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L'École Primaire comme je voulais la raconter

Nino et Ana : compréhension et vocabulaire

Merci à Sophie Borgnet pour ses Vocalutins et ses Articulophones !

Merci à Sophie Borgnet pour ses Vocalutins et ses Articulophones !

Nous sommes bien tranquilles chez nous, devant nos journées de classe à préparer et, tout à coup, une angoisse nous prend... Faisons-nous assez de compréhension ? 

Bien sûr, nous leur lisons des histoires, tous les jours, et, tous ensemble, nous en débattons comme le faisait déjà Miss Sara Cone Bryant, au début du siècle dernier. En cette fin décembre, nous avons déjà lu, en deux à cinq épisodes, une dizaine de contes que nos élèves ont écoutés et commentés tous ensemble, s'intéressant tant au déroulement de l'histoire qu'au vocabulaire et à l'univers qu'ils explorent. 

Cela déjà devrait bien nous rassurer, surtout que nous voyons nos élèves progresser et réemployer spontanément quelques éléments de vocabulaire et évoquer ces univers à divers moments de la journée. 

Oui mais... il y a des collègues qui utilisent des méthodes uniquement consacrées à travailler la compréhension... et nous, non ! Est-ce que ça ne va pas leur manquer ? Parce que ces lectures du soir, c'est de la lecture-plaisir, ce n'est peut-être pas assez scientifique pour être efficace ? 

Oui, d'accord, le plaisir est le meilleur vecteur de l'apprentissage chez l'enfant... Mais quand même, n'y aurait-il pas moyen d'ajouter quelque chose de plus ? Quelque chose qui fonctionnerait en parallèle de Nino et Ana... Et qui vérifierait point par point les items qui, à eux tous, permettent une bonne compréhension de texte... Au moins pour les plus forts, pendant que nous faisons rabâcher les faibles ?... 

Quoi ? Ce n'est pas la peine ? Mais pourquoi ? Parce que Nino et Ana le propose déjà et à tous, faibles comme forts ? Expliquez-nous ça... 

Une journée de début janvier 

Lecture, séance 1

Au tableau 

Nino et Ana : compréhension et vocabulaire

Après avoir lu les syllabes et lettres du tableau, les élèves commencent la lecture des mots, chacun leur tour. 

Abel : un... coq. Coq, c'est le nom d'un animal. 

Baptiste : Un animal de la ferme, avec des plumes. 

Enseignant (qui en profite pour glisser un peu de QLM, sous-domaine du Vivant là-dedans)  : Un animal qui a des plumes, c'est un animal de quelle famille ? 

Coralie : C'est un oiseau. 

Dahlia : N'importe quoi ! Un oiseau, ça vole ! Un coq, c'est pas un oiseau ! 

Elias : Si, c'est un oiseau. Il y a plein d'oiseaux qui ne volent pas. Les autruches, ça ne vole pas et pourtant, c'est des oiseaux. 

Enseignant : Oui, Dahlia, Coralie et Elias ont raison. Pour être un oiseau, il faut avoir des plumes, un bec, des ailes à la place des pattes avant. Les savants te diraient : voler, ce n'est pas un critère pertinent... Ce qui signifie qu'un oiseau n'a pas besoin de voler pour être un oiseau. Sur ce, nous continuons. C'était le tour de Baptiste. 

Baptiste : Un coquelicot. C'est le nom d'une fleur rouge. On en a fait à la maternelle, avec du papier de soie. 

Coralie : une brique. C'est un nom mais je ne sais pas de quoi. 

Farid : C'est le nom d'un truc pour construire des maisons. 

Gabin : Oui, des Lego. Une brique de Lego. 

Farid : Non, des vraies maisons. C'est rouge, les briques. On met du ciment dessus et on pose une autre brique et puis du ciment et puis une autre brique et, à la fin, ça fait un mur. 

Enseignant (qui en profite pour glisser un peu de QLM, sous-domaine la Matière) : Très bien, c'est ça, Farid. La brique, c'est un matériau de construction. Je vous ai trouvé une photo de maçon en train de monter un mur avec des briques.

Nino et Ana : compréhension et vocabulaire

Enseignant : Continuons à lire. À toi, Dahlia. 

Dahlia : piqué... Piqué quoi ?... 

Enseignant (qui intervient pour éviter la confusion avec piquet, juste en-dessous)  : Ici, c'est le verbe piquer. Nous pourrions dire par exemple : Un moustique m'a piqué

Héloïse : Ou bien : Tu as piqué le stylo de Nino

Enseignant : Oui, c'est vrai. Mais c'est familier. Dans ce cas, il vaut mieux dire volé ou emprunté ou dérobé... Continue la lecture, Elias. 

Elias : un piquet... C'est le nom d'un morceau de bois qu'on plante dans la terre pour fermer un jardin. 

Enseignant : Oui, par exemple. Très bien. Farid, à toi. 

