut mettre un élève de chaque niveau derrière un des deux battants du tableau
« Vous êtes prêts ? Je commence par les CE2, les CE1 tenez-vous prêts, j'arrive immédiatement. Les CE2 : Quand tu te cognais, ta mère te soignait. Attention au temps des verbes ! C'est quel temps ?... L'imparfait, nous sommes d'accord. Je répète plus lentement : Quand... tu...te... cognais..., virgule..., ta... mère... te... soignait... point... Allez-y ! Je passe aux CE1, vous êtes prêts ? Très bien... Écoutez bien : Tu avais un panier et tu récoltais des cerises. Attention, tu avais, c'est quel temps ?... L'imparfait... un panier... tout le monde connaît l'écriture du "ier" de panier ?... Parfait, écrivez : Tu... avais... un panier... je reviens tout de suite. Les CE2, nous corrigeons, prenez votre stylo rouge et regardons ce que Taylan a écrit... Quand tu te cognais, ..., très bien le AIS., ta mère te soingnait, ah... petit souci ! Oui, Ursula ? Très bien, enlevons ce N qui change le son [wa] en son [wɛ̃]. Corrigez vos erreurs pendant que je dicte la fin de la phrase aux CE1. Les CE1, vous avez écrit "Tu avais un panier" ? parfait, nous continuons, Vahina, tu es prête derrière ton tableau ?... Tu avais un panier... et... tu... récoltais... des... cerises. Attention, et... c'est "ça et encore ça", très bien, tu récoltais, toujours ... l'imparfait, donc vous connaissez la terminaison, des cerises... il y a... plusieurs cerises, bravo. Allez-y, écrivez, et... tu... récoltais... des... cerises... Je retourne voir les CE2. Ne traînez pas, je reviendrai très vite. » Etc.
→ Quand les élèves sont entraînés à ce système, ça va assez vite et il y a peu de perte de temps. On peut même les habituer à tourner tout seuls le tableau quand tout le groupe a fini d'écrire et commencer la correction en attendant que nous soyons disponibles.
→ Je préfère vous dire que oui, il y a de la triche mais comme on est là pour qu'ils apprennent à écrire correctement le français et non pour évaluer s'ils savent déjà le faire, on s'en fiche un peu... même si on explique quand même à Willy ou à Xavière que ce n'est pas bien malin de se cacher à soi-même ce qu'on n'a pas compris en ne le signalant pas en rouge pour que ça nous saute aux yeux la prochaine fois et qu'on le mémorise mieux.
♥ Ici, bientôt, vos suggestions ! Merci d'avance !
♥ Continuer à travailler sur des exercices à trous si, malheureusement et malgré tous nos efforts, certains élèves n'arrivent toujours pas à tout copier dans le temps imparti
♥ Investir dans des casques anti-bruits pour les élèves qui ont tendance à se déconcentrer à la moindre sollicitation auditive
♥ Placer près de soi les élèves qui se distraient et jouent avec leur matériel au lieu de travailler pour pouvoir porter remède à leur inattention. Manier avec eux la « carotte » au maximum et... seulement si c'est efficace... un minimum de « bâton » de temps en temps :
→ bons-points, images, étoiles d'or dessinées dans le cahier si on a fini à l'heure, double étoile si on a fini en avance et que c'est tout juste
→ récompense collective (5 minutes de sport en plus, sortie en récréation en avance, nouveau jeu sorti du placard – un vrai jeu, pas des cartes pédagogiques plastifiées pour apprendre les terminaisons des verbes au présent, jolies gommettes à coller sur des feuilles ou sur des cahiers, ...)
→ finir le travail dans la cour près de nous à la récréation (ou, dans certaines écoles et si nous sommes disponibles, dans la classe, après la cantine)
♥ Ici, vos suggestions ! Merci à vous !
♥ Pour ma part, quand il y a des mots à classer dans un tableau, c'est à dire presque tous les jours, nous faisons l'exercice en même temps que la découverte des mots. Ils préparent le tableau à 2 ou 3 ou 4 colonnes dans leur cahier. Puis chaque mot (sur une étiquette) est présenté par un élève différent, épelé, surligné sur les difficultés et tout le monde écrit ce mot dans le cahier pendant que je colle l'étiquette sur une feuille A3. Ainsi le premier exercice est fait. Il ne reste plus qu'un exercice à faire seul. Nous lisons ce 2ème exercice à l'oral et j'interroge plusieurs élèves pour compléter les mots manquants. Cela fait gagner beaucoup de temps surtout aux enfants de Ce1 qui ne sont pas encore dans la lecture. (Flojo)
♥ Je différencie pour les élèves en difficultés (dictées à trous, photocopies des exercices). En dehors de l'appui normal que cela apporte à ces élèves, comme ils ont moins de travail de copie, ils vont plus vite que les élèves plus à l'aise. Du coup, ça booste bien ceux-là, pour les corrections aussi, du coup. (die andere)
♥ J'ai plastifié les exercices dans lesquels les enfants doivent compléter avec des mots du tableau . Je laisse à l'écrit dans le cahier les autres exercices. (Anne)
♥ Pour gérer le problème des différences de rythme de travail autonome (copie, réflexion) : [j'ai instauré] des ateliers ortho [qui] se situent après les exercices d'orthographe ou de grammaire-conjugaison ce qui me permet de corriger tranquillement avec 2 enfants à la fois tandis que les autres se lancent dans un des ateliers ortho, et, comme je fais copier tout l'exercice dans le cahier (sauf cas particulier) cela me permet de gérer les différences de rythme tout en évitant, il me semble, "l'occupationnel" (Anne) ⇒ vous pourrez lire dans les commentaires les différents jeux qu'Anne a fabriqués pour sa classe en reprenant la progression d'orthographe lexicale et grammaticale de la méthode.
