L'École Primaire comme je voulais la raconter

Merci à Suzanne pour son illustration.
Avec un petit peu d'avance, voilà la période 3 terminée, grâce à Laurence Pierson et Thierry Venot dont les progressions sont si bien faites qu'il me suffit de tourner les pages pour préparer les séances d'activité.
Comme pour les premières périodes (voir liens en fin d'article), je vous encourage à prendre toute liberté avec les « habillages » que je propose. Un conte, un poème, une comptine, un chant, un exercice de graphisme, une œuvre d'art à commenter, un thème d'exploration du monde, tout ceci est modulable, interchangeable, et même supprimable....
À condition que ... – car vous vous doutez bien qu'il y a une condition – à condition que, donc :
♥ vous recherchiez avec bonne humeur et optimisme l'intérêt des enfants et non le vôtre ou celui des parents venus admirer vos œuvres et celles de votre Atsem dans votre classe, votre salle de jeux ou votre couloir
♥ vous gardiez un rythme quotidien pour les exercices de « phonologie-lecture-écriture » et ce pour toute la classe
♥ vous ne transformiez pas en étude universitaire interminable chaque œuvre littéraire que vous leur lisez
♥ vous ne passiez pas votre temps à évaluer si Meriem a retenu le sens du mot meunier « appris » dans le premier module des Musiciens de Brême, à vérifier que Léon peut re-raconter seul tout le texte du troisième module de Épaminondas ou encore si Sasha sait enfin réciter seul le poème Bonne année, de Rosemonde Gérard.
♥ vous ne vous cachiez pas sans arrêt derrière les insuffisances « des parents » lorsque les compétences relèvent clairement de votre enseignement.
Ce n'est pas parce que Mme Macmuche n'emploie jamais le passé simple que son fiston dit « Et alors,les animaux, ils se mettèrent à crier et les voleurs, ils s'enfuyèrent », c'est juste parce qu'à 5 ans et demi, on n'a pas encore assez fréquenté les œuvres littéraires classiques et ce n'est pas parce que Monsieur Dumoulin-Delarue-Dupuits arrive tous les matins en retard avec sa fillette pas coiffée que la dite fillette ne tient pas bien son crayon lorsqu'elle écrit.
Dans ces deux cas, c'est bien à l'école maternelle de faire le travail, inlassablement, avec bonne humeur et raison, et ce d'autant plus qu'elle est en « début de chaîne » et que son « public » est, familialement parlant, très éloigné de la chose scolaire ! Si elle n'y met pas tout son cœur actuellement, sans pression, sans précipitation mais sans faillir, il y a de fortes chances pour que, même au CM2, le jeune Macmuche et la petite Dumoulin-Delarue-Dupuis écrivent encore en tenant leur crayon comme un pic à glace ils s'enfuyèrent quand les animaux se mettèrent à crier.
Une fois ces quelques règles rappelées, voici le matériel.
Télécharger « Journal de bord 3e période.pdf »
Télécharger « 5 - Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions.pdf »
Pour les contes Les lettres de Biscotte Mulotte et Épaminondas, je vous conseille de vous procurer l'album que vous trouverez certainement d'occasion très facilement. Attention, dans la version d'Épaminondas ci-dessous, il manque un paragraphe.
Télécharger « Les musiciens de Brême.pdf »
Télécharger « les-lettres-de-biscotte-mulotte-tapuscrit-v2.pdf »
Attention toutefois à l'oubli de paragraphe en page 2 après Et les galettes traînent dans la poussière, se fendillent, s'écornent, s'émiettent, et deviennent une petite boule sale au bout de la liane.
Télécharger « Épaminondas-2.pdf »
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