Farid : une barque. Je ne sais pas ce que c'est. 

Iris : C'est un petit bateau qu'on fait avancer avec des rames en bois. 

Enseignant : Oui, merci, Iris, barque, c'est bien le nom d'un bateau. dont voici la photo. 

Nino et Ana : compréhension et vocabulaire

Enseignant : Tout le monde connaissait ? Très bien, nous continuons. Gabin, à toi. 

Gabin : Il a fabriqué. C'est un... verbe ! Le verbe fabriquer. On peut fabriquer quelque chose. 

Enseignant : Tu peux nous donner la définition du verbe fabriquer, s'il te plaît ? Ou un synonyme ? 

Gabin : Il a... fait ?

Jade : Il a... construit ? 

Kilyann : Il a bâti, comme dans La maison que Pierre a bâtie ! 

Enseignant : Parfait. Nous continuons. À toi, Héloïse. 

Héloïse : qui ? C'est un mot pour poser une question. Il y a un point d'interrogation : qui ? 

Enseignant : Oui, c'est ça, Héloïse. Plus tard, vous apprendrez que c'est un pronom interrogatif. Au suivant. C'est à Iris de lire. 

Iris : La coque... C'est le nom de... la coque ! La coque de la noix, c'est en bois et on la casse pour manger le dedans. L'intérieur, je veux dire. 

Lucien : La coque de la barque ! C'est le truc qui flotte, les murs, quoi... 

Enseignant : Oui, vous avez compris le sens. Je vais vous lire la définition du dictionnaire, ce sera plus clair : « Enveloppe extérieure rigide, c'est-à-dire qui ne se plie pas, de certains fruits. La coque d'un navire, c'est l'enveloppe extérieure du navire. » Tout le monde a compris ? À l'extérieur de la noix, de la noisette, de l'amande, il y a la coque, et à l'intérieur, le fruit. 

Marwan : C'est comme la coquille de l'œuf. Coque, coquille, on entend pareil ! C'est la même famille ! 

Enseignant : Ah oui, très bien, Marwan ! Après Iris, c'est Jade. Tu peux lire, Jade ? 

Jade : Une coquille... Ah non ! Une coquine... C'est le nom de quelqu'un, un animal, par exemple, qui fait toujours des bêtises. Ma chienne, c'est une coquine, elle nous vole nos chaussettes et elle va les cacher sous le lit. 

Nahel : Et moi, c'est mon chat qui est coquin. Il monte sur la table et il vole dans les plats ! 

Olympe : Et moi, c'est mon petit frère paske il ... 

Enseignant : Merci Jade, Nahel et Olympe. Nous avons compris. Revenons à la lecture. À Kilyann de lire. 

Kilyann : un liquide... C'est quand ça coule. 

Enseignant (qui en profite pour glisser un peu de QLM, sous-domaine de la Matière) : Oui, c'est ça. Tout ce qui coule est un liquide. Rapidement, donnez-nous des noms de liquides. 

Tous : l'eau... le lait... le jus d'orange... le coca... le thé... la bière... 

Enseignant : Très bien. Passons au mot suivant, Lucien. 

Lucien : Attaqué... On peut attaquer quelqu'un alors c'est ... rouge, un mot rouge... C'est la voiture rouge. Ah zut, je me rappelle jamais. On peut attaquer alors c'est le ... Non, je ne sais plus. 

Philippine : Le verbe. C'est la voiture-verbe. 

Lucien : Ah oui, le vrèbe, nan, le vvv...erbe ! Pfou ! C'est dur. 

Enseignant : Ne t'inquiète pas, Lucien, tu vas le retenir, à force. En tout cas, tu as bien compris à quoi servent les verbes : à dire ce que nous pouvons faire. Et ça, c'est déjà très bien. À Marwan de lire. 

Marwan : Un kilo de sucre. C'est pour peser. Tu fais un gâteau et tu mets un kilo de sucre avec de la farine et des œufs et ça fait un gâteau. 

Enseignant (qui en profite pour glisser un peu de Méathématiques, sous-domaine Formes et Grandeurs) : Oui ! Un gâteau bien sucré. Un kilo, c'est le nom d'une unité de mesure pour peser les choses. 

Quentin : Oui, moi, je pèse 25 kilos ! Le docteur, il m'a pesé et il m'a dit : 25 kilos ! 

Enseignant : C'est bien Quentin. Nous lisons maintenant. Nahel, à toi. 

Nahel : ka... ki... Kaki. Kaki ? Prrrt ! Ça je connais pas. C'est rigolo. Kaki-kaki-kaki-kaki... 

Enseignant : C'est bon, Nahel, nous avons compris. Quelqu'un connaît ?... Personne ?... Bon, alors j'explique. Le mot kaki a deux sens. C'est c'est un nom, c'est un fruit dont voici la photo : 

Nino et Ana : compréhension et vocabulaire

Enseignant : Et si c'est un adjectif, c'est-à-dire un mot qui dit comment sont les choses, les animaux ou les personnes, c'est une couleur. Voici un camion kaki. 

