• GS : Jeux sportifs et « Mathématiques » (3)

    Je ressors du placard une idée que j'avais mise en route l'an dernier, puis laissée de côté faute de retours.

    Après les livrets 1, 2 et 3 (voir liens en bas d'article), voici une nouvelle série de jeux sportifs propres à faire vivre les mathématiques en Grande Section.

    La progression, calquée sur celle de Se repérer, Compter, Calculer en GS, amène les enfants à connaître les nombres de 1 à 9 et leurs décompositions, effectuer des distributions et des partages, repérer leur droite et leur gauche et celle de la personne qui leur fait face et compter jusqu'à 30.

    Si vous voulez en savoir plus sur le reste de la méthode (manipulations collectives, fiches individuelles), n'hésitez pas à me contacter. Je me ferai un plaisir de vous renseigner.

    Télécharger « GS - Mathématiques et Jeux Sportifs 4.pdf »

    Dans la même série :

    Livret 1 :  GS : Jeux sportifs et « Mathématiques » (1)

    Livrets 2 et 3 : GS : Jeux sportifs et « Mathématiques » (2)

    Livret 4 : GS : Jeux sportifs et « Mathématiques » (3)

    Livret 5 : GS : Jeux sportifs et « Mathématiques » (4)

    Pour consulter la progression :

    GS : Se repérer, compter, calculer - Progression actualisée

    Et pour vos cadeaux de Noël :

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  • CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)
    Merci à Sophie Borgnet pour cette illustration.

    Guide pédagogique fini pour la deuxième période !

    Voici la période Novembre/Décembre du Livre du Maître d'Étude de la Langue, correspondant aux deuxièmes fichiers d'étude de la langue de CE1 et CE2 que vous trouverez sur ce blog.

    La méthode employée essaie d'être très progressive et d'avancer à courtes enjambées. Cela ne l'empêche pas d'être ambitieuse et de mener les élèves à étudier les programmes très précisément. Vous verrez que j'ai réussi, et je considère cela comme un exploit, à faire correspondre chaque leçon avec au moins un item des programmes scolaires 2016 pour le cycle 2 en grammaire, orthographe et lexique (voir pages 23 à 28).

    Elle essaie d'être bienveillante et de ne jamais demander aux enfants plus d'efforts que nécessaires pas plus que de les confronter à l'échec en leur fournissant un cadre trop lâche et trop vaste dans lequel ils pourraient se perdre.

    Elle est routinière pour donner des habitudes, elle n'hésite pas à cumuler les rappels, les retours en arrière, les nouveaux éclairages pour fixer durablement notions et concepts, le plus souvent sans « par cœur », celui-ci prêtant souvent à confusion chez nos jeunes élèves, lorsqu'il n'est pas largement précédé par l'entraînement et l'usage.

    Elle s'appuie sur le sens et cherche avant tout à aider les élèves à comprendre ce qu'ils appliquent déjà intuitivement à l'oral. C'est pourquoi le matériau de départ est toujours un texte d'un ou deux paragraphes, issu du matériel utilisé en lecture (compréhension et déchiffrage) de la classe.
    Par commodité, j'ai choisi comme textes de travail ceux issus de Lecture et Expression au CE. Vous pouvez bien entendu les remplacer par tout autre texte répondant aux caractéristiques énoncées à chaque nouvelle fiche de travail.
    Les personnes suivant la progression depuis le début de l'année verront que j'ai repris le module 4 déjà utilisé en fin de Période 1. Je ne crois pas que ce soit un inconvénient, les élèves apprécieront certainement ce retour en arrière qui n'en est pas un (j'avais un peu devancé le programme de lecture, dorénavant j'essaierai de mieux ajuster cela). 

    Je n'ai plus réitéré mes conseils pour adapter la méthode aux élèves non-lecteurs qui semblent fleurir encore nombreux dans certaines classes malgré les conseils avisés de nombreux chercheurs en apprentissage de la lecture.
    Pour les collègues malchanceux ayant hérité de ces cohortes de non-lecteurs, s'ils n'ont pas réussi à faire entrer l'intégralité du programme de CP dans les 7 semaines écoulées depuis la rentrée des classes, je leur suggère de continuer comme avant, en continuant à concentrer l'essentiel de votre temps de français écrit à la lecture (voir aussi ici pour les cas les plus lourds) et en réservant à l'oral, ou à l'écrit adapté, le programme d'étude de la langue. Parler d'un verbe, d'un nom, apprendre à les accorder l'un à l'autre, cela se fait aussi très bien à l'oral.

    Télécharger « LDM 2.pdf »

    Dans la même série :

    Pour le CE1 :

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Livre du maître :

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1) ;

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (3)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (4)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (5)

    Pour le CE2 :

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Livre du maître :

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1) ;

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (3)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (4)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (5)

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  • C2 : Questionner le Monde (1)
    En hommage à une amie qui aimait les peluches, les hyènes, les illustrations de Phi et mes articles. Yasmine, je pense à toi.

