• Mon beau sapin !

    Mon beau sapin !

    Mon beau sapin !

    Mon beau sapin !

    Mon beau sapin !

    Mon beau sapin !

    Mon beau sapin !


    votre commentaire
  • Visite Médicale

    Cette année, j'en suis à mon deuxième passage de l'Infirmière Scolaire. La première fois, elle est venue seule et a pris tous les CE1 et tous les CE2 l'un après l'autre (plus trois petits CP pour lesquels l'an dernier, elles avaient remarqué un truc ou un autre).
    Aujourd'hui, elle est revenue, avec le Médecin Scolaire cette fois, et ce sont les élèves de GS et leurs parents qu'elles ont reçus un à un.

    C'est très bien et je suis bien contente que nous ayons encore une Médecine Scolaire de qualité dans notre secteur !

    Seulement, il y a un truc qui m'étonne...

    L'an dernier, j'ai été inspectée. Mon IEN ne m'a pas demandé à voir le travail de plusieurs élèves. Il ne m'a pas demandé de les faire lire à haute voix. Il n'en a interrogé aucun pour savoir s'il savait combien faisaient "cinq fois quatre" ou "trois fois six". Il n'a pas cherché à savoir si mes élèves de CE1 savaient accorder un verbe avec son sujet, ou un adjectif qualificatif avec un un nom. Il n'a même pas vraiment vérifié si mes élèves de CP savaient lire autre chose que le texte que nous étions en train de déchiffrer bravement et, qu'après tout, j'aurais pu leur avoir appris par cœur pour le jour de Monsieur l'Inspecteur.

    Déjà ça, pour une vieille instit comme moi qui ai encore vécu les inspections commencées dans le couloir, oreille collée à la serrure, c'est étonnant. Un IEN qui ne se préoccupe pas du niveau que l'enseignant conditionne chez ses élèves, simplement en leur apportant de la matière, du contenu, et en les encourageant à les assimiler jusqu'à les faire leurs...

    Or là, pour ces deux visites médicales, c'est ce qui s'est passé. L'infirmière a demandé à voir les cahiers du jour des CE1 et des CE2. Elle les a fait lire. Elle est venu d'ailleurs après m'annoncer qu'elle trouvait que Malicia et Mafalda lisaient vraiment très bien, que Lino, Lisette et Oui-Oui se débrouillaient bien mais que pour  Kimamila, Aimé, Tom-Tom et Loulou, ce n'était pas terrible, terrible.
    "Eh oui ! Ma brave dame ! Je sais bien... " lui avais-je répondu, avant de me demander in petto comment cela se faisait que c'était une infirmière qui venait inspecter le travail des instits, maintenant...

    Aujourd'hui, même chose.

    "Justinien ne connaît pas ses chiffres...

    - Euh oui, normal, je suis en expérimentation SLECC et ma progression n'introduit les nombre qu'un par un, pour en étudier toutes les facettes avant de passer au suivant... Nous venons de commencer 4. Normal qu'il ne sache pas lire les suivants.

    - Ah. Oui mais il aurait pu apprendre ça ailleurs... Beaucoup d'enfants le font. Et puis, en phonologie, il n'est pas très à l'aise.

    - Hein ? [Le gamin et sa voisine venaient à eux deux de m'épeler le mot "seras" ... Et c'était ce Justinien-là qui m'avait dit "s ! Avec tu, on met s !" Je précise que nous n'avions encore jamais épelé de mot et que "seras" n'était pas écrit sous leurs yeux]

    - Oui, l'exercice où il devait dire la première syllabe du mot, il n'a pas su faire...

    - Ah, d'accord. Oui, ça, il n'est pas entraîné, nous ne le faisons pas. J'ai une progression différente.

    - Oui mais, ailleurs, il aurait pu l'apprendre. Beaucoup d'enfants le font."

    Oui, je sais ! Il n'est pas prévu que ce soit l'école qui apprenne... Enfin... Je ne sais plus. D'ailleurs, je vais vous demander, tiens. 

    "Dites-moi. Je suis très étonnée. Vous semblez beaucoup plus vous préoccuper du niveau de mes élèves que ne le fait mon IEN lui-même. Comment cela se fait-il ?