Nino et Ana : compréhension et vocabulaire

Rose : C'est les camions de l'armée ! C'est kaki. Mon frère, il a un blouson kaki, avec des étoiles jaunes dans le dos. 

Enseignant : Oui, c'est la couleur des véhicules de l'armée. Continuons la lecture. Après Nahel, c'est Olympe. 

Olympe : Un koala. C'est un petit animal mignon qui vit en Australie. Il faut les protéger. 

Enseignant : Très bien. Tout le monde connaît le koala ? Parfait, nous continuons, Philippine. 

Philippine : Un kar. Un car, pour transporter les gens. Comme un bus, quoi. 

Enseignant : Eh non. Il faut lire le T. C'est un mot étranger. Tous les mots qui ont un K nous viennent d'autres langues. Relis-nous ce mot en prononçant le T, Philippine. 

Philippine : Un... kart... Ah oui, une carte pour jouer à la bataille ou aux sept familles ! 

Samy : Mais non ! Un kart ! Pas une carte ! C'est masculin ! 

Philippine : Alors, je connais pas. 

Samy : C'est pour faire la course ! Sur un circuit ! Ça a des roues, quatre roues, et un moteur, et un volant, et un siège, et des pédales comme une voiture, et ça roule. On met un casque et on fonce le plus vite possible. 

Enseignant : C'est ça, Samy. Voici la photo d'un kart, Philippine. 

Nino et Ana : compréhension et vocabulaire

Enseignant : Allez, nous avons presque fini. Essayons d'aller plus vite. Quentin, lis-nous le mot suivant. 

Quentin : Karine. C'est un nom de personne. Ma tatie s'appelle Karine. C'est son nom... Ah oui... Son nom propre. 

Enseignant : Parfait. À Rose. 

Rose : Karim. Presque pareil. C'est un nom propre ? 

Tamimount : Oui, c'est le nom propre de mon papa ! Mon papa s'appelle Karim ! 

Enseignant : Très bien. À Samy de lire. 

Samy : Le rock. C'est une danse. C'est le nom d'une danse ! 

Tamimount : Et maintenant, c'est mon tour. Un kimono. C'est un habit pour le judo. Mon frère, il a un kimono pour le judo. 

Ulysse : Et moi, j'ai un kimono pour le karaté ! C'est pareil ! Et je lis le dernier mot : le ski. C'est encore un nom. C'est le nom d'un truc qu'on met au pied et qui nous fait glisser sur la neige sans tomber. 

Vanille : Euh... Sans tomber, ça, c'est pas sûr. Moi, quand je fais du ski avec mon papa et ma maman et ma grande sœur Cerise, eh ben, je tombe souvent ! 

Warren : Ah oui, moi, moi, moi, elle fait du ski, et puis elle fait du bateau, et puis elle fait du judo, c'est moi, moi, moi, la quille à la vanille ! 

Enseignant : Warren, c'est bon, ton cirque, là ! Tu as fini ? Ça tombe bien parce que tu vas nous relire les mots de la première ligne, avant qu'Ulysse nous lise la deuxième, Vanille, la troisième, Xander, la quatrième, Ysolde, la cinquième et Zoé, la sixième. 

Fin de la séance de lecture après le travail demandé aux six derniers élèves du groupe. 

Une journée de début janvier 

Écriture, séance 1

Au tableau 

Enseignant : Avant de commencer l'écriture sur le cahier, nous allons lire ce que nous devons écrire. C'est Ulysse qui va nous lire les trois lignes. 

Ulysse : la lettre q, la syllabe que, la syllabe qui. 

Enseignant : Oui. Que et qui peuvent aussi être des mots. Qui peut nous trouver une phrase avec le mot que ? Vanille ? 

Vanille : Blanche-Neige est plus belle que toi, dit le miroir magique à la reine..

Enseignant : Très bien. Et maintenant, Warren, une phrase avec le mot qui 

Warren : C'est qui qui a dit ça ?... Ça va ? 

Enseignant : Oui, ce n'est pas du très bon français mais ça va. Il faudrait dire plutôt : Qui a dit cela ? ou Qui est-ce qui a dit cela ? Mais c'est bien, tu as compris de quel mot je parlais. 

Un peu plus tard... 

Enseignant : Nous passons à la dictée. Écoutez bien le premier groupe de mots : un... masque.... C'est à Xander de nous donner la définition de ce nom commun. 

Xander : C'est comme un mouchoir qu'on met sur sa figure pour ne pas être malade. On l'attache à ses oreilles.  

Enseignant : Oui, d'accord. Il y a aussi le masque pour le Carnaval ou Halloween. 

Zoé : J'allais le dire ! 

Enseignant : Excuse-moi, Zoé. La prochaine fois, je te laisserai parler. Écrivez : unnnn ... plus loin .... mmmaaaasssqueee, avec le Q et son ami U, comme nous avons expliqué ce matin. 