    Les documents pour les maths sont finis ; ceux pour l'étude de la langue en passe de l'être (je préfère ne pas donner de date plutôt que d'avoir à me ridiculiser en manquant à ma parole deux ou trois fois) ; nous avons déjà de quoi faire en lecture jusqu'à la fin du CE1 ou même du CE2 (CP ; CE).
    Alors, que reste-t-il maintenant ?...

    Les sciences, la technologie, la géographie et l'histoire !
    Ou encore l'« Éveil », comme disait notre hiérarchie quand j'ai débuté, avant de trouver que « Découverte du Monde », ça faisait plus riche.
    Dernièrement, ils ont dû trouver que, vu le peu d'heures qu'un Professeur des Écoles peut y consacrer[1] avec sa classe, il valait mieux dire aux familles et aux enseignants que les enfants allaient « Questionner le Monde » sans être sûrs de pouvoir y découvrir et encore moins y apprendre quoi que ce soit !

    Alors, après les quelques leçons de Sciences Cycle 3, voici du « clé en main » pour la classe de Cycle 2, dans les quatre domaines (et demi) que compte le grand domaine si difficile à placer correctement dans une phrase grâce à son nom débile[2].

    C'est un grand cahier à l'italienne, dont chacune des leçons se présente sur une double page.
    Accompagné de son guide pédagogique, comme il se doit. Avec les attendus de fin de cycle pour M'sieur ou M'dame l'IEN, qui ne viendra plus que trois fois au cours d'une carrière, avant que sa profession soit carrément supprimée sur l'autel de la réduction des effectifs de cette Fonction Publique obsolète qui empêche la concurrence de s'emparer d'un marché qui pourrait, au moins dans les grandes villes, se révéler fort juteux.

    Pendant chacune des cinq périodes de l'année scolaire : Septembre/Octobre, Novembre/Décembre, Janvier/Février, Mars/Avril et Mai/Juin, les leçons y seront au nombre de 12, pour chacun des quatre domaines : 3 consacrées à la Matière et aux Objets Techniques, 3 au Vivant, 3 à l'Espace et 3 au Temps,

    Elles se succéderont, au rythme de 4 leçons par quinzaine, tout au long de l'année scolaire, en alternant les domaines.
    Le but de cette succession rapide (jamais plus de deux jours consacrés à la même leçon), c'est que, la routine aidant, les enfants se sentent concernés par les activités qu'elles proposent et que la mémorisation en soit aisée (car ils vont se questionner, c'est évident, mais, rassurez-vous, ils quitteront la salle de classe en se disant que quelqu'un – eux, le plus souvent, grâce à notre aide – a répondu à leurs questions).

    Chacune de ces leçons, dans tous les domaines, respecte le schéma immuable qui existe depuis les débuts de l’école[3] :

    1 : agir, c'est-à-dire questionner, observer, expérimenter, décrire

    2 : raisonner, en groupe plutôt que seul parce que ce qu'il y a de sympathique, à l'école, c'est qu'on est plusieurs ; et qu'à plusieurs, on va plus loin

    3 : conclure, au moins provisoirement, en attendant de grandir un peu pour approfondir la question

    et toujours pour le même but (jusqu'à la rentrée de septembre 2016) :

    4 : retenir chaque fois un petit nombre de mots, de remarques, de constatations permettant d'avancer sur le chemin de la connaissance,  de l'abstraction et de la conceptualisation à partir de données, souvent déjà bien connues intuitivement, mais sur lesquelles les enfants ne s'étaient pas encore arrêtés

    Le déroulement en est volontairement linéaire et permet, au cours d'une même séance, d'alterner les périodes d'activités visuelles, auditives, manuelles et réflexives.

    Dans une classe à plusieurs niveaux, les activités proposées sur une double page permettent d'intéresser tant les plus jeunes que les plus âgés et d'apporter à chacun selon ses capacités.
    Le manuel est conçu pour être utilisé trois ans de suite, sans qu'un élève qui l'aurait déjà parcouru au CP, puis au CE1, ait l'impression, au CE2, de recommencer encore une fois la même chose. Il doit bien au contraire pouvoir se dire qu'il a grandi et que l'intérêt de cette leçon, vue l'an dernier avec ses yeux de « petit », se trouve renouvelé et amplifié grâce aux compétences et capacités que son statut de « grand » lui confère.
    Toutefois, si le concept intéresse un collègue, il est toujours possible de remplacer les observations et illustrations de départ, de faire varier les expériences, les recherches et d'enrichir le texte à lire par d'autres textes.

    Que dire d'autre sinon que je remercie Sophie Borgnet pour sa première illustration et que j'espère qu'elle trouvera un tout petit peu de temps par ci par là pour continuer son œuvre ?
    Ah oui, autre chose : si toutefois vous trouvez le projet intéressant, seriez-vous partant pour vous procurer ce manuel, une fois auto-édité ?
    En attendant, bonne lecture et n'hésitez pas si vous avez des questions : la section Commentaires est là pour ça.

