• À l'école, on se construit un cerveau.

    Ce matin, avec les CP, lecture :

    Pinocchio et le Grillon-Qui-Parle...

    - Cause toujours, mon Grillon, tant qu'il te plaira : moi je sais que demain, à l'aube, je partirai car sinon, ils me conduiront à leur école et on m'obligera à m'instruire, nous lit Louisa.

    - Qu'est-ce que "s'instruire" ? Que signifie ce verbe ?
    - C'est faire écrire son nom sur le cahier de la maîtresse, là où elle marque les présents et les absents.
    - Non, ça, c'est "inscrire". Pinocchio dit qu'il ne veut pas "s'instruire".
    - Ça ressemble à construire... Ça veut dire "se construire" ?
    - Oui, un peu, si vous voulez... Mais se construire quoi ? Que se construit-on à l'école ?
    - On se construit un cerveau ! S'instruire, c'est se construire le dedans du cerveau.
    - Se mettre des trucs nouveaux dans le cerveau pour qu'il comprenne beaucoup de choses.
    - Comme lire, écrire, compter, faire des problèmes, connaître des histoires, des pays, des époques... S'instruire le cerveau, quoi !"

    À l'école, on se construit un cerveau.
    Enfants en train de se construire le dedans du cerveau en cherchant à comprendre les vestiges du passé...


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  • Léonardo da Vinci, l'inspirateur

    "Maîtresse, j'ai fait comme sur le tableau de la Joconde, j'ai mis un paysage derrière mon portrait.

    - Et nous, on a fait comme Justin, parce que ça fait beau."

    Léonardo da Vinci, l'inspirateur

    Léonardo da Vinci, l'inspirateur

    Léonardo da Vinci, l'inspirateur

    Léonardo da Vinci, l'inspirateur

    Léonardo da Vinci, l'inspirateur

    Merci à Phi pour sa progression d'Arts Visuels, intelligente et facile à mettre en œuvre.


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  • Sur le chemin de la conquête !
    Yasmine, 6 ans 8 mois

    Depuis le mois de septembre, mes petits CP ont bien progressé.
    La lecture de textes composés de mots simples est maintenant installée. Les plus rapides en sont à lire, chez eux, des albums entiers pour le plaisir. Les autres lisent facilement ou même de manière totalement fluide les textes de leur livre de lecture.

    Depuis quelques jours, ils lisent aussi, tous, des petits albums de l'OCDL prévus pour des élèves de CP en cours d'apprentissage... C'est à celui qui, pendant les temps libres, en lira le plus !

    Et puis là, depuis trois jours, nouvelle conquête : ils écrivent ! 

    Ils écrivent sur leurs dessins, comme Yasmine ou encore Louisa :

    Expression libre : une nouvelle conquête !
    Louisa, 6 ans 9 mois.

    L'un des plus jeunes d'entre eux, petit bonhomme très silencieux et à l'expression plastique encore bien laborieuse, a trouvé encore mieux : l'écrit seul !
    Plus besoin de galérer à représenter une scène d'une papatte malhabile puisqu'il suffit d'écrire les mots (à l'orthographe encore un peu beaucoup fantaisiste...) pour que la scène s'affiche d'elle-même dans l'esprit du lecteur qui lit sa prose !
    Voilà une conquête bien intéressante, n'est-ce pas ? Un nouveau continent s'ouvre devant lui !

    Expression libre : une nouvelle conquête !
    Nathan, 6 ans.

    NB : J'ai corrigé attrapé, souris, arrive, veut

    Expression libre : une nouvelle conquête !
    NB : J'ai corrigé l'os, arrive, veut, eu.

    Les connaisseurs s'étonneront de la ressemblance du texte avec une des premières "histoires" présentées aux élèves dans Bien Lire et Aimer Lire. Je suis absolument certaine que ce petit garçon n'a pas lu ce manuel et qu'il s'agit bien d'un texte venant de son imagination.
    La seule conclusion qu'on peut en tirer, c'est que Mme Silvestre de Sacy avait une excellente appréciation de ce qu'était l'imaginaire d'un enfant de cinq à sept ans et qu'elle construisait ses histoires en fonction de ce qu'ils aimaient.