.... 

Enseignant : Le deuxième groupe de mots, c'est : il pique avec le même que que dans masque. Tu nous donnes la définition du verbe piquer, Ysolde ? 

Ysolde : Piquer, c'est enfoncer un truc pointu dans la peau. 

Enseignant : La peau ou autre chose. On peut piquer des bougies dans un gâteau d'anniversaire par exemple. Ou piquer une aiguille dans du tissu pour le coudre. 

... 

Enseignant : Mots suivants : un liquide, avec la lettre Q et son ami U. Tu nous rappelles ce que c'est Zoé ? 

Zoé : Un liquide, c'est quelque chose qui coule. On peut mettre du caramel liquide sur des popcorns, c'est très bon. 

.... 

Enseignant : Mots suivants : une coquine, avec le même qui que dans liquide. Tu nous donnes la définition Abel ? 

Abel : C'est quelqu'un qui fait des petites bêtises ou des blagues. Ce matin, y'a je sais pus qui qui a dit que sa chienne elle piquait les chaussettes et elle les cachait sous le lit. C'est une coquine, cette chienne-là ! 

... 

Enseignant : Et maintenant, une petite phrase très courte : qui... est... là ? Trois mots. Tout le monde connaît le premier, c'est qui. Je vous ai dit ce matin que c'est un pronom interrogatif, c'est-à-dire un mot pour poser une question. Écrivez qui. 

... 

Enseignant : Et maintenant... Qui... est... Ah ! Avant d'écrire est, il faut se demander ce qu'il signifie. Baptiste, tu saurais expliquer ? 

Baptiste : Oui. On peut être là, alors c'est le verbe être. Il est là, elle est là. On l'a appris. Ça s'écrit E.S.T. 

Enseignant : Parfait. Écrivez le verbe être,  ... est... E.S.T. 

... 

Enseignant : Et enfin : Qui est... là ? Coralie, tu sais écrire ce mot ? 

Coralie : C'est pas la comme dans la gomme, la fenêtre, la maîtresse... Alors, prrrttt ! Je ne sais pas. 

Dahlia : Moi oui, moi oui ! On l'avait dit l'autre jour. Il y a une apostrophe sur le A pour remplacer le doigt qui montre où c'est... C'est... où je te montre ! 

Enseignant : Bravo Dahlia ! Ce n'est pas une apostrophe, c'est un accent grave. Mais c'est très bien quand même. Vous avez compris. Vous écrivez lllaaa, mais vous mettez un accent grave sur le A. Llllaaaa, avec un accent grave qui remplace le doigt qui montre l'endroit dont nous parlons. 

 

Une journée de début janvier 

Lecture, séance 2

Au tableau 

Nino et Ana : compréhension et vocabulaire

Enseignant : Voici la lecture d'aujourd'hui. Quand nous l'aurons finie, vous me direz s'il s'agit d'un texte ou de plusieurs phrases indépendantes. C'est à Baptiste de commencer. Baptiste, lis-nous la première phrase, jusqu'au point. 

Baptiste : La... bar... que... fi...le ... sur... le ... lac. C'est l'histoire d'une barque qui est sur un lac. Elle file.

Enseignant : Oui, très bien. Tout le monde se souvient de la définition du nom barque ? Qui ne savait pas ce matin ? Ah oui, c'était Farid. Tu te souviens, Farid ? 

Farid : Oui, c'est un bateau avec des rames. Je connais, j'en ai déjà vu en vrai. 

Enseignant : Parfait. Lisons la deuxième phrase.... Ah, elle est longue. Alors Coralie, tu vas lire seulement jusqu'à la virgule, ici. Tu la vois ? Très bien. À toi. 

Coralie : Margue... rite... Marguerite... ppfff ! La marguerite, on dit ! 

Enseignant : Non, pas ici. C'est un prénom. Un prénom de fille. Une fille qui s'appelle Marguerite. Continue. 

Coralie : Marguerite... a... vu... des... coque...licots... des coquelicots... sur... la... ri... rivière... 

Enseignant : Tu es sûre ? Relis le dernier mot lettre par lettre s'il te plaît. 

Coralie : rrrriiiivvvveeee... Oups ! Sur la riveeee, je veux dire. C'est quoi, la riveeee ? 

Enseignant : Quelqu'un sait ? Qu'est-ce qu'une rive ? 

Vanille : C'est le bord du lac... Marguerite a vu des coquelicots au bord du lac. 

Enseignant (qui en profite pour glisser un peu de QLM, sous-domaine Espace) : C'est ça. La rive, c'est le bord d'un cours d'eau. La rive d'une rivière, la rive d'un ruisseau, la rive d'un étang, la rive d'un lac, la rive de la mer ou la rive de l'océan. Tout le monde a compris ? Alors, c'est Dahlia qui va lire la suite de la deuxième phrase jusqu'ici (l'enseignant montre le mot barque juste avant le mot et)

Dahlia : a...lllooorrs... elle... diiii...rrri...gue... Non... di...ri...ge... elle dirige... sssaaa.... bbaaarrr... barque... A...lors, alors, elle dirige... sa barque ! Alors elle dirige sa barque. 