    La première période :

    Télécharger « QLM-C2-Sept-Oct.pdf »

    Le guide pédagogique correspondant :

    Télécharger « Guide pédagogique 1.pdf »

    La table des matières :

    Télécharger « Table des matières.pdf »

    Merci au blog Manuels anciens, dans lequel j'ai puisé mon inspiration et de nombreux savoir-faire oubliés.

    Notes :

    [1] Compte-tenu des « temps incompressibles » (tout ce qui a trait à la gestion matérielle d’un groupe de 20 à 30 enfants, déplacements, rangements, collectes diverses et variées) et des 8 ou 9 fois 15 minutes de récréation par semaine, il reste bien moins que les déjà ridicules 2 heures 30 minutes par semaine pour permettre aux enfants de Cycle 2 (CP, CE1, CE2) de recevoir cette acculturation tout aussi indispensable que la littérature à l'élargissement de leur dictionnaire mental de mots, références culturelles et repérages sociaux et tout aussi nécessaire que les mathématiques à leur acquisition d'une logique, de compétences méthodologiques et largement aussi essentiel qu'un programme d'Éducation Morale et Civique pour former une personne qui se considère comme un citoyen.

    [2] Essayez de faire une seule phrase où l’expression « questionner le monde » peut remplacer un nom (comme français, mathématiques, histoire, musique, ou éducation physique, par exemple), vous verrez comme c’est commode, léger et de bon ton : « Tu fais quoi, toi, en questionner le monde ? » ; « je recherche des méthodes de questionner le monde adaptées à ma classe » ; « j’ai eu bonhomme qui sourit à mon évaluation de questionner le monde »... Non, décidément, ça ne va pas, mais alors pas du tout !

    [3] Voir : Leçons de choses, Compayré

    Dans la même série :

    C2 : Questionner le Monde (1) C2 : Questionner le Monde (2) ; C2 : Questionner le Monde (3) ; C2 : Questionner le Monde (4) ; C2 : Questionner le Monde (5)

    Pour le CM1 :

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    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

     


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  • CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    État des lieux :

    Nous voici arrivés au milieu du premier trimestre. Pour les enfants de 6 à 7 ans, c'est une étape importante, celle où, tout à coup, ils se rendent compte qu'ils commencent à maîtriser un nouveau super-pouvoir !

    Alors, pour célébrer cette découverte, les voilà qui en usent et en abusent. Partout. Que ce soit le matin au petit déjeuner devant le pot de confiture ou le paquet de céréales ou dans la rue, devant les enseignes et les panneaux indicateurs, que ce soit sur les couvertures de magazine, les notices de médicaments, les catalogues de jouets de Noël qui commencent à arriver dans les boîtes aux lettres, ils dé...chif...frent... !

    Sans doute péniblement, avec encore beaucoup d'approximations, mais ils déchiffrent et leur yeux s'illuminent quand ils arrivent à saisir une bribe de compréhension après leurs essais : « Il y a écrit É-co-le Jac-ques Pré-veu-re  ! Mais ça se lit École Jacques Prévert ! C'est mon école. Tu as vu ? Je sais lire ! Je sais lire ! »

    Enfin, ça, c'est dans l'idéal... Hélas, souvent, à ce que je vois ici ou là, ce n'est pas comme ça que cela se passe en bien des endroits. Et cela inquiète certaines familles. On va même jusqu'à agiter, déjà, le spectre de la dyslexie... Ou d'autres troubles, comportementaux, neurologiques ou cognitifs, qui empêcheraient l'enfant, la chair de sa chair, d'apprendre à lire « comme tout le monde ».

    Avant de s'affoler et d'aller consulter, peut-être serait-il profitable de jeter un œil sur la méthode employée dans la classe de son enfant.
    Si l'on constate :

    • qu'au fil des pages, il en y a plus qui sont lues par l'adulte (enseignant ou parent) que par l'enfant ;
    • que les phrases données à lire à l'enfant comportent chaque fois bien plus de mots inconnus que de mots connus ;
    • que les mots lus dans les phrases précédentes ne sont pas réemployés ensuite ;
    • que les pages travaillant la relation entre une lettre et un son ne reviennent qu'au rythme d'une par semaine ;
    • que les découvertes faites au cours de ces pages « lettre et son » ne sont toujours pas utilisées pour lire de plus en plus de mots entiers (moins il y a de lettres apprises et moins c'est facile) ;
    • qu'on demande très souvent à l'enfant d'apprendre à écrire « par cœur » des mots qui n'ont pas encore été déchiffrés lettre à lettre...