    Expression libre : une nouvelle conquête !
    Remarque : Je me demande si vue, ce ne serait pas veut... À creuser...

    Pour les esprits chagrins, je reconnais mon insuffisance : en trois mois de classe, je n'ai pas encore réussi à installer une orthographe spontanée sûre et sans failles.
    À ma décharge, je rappelle que ce sont des écrits spontanés rédigés seuls pendant des temps libres. Il est bien évident que sur les cahiers de classe et lors d'un travail imposé, je n'aurais pas laissé ces textes en l'état.

    J'ai choisi de le mettre ici, avec leurs insuffisances, pour expliquer pourquoi, autrefois, on disait qu'un enfant de CP savait lire à Noël. En effet, en voyant que les trois enfants traduisent des sons qu'ils n'ont pas encore appris en classe par des approximations (in --> en ; oi --> oua) ou des bribes de savoirs découverts seuls au cours de leurs lectures en autonomie (euil --> eil ; ien ; ue --> eu), on réalise que ces enfants commencent déjà à bien lire au point d'être capables de garder en mémoire ce qu'ils ont réussi à comprendre seuls.
    Cela prouve qu'ils sont bel et bien lecteurs et que les six derniers mois de leur CP serviront à perfectionner leur connaissance du lexique écrit et à augmenter le nombre de leurs références orthographiques.

    Et comme en cours de rédaction, a retenti dans mon esprit l'écho des paroles d'un conseiller pédagogique d'autrefois qui me disait en 1976 : "Mademoiselle, vos méthodes Freinet sont bien jolies, sans doute. Mais, dites-moi, je ne vois les textes libres que de certains de vos élèves... Et les autres, ceux qui n'écrivent pas, qu'en faites-vous ?..."
    J'en fais, monsieur, que nous n'étions que fin novembre quand ces trois précurseurs (il y en avait une quatrième mais le dessin était pour sa mère) ont découvert leur Amérique.
    J'en fais, monsieur, que je peux vous assurer que si les autres avaient eu envie d'écrire eux aussi quelques mots ce jour-là (je crois qu'ils étaient à la pâte à modeler ou aux cubes de construction), ils auraient été capables d'écrire des textes similaires.
    J'en fais, monsieur, que j'ai fait préparer des petits blocs individuels que je leur offrirai demain pour susciter d'autres vocations d'écrivain chez mes petits CP.
    J'en fais, monsieur, que j'espère que, comme en 1976, vos paroles fielleuses parviendront jusqu'aux oreilles de mes élèves et que, comme à l'époque, les autres arriveront demain en me disant :

    "Tiens, maîtresse, comme le monsieur, il t'a grondée hier, je t'ai écrit un tesstelibre pour te consoler. Moi, j'aime pas qu'on gronde ma maîtresse !"

     

     


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  • Sur la piste du loup...

    Sur la piste du loup...
    Clara 5 ans

    Sur la piste du loup...
    Cali, 5 ans 9 mois

    Sur la piste du loup...
    Lilia, 5 ans 9 mois

    Sur la piste du loup...
    Dylan, 5 ans 7 mois

    Sur la piste du loup...
    Sacha, 5 ans

    Sur la piste du loup...
    Justin, 5 ans 4 mois

    inspirés par la Bête du Gévaudan

    Sur la piste du loup...


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  • Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Les CE1 et les CP cherchent les verbes et leurs compléments...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    ... cherchent et trouvent...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Pendant ce temps, les GS modèlent l'argile :

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    puis rangent des réglettes en suivant un rythme...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    ... et écrivent au tableau...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    Grammaire, modelage, rythme et écriture...

    À suivre...


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