Enseignant : Qui est elle 

Dahlia : C'est la fille. Celle qui s'appelle... attends... Mmmaaarrr... gueee...rite ! Marguerite ! 

Enseignant : Et que fait-elle ? 

Elias : Elle dirige sa barque, ça veut dire qu'elle la conduit quelque part. Elle a un truc derrière qui bouge.... (rires !) Pfff ! Pas la fille ! La barque, elle a un truc à l'arrière qui bouge dans l'eau. On le fait bouger et la barque, elle tourne à droite ou à gauche, comme on veut. 

Vanille : C'est un gouvernail, ce truc. Moi, avec mon papa, et ma maman, et ma sœur Cerise, on a fait du voilier et j'ai eu le droit de barrer... Ça veut dire de faire tourner le bateau grâce au gouvernail. 

Enseignant : Très bien, Vanille et Elias, vous nous avez très bien expliqué le principe du gouvernail. Tiens, Elias, recommence au début de la phrase et finis-la, jusqu'au point. 

Elias : Mar...guerite...a vu... des co... quelicots... sur la...rivi...rive, a...lors elle di...rige la... non... sa... bar...que... et... a...co...s... cos...te... accos...te... prrt ? 

Enseignant : Lis jusqu'au point, nous expliquerons après... Et accoste... à toi... 

Elias : Jusss...teee, juste, à... côoo...té. Juste à côté. Ah oui ! A...ccoss...te, c'est pareil que arrive. Elle dirige sa barque et elle arrive juste à côté... 

Enseignant : Juste à côté de quoi ? 

Farid : Juste à côté des fleurs ! des marguerites ! 

Gabin : Mais non ! Les fleurs, c'est pas des marguerites ! C'est la fille, Marguerite ! 

Farid : Ah oui, zut ! Je m'ai trompé ! Juste à côté des fleurs qu'on avait fait(es) à la maternelle. Les... attends, c'est écrit là... Co...que...li...cots... Coquelicots, c'est ça ! Marguerite arrive juste à côté des coquelicots ! 

Enseignant : Et bien, très bien, Farid. Et maintenant, c'est à toi de lire. Tu vas nous lire la troisième phrase jusqu'à la virgule. 

Farid : Mar... gue... Marguerite... a... ra...ma...ssé... les co... que... coquelicots. Voilà, c'est facile. Comme elle est arrivée à côté des coquelicots, elle est descendue de sa barque et elle les a cueillis. Marguerite a cue... ah non... ramassé... les... coquelicots. À toi, Gabin ! 

Gabin : Elle... a... ré...u...ssi... elle a réussi... un... jo...li bouquet ! Elle a réussi un joli bouquet ! C'est rouge, les coquelicots, et ça fait un joli bouquet de fleurs pour sa maman, peut-être. 

Enseignant : Très bien. Continue, Héloïse, s'il te plaît. Jusqu'ici (montre vite avant le mot et). 

Héloïse : Héloï... ah non ! J'ai cru que c'était mon prénom ! Attends. Hé...la... 

Enseignant : Il faut lire le S. Il n'est pas muet. 

Héloïse : Hé...lassss ! Ah oui, hélas ! Hélas, les... co... quelicots, hélas, les coquelicots... fa... n ? Ah oui, c'est muet. C'est parce qu'il y a beaucoup de coquelicots qui... fa...ne... qui fanent ! Hélas, les coquelicots... fanent... vi...te. Fanent vite. 

Iris : C'est quoi, fanent

Jade : C'est quand les pétales y tombent. Quand les fleurs sont coupées, elles fanent. Elles perdent leurs pétales. Il faut les mettre dans l'eau. Sinon eh ben, elles fanent ! 

Enseignant : Parfait Jade. Je n'ai plus rien à dire. Nous pouvons continuer. Iris, c'est ton tour, tu relis depuis le début de la phrase, ici, où nous voyons le H majuscule et tu vas jusqu'à la fin. 

Iris : Hélas, les coquelicots fa... fa... nent... fanent... vite... et... le bouquet... est... tr...très... bi...za... bizarre ! Et le bouquet est très bizarre ! 

Enseignant : Pourquoi nous dit-on que ce bouquet est bizarre ? 

Kilyann : Bah pask'y a pus les trucs rouges ! Elle nous l'a dit, Jade. Y'a pu les trucs rouges alors c'est moche ! Que des tiges vertes ! C'est moche. 

Enseignant : Oui, d'accord, Kilyann. Est-ce que tu te souviens du nom des "trucs rouges" ? 