    - Mais nous l'avons toujours fait...

    - En GS, oui, vous vérifiiez le niveau global de développement [mais jamais la lecture des chiffres et les exercices de Phono de Goigoux et Cèbe, quand même] , mais au CE1 et 2, c'est nouveau, non ?

    - Ah oui, peut-être. Mais c'est comme ça maintenant. Notre rôle est de détecter l'échec scolaire et de trouver comment aider l'élève. C'est pour ça."

    C'est pour ça... Notre hiérarchie se fiche complètement du niveau de nos élèves. Les infirmières scolaires s'y intéressent pour repérer l'échec scolaire. Mais elles ne tiennent pas compte des méthodes d'enseignement employées dans les classes. Et même, elles pensent qu'ailleurs, nos élèves auraient pu apprendre ce que nous sommes chargés de leur enseigner.

    C'est moi qui marche sur la tête ou il y a un truc qui ne va pas, dans ce système ? J'ai vraiment eu l'impression que l'école n'existait plus, que l'expertise de l'enseignant n'existait plus et qu'on évaluait des individus arrivés à tel niveau seuls sans le concours d'un éventuel "médiateur" facilitateur des apprentissages (si on m'avait dit qu'un jour j'emploierais ces mots-là comme définissant mon rôle passé)...

    Ne croyez-vous pas que ce soit encore le signe d'une nouvelle voie d'eau sur notre pauvre vieux radeau ?


    66 commentaires
  • Sur le bout des doigts
    Merci à Sophie Borgnet pour cette illustration qui vaut à elle seule tous les exercices du monde.

    Hier, j’ai confronté mes élèves à une nouvelle petite situation de recherche spiralaire dont ma méthode de mathématiques est friande  : comment faire pour montrer 11 doigts à la maîtresse ? Les CE1, présents, avaient consigne de se taire provisoirement.

    Pour les CP, il s’agissait d’une révision puisque, l’an dernier, en GS, ils avaient aussi été amenés à découvrir comment ce miracle était possible. Je leur ai donc demandé de bien écouter mais de ne surtout rien dire pour le moment. Ils étaient les gardiens du trésor et devaient rester muets.

    Mes sept petits de GS se creusaient les méninges : « C’est facile, dix, c’est tous les doigts, et onze, c’est un de plus ! » [Ouais ! premier objectif[2] atteint !]

    « Oui, dix, c’est cinq… et cinq… et après, c’est onze… Deux fois cinq… et un. » [Ouais ! Deuxième[3] et troisième[4] objectifs atteints…]

    Mes grands et moi félicitions mais refusions leur solution. Même si, en effet, ils allaient très vite pour nous montrer 10 doigts puis 1 doigt successivement, nous ne voyions jamais les onze doigts en même temps.

    C’est alors que Lambinette intervint. Vous ai-je déjà dit que Lambinette allait à son rythme de sénatrice et que, même lorsqu’elle se hâtait, c’était avec lenteur ? Et là, dans le cercle que nous formions, pendant que ses petits camarades de GS s’excitaient à passer de plus en plus vite des deux mains largement ouvertes au pouce levé, elle, elle cherchait…

    Et là voilà qui nous dit : « Onze, c’est ça : un 1 et un 1. », montrant ses deux pouces levés l’un à côté de l’autre…

    « Tu es sûre que tu as levé onze doigts, Lambinette ?

    - Oui. Onze, c’est deux 1.

    - Les autres, vous voyez onze doigts ?

    -Noooooooooooooooon !

    - Tu vois, Lambinette, tes copains ne voient pas onze doigts. Moi non plus. Combien as-tu levé de doigts, Lambinette ? Un doigt là et encore un doigt là, combien ça fait ?

    - Un et un, ça fait onze.

    - Non, Lambinette. Nous allons t’aider et compter avec toi. Un… deux… Tu vois, un doigt, encore un doigt. Deux doigts, deux enfants, deux fenêtres, deux chaises. Quand il y a une chose et encore une chose, on a deux choses.