♥ Ils peuvent suivre avec nous les trois premières semaines. Ils s'habitueront à entendre :
→ que nous écrivons grâce à des lettres qui sont répertoriées dans un alphabet
→ qu'elles forment deux groupes, celui des voyelles, que nous notons en rouge, et celui des consonnes, que nous laissons en noir
→ que parfois on regroupe deux lettres ensemble mais qu'on ne prononce qu'un seul son
→ qu'en articulant puis prononçant les sons codés par une consonne puis une voyelle, on peut prononcer une syllabe
→ qu'on peut prononcer de même une syllabe de 3 lettres successives (C-V-C)
→ que certaines lettres ne se prononcent pas et qu'on les appelle des lettres muettes
etc. (voir progression CE1 pour les 3 premières semaines).
♥ Dans quatre semaines, ils auront progressé en autonomie et, pendant que nous faisons les parties A et B de la méthode avec nos grands, ils pourront vaquer à des activités en autonomie (écriture, copie et illustration de mots ou de phrases, exercices d'encodage, exercices de mathématiques, jeux libres visant à exercer la dextérité manuelle, ...)
♥ En fin d'année, quand ils sauront lire, nous pourrons à nouveau les inviter à suivre le travail collectif avec les grands. Ce qui sera un apprentissage des règles d'orthographe pour les aînés sera pour les cadets un exercice de lecture qui reprendra les graphèmes rares ou compliqués qu'ils viennent justement de découvrir (valeur de g ; de s ; ph ; ail, eil, euil, ouil ; gn ; ien, ienne ; valeurs de y ; de x).
♥ Ici, vos suggestions ! Merci à vous !
♥ J'annonce 2,3 min avant de changer de groupe que je vais arriver, il faut sortir l'ardoise et la poser dans le coin de la table. Après 30 sec d'attente, je commence même si tout le monde n'est pas prêt. A force, tout le monde est prêt. Je laisse plus de temps en début d'année. (Florian)
♥ Alors ici en cp/ce1/ce2, je fais seulement 2 dictées par semaine, le jeudi dictée de mots et le vendredi je mélange phrases pour les ce1/phrases pour les ce2. (Selena Luna)
♥ Les CM normaux, ça sait écrire. Ils ont du boulot, ils bossent ! Et toc !
♥ Et les CM faibles, ça a besoin de révision. Alors hop, au boulot ! Avec nous ! Et ils ont intérêt d'être aussi efficaces que les petits, non mais oh !
♥ Ici, bientôt, vos suggestions ! Merci d'avance !
♥ les pertes de temps et digressions dues aux élèves à problèmes comportementaux lourds qui parasitent les séances par des manifestations de leur mal-être
♥ nos propres difficultés à gérer le temps (rituels chronophages du type date, météo, chaque jour compte, jogging d'écriture, affichage des émotions de chacun, choix du mode de salut individuel ; fonctionnement en ateliers en plus des temps collectifs et individuels ; journées festives ou commémoratives. trop fréquentes ; etc.)
♥ Ici, bientôt, vos suggestions ! Merci d'avance !
♥ Oui, Untel a encore oublié que « nid », ça finit par la lettre muette D parce que, dans la même famille, on trouve « nidifier, nidification, nidation... Oui, les trois quarts de la classe ne mettent jamais les terminaisons muettes spontanément lorsqu'ils écrivent seuls un texte au présent et il y en a même un gros quart qui essaie de nous faire croire qu'on ne leur a jamais dit que lorsque le sujet (le quoi ?) est ils ou elles, le verbe (le quoi ?) se termine par -ent.
Et alors, vous n'avez jamais été petits, vous ? Vous ne vous rappelez pas comment vous jouiez bien les abrutis lorsque votre maman vous demandait si vous aviez pensé à éteindre la lumière en sortant des toilettes, la nuit, ou si vous vous rappeliez que lorsqu'il pleut, on ne saute pas dans les flaques avec ses chaussures en cuir ?
♥ Soyez patients et rappelez-vous que la scolarité en France (ou en tout autre pays ou école francophone) ne s'arrête pas à la fin du CE1 ou même du CE2. Cette année, nous plantons dans un terreau que nous espérons fertile. Nos collègues des classes supérieures continueront leur patient travail de jardinier et, je l'espère, les copies que ces enfants rendront aux examinateurs lors de leurs examens et concours futurs seront moins truffées de fautes que celles que nous lisons régulièrement sur Internet !
→ Certains de nos élèves sont des plantes à la croissance plus lente que celle des haricots magiques du conte. Ils ont besoin de plus de soleil, plus d'eau, plus de ces fertilisants naturels que sont l'empathie, la patience, la tolérance et la répétition.
♥ Ici, vos suggestions ! Merci à vous !
→ la structure des séances est quand même très très répétitive, au bout d'un moment je n'explique même plus les consignes des exercices. Ils savent déjà qu'on va classer les mots, les décortiquer, les écrire... Avec ce fonctionnement, en fin d'année, je passe 10 à 15 min sur la dictée, et 20 min sur la séance d'orthographe. Il m'arrive de déborder bien sûr mais ça reste rare. (Florian)
À très bientôt dans ce sujet pour le compléter.