Kilyann : Nan, chai pu. C'est ça qu'on avait fait avec le papier de soie. Des pé... pé... Chai pu. Au milieu, c'est le cœur, c'est noir. On l'avait fait avec un petit pompon. Et pis autour, on avait mis les pé... Ah pfff ! C'est presque comme pour les vélos... Les pédales ! Non, c'est pas ça. Les pédales des vélos et les pé... ah oui ! Pétales ! Les pétales rouges en papier de soie ! C'était super dur mais super méga beau ! Ma mère, elle l'a affiché dans le salon ! C'est super méga géant beau ! 

Enseignant (qui en profite pour glisser un peu de QLM, sous-domaine Vivant) : Ah tu vois, que tu t'en es souvenu. Le cœur, les pétales, la tige... Bravo, Kilyann ! Mais revenons à notre lecture. D'abord, ma question du début : est-ce un texte qui raconte une histoire complète ou avons-nous lu des phrases isolées ? 

Lucien : C'est un texte ! Ça raconte une histoire complète. 

Marwan : L'histoire de Marguerite. Une fille. Pas une fleur. 

Nahel : Qui a une barque et qui se promène sur le... sur le lac. C'est écrit là-haut. 

Olympe : Et sur le bord... sur la... je sais plus... 

Philippine : Sur la rive... C'est écrit là... 

Olympe : Ah oui, sur la rive... elle voit des coquelicots avec des pétales rouges. 

Kilyann : Et des cœurs noirs, et des tiges vertes ! 

Philippine : Alors, elle va sur la rive avec sa barque... 

Quentin : et elle descend pour cueillir les coquelicots... 

Rose : Mais... hélas ! Ça perd ses pétales, les coquelicots ! 

Samy : On dit : les... coquelicots... fanent... voilà : fanent ! Fanent vite, même ! 

Tamimount : Et son bouquet, il est tout moche ! Il a plus ses trucs rouges, ses... péd... pétales rouges. 

Ulysse : Ils ont pas dit qu'il était moche, le bouquet, ils ont dit qu'il était bizarre. Un bouquet de fleurs sans pétales, c'est bizarre. D'habitude, on prend que des fleurs qui ont des pétales. Il faut qu'elle le jette, ce bouquet, Marguerite. 

Vanille : Moi, je n'ai plus rien à dire parce qu'ils ont tout raconté. 

Enseignant : Eh bien, nous allons relire, un peu plus vite, puisque vous avez expliqué toute l'histoire. Vous pourrez même essayer d'accélérer un peu, sans vous tromper de mots, et de mettre l'intonation. 

Vanille : Ah oui, comme pour hélas... Il faut dire : "Hélaaas !" comme ça, en mettant sa main sur son front ! Hélaaas ! 

Enseignant : Très bien, Vanille. C'est à Kilyann de commencer. Ce qui serait bien, c'est que je montre les mots et que, à chaque point, ou aux virgules ou aux et que je montre, Lucien, puis Marwan, puis Nahel et ainsi de suite continuent chacun leur tour pour que nous entendions bien l'histoire que vous venez de nous raconter. Nous essayons ? 

.... Les élèves lisent tour à tour leur phrase ou leur proposition indépendante et l'histoire se déroule sous leurs yeux et leurs oreilles... deux fois car ils sont 26. La dernière lecture donne lieu à des essais plus ou moins réussis d'intonation et de fluidité. Nous avons le temps... 

Une journée de début janvier 

Écriture, séance 2

Au tableau 

Enseignant : Je vous distribue un nouveau cahier (demi-cahier seyes 2,5 mm, coupé dans le sens horizontal). 

Nino et Ana : compréhension et vocabulaire

Enseignant : C'est le cahier dans lequel nous allons écrire les phrases que nous inventerons ensemble. En face de chaque texte, vous pourrez l'illustrer avec vos crayons de couleur. Aujourd'hui, nous allons écrire la mésaventure de Marguerite avec son bouquet de fleurs. Qui peut me dire ce qu'a fait Marguerite lorsqu'elle a accosté sur la rive, avec sa barque ? Coralie ? 

Coralie : Elle a cueilli des coquelicots pour faire un bouquet pour sa maman. 

Enseignant : Oui, très bien. Nous pouvons peut-être dire le nom de l'héroïne de cette histoire. Dahlia ? 

Dahlia : Marguerite... a... cueilli... 

Elias : Cueilli, moi, je sais pas l'écrire, je vous le dis tout de suite ! 

Farid : On n'a qu'à dire l'autre mot, celui qu'il y avait dans la lecture. Ah zut ! Tu l'as effacé, maître(sse) ? 

Enseignant : Oui, j'ai tout effacé parce que vous savez l'écrire tout seuls. 

Gabin : C'était ramassé. Marguerite a ramassé des coquelicots. 

Enseignant : Très bien, écrivons ceci... Attention aux blagues de Mademoiselle Orthographe ! Qui connaît la première blague ? 

Tous : La majuscule ! 

