L'École Primaire comme je voulais la raconter
En conséquence, il faut voir chaque activité comme la grosse poupée gigogne qui en contient quatre autres, chacune incluse dans la précédente
C'est ainsi que quatre journées de 6 h, soit 24 heures d'école, et environ 20 à 22 heures de classe peut contenir, dans une classe à triple niveau, exactement 24 x 3, soit 72 heures d'activités se rapportant aux différents domaines prévus par les programmes.
Imaginons-nous un ou deux jours après la rentrée des classes, dans une classe où nous travaillons avec le matériel suivant :
Les horaires de l'école prévoient deux demi-journées de travail par jour, réparties ainsi :
Pour le moment, les élèves ont pris possession de leur matériel, joué à des jeux d'ordre visant à leur donner les habitudes de base, fait découvrir les locaux aux petits CP, en laissant des temps de jeu libre mais aussi d'activité collective visant à installer les habitudes de base et à exploiter les particularités de chaque lieu (dans un couloir, nous marchons sur la pointe des pieds, en silence, en rang par deux ; dans la cour, nous pouvons courir en tous sens et nous regrouper en un lieu au signal dédié ; dans le gymnase, nous pouvons choisir un matériel, jouer librement avec et le ranger sans se bousculer au signal dédié ; etc.). La journée leur a permis d'écrire ensemble, avec leur enseignant·e, un texte racontant leur journée, texte que chacun a illustré d'un dessin montrant un des temps fort de cette journée. Ce texte avec ses illustrations a été affiché en un lieu où chacun pourra le consulter à nouveau, si possible avec ses parents.
L'utilisation des crayons a été prétexte à plusieurs reprises dans la journée à un travail avec exemples au TBI grâce aux QR codes proposés dans le cahier d'écriture des CP : Gym des doigts et exercices pour apprendre à :
Aujourd'hui, nous démarrons le déroulement classique de toutes nos futures journées de classe.
Le portail ouvre. Les élèves entrent dans la cour après avoir dit bonjour à la personne qui s'y tient. Ils vont poser leurs cartables près du lieu où ils se mettront en rang plus tard et rejoignent leurs amis du périscolaire qui jouent ou bavardent en attendant l'heure de début des classes.
Le signal du début des classes retentit. Les élèves de CP, CE1, CE2 se regroupent autour de leur enseignant·e qui leur propose un premier jeu collectif :
« C'est une maîtresse qui fait faire des drôles de rangs à ses élèves, parfois, elle dit « par 2 », mais aussi « par 3 », « par 4 », « par 1 », « par 5... ou 6... 7... 8... 9 » ou même « par 10 ». »
Les enfants se promènent librement dans la salle. Lorsque la maîtresse folle frappe dans les mains, ils s’immobilisent et écoutent ce qu’elle a à leur dire. Elle annonce alors : « Mettez-vous en rang par deux devant moi. » Lorsque le rang est constitué, elle leur fait faire un court exercice de gymnastique (sauter 10 fois en alternant pieds joints, pieds écartés ; ou 10 fois accroupis/debout ; ou 10 fois équilibre sur pied droit 3’’/sur pied gauche 3’’ ; etc.) puis leur annoncer une nouvelle dispersion. Recommencer en changeant le nombre de personnes par groupe et l’endroit où ce rang doit se former : « Mettez-vous en rang par trois derrière moi. » ; « Mettez-vous en rang par quatre devant moi. » ; etc.
Après environ 10 minutes de jeu, leur enseignant·e les fait asseoir au sol, mains à plat sur les genoux. Au signal, ils « dégainent plus vite que leur ombre » le nombre de doigts réclamé (de zéro à dix). Le jeu recommence plusieurs fois pendant 2 à 3 minutes.
Enfin, c'est le dernier jeu sportif qui cache en son sein la poupée gigogne qui se nomme Mathématiques. Les élèves sont conviés à constituer des rondes comportant de 1 à 9 participants, les plus âgés aidant les plus jeunes. Au signal, les rondes sont priées de se regrouper au plus vite pour constituer une ronde de 10.
Lorsque les rondes de 10 sont constituées, les élèves de celles-ci doivent énoncer quelles rondes ont été regroupées : « Nous étions dans une ronde de 7. Nous nous sommes regroupés avec la ronde de 3 car 7 + 3 = 10. »
Nous recommençons à plusieurs reprises pour que les élèves élaborent des stratégies.
La dernière configuration, à 8 h 50, permet d'organiser l'entrée en classe : "Mettez-vous par deux et récupérez votre cartable au passage, nous allons entrer en classe. »
L'entrée en classe, cartable à la main, a eu lieu.
Les élèves de CP sont venus s'asseoir au coin regroupement avec l'enseignant·e après avoir déposé leur agenda sur son bureau et rangé leurs cartables au coin prévu pour ce faire.
Les plus grands ont aussi vidé et débarrassé leurs cartables. Ils en sont maintenant à l'activité Copie de leur emploi du temps. Leur travail consiste à recopier sur leur agenda les devoirs qu'ils auront à faire à la maison le soir-même.
S'ils ont fini avant que les petits ne soient prêts, ils savent qu'ils doivent prendre leur cahier du jour, écrire la date qui est au tableau, puis copier le titre de l'exercice : Écriture et enfin faire leurs deux ou trois lignes d'écriture préparées à l'avance par l'enseignant·e.
Pendant que les grands copient, l'enseignant·e dit à leurs camarades de CP regroupés : « Je vais vous montrer deux de mes amis. Ils sont tout petits et vivent normalement, avec tous leurs compagnons, dans mon imagination. Ils m’ont aidé·e à apprendre à lire quand j’étais petit·e. Quand vous les connaîtrez tous très bien, comme moi, vous saurez lire. »
Les enfants découvrent alors Iii et Ooo (ou les personnages Alphas correspondants) et le geste qui les accompagne.
L'enseignant·e , en expliquant ce qu'il/elle fait, écrit au tableau chacune des deux lettres en minuscules et majuscules scriptes puis en minuscules et majuscules cursives.
L'enseignant·e accompagne l'écriture en minuscules cursives du guidage vocal 5E : « pointe, tic ! » pour i puis « clic, ferme, bec » pour o.
C'est maintenant après ces quelques courtes minutes de rendre actif l'apprentissage ou de mener la première évaluation sommative de l'année, comme nous voulons. De toute manière, le résultat est le même : les enfants automatisent la reconnaissance des deux premières CGP de l'année scolaire.
« Et maintenant, tout le monde debout ! Prenez votre micro magique et nous allons tous chanter les lettres que j'ai écrites. Attention, je commence à gauche et je finis à droite, l'une après l'autre, pas trop vite ! iiiiii.... IIIII.... iiiii.... IIIII.... oooo.... OOOO.... oooo... OOOO... »
Cet exercice, très rapide, est suivi d'un autre, assez court aussi, vu le faible nombre d'enfants de CP de la classe. Heureusement car, du côté des CE1, CE2, le brouhaha commence à s'installer.
L'enseignant·e décide d'embaucher les bavards pour montrer l'exemple à leurs petits camarades : les 8 CE1 et CE2 convoqués montrent comment, tour à tour, chacun lit une lettre de la ligne lorsque l'enseignant·e la montre : « i » lit Pierre, « I » lit Amine, « i » lit Mariam, « I » lit Jade, « o » lit Elliot, « O » lit, Emma, « o » lit Sami, « O » lit enfin Gaspard.
Les CP peuvent alors reprendre cet exercice, chacun secondé par un des grands qui les ont pris sous leur responsabilité.
La séance de lecture du matin est terminée, les petits CP rejoignent leur place pour travailler avec les grands !
L'enseignant·e commence tout de suite : « Grâce à quoi lisons-nous ? Comment écrivons-nous les mots ? »
Les élèves répondent. La parole est donnée en premier aux plus jeunes, suivis de leurs camarades du CE1 puis enfin du CE2. Ces derniers sont sollicités pour réciter l'alphabet qui sera écrit sous leur dictée.
Lorsque cet alphabet est écrit au tableau, il est relu en chœur par tous les élèves (Jeu du micro), puis, en cascade, par les élèves de CE1 et CE2 auxquels se joignent les CP qui le désirent.
Nota bene : À partir de la Semaine 4, pendant ce temps, les CP seront sur leur cahier d'exercices Nino et Ana
Les élèves de CP visionnent sur le TBI les exercices de Gym des Doigts que l'enseignant leur montre d'un clic (voir verso de la page de couverture).
Les CE1 recopie l'alphabet dans leur cahier d'orthographe.
Les CE2 passent à la deuxième partie de la leçon : « Savez-vous ranger des mots dans l’ordre alphabétique ? Comment procède-t-on ? Où trouvons-nous des mots rangés dans l’ordre alphabétique ? »
Les CE2, installés à leurs place, réalisent seuls les exercices d'orthographe prévus dans leur méthode.
En ce jour de démarrage des méthodes, les CE1 n'ont pas encore de dictée, l'enseignant·e les intègre néanmoins au groupe des CP. Les élèves des deux niveaux prennent leur ardoise et suivent la leçon d'écriture des CP :
« Nous allons apprendre (ou réviser) comment nous écrivons la lettre i en minuscule cursive. C’est l’écriture qui court sur les pages des cahiers. Regardez moi : Je tends un peu les doigts et je les replie : pointe. Puis je fais le point au-dessus : tic. Encore une fois : pointe, tic ! Et encore une fois, qui se souvient ce que je dois dire ? Oui, pointe, tic ! À vous maintenant. »
Après quelques essais, pendant lesquels les CE1 écrivent sur leur ardoise quelques lettres dictées par l'enseignant·e. nous passons à la lettre o :
« Et maintenant l’écriture cursive de la lettre o. Regardez-moi : Je tourne vers la gauche comme si je voulais faire une demi-pomme : clic ! Je ferme le rond : ferme ! Et maintenant, le... bec ! Encore une fois : clic, ferme, bec ! Et maintenant, à vous, dites-moi ce que je dois faire ?... clic... ferme... bec ! Eh bien, à vous maintenant. »
À nouveau, les CE1 écrivent sous la dictée les lettres dictées par l'enseignant·e.
Pas de dictée en ce premier jour pour les CE2. L'enseignant.e tient néanmoins à marquer cette première journée en leur dictant sur l'ardoise quelques mots transparents qu'ils pourront éventuellement retrouver le lendemain dans la première vraie dictée !
Pendant ce temps, les plus jeunes peuvent au choix :
Après tout ce travail statique, les enfants commencent à avoir envie de bouger. C'est pourquoi l'enseignant·e a choisi de rendre active la première leçon de grammaire. Les jours suivants, ces quelques minutes pourront avoir lieu en classe ou dans la cour, pour une révision rapide.
Les enfants sortent de la classe et s'installe en ronde dans la cour et là, les questions de l'enseignant·e fusent : « Quel est ton nom ? Et toi, quel est ton nom ? Quel est le nom de cet objet ? Et le nom de celui-là ? Quel est le nom de cet animal ? Et le nom de celui-là ? As-tu un chat ? Quel est son nom ? Qui a un chien ? Quel sont leurs noms ? Quel est le nom de notre ville, notre école, notre rue... »
Puis un deuxième jeu est annoncé : « Je vais vous donner à chacun un nom. Vous devrez bien le retenir. Quand tout le monde en aura un, nous ferons un jeu. »
Les noms prévus dans le guide pédagogique sont alors attribués aux enfants. Les mots qui ne sont pas des noms sont attribués aux plus âgés :
« Tom, tu seras fil ; Lana, tu seras sur ; Paola, tu seras mur ; ... . Et maintenant, le jeu : au signal, les enfants qui ont reçu un nom d'animal iront se mettre près de la porte des toilettes, ceux qui ont reçu un nom de personne iront autour de l'arbre, ceux qui ont reçu un nom de chose iront devant la fenêtre du bureau du directeur et ceux qui ont reçu un mot qui n'est ni un nom d'animal, ni un nom de personne, ni un nom de chose s'assiéront par terre autour de moi. Avez-vous bien compris ? Tom, que mot as-tu reçu ? où iras-tu ?... Et toi, Lana ? ... Parfait, attention, au signal, allez-y ! »
Ce jeu vérifié, les enfants sont libres de jouer dans la cour jusqu'au signal de fin de récréation. À ce moment-là, ils se mettent en rang et rejoignent la salle polyvalente (ou le préau)
Les élèves s'installent en cercle, assis en tailleur, les mains sur les genoux. L'enseignant.e leur propose un jeu d'attention auditive : « Quand je vous le dirai, vous fermerez les yeux. À ce moment-là, je produirai une suite de sons que vous devrez reproduire. C'est compris ? Fermez les yeux et ouvrez grand vos oreilles ! »
L'enseignant·e produit alors différents frappés de mains que les enfants doivent reproduire.
Cet exercice est suivi d'un autre, sur le même modèle, pendant lequel les enfants sont debout et doivent tour à tour reproduire la séquence rythmique qu'a exécuté son voisin de gauche.
Enfin, ce jeu devient vocal et les élèves doivent, à l'exemple de leur enseignant, moduler sur un son voyelle.
À 10 h 30, le retour en classe se fait en silence, sur la pointe des pieds.
Assis face au tableau, les enfants des trois niveaux jouent successivement aux jeux proposés dans le guide pédagogique :
Les élèves de CP puis de CE1 se voient expliquer le premier exercice de leur fichier de mathématiques pendant que les élèves de CE2 observent la leçon qui débute la page du leur.
L'enseignant·e revient vers eux : « Qu’avez-vous vu dans cette leçon ? Que savez-vous expliquer ? ». Un moment de commentaires et de débat permet d'aboutir à la conclusion commune : « Les chiffres servent à écrire les nombres. Avec 10 chiffres : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9, nous pouvons écrire tous les nombres. Les nombres peuvent indiquer des quantités (1 doigt, 6 crayons, 4 élèves, 5 unités, ...). Avec 10 unités, on fait une dizaine. Les centimètres servent à mesurer des longueurs. La monnaie sert à payer. Grâce à nos doigts, il est facile de retenir les compléments à 10. »
Les élèves les plus jeunes ont tous plus ou moins terminé leur travail. L'enseignant·e s'installe à son bureau de correction et appelle deux par deux chacun des élèves de CP d'abord, puis de CE1 et enfin de CE2, jusqu'à ce que tous les élèves aient pu corrigé avec son aide leur travail du jour (voir Corrections par rotation).
Lorsqu'un enfant a toute sa page validée par l'enseignant·e, il rejoint un des coins-jeux de la classe ou joue calmement à sa propre place (voir Élémentaire : Coins-jeux ) jusqu'à 11h 25 où ils retournent à leur place après avoir rangé le matériel qu'ils ont utilisé.
« Pour finir la matinée, les grands du CE1 et du CE2 vont nous lire une histoire. Tout le monde écoutera attentivement car nous devrons répondre ensuite à des questions. Les CP, installez-vous confortablement, et les grands, ouvrez votre livre à la page 7. Je vais afficher cette page au tableau pour que les CP la voient eux aussi. »
La matinée se termine tranquillement, selon le rythme de lecture décrit dans le guide pédagogique.
