• Je ne suis pas un rite parmi d'autres !

    Je ne suis pas un rite parmi d'autres !

    Les mesures pour "renforcer la laïcité à l'école" sont là : http://www.education.gouv.fr/cid85644/page.html

    L'autorité des maîtres ne fait qu'une avec les "rites républicains". Pourquoi ? Dans les monarchies, les empires et les anarchies, ce ne sont pas les professeurs qui sont les garants de l'autorité dans l'école ?

    Et puis zut, à la fin, l'autorité de l'enseignant, ce ne sont ni la blouse grise, ni les coups de règle sur les doigts, ni le salut au drapeau, ni les chants guerriers rythmés en marchant au pas...

    M'énerve, ça !


  • Commentaires

    1
    Vendredi 23 Janvier 2015 à 08:08

    J'ai arrêté de lire à "parcours citoyen" : ça va juste rajouter des cases à cocher aux pauvres instits, ce truc. 

     

    Il va y avoir des CPC pour débarquer dans les classes et vérifier si à 11 h 17, Mâme Macmuche est bien en train d'encourager ses élèves à valider le niveau B6 du "parcours citoyen". 

     

    On n'est pas sortis de l'auberge. 

    2
    Vendredi 23 Janvier 2015 à 08:16

    Et quand tu parles d'auberge, c'est parce qu'il te reste quelques relents de rites poussiéreux dans ta valise d'ancienne instit ! happy

    3
    Vendredi 23 Janvier 2015 à 18:31

    Voui, l'auberge de l'Ange gardien. 

     

    Pas très laïque, tout ça, ma bonne dame... tongue

    4
    Vendredi 23 Janvier 2015 à 20:13

    J'ai arrêté au même endroit que Rikki (et sans la consulter)... Je ne veux même pas savoir ce qui m'attend.

    5
    Bang
    Samedi 24 Janvier 2015 à 10:09

    Je suis d'accord avec le fait que le "folklore" républicain ne pourra pas résoudre les problèmes encore assez mystérieux de radicalisation. Je dis qu'ils sont "mystérieux" puisque leurs causes sont loin de faire consensus or sans en connaître les causes, on ne trouvera pas la solution.


    Mais cela ne m'empêche pas d'avoir la nostalgie du temps où ma fille allait en uniforme à l'école en Thailande, chantait l'hymne thai devant ses professeurs et le drapeau thaï tous les matins avant la petite séance de gymnastique collective.


    Cela créait sans aucun doute un esprit collectif entre  des enfants de cultures très différentes et un sas entre l'agitation du matin et l'entrée en classe.


     


     

    6
    Samedi 24 Janvier 2015 à 10:37

    Le problème, Bang, c'est que je crois qu'en France, à l'école publique, ça ne s'est jamais fait.
    En tout cas, pour l'uniforme, j'en suis sûre. Si les élèves-maîtres des Écoles Normales d'Instituteurs (ou Institutrices) ont eu un uniforme (les fameux hussards noirs de la République), jamais cet uniforme n'a eu cours dans les écoles primaires. On demandait une blouse, mais personne n'en exigeait ni la forme, ni la couleur.

    Quant au salut au drapeau tous les matins, avec hymne chanté à pleine voix, pour tous les plus de 50 ans qui ont entendu les souvenirs d'école de leurs parents, cela ramène uniquement à l'époque de l'État Français dont la devise était "travail, famille, patrie"...
    Je pense que nombre de "moins de 40 ans" connaissent aussi cet épisode de l'Histoire de France et qu'ils trouveraient bizarre une "refondation" de ce type.

    7
    Bang
    Samedi 24 Janvier 2015 à 10:54

    Oui, je comprends bien cet argument de la fausse tradition. Mais on avait quand même les remises de prix par exemple en fin d'année. Les blouses ou uniformes, c'est au fond la même idée, sauf que les blouses sont moches, je ne pense pas qu'on y revienne. 

    En tout cas, de même que je rejette, comme toi, l'amalgame rites républicains = solution à l'islamisme, je rejette aussi l'amalgame rites républicains = coups de règles sur les doigts...

    8
    Samedi 24 Janvier 2015 à 11:15

    Oh, il y a tout un marché à prendre au sujet de la blouse... J'ai vécu les dernières années de la blouse, juste avant 1968, dans la banlieue parisienne. Je peux t'assurer que, déjà à l'époque, il n'y avait rien à voir entre la blouse achetée chez Tati et celle estampillée Catimini !