... les élèves, aidés de l'enseignant qui écrit tout au tableau sous leurs conseils, encodent cette phrase et la recopient en même temps, mot après mot

Enseignant : Et-ce que notre histoire est complète ? 

Héloïse : Non, parce qu'elle finit bien. C'est une bonne aventure ! Et nous, on a lu une... 

Philippine : Mésaventure ! Une mauvaise aventure, ça veut dire ! 

Héloïse : Oui, faut écrire hélaaas ! 

Enseignant : Si vous voulez. Je n'y avais pas pensé, mais pourquoi pas ? Qu'écrirais-tu en tout Héloïse ? 

Héloïse : J'écrirais : Hélaaaas, les coquelicots ont fané ! 

Elias : Ont, je vous le dis tout de suite, moi, je sais pas l'écrire, ont

Enseignant : Si ce n'est que ça le problème, je peux vous aider. J'avais pensé à Hélas, les coquelicots fanent vite ! I Mais si vous préférez ont fané, cela ne me dérange pas. 

Iris : Surtout que moi, on, je sais l'écrire parce que je m'appelle Iris Dumont. Alors on, c'est écrit sur tous mes cahiers ! Et en plus, ma sœur, elle s'appelle Manon ! Manon Dumont ! Plein de on 

Tous : Alors on écrit : ont 

Enseignant : D'accord, nous écrivons Hélas, les coquelicots ont fané. Qui se souvient des 3 blagues de Mademoiselle Orthographe pour le mot hélas 

Jade : La majuscule ! 

Kilyann : Le H de Héloïse ! 

... 

Enseignant : Et ? La troisième blague ? 

Tous : Prrrt ! On sait plus... 

Enseignant : Le S qui n'a pas besoin de voyelle pour siffler ! Hélassss, sans E presque muet. 

... les élèves, aidés de l'enseignant qui écrit tout au tableau sous leurs conseils, encodent cette phrase et la recopient en même temps, mot après mot.

Plus tard, dans l'après-midi, les élèves retrouveront le vocabulaire lu le matin dans leur cahier d'exercices. Au besoin, l'enseignant aidera les plus fragiles à associer les mots décodés aux illustrations correspondantes, ce qui les transformera en mots réellement lus, car porteurs de sens. 

De même, en fin d'après-midi, la lecture rapide du livret « Je lis tout seul avec Nino et Ana » donnera lieu à quelques explications indispensables : Que fait la porte ? Pourquoi ? Qui la fait claquer ? Pourquoi la fait-elle claquer ? Où va-t-elle ? Qu'emporte-t-elle ? Que fait-elle à nouveau en partant ? Qui râle ? Pourquoi ? Que peuvent provoquer ces claquements de porte répétés ? À qui maman compare-t-elle Ana ? Que dit-elle d'elle ? 

