• Gréviste

    Voici le courrier que mes collègues et moi allons certainement faire parvenir aux familles de nos élèves pour la grève du 14.

    Pensez-vous qu'il faille le donner agrafé ou sous enveloppe pour que les élèves ne puissent pas le lire ?

     

     

    Madame, Monsieur,

    La réforme des rythmes, mise en place à la rentrée 2013 pour un peu plus de 20 % des écoliers, fait apparaître de grandes difficultés.

    En faisant glisser les missions d’enseignement de l’Éducation nationale vers les communes, elle crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activités…).

    Elle va à l’encontre de l’intérêt des enfants et de celui de l’ensemble des acteurs concernés : familles, mairies, personnels municipaux, enseignants.

    Cette réforme a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires.

    Il serait nécessaire que le ministère en tire les conséquences et retire  son décret.

    Nous nous associons aux personnels des collectivités territoriales, animateurs, éducateurs territoriaux, enseignants artistiques territoriaux et ATSEM pour obtenir :

    - la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme

    - l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

    En conséquence, vos enfants n’auront pas classe le jeudi 14 novembre.  


  • Commentaires

    1
    Jeudi 7 Novembre 2013 à 18:46

    Je peux me tromper mais il me semble que ce genre d'information est à distribuer en dehors de l'enceinte de l'école. Pour ma part je donnerai juste un mot indiquant qu'il n'y aura pas classe ce jour-là, suite à un mot d'ordre de grève nationale. Et le tract sera donné devant la porte de l'école.

    2
    Jeudi 7 Novembre 2013 à 19:08

    Merci. Chez nous, le SNUipp propose toujours un modèle de lettre à distribuer aux parents. Je n'arrivais plus à me souvenir s'il donnait des consignes pour la distribution aux familles ou pas.
    Et comme cette fois, ils n'appellent pas à la grève mais à des "actions" d'ici le 10 décembre, pas moyen d'avoir ce renseignement.
    Le papier est parti ce soir, agrafé et donné aux élèves. Tant pis !

    Chez nous, l'immense majorité des parents est contre une réforme qui imposerait chaque jour 45 minutes d'inoccupation de plus à leurs enfants et qui leur poserait d'énormes problèmes pour le mercredi midi.

    La commune n'a pas les moyens de payer un personnel qu'elle aurait déjà beaucoup de mal à recruter. Elle serait obligée de faire appel à des bénévoles.

    En plus, nous sommes une école primaire à trois classes, les effectifs par niveaux sont peu importants. La commune serait obligée d'en tenir compte et d'organiser des "ateliers" différents pour les élèves de cycle 1, de cycle 2 et de cycle 3 et ne pourrait pas les multiplier en fonction des goûts car il n'y aurait alors que très peu d'enfants dans chaque atelier.


    Quant au mercredi, ce serait un réel problème pour les familles. Plus de 70 % des élèves mangent à la cantine. Les centres de loisirs où certains des élèves sont inscrits le mercredi sont dans des communes différentes. Aucun ramassage n'est envisageable puisque les enfants ne vont pas tous au même endroit. Quant aux autres, ils sont chez une nounou, des grands-parents qui ne sont pas forcément sur place non plus et qui ne peuvent pas tous faire les trajets pour amener les enfants à l'école.
    Enfin dernière catégorie, les parents qui avaient bloqué leur emploi du temps de façon à avoir leur mercredi pour s'occuper de leurs enfants, les emmener chez le médecin, chez le dentiste, les inscrire à des activités réellement éducatives et adaptées à leur âge et où ils pouvaient rencontrer d'autres enfants, d'autres lieux, d'autres personnes. Ceux-là aussi trouvent que cette "réforme" a un goût saumâtre...

    3
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 12:29

    Le Gégé trouve ça très bien. Au SIVOS de St Auban, les maires se tâtent pour faire une délibération  à envoyer au préfet, annonçant qu'ils sont dans l'incapacité matérielle et morale de se substituer au corps enseignant et d'assurer un périscolaire éducatif digne de ce nom;

     

    4
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 14:07

    Que l'Gégé prenne donc contact avec la Cécé de Saint Panta... Elle cherche quant à elle à joindre le maire de Colmar. Masi à deux, on est plus fort, non ?

    5
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 16:43

    chez nous il n'est même pas question de pouvoir distribuer ce type de tract à la sortie (notre ien nous a même rappelé à l'ordre car des collègues saluaient trop amicalement des parents , effectivement des amis, devant l'école)

    6
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 17:53

    Et après, on nous oblige à laisser les parents squatter tous les jours les couloirs et les classes de nos écoles maternelles...

    Je n'y comprends rien, moi !

    7
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 19:10

     C'est sûr que l'union fait la force.

    8
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 19:12

     Quant à l'histoire des bénévoles, ça fait doucement marrer. Trouver des bénévoles pour un trimestre, ça peut se faire, mais des bénévoles pour deux décennies, 38 semaines par an, sans défaillances ni ras-le-bol, là, je doute carrément ...

    9
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 19:27

     Puis finalement, avec cette histoire, il n'y a plus de sacro-sainte réglementation qui tienne. Tout est possible. par exemple, un atelier cuisine avec quinze gosses et un bénévole sans BEP cuisine, qui font, dans les locaux de la cantine scolaire, des pâtisseries avec des œufs frais entiers et du lait même pas pasteurisé de la ferme d'à côté.

    10
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 20:10

    Pour le moment oui.

    Par personne interposée, je connais une jeune titulaire d'un Master 2. Comme ses études l'avaient amenée à s'occuper de développement durable, elle a proposé un atelier autour du compostage des déchets verts.

    Elle a envoyé un CV à la mairie d'une grande capitale régionale faisant partie du réseau de villes "amies des enfants".
    Quelques jours après, elle reçoit un coup de fil lui annonçant que son projet les intéressait. Elle, toute contente, leur demande quand elle va pouvoir venir leur présenter son projet pédagogique.

    Et on lui répond qu'elle n'aura qu'à passer en mairie pour signer son contrat de travail et qu'elle doit se rendre à l'école Machin Truc, rue Bidule Chose, où elle animera un atelier tous les soirs pendant 45 minutes.

    Le projet pédagogique, pour les TAP, ce n'est pas la priorité, apparemment...

    11
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 21:46

    et encore ils l'ont appelée . Chez nous à la rentrée çà a été le grand bazar parce que la mairie comptait sur tous les dossiers reçus mais n'a pas pris la peine de confirmer l'embauche à un paquet de monde ... qui bien évidemment ont pris d'autres dispositions. Il manquait donc un paquet de personnes encadrantes.

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