    9
    Bang
    Samedi 24 Janvier 2015 à 11:27

    Oui j'imagine bien... raison de plus pour mettre en place un uniforme gratuit. Le même dans toute la France (comme en Indonésie par exemple) serait préférable, car sinon on repartirait dans un système de guéguerres entre écoles. Ce n'est pas parce qu'on n'a jamais fait quelquechose qu'il ne faut pas le faire. 

    Contrairement à notre époque où la société était plus homogène, le problème actuel est l'hétérogénéite de culture et de classe. Tout ce qui peut contribuer à effacer les différences est bienvenu me semble-t-il.  Supprimer à la fois les tenues indécentes, trop marquées religieusement ou clivantes socialement est très positif.

    10
    Samedi 24 Janvier 2015 à 11:46

    Qui prendrait en charge le coût de l'uniforme ? L'Etat, les régions, les départements, les communes ?...
    Non, franchement, ça ne tient pas. C'est une habitude qu'on peut garder mais qu'on ne peut pas instaurer comme ça, à tout un pays, après 135 ans d'école obligatoire... à moins d'un changement de régime politique que je ne souhaite surtout pas ! La démocratie, c'est très bien.

    11
    Bang
    Mardi 27 Janvier 2015 à 08:39

    Oui mais on sait bien aussi que la démocratie à l'école a ses limites... Evidemment, vivant à l'étranger, j'ai un autre prisme de lecture de la symbolique de l'uniforme. Pour moi il signifie surtout la fierté d'être scolarisé.

    Ne penses-tu pas que des enfants venant de familles éloignées de l'école, vivant dans des bidonvilles ou des cités insalubres, pourraient se sentir fiers d'aller à l'école en uniforme et de ressembler à n'importe lequel de leur camarade ? C'est le cas en Amérique latine, en Indonésie...

    Il faut sortir de l'association mentale uniforme = jeunesses hitlériennes...

     

     

    12
    Mardi 27 Janvier 2015 à 12:57

    Le problème (si je puis dire), c'est qu'en France, il n'y a pas de "fierté" à être scolarisé. Comme il n'y a pas de "fierté" à aller voter... Ou à ouvrir un compte en banque quand on est une femme...

    L'école est devenue un droit imprescriptible, et on ne se pose plus trop de questions. Alors, oui, parfois, c'est dommage, et ça fait du bien de reposer tout cela sur la table : "pourquoi vas-tu à l'école ? Que se passerait-il si ce n'était pas obligatoire pour tous  les enfants de 6 à 16 ans ?", mais en y réfléchissant bien, le fait que les réponses soient devenues presque évidentes, et que de toute façon il n'y a pas le choix, faut y aller, ben ce n'est pas si mal.

     

    L'uniforme, je m'en fiche un peu, à vrai dire. Quand je regarde la cour de l'école, je vois peu de différences d'habillement. De chaussures, parfois, oui. De vêtements, pas vraiment. Que l'on permette à chacun de se chausser correctement, et ce sera bien.

    La blouse ? L'intérêt du port d'une blouse, c'était autrefois parce que lessiver était pesant, et cela permettait de moins se salir, surtout avec l'encrier. 

    Un uniforme ? A quoi ça sert ? Ça sert à se reconnaître, à s'identifier et à se faire identifier facilement comme appartenant à tel corps de métier.

     

    Mais ici, un enfant est, d'emblée, un écolier. Tu vois un enfant dans la rue, tu sais qu'il est (sauf rare exception, hein, je sais, malheureusement) écolier. C'est chouette, non ?

    Et du coup, quel intérêt ? Reconnaître à quelle école il appartient ? (parce que, il ne faut pas se leurrer, il y aura les uniformes du tout venant, et des uniformes magnifiques imposés par quelques écoles privées se voulant prestigieuses).

    Et puis DC a raison : c'est coûteux, les enfants grandissent vite, il en faudrait au moins deux par enfant en même temps. Tout ça pour restaurer une fierté qui finalement n'a pas à être, parce qu'elle est devenue à la fois un droit et une obligation ? Mouais.

    13
    Mardi 27 Janvier 2015 à 17:42

    Tout à fait d'accord avec abcdefgh. Aucun intérêt à avoir de la fierté à être inscrit à l'école de son village, de sa ville, de son quartier ou de sa rue.

    Je préférerais nettement que nos élèves soient fiers de la quantité et la qualité des choses qu'ils y apprennent chaque jour plutôt que d'être habillés tous pareils.

    S'ils ne comparent pas les uniformes, les chaussures ou les badges sur le pull, ils compareront les jouets, les sorties du week-end, les moyens de transport qu'utilisent leurs familles, les destinations de leurs vacances, les activités qu'ils peuvent se permettre en dehors de l'école.

    Ça ne changera rien ou du moins pas grand-chose.

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