    Lambinette se mit à pleurer. Lambinette est lente et sensible. L’ATSEM, qui passait par là et à qui on n’avait rien demandé, s’en mêla : « Oui mais… Elle a quand même raison. Quand on écrit onze, on met bien deux 1… C’est pour ça. »

    Mais oui, je sais bien que c’est pour ça ! Et je sais bien aussi que si on avait demandé à un enfant de quatre ans  de gérer la force atomique, il y a beau temps que notre bonne vieille planète ne serait plus qu’un terrain stérile peuplé de scorpions et de moutons à cinq pattes ! Et c’est bien pour cela que j’insiste[5] pour sortir ma Lambinette de ce faux pas où on l’a engluée.

    Le principe de numération décimale de position a mis des milliers d’années à germer dans l’esprit d’un savant fou, là-bas, dans l’Inde lointaine. Il n’est pas à la mesure d’un enfant de deux à cinq ans. Lui présenter les nombres qu’il ne peut prendre, au mieux,  que comme des chiffres indépendants les uns des autres est horriblement contre-productif.

    Ma petite Lambinette est une enfant réfléchie et posée. Lorsqu’elle fait quelque chose, elle s’applique et cherche à le mémoriser. Et là, elle a mémorisé une bêtise. Une énorme bêtise qui la suivra peut-être pendant des années.

    C’est du moins ce que j’ai constaté avec de nombreux élèves très doués arrivés en début de GS dans ma classe ayant déjà conscientisé, de travers, qu’il y avait forcément une loi de construction mais qui n’avaient évidemment pas réussi à déterminer laquelle.

    Le constat est souvent bien plus flagrant lorsqu’il s’agit d’enfants entrant au CP et qui ont subi ce système d’apprentissage des nombres ahurissant qui consiste à rendre compliqué ce que ces milliers d’années d’humanité s’étaient acharnés à rendre le plus simple possible ! Là, non seulement, on a des 11 qui veulent dire 2 ou des 12 qui signifient 3, mais en plus on a des 21 qui se lisent douze et des 15 qui s’appellent vingt-cinq ! Et il arrive même que ce soit conjoint avec des nombres qui ne signifient rien et que certains enfants pensent que « le huit », c’est le majeur de la main droite ! Ceux-là sont incapables[6], à six ans passés parfois, de nous dire, jetons posés sous leur nez par leurs soins, qu’il faut un jeton de plus s’ils ont 3 jetons et que nous leur en réclamons 4 !

    Nous avons fini rapidement le jeu. Ma Lambinette a vu son copain Justinien montrer ses dix doigts pendant que sa voisine Yasamin venait rajouter toute seule ce fameux 1 de plus qui nous manquait. Les CP leur ont expliqué que si ça s’écrivait avec deux chiffres 1, c’était parce qu’il fallait un enfant à dix doigts qui s’appelait une dizaine et un doigt de Yasamin qui s’appelait une unité.

    Un peu plus tard dans la matinée, j’ai eu confirmation du problème de la suite des nombres apprise comme un alphabet lorsque c’est Ibiza, élève de CP, qui a expliqué à Aimé, Tom-Tom et Loulou, CE1, que 3 bouliers de 100 billes avaient forcément 30 rangées de 10 billes puisqu’un boulier en a 10 et que 3 fois 10, c’est 30 !

    Deux ans après leur GS effectuée dans une classe filenumériquisée, parce que retenir 10 symboles, c'est trop dur et attendre jusqu'en mai de la GS pour présenter l'écriture des nombres supérieurs à 10, c'est trop long, et malgré un CP passé à construire et démonter les nombres et leur système, ils en sont toujours à cette fichue file numérique plantée chez eux par la grâce  de Dieu les mains de la maîtresse et dont les mots magiques ont été appris comme une prière écrite dans un alphabet qui ne se décode pas…



    [2] Connaître le nombre suivant et savoir qu’il a une unité de plus que celui qui le précède.

    [3] Décomposer un nombre en une somme de deux nombre.

    [4] Connaître le lien entre somme de nombres égaux et produit.

    [5] Et qu’accessoirement j’insiste pour que les ATSEM dont j’estime énormément le travail restent à leur place d’ATSEM pendant que les PE (PEMF, CPC et IEN) réfléchiront à leur niveau de PE sur la stupidité de certaines des méthodes d’apprentissage diffusées depuis bientôt 40 ans et en tireront les conséquences dans leurs classes.