    ... on peut d'ores et déjà remballer, au moins provisoirement, son soupçon de trouble de l'apprentissage !
    Il n'a rien, cet enfant, si ce n'est que, pour le moment, personne n'a encore envisagé qu'il est capable de beaucoup, beaucoup plus et qu'à âge égal, dans d'autres écoles, les enfants commencent à pouvoir se servir de la lecture en autonomie, sans un adulte derrière pour leur dire ce qu'ils doivent lire ... ou plutôt réciter, parfois les yeux fermés... On ne sait pas bien.

    Le secret de ces classes, situées parfois dans des quartiers très défavorisés, avec un public dont le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est nécessairement son propre recours, tant son environnement social et familial est loin du monde de la lecture, c'est l'emploi d'une méthode de lecture à dominante alphabétique, souvent qualifiée, à tort, de « méthode syllabique ».

    Il y en a de deux sortes : 

    • La méthode synthétique, c'est celle qui met l'enfant en présence d'une lettre, puis une autre, puis une autre, sans aucun habillage autour. Au bout de quelques jours, ces lettres sont associées entre elles, en syllabes, puis en mots.
      Au bout de quelques semaines, on associe suffisamment de lettres entre elles pour que l'enfant déchiffre une courte phrase, puis deux, puis quelques-unes.
      Aux alentours des vacances de printemps, parfois un peu avant, les enfants sont autonomes et peuvent alors lire des textes bien plus longs, en comprenant ce qu'ils lisent.
    • La méthode analytico-synthétique, c'est celle qui part d'une phrase composée de mots courts et très utilisés que les enfants apprennent à reconnaître un à un jusqu'à les analyser en syllabes puis en lettres qui serviront immédiatement à reconstruire de nouveaux mots et de nouvelles phrases.
      Au bout de quelques semaines, l'enfant déchiffre des phrases formant déjà des textes de plusieurs lignes, dont le sens est au cœur de son projet de lecteur.
      Aux alentours du mois de janvier ou février, l'enfant est assez à l'aise dans la lecture pour que le processus s'inverse et que ce soit le texte qui serve de terrain d'exploration pour découvrir de nouvelles associations de lettres permettant de coder et décoder de nouveaux « sons ».
      En fin d'année, il lit, couramment ou presque, des textes déjà longs. Ses capacités de décodage lui permettent de déchiffrer des mots dont il ne connaît pas encore le sens. Et comme il a toujours lu pour comprendre, il sait le déduire du contexte (il comprend l'implicite, comme dit son enseignante) et enrichit son lexique en apprenant à l'utiliser.

    C'est de cette deuxième méthode dont je veux vous parler. Vous en avez un exemple ici. Elle est d'un usage simple et tout parent peut l'utiliser à la maison, à condition d'y consacrer chaque jour entre 15 et 30 minutes[1].

    Si l'abondance relative de mots forcément indéchiffrables vous affole, je vous encourage à utiliser d'abord le petit livret que mon amie Sophie Borgnet a illustré et que vous trouverez sur ce blog dans l'article « Cinq ans et demi, c'est le bon âge ».

    Pour ceux qui pensent que leur enfant est capable de mémoriser 7 assemblages de lettres différents et de les associer, provisoirement, à 7 mots français très courants, voici une méthode simplifiée que vous pourrez utiliser sans difficulté chez vous.

    Recette :

    Règle d'or : Une page par jour, pas plus ... mais aussi pas moins !

    Premier jour, la page 2 :

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    Observation de l'image (5 minutes):

    Dialoguer avec l'enfant de manière à lui faire raconter l'image.

    La phrase (5 minutes) :

    • S'il ne sait pas du tout déchiffrer, lui lire la phrase, mot à mot, en pointant chaque mot (ou signe) du doigt, à plusieurs reprises. Dire « point d'interrogation » et « point » en montrant le signe au cours de la lecture. 
      Recommencer avec la phrase en cursive (lettres attachées, écriture du cahier).
      S'il sait déjà un petit peu déchiffrer, demandez-lui de vous aider dès le départ.
    • Demander à l'enfant de vous aider au bout de deux ou trois lectures : « Lisons ensemble », « Lisons un mot chacun »...
    • Finir en demandant à l'enfant de montrer tel mot, puis tel autre, puis encore tel autre, dans le désordre. L'aider s'il se trompe en lui montrant comment faire : « Regarde, le, c'est le quatrième mot : Tu... 1... as... 2... vu... 3... le... 4. Il commence par une grande barre, la lettre L qui fait « llll », et une petite boucle, la lettre E. qui fait « eeee». »
      Faire montrer « le chat » et « il chasse » en dernier car ils seront réutilisés dans la partie ci-dessous.

    Analyser des mots (5 minutes) :

    • Montrer les mots « le chat » et « il chasse » écrits sous la phrase. Montrer qu'ils contiennent une partie commune : C.H.A et qu'on entend « chhhhhhaaaaa » (prolonger bien chacun des deux sons). Faire lire l'enfant en lui demandant d'insister sur « chhhhaaaa » de cette manière : « le... chhhhhaaaat... il.... chhhhaaaaa...sse ».

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    • Faire observer les syllabes écrites de 2 couleurs en interrompant de manière insensible le son entre chhhh et aaaaa. Les faire lire à plusieurs reprises.

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    • Montrer alors les lettres séparées par la flèche et scinder franchement la prononciation des deux sons : « chhhhh....... aaaaaaaa » 
      Faire répéter plusieurs fois à l'enfant.

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    • Finir en lui demandant de montrer, dans le désordre « cha », « ch », « a »... à plusieurs reprises. 

    Un super-pouvoir (2 minutes) :

    Montrer alors à l'enfant qu'il sait lire tout seul en pointant une à une les lettres et suites de lettres proposées en bas de page. Ne pas souffler mais montrer les lignes lues précédemment pour qu'il se souvienne.

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    Petit conseil en plus :

    Ne pas s'affoler si l'enfant semble avoir oublié certaines choses, ça va venir. La lettre A produisant le son « A » et la suite de lettres CH produisant le son « chhhh » font toutes deux partie du groupe des lettres les plus présentes dans l'écriture de la langue française[2], votre enfant les reverra un nombre de fois incalculable dans les mois à venir.

    Deuxième jour, la page 3 :

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

     Un autre super pouvoir (5 minutes) :

    • Après avoir demandé à l'enfant de relire la phrase sous le dessin, dans les deux écritures, lui faire lire les deux premières ligne en haut de la page. Recommencer l'exercice de la veille : « Montre-moi le... montre-moi chasse... montre-moi le point... montre-moi tu... etc. »
    • Présenter alors la ligne suivante sans la lire soi-même : « Nouveau super-pouvoir : tu sais reconnaître les mots de la phrase un par un ! »
    • La première ligne est simple puisque les mots sont dans l'ordre.

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    • La deuxième ligne est plus difficile car l'enfant ne peut plus se servir uniquement de sa mémoire auditive pour réussir. Il doit y associer la mémoire visuelle.
      Si l'enfant hésite, lui montrer comment retrouver les mots dans la phrase en s'aidant de leurs lettres : « Regarde, ce mot commence par un T, c'est un peu difficile parce qu'il est en minuscule. Après, il y a la lettre U, comme ici (montrer Tu) et ici (montrer vu). Lequel de ces deux mots commence par T ?... Oui, c'est le premier. Tu te souviens de quel mot il s'agit ?... Très bien ! »

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    Troisième super-pouvoir (10 minutes)

    • Montrer les phrases numérotées à l'enfant en lui disant : « Regarde. Ce sont des phrases que tu sais lire tout seul. Chacune est comme une petite histoire qui raconte quelque chose qui se passe ou qui s'est passé ou même quelque chose d'inventé. Tu vas me les lire l'une après l'autre et nous allons essayer de comprendre l'histoire que l'auteur a voulu nous raconter. »
      Remarque : dans ces phrases, il y a le mot a. Rassurer l'enfant hésitant : la lettre a constitue le mot a. C'est tout bête mais ça déroute les enfants, surtout quand, à l'école, on lit de manière totalement séparée des pages de textes et des pages de code.
    • Faire lire la première phrase. Demander si c'est vrai, si l'enfant a bien vu le chat. Faire décrire ce chat rapidement en cachant l'image.

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    • Faire lire la deuxième phrase. Demander si c'est vrai, si le chat de l'histoire chasse. Faire rappeler ce qu'il chasse. Demander si, dans la réalité, les chats chassent aussi. Faire citer quelques animaux que les chats chassent.

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

    • Continuer avec les phrases suivantes en posant les questions de compréhension ci-dessous :

    - Phrase 3 : « Qui peut bien être ce « il » qui a vu le chat ?... » Faire trouver plusieurs solutions ( l'oiseau, le papa de la fillette, son frère, un ami, un chien, ... )

    - Phrase 4 : « Où le chat peut-il avoir vu un autre chat ?... » Faire trouver plusieurs solutions : dans le jardin, sur le mur, dans la rue, dans un miroir, sur un livre...

    - Phrase 5 : « Qui est ce tu qui chasse ? » ; « Les enfants peuvent-ils chasser ? » ; « Que pourrions-nous chasser ? » ... Faire trouver plusieurs solutions dont certaines amusantes : la mouche sur la tartine de Nutella, le chat qui boit le lait dans le bol du petit déjeuner, la guêpe qui tourne autour de la table, la sorcière d'Halloween qui vient frapper à la porte et qui nous fait peur, ...

    - Phrase 6 : « Qui peut être ce tu ? » ; « Pourquoi pouvons-nous avoir envie de chasser le chat ? »

    Petits conseils en plus :

    • Ne pas s'affoler. Tout vient à point à qui sait attendre.
    • Ne pas surinvestir le par cœur, surtout pour les mots que l'enfant ne sait pour le moment pas déchiffrer.
      Il s'agit juste d'apprendre à l'œil à analyser ce qu'il voit de plus en plus finement ; c'est pourquoi j'ai choisi de présenter tu/vu, il/le, chat/chasse qui nécessitent qu'on y jette plus qu'un simple coup d'œil.
    • Ne pas hésiter à revenir en arrière aussi souvent que nécessaire. C'est en assurant ces bases qu'on aide l'enfant à acquérir des réflexes qui lui serviront toute sa vie de lecteur : toujours s'assurer de déchiffrer très exactement, toujours chercher à comprendre ce que raconte ce qu'on est en train de lire.

    Troisième jour :

     Un choix s'offre à chaque utilisateur :

    • On peut s'octroyer une pause et réutiliser les lettres, la syllabe et les mots dans un autre contexte :

    - Oralement, chercher des mots qui commencent par le son « A », le son « chhh », la syllabe « cha».

    - Écrire en copiant les lettres apprises ; les écrire sous la dictée dès qu'on sait les écrire sans modèle.

    - Écrire en copiant uniquement les mots que l'on connaît. Les copier un à un pour écrire une phrase. Ne jamais les faire écrire de mémoire tant qu'ils ne sont pas totalement déchiffrables et donc ne jamais les donner à apprendre par cœur (pour les courageux, voir : Écrire et Lire au CP : apprendre l'orthographe).

    - Lire d'autres phrases composées de ces mots et des mots que l'enfant connaît (son prénom, les noms par lesquels il nomme ses parents : papa, maman, prénom, etc.).

    • Passer à la page 4. Comme elle est construite exactement sur le même schéma que la page 2, se reporter ci-dessus pour mener l'apprentissage. Deux petites différences néanmoins :

    - Les mots le et chat sont réutilisés[3]. Les faire reconnaître à l'enfant avant de lui lire la phrase. À partir de maintenant et jusqu'à la page 16, toujours procéder ainsi.

    -  Désormais l'enfant connaît deux voyelles et deux « sons-consonnes », ils vont pouvoir commencer à déchiffrer des mots pour les comprendre : rat, rit, riz, Riri, rira, chat, chichi. C'est souvent par l'écriture que l'enfant prend conscience de ce quatrième super-pouvoir en le faisant écrire sur l'ardoise : « Tu sais écrire la syllabe ri alors tu peux écrire le mot riz, il a une lettre muette mais je te montrerai le modèle. Tu peux aussi écrire Marie rit si tu copies Marie dans le livre et que je te montre le modèle de la lettre muette. »

    Les jours suivants :

    Continuer sur la lancée.

    • Pour certains enfants, on peut accélérer jusqu'à une double page par jour. Si le quart d'heure n'est pas fini, je conseille de lire d'autres choses mais de ne jamais dépasser ce rythme d'une double page sauf lors des Intermèdes de lecture courante.
    • Pour d'autres, il convient au contraire de multiplier les pauses, en passant ainsi trois jours sur la double page. Certains peuvent avoir besoin de l'aide des Alphas, ces petits personnage sympathiques qu'on trouve facilement à télécharger sur internet. Il y a une police Alpha à enregistrer gratuitement. On peut fabriquer des pense-bêtes qu'on réactualise régulièrement en supprimant les lettres connues et en rajoutant les nouvelles dont la mémorisation est encore fragile.
      Ici, vous trouverez un pense-bête pour aider votre enfant à distinguer les lettres b et d qu'ils confondent souvent jusqu'à la fin du CP, sans que ce soit pourtant un signe avant-coureur de dyslexie : Marque-page "d ou b ?"

    Petits conseils en plus :

    • Rester toujours positif et bienveillant. Ces moments doivent être des moments de calme et de partage pas de crises de larmes et d'angoisse.
    • Rester régulier. Ne jamais interrompre l'apprentissage plus de deux jours de suite dans les trois à quatre premières semaines.
      Quand vous sentirez que l'enfant est lancé (il lit les étiquettes, les panneaux dans la rue, etc.), vous pourrez sans crainte laisser le livret de côté de temps en temps.
    • Rester humble, il y en a pour un bon trimestre avant que l'enfant ânonne moins. Les lectures s'étofferont peu à peu ; pour le moment, c'est très peu exaltant pour l'adulte et pour les enfants habitués à ce qu'on leur lise des livres longs et compliqués (il faudra sans doute rassurer et beaucoup encourager).
    • Quand l'enfant ne se souvient plus d'un mot vu dans les phrases de départ sous l'illustration, le faire observer attentivement et revenir à la phrase où il est apparu pour la première fois et la faire relire mot à mot jusqu'à ce que le mot soit retrouvé.
      Par expérience, les enfants confondent souvent : chat/chasse ; arrive/crie ; il/le. Ils ont souvent de la peine à retenir le mot préfère. Ne me demandez pas pourquoi mais c'est courant.
      Ces mots n'étant pas destinés à être retenus bien longtemps, ne pas hésiter à carrément les donner à l'enfant : « Celui-ci, c'est préfère, tu sais, tu l'oublies souvent. Bientôt, tu connaîtras toutes les lettres et tu ne pourras plus te tromper : ce sera bien plus facile. »
    • Dès qu'un mot devient déchiffrable en entier, ne plus le faire retrouver en relisant les phrases de base mais en déchiffrant les lettres.
      À partir de la page 16, tous les mots de la phrase de base sont déchiffrables sauf ceux qui apportent le nouveau son.
      Il en sera de même jusqu'à la fin de la méthode (sauf, dans le premier livret, les mots surlignés en jaune - un peu vert, hélas, je suis désolée - et, dans le deuxième livret, les mots ou segments de mots écrits en rouge).

    Comment se procurer la méthode ?

    On peut la commander sur le site de l'éditeur. Chaque livret coûte 6,50 €. Les frais de port s'élèvent à 6 €. 

    On peut aussi me contacter directement à doublecasquette@gmail.com. Je la commande en grande quantité pour réduire l'effet des frais de port et je consacre une partie des droits d'auteur à envoyer à mes frais (4,78 € en lettre suivie), en France Métropolitaine[4], les livres que j'ai écrits (celui-ci et Pour une Maternelle du XXIe Siècle).
    Dès que j'ai reçu la somme, j'envoie la commande à l'adresse qu'on m'indique dans les plus brefs délais.

    C'est bientôt Noël, un pré-cadeau joignant l'utile à l'agréable, ça peut être une bonne idée !

    CP : Mon enfant ne déchiffre pas

     

    Notes :

    [1] On peut très bien ne faire que 15 minutes les jours de classe et deux fois 15 minutes pendant les vacances et les week-ends.

    [2] Le son « a » est au 1er rang de fréquence et le son « ch » au 7e.

    [3] Les mots tu, as, vu, il et chasse réapparaîtront dès la page 5.

    [4] Pour les envois par avion, je demande une participation égale à la différence entre le prix d’envoi et le tarif France Métropolitaine (4,78 €).


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  • CE1 : Fichier de Mathématiques (5)

    Quatre opérations au CE1 :

    Et voilà ! Un fichier de plus pour élargir le choix des méthodes qui osent nommer, faire pratiquer et même poser les « quatre opérations » au CE1 !

    Une méthode de plus, cela fait une chance de plus que quelques collègues, quelques familles et peut-être même quelques écoles ou circonscriptions tentent l'aventure.

    Une méthode de plus, cela permet à un responsable qui passerait par là de remarquer que l'offre étant plurielle, toutes les sensibilités d'enseignants peuvent trouver une méthode qui leur convienne.
    Tant ceux qui partent d'une « présentation » faite à un seul enfant, alors en période sensible, que ceux qui préfèrent s'adresser à la classe entière ou faire travailler des « groupes de pairs » en autonomie.
    Aussi bien ceux qui utilisent un matériel précis, correspondant à leur méthode, à utiliser selon un protocole rigoureux, que ceux qui se souviennent que le mot calcul vient d'un mot latin signifiant petits cailloux et qui font feu de tout bois. Autant ceux qui pensent que le travail sur fichier est moins rigoureux que celui fourni grâce à l'utilisation d'un manuel que ceux qui trouvent que recopier une consigne sur un cahier du jour, cela ne fait pas plus partie du temps de réflexion mathématique que la copie de leçons sur un cahier du soir.
    Enfin, cela convient à ceux dont l'école bénéficie d'un budget qui leur permet l'achat d'une série de manuels scolaires comme à ceux qui n'ont d'autre solution que de bidouiller sur internet pour imprimer, souvent à leurs frais, le matériel que leurs élèves utiliseront en classe.

    Une chose trop oubliée :

    Ces quatre opérations au CP et au CE1, seuls les ont connues pour eux-mêmes les parents (ou plutôt grands-parents) et professeurs des écoles nés avant le 1er janvier 1965 : ce sont les modifications faites aux programmes en 1970 qui les ont supprimées pour les remplacer par ce qu'il est convenu d'appeler « les mathématiques modernes ».
    Vous conviendrez qu'il est parfaitement normal que, d'une part, leur enseignement inquiète, et que, d'autre part, les risque-tout qui s'y lancent se tournent vers des contrées et des méthodes qui n'en ont jamais abandonné l'étude auprès des plus jeunes.

    Si nous souhaitons vraiment que divisions, multiplications, soustractions et additions trouvent à égalité le même droit de cité dans les classes, il est indispensable de rassurer les enseignants et les personnes chargées de leur formation initiale et continue.
    Quoi de mieux pour les rassurer qu'une offre de méthodes très élargie par rapport à l'offre actuelle ? Ce sera la preuve qu'on peut s'y risquer sans crainte puisque d'autres le font, et certains depuis plusieurs années (les programmes 2008 le suggéraient), et que leurs élèves réussissent.

    Il n'y aura alors plus qu'à franchir le premier pas, après avoir consulté les spécimens et les guides pédagogiques qui les accompagnent[1].

    Chacun choisira alors selon sa sensibilité.

     Et la liberté pédagogique sera respectée...

    • Les uns privilégieront sans doute les méthodes aérées, à l'aspect agréable, pensant qu'ainsi ils capteront mieux l'intérêt de leurs élèves.
    • D'autres se baseront sur ce qui leur semble faisable, choisissant alors des contenus limités ou au contraire étoffés.
    • Certains, se basant sur leur notion de ce qu'aime un enfant de 7 à 8 ans, chercheront les méthodes qui amusent et présentent leurs contenus de manière ludique.
    • Il s'en trouvera qui chercheront du sérieux, du garanti indemne d'innovation progressiste ; ils porteront leurs regards du côté du sobre, sans ces images qui détournent l'attention de l'effort et du goût du labeur.
    • Il y en aura très certainement aussi qui voudront du numérique, à installer sur leur TNI et les tablettes de leurs élèves.
    • Nombreux seront évidemment ceux qui chercheront la caution d'un « grand nom de la pédagogie » jusqu'alors farouchement opposé à cet enseignement, afin de profiter de son retournement de veste pour se rassurer d'avoir ainsi à tourner casaque.
    • Quelques originaux enfin décideront qu'ils picoreront de ci de là au gré des projets qu'ils mèneront en classe...

    Comme d'habitude, quoi...

    L'important sera qu'ils essaient et qu'ils acceptent de prendre rendez-vous au point d'orgue, en fin de CE1, sans se cacher derrière la forêt des bonnes raisons d'échouer que l'on nous sert habituellement...

    CE1 : Fichier de Mathématiques (5)

    ... puis qu'ils remettent éventuellement en question leurs choix si vraiment il s'avère que le terrain ne risque pas de s'alléger ni les sangliers de se nourrir convenablement tant qu'ils tenteront l'aventure de cette manière.

    Et maintenant que nous avons bien papoté, voici le dernier fichier de Mathématiques CE1, avec, entre autres, de vrais gros bouts de division  dedans[2]  ! 

    Télécharger « Mathématiques CE1 - période 5.pdf »

    Notes :

     [1] C'est ce que nous, les vieux de la vieille, avons fait quand, en 1995, après 20 ans d'enseignement se bornant à l'addition,  on nous a chargés d'aborder la soustraction dès le CP ! Nous n'en menions pas large... On nous avait tellement dit que c'était impossible et qu'un enfant de moins de 7 à 8 ans ne pouvait supporter le choc psychologique du concept de soustraction. Dire que, maintenant, plus personne n'ose ne serait-ce que penser qu'à 6 ans, un enfant n'est pas capable de concevoir que s'il a 8 bonbons et qu'il en mange 2, il n'en aura plus que 6.

    [2] Mais pas que... Il y a aussi du ludique à mener pendant les séances d’EPS ou d’Arts plastiques, des activités coopératives parce que seul, on va plus vite, mais qu’à plusieurs, on est plus fort, des tables de multiplication à comprendre plutôt qu’à seriner tel un Pater Noster laïque, de la résolution de problèmes à toutes les pages ou presque, de la géométrie, des mesures qui étaient la compréhension de la numération décimale et rendent concrets les problèmes arithmétiques mais pas de raton laveur, parce que ça ne servirait à rien. 

    Dans la même série :

    Français :

    Pour le CE1 :

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE1 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Livre du maître :

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1) ;

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (3)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (4)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (5)

    Pour le CE2 :

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (1)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (2)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (3)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (4)

    CE2 : Fichier d'Étude de la Langue (5)

    Livre du maître :

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (1) ;

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (2)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (3)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (4)

    CE1-CE2 : Étude de la langue - LDM (5)

    Pour le CM1 :

    CM1 : Étude de la langue (1)

    CM1 : Étude de la langue (2)

    CM1 : Étude de la langue (3)

    Pour le CM2 (en cours de rédaction) :

    CM2 : Mathématiques et Étude de la langue

    Mathématiques :

    Pour le CE1 :

     CE1 : Fichier de Mathématiques (1)

    CE1 : Fichier de Mathématiques (2)

    CE1 : Fichier de Mathématiques (3)

    CE1 : Fichier de Mathématiques (4)

    Pour le CE2 :

    CE2 : Fichier de Mathématiques (1)

    CE2 : Fichier de mathématiques (2)

    CE2 : Fichier de mathématiques (3)

    CE2 : Fichier de mathématiques (4)

    CE2 : Fichier de Mathématiques (5)

    Pour le CM1:

    CM1 : Mathématiques (1)

    CM1 : Mathématiques (2)

    CM1 : Mathématiques (3)

    Pour le CM2 :

     CM2 : Mathématiques et Étude de la langue


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