À 11 h 55, les enfants se préparent pour rejoindre qui le restaurant périscolaire, qui sa famille qui l'attend au portail.
Les élèves sont regroupés, dans la cour, pour un jeu, assez court, qui leur permettra de se recentrer.
Aujourd'hui, ce sera un jeu chameau/ chamois pour lequel les animaux seront remplacés par Iii et Ooo (ou Madame I et Monsieur O des Alphas).
Si, pour les deux dernières parties, nous remplaçons la voix par les signes (Vocalucartes ou Alphas et Lettres mobiles), la leçon de lecture des CP sera presque finie en entrant en classe.
Les CP travaillent avec l'enseignant au tableau, pour la séance de lecture de l'après-midi décrite dans le guide pédagogique.
Les CE1 et les CE2 réalisent pendant ce temps le début de leurs exercices de grammaire (la fin sera exécutée le jour de classe suivant).
La séance se termine par le deuxième exercice d'écriture des CP qui se fait pour le moment en commun, au tableau. Plus tard dans la période, les enfants travailleront sur leur fichier d'écriture, après explications, pendant que les élèves de CE1 et CE2 verront leur travail corrigé par l'enseignant·e.
Aujourd'hui, les élèves, groupés par trois sur les bureaux des grands (un CP, un CE1, un CE2) découvrent leur premier fichier.
Ils observent la première image et répondent aux questions lues par les plus grands. Chacun prend la parole. Les CP sont toujours sollicités en premier afin qu'ils aient la possibilité de s'exprimer.
Plus tard dans l'année scolaire, selon les constatations faites sur le niveau culturel et langagier de chacun, cet ordre pourra changer et certains élèves plus âgés pourront prendre la parole avant ou en même temps que leurs cadets.
Les enfants travaillent sur la séance suivante : v séquence 1 : Tenir un crayon à papier pour dessiner au trait (1 séance) proposée par Sophie Borgnet sur son blog.
Le jour suivant, ils la termineront. Et les deux autres après-midis de la semaine, ils travailleront la musique (rythme, percussions, chant, écoute musicale, expression corporelle, ...).
Avant de sortir dans la cour, les cartables sont remplis et rangés, prêts à être emporter lorsque sonnera l'heure de la sortie. Les grands sont chargés de superviser le rangement des cartables des plus jeunes.
La première séance d'anglais de la méthode choisie est travaillée par les trois niveaux ensemble. Les plus jeunes découvrent, les moyens et les plus âgés révisent et approfondissent leurs connaissances actuelles.
Aujourd'hui, nous découvrons le premier poème de l'année. C'est le même pour les CP et les CE1. Celui des CE2 sera présenté le jour suivant, à tous, pour explications.
Le poème sera collé dans le cahier de poésie et illustré pendant les temps libres et, occasionnellement, pendant ce temps de fin de journée.
Il est appris en classe et « raconté » aux parents, à la maison.
Après une dizaine de minutes, c'est au tour de l'enseignant·e de lire. Le livre ou l'album choisi est encore simple. Il est destiné à ouvrir les plus jeunes à une manière de lire les histoires peut-être un peu différente de celle connue jusqu'alors. Il a été choisi à dessein avec des illustrations qui sont commentées avant lecture afin de les rendre sujettes à hypothèses.
La lecture à haute voix d'une double page n'est exécutée que lorsque toutes les hypothèses plausibles ont été exprimées. Elle est interrompue à plusieurs reprises pour dire : « Ah ! Vous avez entendu ? Sohann avait raison. C'est bien un ... qui ... . » ou « Oh, nous nous sommes trompés. Ce ... n'a pas un rôle précis dans le déroulement de l'histoire. L'auteur n'en parle pas dans son texte. C'est un décor voulu par l'illustrateur. C'est son droit d'imaginer le décor à sa manière même si l'auteur n'en parle pas. »