    [6] Pô grave ! Maintenant on les appelle des dyscalculiques et on les envoie se faire pendre ailleurs avec un joli PAI que leur banquier risque fort de ne pas trouver du meilleur goût quand, plus tard, ils utiliseront chèques et cartes bancaires sans connaissances arithmétiques de base ! Et ceux qui ont appris à apprendre à compter à leurs anciens PE sont toujours en place et continuent à en faire fabriquer des centaines chaque année (des quoi, maîtresse ?).


    11 commentaires
  • Écriture cursive

     

    Je viens de lire dans le Rapport de synthèse de la consultation sur les programmes de primaire que mes collègues de Grande Section avaient majoritairement rejeté l'apprentissage de l'écriture cursive, jugé prématuré pour des élèves de cinq à six ans.
    C'est d'ailleurs tout le triptyque entendre/reconnaître/écrire qui leur pose problème et ils réclament en vrac la suppression de l'écriture liée, de la "phonologie" et de la reconnaissance des lettres.

    Pourtant ma petite Lambinette était bien fière d'elle cet après-midi ! Si fière qu'elle n'était plus lambinette du tout pour se précipiter dans la cour vers ma collègue de maternelle et lui annoncer : "Tu sais ? Je sais écrire Noël en attaché ! Toute seule !"

    Il n'est pas encore bien beau son "Noël", ni bien droit. Mais, à sa décharge, c'était la première fois de l'année qu'elle copiait un mot que quelqu'un (moi) avait écrit au tableau. Et puis, si elle a déjà appris à écrire seule les lettres o et e, elle ne s'est pas encore entraînée à les faire à la suite et elle n'avait jamais écrit de l. Quant au N, il est de mon cru car elle n'a pas osé se lancer.

    Et puis, ma Lambinette, c'est ma Lambinette. Tout juste cinq ans, une mamie qui lui parle comme je parle aux nouveaux-nés que j'ai la joie de rencontrer, une maman toute douce, une grande sœur de dix ans avec laquelle elle serait bien en peine de rivaliser.

    Ses deux copines, Loubna (5 ans 10 mois) et Kass'Andrah (5 ans) ont osé le N, elles. Et Kass'Andrah était tellement contente qu'elle l'a écrit deux fois.

    Écriture cursive

    Écriture cursive

    Quant aux quatre autres (trois garçons et une fille), ils en étaient à l'intérieur de leur travail quand je suis passée pour photographier leur œuvre. Mais je vous promets que c'était aussi réussi.

     


    2 commentaires
  •  Raisonner en termes de compétences, souvent, en Primaire tout du moins, ça n'amène pas les élèves très loin et cela ne leur garantit absolument pas l'avenir radieux auquel ils devraient tous pouvoir prétendre...

    Hier, notre jeune Nicodème, élève de CE2/CM1[1], passait sa matinée dans ma classe, histoire qu'il s'aère un peu et qu'il laisse ses petits camarades (et sa maîtresse) se ressourcer dans le calme et la bonne humeur.

    Le jeune homme était installé devant son cahier de français et devait, après révision avec l'EVS, pauvre petit bouchon, compléter à l'aide des verbes être et avoir conjugués au présent les phrases qu'il copierait dans son manuel de grammaire .

    À midi, notre EVS, toute nouvelle dans la profession, nous raconte comment notre ami avait réussi à écrire sans s’en rendre compte : J’ai dans le verger et je suis un panier.

    Et ne voilà-t-il pas que moi, bêtement, juste pour rebondir pédagogie, je lui réponds : « On a de la peine à l’imaginer, mais certains élèves sont capables de copier des phrases entières sans en lire un traître mot[3]. Je ne sais pas comment ils peuvent réaliser cet exploit mais ils y arrivent, parfois même sans aucune faute d’orthographe !... »

    J’avais encore une fois oublié que, dans nos murs, assis à notre propre table, se trouvait M. Plus. Vous le connaissez ? C’est le type qui a tout vu, tout entendu. Il arrive pour un remplacement dans votre école et s’y comporte comme si vous étiez en visite chez lui.