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A
Nous utilisons la méthode Nino et Ana depuis 5 ans dans mon école. Le niveau de lecture et de compréhension des élèves s'est nettement amélioré. Cf évaluations nationales (malgré le peu de crédit que je leur porte), bcp plus de lecteurs dès la Toussaint... Ma collègue qui a des CP depuis très longtemps et qui m'a fait confiance pour tenter la méthode ne reviendrait pas en arrière.<br /> Méthode déchiffrable, rapidement des petits textes avec inférences et la motivation des élèves qui lisent de "vrais" textes. J'ai des ce1/CM2 cette année. Avec les CE1, nous lisons avec Lecture et expression : des textes certes denses mais exigeants et les élèves adorent : j'ai récupéré des ce1, anciens cp de l''année dernière (classe de cp/ce1) qui avaient entendu les textes lus par les plus grands. Ils s' en rappellent et sont tellement fiers de pouvoir les lire tout seuls à leur tour...<br /> Bref, super méthode très complète ! Merci Catherine pour tout ce travail 😉<br /> Ps : du mal à comprendre la mise en doute...
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D
Merci beaucoup pour ce témoignage encourageant. <br /> Ps : Je ne sais pas si la rédactrice de la mise en doute se comprend elle-même. 😉
C
Bonjour,<br /> J’utilise votre méthode d’orthographe avec des ce1 en rep, ils adorent et moi aussi. Ils font des progrès, se posent les bonnes questions. Merci.
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D
Merci à vous, Céline, pour votre témoignage.
M
La dernière fois que j'ai eu un CP, j'ai utilisé la méthode de Nino et Anna. J'ai été bluffé par l'efficacité de cette méthode, mes élèves étaient bien meilleurs lecteurs que les années précédentes et que les élèves des autres classes de CP; mes collègues qui faisaient l'étude ont toutes trouvé que mes élèves étaient très vite entrés dans la lecture et lisaient mieux. Cette année, j'ai une classe ce CM2, j'ai mis en place la méthode de dictée de Catherine Huby et les progrès sont bien là! Cette méthode de dictée est très bien faite, elle permet de rebrasser les notions et de progresser pas à pas en orthographe.
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D
Merci pour vos témoignages encourageants. Je suis ravie de pouvoir contribuer à la réussite de vos élèves malgré mon "âge avancé".
M
Ce verbatim inventé de toute pièce est vraiment ridicule. C'est uen classe dans les années 80 ça, ça n'existe plus. La charge cognitive décrite pour un élève de CP est hors sol : il décode, cherche le sens, écoute les autres, suit des digressions scientifiques, manipule des catégories grammaticales...<br /> Aucun travail sur les stratégies de compréhension et les corpus de vocabulaire.<br /> C'est faire le choix d'enseigner comme dans les années 80 avec des élèves de 2026, sans prendre en compte l'évaluation de la société et des sciences de l'éducation.<br /> La liberté d'expression sur internet est vraiment géniale, mais comment les mentalités peuvent évoluer sur les "influenceurs" pensent toujours comme il y a 40 voire 50 ans ? Vous faites du mal à la profession.<br /> Ca se voit en tout cas que vous n'avez pas vu une classe depuis de longues années.
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D
Merci beaucoup de confirmer mes propos. Heureusement qu'il existe encore des enfants qui tirent profit de l'enseignement "passéiste" qui horrifié tant certains collègues.
C
Et bien non ce n'est pas une classe fictive. Je le fais avec mes CP et ils enrichissent leur vocabulaire, Merci le tableau numérique de leur montrer les photos des nouveaux mots rencontrés. Nous voyons le verbe, le nom, les pluriel des noms et des verbes et contrairement à ce que je pensais, ça fonctionne à merveille, ils seront prêts pour le CE1 ! Pour rien au monde je ne reviendrais en arrière et reprendrais une autre méthode...
D
Merci Myrtille. Rien ne vaut les remontées du terrain pour valider une méthode ! Ils valent mieux que toutes les assertions du monde.
D
Merci SofPE35 ! Il me semblait bien que cette méthode n'était pas aussi pourrie que notre ami.e Marie Edouard l'affirme.
S
Au début j’ai pensé comme vous que c’était une classe bien fictive … et puis j’ai tenté car cet article a été un peu écrit à ma demande pour bien comprendre comment gérer la compréhension en même temps que la lecture. Les débuts ont été laborieux, ils ont du comprendre ce que je tentais de leur demander. Mais maintenant c’est exactement ce qu’il se passe !! Ce n’est plus une classe fictive, ce sont mes élèves et ils en redemandent !! Alors oui ils apprennent du vocabulaire, ils apprennent des inférences … et même si cela peut paraître rétro cela fonctionne avec mes élèves du 21e siècle de la campagne ! Merci Catherine de tous vos conseils, moi je prends et je teste … si cela fonctionne je garde, si cela ne fonctionne pas je modifie.
M
Je parviens à adapter cette méthode avec des élèves de GS, en centre ville de Lyon, en 2026. Il est évident que nous travaillons la compréhension et le vocabulaire mais nous le faisons en contexte et cela change beaucoup de chose. Cela permet à l'enfant de devenir, petit à petit, autonome dans le processus de compréhension en lecture : n'est-ce pas ce que nous voulons ? L'état des connaissances scientifiques actuel est plutôt en accord avec ce processus d'apprentissage (cf guides d'accompagnement des programmes).<br /> Il est évident qu'il faut adapter ce que nous faisons aux besoins de nos élèves, en sachant qu'ils sont capables de belles choses et donc en étant exigeants. Les enfants apprennent en discutant, en réfléchissant, par la confrontation, par la recherche ... (cf programmes, toujours) si c'est ce que faisaient les enseignants dans les années 80 : tant mieux ; mais quel est le rapport avec le fait de proposer cela aujourd'hui ?
D
Comme vous le dites, la liberté d'expression sur internet est vraiment géniale, Marie Édouard ! Elle permet à tous d'asséner leurs vérités bien tranquillement. Comme disait Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » <br /> Passez une bonne journée, bien installé(e) sur vos certitudes ! Pendant ce temps, les petits mutants des années 2020 continueront, comme leurs parents, grands-parents, arrière-grands-parents et arrière-arrière-grands-parents, à apprendre à lire et à écrire avec une méthode d'écriture-lecture.
L
J'aimerais avoir cette classe !!! En réalité mes CP ne suivent pas les lectures collectives, ne s'écoutent pas, jouent, se traînent par terre....rien n'y fait cette année.<br /> Mais je suis d'accord avec vous : il y a largement de quoi travailler la compréhension avec Nino et Ana (et la lecture par l'adulte), pas besoin de méthodes chronophages en plus. Merci pour cet article !
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D
Il est vrai qu'il est des classes plus difficiles que d'autres et des années où l'on a l'impression que rien n'y fera. Je vous souhaite bon courage et espère que, petit pas après petit pas, ils avanceront néanmoins un peu et arriveront à faire un "vrai CP" avant qu'il ne soit trop tard. <br /> Toute ma sympathie !