    Monsieur Plus me regarde à peine, du haut de ses 15 années d’ancienneté, et jette, méprisant : « Forcément… Copier et lire, ce sont deux compétences distinctes. »

    OK. Sans appel. Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. On aurait été lundi, j’aurais peut-être essayé d’argumenter. Mais le vendredi midi alors que le type va disparaître de mon environnement visuel et pédagogique à 16 h 30, non ! J’ai parlé des photos de l’Oisans sous la neige que ma fille m’avait envoyées…

    Mais depuis, je ne décolère pas et je me demande comment des gens qui auraient pu être intelligents, au sens étymologique du mot, ont pu être aveuglés par leur formation au point d’en devenir aussi bornés par des limites aussi étroites !

    « Eh, Nunuchon ! En voiture, quand tu freines, tu fais caler le moteur ? Parce que, que je sache, appuyer sur la pédale du milieu avec le pied droit, c’est une autre compétence qu’appuyer sur la pédale de gauche avec le pied gauche ?

    Et, pendant les froides journées d’hiver, je n’aimerais pas être lave-vaisselle chez toi… Je suis fatiguée et déjà en panne rien qu’à penser à toutes les casseroles et toutes les assiettes qu’il te faut pour ne pas associer en un seul plat complet le chou, les pommes de terre, les carottes, les navets, l’oignon, les clous de girofle, le lard, le petit salé et la saucisse de ce qui, chez les gens normaux, constitue une potée !

    Mais bon sang, comment est-ce possible un truc pareil ? Comment peut-on croire que le cerveau d’un élève n’est qu’une boîte dans laquelle sont rangées un certain nombre d’autres petites boîtes étanches, contenant elles aussi d’autres toutes petites boîtes étanches, remplies de boîtes microscopiques soigneusement operculées pour qu’à aucun moment leurs contenus ne se mêlent et s’associent pour partager alors arômes et saveurs dont la richesse et le goût sont cent fois, mille fois, un milliard de fois supérieures à celles des contenus de chacune d’entre elles ?

    Comment peut-on se contenter de s’assurer que l’être humain que l’on fabrique a bien été doté d’une pédale du milieu, une pédale de gauche, une boîte à vitesse et un circuit de freinage indépendamment en état de marche sans jamais vérifier si, devant un obstacle subit, tout ce matériel s’accorde et se coordonne pour piler efficacement sans risque et sans casse ?

    Pendant combien de temps encore notre hiérarchie et nos formateurs vont continuer à prendre les élèves pour des pots de yaourt que l’on remplit ? Quand cesseront-ils d'apprendre à nos collègues à compléter case à case la conformité du pot, la couleur de l’étiquette, la texture du contenu et la solidité de l’opercule au lieu de leur faire réaliser combien leur fonctionnement est complexe et combien il est fondamental de tout raisonner en termes de liens, de ponts, de relais, de savants mélanges et de délicieux plats complets ?

    C’est un peu facile de rejeter la faute sur les professeurs des écoles, mesdames et messieurs les Inspecteurs Généraux[4], mais c’est oublier un peu vite que ceux-ci ne font qu’appliquer ce que vos DSDEN et vos IEN leur demandent de faire. Supprimez le LPC, dites que contrairement à ce qui se passe dans une chaîne de montage, le métier de Professeur des Ecoles ne consiste pas à vérifier un à un les éléments d’un tout sans jamais se préoccuper de l’avenir de ce tout et nous en reparlerons.


    [1] Eh oui, chez nous, on différencie… Nico est incapable de suivre en français avec les CM1 qui ont compris l’intérêt d’une syntaxe et d’une orthographe commune à tous les francophones et apprentis-francophones. Il suivote donc avec les CE2 dans cette matière (déjà cinq leçons de retard sur eux en Étude de la Langue) alors qu’il continue, à son rythme, à suivre les mathématiques avec les élèves de son âge.  

    [3] Encore merci à Rikki de l’affirmer elle aussi ailleurs (http://ecritureparis.webnode.fr/news/lecriture-manuscrite-est-elle-en-voie-de-disparition-/ ) !

     

     


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique